22 novembre 2016

Fillon élu au 1er tour ...




A propos de primaires de la droite et du centre - auxquelles je n’ai pas participé - plusieurs constats :
1 – Selon les sondages de sortie des urnes, 15% des participants à la primaire seraient des électeurs de gauche, soit 600 000 électeurs, qui avaient comme principale préoccupation d’éliminer Sarkozy – ce qui a été fait – en votant essentiellement pour Juppé. Si ces électeurs «  intrus » avaient fait défaut, il est vraisemblable, qu’avec 3 400 000 votants en tout au lieu de 4 000 000 mais en gardant ses électeurs fidèles,  Fillon aurait dépassé les 50% de votants et aurait été élu au premier tour…
2 – Les sondages ne se sont pas totalement plantés dans la mesure où ils ont relevé le fort retour de Fillon dans la dernière phase de la campagne. Mais, au mieux, c’était simplement pour le mettre dans le trio de tête au même niveau que Juppé et Sarkozy, sans voir l’accélération qui se dessinait.
3 – Les grands médias avaient depuis des mois installé le duel Juppé Sarkozy au centre de l’actualité, avec Juppé futur président. Ce dernier a été en permanence félicité pour son attitude «  présidentielle » distanciée, notamment dans les débats télé entre les candidats. Ils l’ont plombé. Peu à l’écoute des électeurs concernés, ils n’ont rien perçu des réflexes anti-Sarkozy dans la droite, du fort désir d’alternance de ces mêmes électeurs, et d’un ancrage sociétal peu sensible à la petite musique «  moderniste » de ses éditorialistes.
4 – Fillon a beaucoup marqué par ses prestations télévisées particulièrement bien préparées. Il a notamment séduit son électorat dans le dernier débat en refusant à Pujadas de faire le buzz  pour l’audience par des polémiques avec les autres candidats. Le recadrage par Fillon mettant en avant le sérieux et l’importance du débat en cours, lui a certainement fait gagner des voix.Comme il l'avait fait dans une autre émission face à la jeune humoriste belge Charline Vanhoenacker.
5 – Au-delà des programmes des deux challengers qui vont être au centre de la campagne cette semaine, je pense que les électeurs de droite comme demain ceux de gauche, sont et seront à la recherche d’une personnalité identifiable d’emblée comme un « vrai président » solide, équilibré, réformateur, sachant décidé, ayant confiance dans le pays et inspirant confiance. C’est bien à ce niveau que le quinquennat Sarkozy et celui de Hollande n’ont pas convaincu et ont déçu. Tant il est vrai comme le dit le proverbe africain «  Plus le singe monte haut, plus il montre son cul ». La compétition reste ouverte !

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