17 février 2012

Hommage






Il y a une semaine nous avons conduit à sa dernière demeure en Normandie N.-A. que la maladie inexorable a enlevée beaucoup trop tôt.
Ces quelques photos du Mont sur le chemin du retour, en hommage affectueux à sa mémoire.

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Fouquet's table 83

La table 83 au Fouquet's était celle réservée en permanence au Président de la République - non pas Nicolas Sarkozy qui n'y est allé qu'une fois, le soir de sa victoire en 2007 - mais François Mitterrand quand il était à l'Elysée et qui y avait ses habitudes( cf.Le Monde 17/02/2012). Personne n'en n'a jamais parlé, et ne s'en est jamais scandalisé. D'ailleurs y avait-il matière à scandale ? François Mitterrand a toujours su cultiver le secret. Il était ennemi de la transparence, qui, si elle s'était appliquée à l'époque, lui aurait certainement compliqué l'existence, et sans doute perturbé gravement sa vie politique.

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16 février 2012

1962 année prodigieuse

1962 année prodigieuse est le titre d'un livre que vient de publier aux editions Denoël, Bertrand Le Gendre qui, si ma mémoire ne me trompe pas a été longtemps journaliste au Monde. J'ai eu la chance d'avoir 20 ans en 1962 : c'est l'année où la France a obtenu un taux de croissance record de 6,8 % qui n'a jamais été atteint depuis...
Fin de la guerre d'Algérie, les " Trente Glorieuses" sur le plan économique ( 1946-1975); un taux de chômage de 2 % de la population active; les "grands ensembles" pour loger les ruraux qui venaient travailler en usines et ceux qui étaient chassés des bidonvilles; Les immigrés étaient les bienvenus; il n'y avait que quelques dizaines de kilomètres d'autoroutes à la sortie ouest de Paris; la télévision n'avait qu'une chaîne en noir et blanc; début de Vatican II pour les cathos; et les "yéyé" la vague du twist; Françoise Hardy " tous les garçons et les filles" Richard Anthony entendais sifflé le train et Johnny Hallyday saluait les copains. Et aussi un risque de guerre mondiale avec la crise de Cuba. Et De Gaulle règnait ( quand j'entends parler aujourd'hui de " mainmise sur les médias" il ne faut pas avoir connu l'ORTF de l'époque !). De Gaulle contre l'avis de tous soumettait au référendum, l'élection du président de la république au suffrage universel. Et l'emportait haut la main : 50 ans après, elle subsiste et prospère transformant notre système politique en une monarchie élective...

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14 février 2012

Anne Nivat expulsée de Russie


Anne Nivat sera l'invitée de l'Observatoire des médias de l'UP de Nantes le 2 mars prochain. Grand reporter indépendante elle vient de se faire expulser de Russie, nous apprend un communiqué de Reporters sans frontières.(*)
Reporters sans frontières est consternée d’apprendre que la journaliste indépendante française Anne Nivat a été forcée de quitter le territoire russe, où elle recueillait des informations sur l’opposition en province, le 13 février 2012.
« Il est extrêmement préoccupant qu’au-delà des explications administratives, le Service fédéral des migrations ait cité des raisons politiques pour justifier l’annulation du visa d’Anne Nivat. Est-ce donc un crime, en Russie, de s’entretenir avec des représentants de l’opposition légale et qui ont pignon sur rue ? Il est également choquant de constater que les officiers connaissaient tout des faits et gestes de la journaliste, les jours précédents, dans une région éloignée. Les autorités paraissent de plus en plus fébriles à l’approche d’une élection présidentielle où tout risque de ne pas se passer comme prévu. Jusqu’où cela les conduira-t-il ? », s’est interrogée l’organisation.

Anne Nivat a été conduite au poste de police de Vladimir (Ouest) le 10 février 2012, vers 19h. La journaliste a été interrogée pendant quatre heures par des officiers du Service fédéral des migrations. Ces derniers, évoquant une « infraction administrative », ont finalement annulé son visa d’affaires et l’ont remplacé par un visa de transit, l’obligeant à quitter le pays dans les trois jours. Ils lui ont clairement expliqué que ses rencontres avec des personnalités de l’opposition à Vladimir et en Carélie (Grand Nord) « n’avaient pas plu ».

Anne Nivat, spécialiste reconnue des questions russes et caucasiennes, était retournée dans le pays le 31 janvier dans le cadre de recherches sur l’opposition dans les régions russes. Il n’est pas aisé, pour des journalistes indépendants, d’obtenir un visa de presse. « Il est surtout gênant d’avoir une preuve que depuis dix ans de séjours en Russie, les autorités sont parfaitement informées de tous mes rendez-vous », a déclaré la journaliste à Reporters sans frontières. « Cet incident témoigne d’un raidissement de leur part à la veille d’une élection présidentielle à l’issue imprévisible. »

La campagne pour l’élection présidentielle du 4 mars 2012 se tient dans un climat politique et médiatique inédit. Depuis les élections législatives contestées de décembre 2011, des manifestations d’une ampleur jamais observée depuis la chute de l’Union soviétique se succèdent pour réclamer « des élections justes ». L’opposition est parvenue à se frayer un chemin sur les écrans de la télévision officielle. Plusieurs rédactions semblent osciller entre le retour à une relative liberté de ton et des fins de contrats précipitées. L’affrontement politique fait également rage sur Internet, où se succèdent attaques DDoS, piratages de comptes email et campagnes de propagande


(*) Le thème de sa conférence débat : Grand reporter : quels risques pour quelle information ou l'éloge de la lenteur

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7 février 2012

Vincent Colonna : les photos





La thème de la rencontre était ; l'art des séries télé, comment surpasser les Américains et/ou pourquoi les séries télé nous rendent-elles meilleurs ?
Bientôt les commentaires, en attendant les photos:

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6 février 2012

Interview Arlette Chabot

http://www.cco-nantes.org/index.php?option=com_content&view=article&id=350:arlette-chabot-un-plebiscite-non-electoral-au-cco&catid=5:le-book

Invitée, le 6 janvier, de l'Observatoire universitaire des médias de Nantes, Arlette Chabot, directrice de la rédaction d'Europe 1, est revenue sur son expérience des débats politiques dans les médias, rassemblant 350 personnes. Un premier record d'audience pour 2012, et une interview vidéo à découvrir ici...

Arlette Chabot : « La France a beaucoup de mal à débattre »
Si, pour elle, « La France a beaucoup de mal à débattre », « une parano générale est en train de se développer chez les politiques » avec l'émergence des réseaux sociaux, au premier rang desquels Twitter. Cependant, « opposer les médias anciens et les médias nouveaux est ridicule », atténue-t-elle. Les jugeant complémentaires, elle juge tout de même que « le face-à-face, l'événement, sera toujours sur les chaînes de télévisions, en direct ».

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30 janvier 2012

Euthanasie : François Hollande a tort

Le mot euthanasie n'est pas prononcé dans les 60 propositions de François Hollande. Mais dire que l'on va proposer une nouvelle loi permettant " une assistance médicale pour terminer sa vie dans la dignité" en remplacement de la loi Léonetti, mal connue mais considérée par beaucoup comme un modèle d'équilibre et de respect, c'est céder sans vrai débat aux pressions d'un lobby particulièrement efficace dans les médias. C'est ouvrir la porte à l'euthanasie. Je trouve cela choquant.
Comme le disait Bernanos : " L'homme moderne a la tripe sensible, mais le coeur dur"

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29 janvier 2012

Vincent Colonna invité de l'OMUP vendredi 3 février


L'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes reçoit Vincent Colonna spécialiste des séries télé

« L’art des séries télé : pourquoi nous rendent-elles meilleurs ? » sera le thème inédit de la prochaine conférence de l’Observatoire des médias de l’université permanente, vendredi 3 février au CCO place Bretagne à Nantes, de 14 h 30 à 16 h. L’intervenant Vincent Colonna est l’un des meilleurs spécialistes des séries télé.

Vincent Colonna est né en Algérie, en 1958, il grandit à Alger avant de venir s'installer en métropole pour poursuivre ses études. Il réalise une thèse remarquée sur l'autofiction, sous la direction de Gérard Genette, première étude du genre, et publie en 2004 un essai : Autofictions et autres mythomanies littéraires. Il partira ensuite pour deux ans au Kenya marquant ainsi une passion pour l'Afrique qui sera d'ailleurs le théâtre de deux de ses romans : Yamaha d'Alger et Ma vie transformiste.
Il dirige un cabinet d'études spécialisé dans la sémiologie, qui intervient notamment dans le secteur de l'audio-visuel pour le compte de chaînes de télévision. De là, entre autres, son intérêt pour les séries: Prison Break, Desperate Housewives, Dexter, Heroes, Lost, Dr House… cette saga des séries américaines a conquis le public français, et les séries françaises semblent en contre partie, faire pâle figure devant leur succès. C'est un des problèmes soulevés dans son livre « L'art des séries télé ou comment surpasser les Américains »
Vincent Colonna décortique les rouages de la réussite et soutient haut et fort que la série télé est un art subtil qui demande un dosage équilibré entre plusieurs ingrédients : multiplier les intrigues, créer des personnages complexes et maîtriser les répétitions. Au terme de son essai, il explicite « Pourquoi la série télé nous rend meilleurs ».

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Hollande mène au 3ème set

" Face à Nicolas Sarkosy, François Hollande a gagné les deux premiers sets et il mène 3 jeux à zéro dans le 3ème set, mais on a connu des matchs gagnés en sens inverse en 5 sets ". C'est le constat de notre dernier invité Didier Pingaud à propos de l'élection présidentielle. Affaire à suivre...

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25 janvier 2012

Les indignés ? connais pas...

Le sondage annuel de La Croix sur la crédibilité des médias comporte une vraie surprise. Dans le questionnaire est évoquée une série d'évènements qui se sont produits en 2011 et pour lesquels il est demandé si les médias :
"en ont parlé comme il faut"
"n'en ont pas assez parlé"
" en ont trop parlé"

et nouveauté en 2011 " je ne vois pas ce dont il s'agit "Sur les 29 évènements proposés, un seul a une majorité de cette dernière catégorie: pour 32 % des personnes interrogées " Le mouvement des indignés" ? je ne vois pas ce dont il s'agit...c'est à dire " on en a jamais entendu parler".Alors défaillance des médias ? indifférence d'une partie du public ? Effet de microcosme médiatique ?
Pour info le 1er sujet dont les médias n'ont pas assez parlé est " Le sommet de Durban sur le climat" ( 44 %)
Et celui dont les médias ont trop parlé : L'affaire Dominique Strauss-Kahn. On pouvait s'en douter...

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Yannick Noah un contribuable qui gagne du temps

La polémique lancée par l'UMP à propos des procédures de redressement fiscal concernant Yannick Noah est de bonne guerre. Le chanteur est populaire, efficace pour chauffer une salle, et clairement identifié comme favorable à la gauche. Mais ses déboires fiscaux font un peu désordre en regard du discours de François Hollande qui met le civisme fiscal au coeur de son projet. Certes Yannick Noah n'est pas - encore ? - condamné, pas plus que ne l'est pour le moment Liliane Bettencourt également sur ses ennuis fiscaux. Mais ce que montre cette affaire, ce sont les délais de procédure extrèmement longs dont peuvent bénéficier les contribuables fortunés. Le redressement de 600 000 à 1 million d'euros appliqué à Yannick Noah date de 1994. il y a donc 17 ans que ses avocats utilisent tous les moyens juridiques possibles pour retarder l'échéance, la dernière en date étant le recours devant la Cour Européenne des droits de l'homme ( où il a été débouté ). Une nouvelle instance serait en cours devant le Conseil d'Etat.
Voilà qui illustre bien l'adage : " Selon que vous soyez puissant ou misérable..."
Et si un jour la condamnation devient définitive, il y a toujours les recours gracieux !

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22 janvier 2012

Denis Pingaud, Les secrets des sondages

Denis Pingaud ex- vice-président d'OpinionWay était vendredi 20 janvier 2012 l'invité de l'OMUP ( Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes) à propos de son dernier livre " Secrets des sondages" Le Seuil - oct.2011
Son interview commune EuradioNantes et TVReze :
http://www.tvreze.fr/Denis-Pingaud-Vice-President-d-Opinion-Way-sur-TVREZE_a1422.html

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19 janvier 2012

Anne Sophie Lapix, une vraie interview avec Marine Le Pen

16 janvier 2012

Le secret des sources : pas d'accord

Transmis ce jour à Jean-Marc Four à propos de sa dernière émission, " Le secret des sources" samedi 14 janvier qui abordait le Rwanda dans sa deuxième partie
la partie de l'émission du 14 janvier 2012 sur le Rwanda m'a choqué par son côté unilatéral et manichéen. Est-ce un journaliste qui a permis de donner crédit à la version dévoilée la semaine passée sur la responsabilité d'extémistes Hutus dans l'attentat contre le président rwandais en 1994 ? Non c'est un juge d'instruction, le juge Trévidic dont les expertises balistiques sont à priori convaincantes. Sa thèse contredit celle du juge Brugières ainsi que les enquêtes de Pierre Péan traités tout les deux avec mépris et condescendance sous prétexte qu'ils n'auraient pas enquêté au Rwanda. Mais peut-on enquêter au Rwanda lorsque les éléments dont on dispose mettent en cause le président Kagamé chef des Tutsis de l'extérieur en 1994 et au pouvoir à Kigali depuis cette date ? D'autant que l'exercice de ce pouvoir est pour le moins très autoritaire et peu démocratique. Ils n'auraient pas été les bienvenus !
J'ai regretté que Jean-Marc Four n'ai pas eu un mot pour défendre l'honneur professionnel de Pierre Péan, absent du studio. Sera-t-il invité prochainement pour le faire ?

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15 janvier 2012

Les sondages par Denis Pingaud


L'OMUP de Nantes reçoit vendredi 20 janvier Denis Pingaud, vice-président d'OpinionWay, institut de sondages et d'enquêtes, sur le thème de son dernier livre " Secrets des sondages" ( Seuil)

Denis Pingaud est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris ( IEP ) et de Sciences Economiques et Sociales. Il débute sa carrière au Matin de Paris ( 1979-1984 ).
De 1984 à 1986 il sera chargé de mission auprès de Laurent Fabius alors Premier Ministre.
Entre 1998 et 2002 Denis Pingaud occupe le poste de directeur de la communication et du développement de l’ONG Médecins sans frontières.
C’est en 2004 qu’il devient directeur du planning stratégique et des études chez EURORSCG.
Il est aujourd’hui vice président exécutif de l’institut OPINIONWAY et membre du conseil d’administration de la Fondation pour l’écologie politique. Il enseigne aussi la communication politique à Sciences Po.
Denis Pingaud a écrit plusieurs livres sur la gauche qu’il connait bien.
- La gauche de la gauche (1999)
- La longue marche de José Bové (2001)
- L’impossible défaite (2002)
- Les taupes et les éléphants (2004)
- L’effet Besancenot (2008)
- Europe écologie, électorat volage, électorat stratège (2010)
Il écrit de nombreux articles dans Le Nouvel Obs, l’Est Républicain, Le Débat.
Son dernier livre « SECRETS DE SONDAGES » paru en septembre 2011 au Seuil traite des sondages pour en démêler les faux débats des vraies questions qui se posent aux médias et aux citoyens. A la tentation de légiférer, il oppose l’autorégulation des instituts de sondages et la transparence des méthodes utilisées.

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11 janvier 2012

Arlette Chabot Suite

Des points de vue intéressants exprimés sur les réseaux sociaux après la conférence d'Arlette Chabot : sur les blogs, twitter, facebook, sur l'Europe ( en réponse aux journalistes d'EuradioNantes )et plus...


http://www.citizen-nantes.com/article-arlette-chabot-nantes-debats-politiques-twitter-96759496.html

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6 janvier 2012

Arlette Chabot à Nantes





Une ( brève) découverte de Nantes et un honneur pour l'OMUP de recevoir ce 6 janvier, Arlette Chabot qui n'est pas une habituée des conférences débats. Avec une grande franchise et une liberté de ton appréciées, elle a fait part de son expérience de journaliste politique et des rapports compliqués mais passionnants avec les hommes politiques. Plutôt avare en sourire (!) et un côté Buster Keiton encore plus frappant qu'à la télé, elle a répondu parfois avec verdeur et avec de nombreux exemples aux questions des auditeurs.
Les difficultés des débats politiques à la télé :
Peu d'hommes politiques veulent vraiment débattre (" Sarko et Hollande aiment et sont des débatteurs de 1er plan")
Il faut gérer les problèmes d'ego " Je ne parle pas à l'autre con !"
La gestion des temps de parole est aberrante " Comment faire 25 minutes avec Schivardi ?""
"Le débat appartient à ceux qui le font et non à ceux qui l'organise" Il faut donc se plier aux stratégies des organisations ou des hommes politiques.
Beaucoup d'anecdotes sur les à-côtés de grands débats comme celui des présidentielles 2007 : les négociations sur le cadre, la table, la climatisation" Sarkozy, trop chaud ! Royal trop frais !" L'épreuve de passer 2 h 1/2 pour poser 3 questions et sortir de tout cela effondrée. Souhaiterait qu'il y ait au moins deux débats de 2ème tour.
Le contexte économique et social fait que la langue de bois est plutôt en recul. Le face à face de responsables politiques est plus intéressant que l'interview car ils sont tous rompus aux techniques de l'interview.
Les grandes émissions en direct sont stressantes " Le générique, c'est pour tous, l'apparition de la Vierge ! le ciel qui tombe sur la tête ! j'ai parfois eu envie d'interrompre une émission, comme lors des européennes - débat Bayrou- Cohen Bendit"
Une bonne dose de scepticisme à l'égard de l'apport des réseaux sociaux, restant fidèle à une conception journalistique anglo-saxonne dans laquelle deux qualités journalistiques doivent toujours s'imposer : l'honnêteté et le professionnalisme " Il faut juger le journaliste à son travail" " Le journalisme militant est à bannir, sauf si l'on est dans un journal clairement engagé"
Arlette Chabot ne porte pas un regard manichéen sur l'information de service public et celle du privé : pour faire de l'info de qualité il faut des moyens.
Un développement intéressant aussi sur les nouveaux visages médiatiques de l'extrême droite à la fois dans les thèmes et de plus en plus d'élus ( cf.Suède - Suisse).
"Rapports au pouvoir politique ? Beaucoup de patrons du privé - immuables - c'est pire !"
Et pour conclure : " J'ai beaucoup d'expérience, du recul, je suis détendue..."
Et une confidence hors conférence sur le très mauvais souvenir d'une conférence devant des jeunes d'une école de journalistes ayant une bien piètre opinion de leur futur métier. Il faut redonner de la flamme !

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4 janvier 2012

Arlette Chabot invitée de l'OMUP


Arlette Chabot invitée de l’Observatoire des médias de l’université permanente le 6 janvier au CCO à Nantes sur le thème « Les débats politiques dans les grands médias »

L’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes débute l’année 2012 avec une invitée de marque : Arlette Chabot, directrice de la rédaction d’Europe 1 depuis le printemps 2011, après avoir exercé des responsabilités de premier plan à France Télévision et dans les grands médias audiovisuels.
Elle a notamment dirigé successivement le service politique de France Inter, le service politique de TF1 de 1984 à 1990, puis les rédactions de France 3 et France 2 où elle a pris la tête de la rédaction en 1998 puis la direction de l’information de 2003 à 2011. Elle est à l’origine des grands débats politiques « Mots Croisés » et « A vous de juger » et a été co-présentatrice avec PPDA du débat télévisé du second tour des présidentielles 2007 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Arlette Chabot est donc tout à fait bien placée pour aborder le sujet proposé par l’Observatoire des médias qui est « Les débats politiques dans les grands médias »
La conférence débat aura lieu le vendredi 6 janvier 2012 de 14 h 30 à 16 h.au CCO place de Bretagne à Nantes.

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1 janvier 2012

2012


Meilleurs voeux 2012 de fraternité, d'égalité et de liberté,
et le souhait que la décision de réaliser le pont Transbordeur Jules Verne à Nantes soit prise en 2012.

photo sur le viaduc de Millau

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26 décembre 2011

Benoit XVI et la grand messe

La messe de minuit du Vatican célébrée hier soir par Benoit XVI l'a été à 22 h et non à minuit en raison de la fatigue du pape. France 2 l'a néammoins diffusé à minuit selon la tradition. Sait-on que cette entorse au direct remet en cause un principe qu'avait posé Pie XII au début de la télévision. On lui avait demandé si de suivre la messe à la télévision pouvait être considéré pour les personnes empêchées ou malades, comme équivalent à une présence réelle à l'église, la messe dominicale étant une obligation impérative pour les catholiques pratiquants. Pie XII avait répondu que "la messe suivie à la télévision était valide si elle était suivie en direct" ( ce qui avait une justification théologique). C'est de cette époque qu'on parle à la télévision à propos des journaux télévisés" de la grand messe du 20 h", parce que systématiquement diffusé en direct.
La messe de minuit diffusée en différé n'est donc plus une vraie grand messe, au sens télévisuel du terme...

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20 décembre 2011

500ème billet de ce blog !


Ouvert en octobre 2005, ce blog fête aujourd'hui son 500 è billet. Merci à tous ceux qui viennent régulièrement ou ponctuellement voir ce qui s'y dit à propos de l'actualité, des médias - surtout - et des choses de la vie qui retiennent mon attention. J'ai le sentiment d'une grande chance d'avoir pris ma retraite à un moment où le développement d'Internet a permis à des passionnés de l'information comme moi, d'ouvrir son " petit journal". Je regrette que la procédure des commentaires soit lourde et dissuasive pour beaucoup, mais je lis toujours attentivement ceux qui sont déposés. La possibilité de suivre depuis mai 2009, la fréquentation du blog via les pages vues et l'origine géographique des internautes, est pour moi un étonnement quotidien. Bien sûr nous sommes dans un grand zapping et la fréquentation est modeste, mais les plusieurs dizaines de pages vues chaque jour, font 5 à 600 par mois et depuis que le chiffrage existe, le blog vient de passer le cap des 10 000 pages vues. Ce qui est fascinant c'est de constater sur la carte du monde la grande diversité mondiale des internautes qui un moment ou un autre passent par ici
Dans l'ordre après la France, les Etats-Unis, L'Allemagne, la Belgique, la Suisse, le Canada, la Russie, le Royaume Uni, la Côte d'Ivoire ( ce qui me fait très plaisir ) et les Pays-Bas, sans parler les visites ponctuelles d'internautes d'Amérique du Sud ou d'autres pays africains ou asiatiques.
Salut et Santé à tous.


Je voulais au départ faire un billet sur la dernière émission de France 5 sur les médias " Médias mag" de dimanche dernier 18 décembre, sur le thème des opinions politiques ou des engagements des journalistes, qui comme le révèlent des enquêtes ou sondages plutôt confidentiels, sont très largement à gauche et pour une part significative à gauche de la gauche. Est-ce important ? L'émission peut-être vue sur le site de France 5 toute la semaine. C'est un bon sujet sur lequel je médite ( comme la photo...) et sur lequel je reviendrais bientôt.

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Arnaud Decker invité de l'OMUP




Arnaud Decker 43 ans directeur des relations institutionnelles chez Lagardère Active - branche médias du Groupe Lagardère - était vendredi 16 décembre l'invité de l'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes pour une conférence débat sur le thème des enjeux de la numérisation des médias.
En paraphrasant très librement un ancien ministre français de la culture, on pourrait dire que "Les Médias du XXIème siècle seront numérisés, ou ne seront pas". Les groupes de médias ont engagé leur mutation numérique, une mutation sans précédent, depuis plusieurs années maintenant. En termes de chiffre d'affaires, les activités numériques des médias demeurent certes modestes par rapport aux activités traditionnelles ("off-line"). Mais la consommation et les audiences évoluent à grande vitesse, grâce à une appropriation rapide des nouvelles technologies et des nouveaux terminaux par les Français. L’essentiel des investissements en moyens et en hommes des entreprises de médias est consacré à cette mutation de grande ampleur, qui "interroge" l'ensemble des métiers de médias : l'éditorial, bien sûr, mais aussi le marketing, la distribution, etc.
Quels sont les choix et les défis que cela implique pour un groupe de médias diversifié comme Lagardère Active (leader français de la presse magazine et de la production audiovisuelle, acteur important dans le domaine de la radio, de la télévision, des sites internet et des applications pour terminaux mobiles) ?
Ces questions ont été abordées à partir d’exemples concrets pris dans les entreprises de médias et présentées de façon très pédagogique à partir d'un diaporama qui montrait bien l'extraordinaire bouleversement en cours, et "l'agilité" dont les acteurs de ce secteur doivent faire preuve.
Arnaud Decker interrogé par Jean Amyot d'Inville et Jean-Claude Charrier.

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15 décembre 2011

Royal de Luxe, un jeu stupide

A propos du lancer de pianos à Nantes le 10 décembre

Le lancer de nains a été interdit comme spectacle dégradant, même si les nains étaient consentants. Que dire du "spectacle" de lancer de pianos par catapulte par Royal de Luxe samedi dernier à Nantes. Dix pianos a qui l'on a pas demandé leur avis et qui auraient certainement fait plaisir à des jeunes musiciens, ont été propulsés dans les airs avant de s'écraser au sol, devant un nombre apparemment limité de spectateurs. Spectacle bien sùr gratuit - sinon qui paierait ? - et financé par les contribuables Nantais, puisque Royal de Luxe est largement financé par la ville de Nantes.
Royal de Luxe a montré dans d'autres domaines, qu'il pouvait être plus imaginatif. Je n'ai jamais fait de pianos, je n'ai aucune raison de les détester, au contraire même. Qu'on nous épargne ce spectacle choquant et j'ose le mot ( qui sera peut-être, hélas, pris pour un encouragement ! ) décadent.

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14 décembre 2011

Ceci est faux !


J'aime bien Les indégivrables de Xavier Gorse dans Le Monde chaque jour. C'est parfois de la philosophie de comptoir, mais il y a le plus souvent un humour décalé, iconoclaste au regard de l'esprit dominant dans Le Monde, et aux antipodes des simplifications manichéennes de Plantu.

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12 décembre 2011

La Croix, quotidien du XXIè siècle


En quelques mots le pourquoi du succès grandissant de La Croix et les pistes de survie de la presse écrite nationale quotidienne.

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11 décembre 2011

Alain Rémond - Verbatim de sa conférence


Verbatim des conférences et rencontres avec Alain Rémond le 2 décembre 2011 dans le cadre de l'OMUP


L’enfance, la vocation, les débuts, le cinéma et la télévision :
« Quand j’étais enfant, je voulais être gendarme ou pape »
« Je suis né dans une famille de grands lecteurs »
« J’ai été élevé au lait de Ouest-France »
« J’ai gardé ma boussole par mes origines » »
« Ma vocation de prêtre a été ma première expérience de liberté : a-t-on le droit de dire non, quand on ne cesse de vous dire que vous avez la vocation, c'est-à-dire que vous êtes appelé ? J’ai choisi la liberté»
Début dans la critiques de films : “ j’étais dingue de cinéma” “ C’est un petit milieu, qui vit au rythme de trois films par jour, qui se parle et où se dégage souvent une opinion dominante”
« Dans mes premières chroniques « Mon Œil » dans Télérama en 1981, j’avais deux maîtres : François Mauriac, Maurice Clavel. J’ai vite compris que l’imitation était une impasse »
« Je ne pense plus rien de la télé !»

L’éthique, le journalisme, les médias
« La liberté, c’est écrire des choses qui vont déplaire à vos amis »
« Je n’avais jamais pensé au journalisme et j’ai pourtant une vie dans les médias et l’écriture qui me donne pleinement satisfaction »
Conseils à des jeunes qui veulent s’orienter vers le journalisme :
- Aimer écrire
-Acquérir la meilleure culture générale possible: Histoire, Sciences…
-être curieux, et s’intéresser aux autres
-bouger beaucoup”

“ En matière de medias, la technique induit le contenu”
« La dérision devient une religion »
L’éthique journalistique :
S’inspirer du New York Times “ Publier toute les nouvelles qui sont dignes d’être imprimées” et de leur système de shakers c’est à dire de contrôleurs de toutes les informations publiées. Avoir conscience de sa responsabilité morale à l’image de La Croix “ refuser le sensationnel et l’intrusion dans la vie privée “

L’écriture, la chronique de Marianne et le billet quotidien dans La Croix
« Chroniqueur : le meilleur métier de la presse »
« Dans la chronique, je découvre ce que je vais dire en écrivant »
« Le plaisir de la chronique : je peux parler de tout comme à la télé »
« Ecrire c’est ce qui permet de comprendre ce que l’on veut dire »
« On sort différent de l’écriture d’un livre »
« J’ai la même liberté en écrivant dans Marianne et dans La Croix : je me sens parfaitement sur mes deux jambes »
La chronique de Marianne c’est 5 500 signes – cette longueur je l’ai totalement intégrée dans mon inconscient – à produire pour le mercredi soir 19 h. Le billet de La Croix c’est 1095 signes quotidiens pour l’échéance de 13 h”
“ Il y a un côté physique dans l’écriture que je pratique toujours à la main, reliée directement avec le cerveau!”
L’inspiration : « Le matin, pendant que le thé infuse, les infos diffusent » Pour les billets de nombreux lecteurs m’adressent des notices, des modes d’emploi, des courriers des administrations, banques, assurances, etc…
« J’ai beaucoup écrit sur les cintres »

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8 décembre 2011

Haïku

Rouge-gorge paniqué
En visite dans la maison
Où est la sortie ?


Autre version :

Rouge-gorge paniqué
En visite dans la maison
De la fiente partout !

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3 décembre 2011

Alain Rémond





Vendredi 2 décembre au CCO
L'écriture journalistique de la chronique ( hebdomadaire dans Marianne : 5500 signes) au billet ( quotidien dans La Croix : 1095 signes ): beau playdoyer pour le plaisir d'écrire, comment en se mettant à écrire - à la main - on fait apparaître progressivement ce que l'on souhaite dire. Une alchimie subtile qui va du cerveau à la plume...
Le matin devant un public nombreux de lycéens de classes terminales à St Stan. et l'après midi devant les abonnés et le public de l'Observatoire des médias.
commentaires à suivre

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1 décembre 2011

Transbordeur, une audace nantaise approuvée







Hier le plateau forum du CCO archi plein :plus de 350 personnes ont répondu positivement à l'invitation des "Transbordés" et de Paul Poirier architecte du projet de nouveau pont à transbordeur Jules Verne à Nantes. Un vrai succès qui confirme l'intérêt des Nantais pour cette belle aventure de Nantes au XXIè siècle.
Le plateau était à la hauteur de l'évènement avec la présence de Michel Virlogeux expert en ouvrage d'art et mondialement connu pour des ouvrages comme le pont de Millau, le pont de Térénez à Brest, le pont levant de Rouen...également le directeur adjoint du pôle EMC2 spécialiste des matériaux composites et Philippe Audic président du Conseil de développement de Nantes Métropole.
Beaucoup de questions doivent être discutées, approfondies, mais le cap est fixé et l'enthousiasme est là.

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29 novembre 2011

Ouest-France, de l'audace

Je salue le virage éditorial de Ouest-France Nantes qui en quelques temps a publié deux articles pas fait pour faire plaisir aux élus. L'un qui avait déjà été abordé par Presse-Océan sur l'utilisation par les parlementaires de la réserve financière discrétionnaire dont ils bénéficient de la part des bureaux des Assemblées. Domaine opaque où le clientélisme est le principal moteur de la répartion de ces sommes. Un coup de projecteur salutaire.
L'autre article a été publié le 26-27 novembre 2011 en pleine page de Nantes Métropole, sous le titre explicite :
Effectifs à Nantes et à la Métropole : toujours plus !
Elles ont recruté entre 2001 et 2011 près de 1000 agents supplémentaires. Les effectifs des fonctionnaires sont passés de 6231 à 7214
Article de Philippe Gambert bien présenté et documenté, avec le point de vue des groupes d'élus et des comparaisons avec Nice et Strasbourg. Cette dernière ville montrant qu'en mutualisant totalement les personnes de la ville et de la métropole des économies substantielles sont possibles.
Vive l'Open Data qui va permettre de mettre de la transparence dans la gestion des collectivités.

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28 novembre 2011

Feuilles mortes

Elles tombent une à une
dans un ballet virevoltant
Sablier d'automne

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27 novembre 2011

Hervé Brusini, panurgisme des médias, choc des images


Ce que j'ai retenu de la rencontre avec Hervé Brusini le 18 novembre dans le cadre de l'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes ( OMUP).

Pourquoi les médias disent-ils tous la même chose ?
« Le panurgisme des médias : ne pas traiter la même chose que les confrères, c’est prendre un risque ! ». La formation des journalistes – le formatage diront certains – n’est pas de son point de vue, un élément déterminant du copié-collé des grands médias ( il y a 30 à 40 % d’infos recopiées). Il refuse de retenir que les raisons exogènes (concurrence : oui mais ; paresse : non, mais ; poids des radios télés…) et centre sa réflexion sur l’évolution de la perception des évènements par les journalistes. « On ne conçoit plus l’événement de la même façon ».
En prenant le traitement de l’actualité, un même jour, tous les dix ans depuis 1960, il met en lumière le passage progressif du fait divers, constaté en tant que tel par le journaliste sur le terrain, au fait de société qui, partant du fait divers (accident, catastrophe, crime…) fait intervenir, experts, sociologues, spécialistes divers, et aussi politiques, qui analysent, dissèquent, quantifient et transforme le travail du journaliste, de plus en plus éloigné du terrain.
Hervé Brusini plaide pour plus de vie dans le traitement de l’information, un journalisme plus centré sur la révélation que sur la validation. « Le retour de l’évènement et de sa curiosité distinctive – grandeur et humilité par rapport aux faits - c’est la seule planche de salut de notre métier ».
« Le suivisme et la précipitation : deux défauts qui empêchent la presse écrite de cultiver sa différence ».

Le rôle et la place des images ( H. Brusini a été rédacteur en chef du 20 h de France 2 pendant 3 ans ).
Faut-il montrer l’insupportable ?
« Il faut être sans complaisance, sans arrogance, avoir le respect de l’image et de celui qui la regarde » « Avoir conscience de la mission historique que peut avoir l’image : lorsqu’il n’y a pratiquement pas d’images et que les derniers témoins disparaissent ( ex. Shoah ) la porte est ouverte à tous les négationnistes et falsificateurs ». « Le reporter est lié à l’histoire ».
Où commence la complaisance ?
« La complaisance commence quand on montre les images choquantes, en boucle, comme parfois sur les chaînes infos. Exemple : DSK menotté : montrer une fois Oui, pour l’information que cela donne sur le fonctionnement de la justice américaine, mais pas au-delà. »
Il y a une forte demande sur le Comment vous faites vos images ? Illustré par l’exemple de Jérôme Bony envoyé spécial au Congo Kinshasa et présentant en voix off un commentaire en total décalage avec des images d’une exécution sommaire insupportables.
L’enjeu c’est l’intelligence des citoyens.
La crise de la presse ? Lucidité ou fin de carrière ? Hervé Brusini considère que « la presse peut disparaitre d’ici 20 ans, mais ce qui importe c’est l’homme »

Le pouvoir des médias ? Beaucoup plus limité qu’on ne le pense généralement. Exemple : les primaires citoyennes : qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

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24 novembre 2011

Naissance

Les moins pressés ont des petits enfants vers 70 ans. Objectif : être arrière-grand père et centenaire le même jour...

Longue et belle vie Jeanne.

PUB Alain Remond invité de l'OMUP


Alain Rémond journaliste et écrivain, invité de l’Observatoire des médias de l’université permanente le 2 décembre au CCO

Alain Rémond âgé de 65 ans, a commencé sa carrière comme professeur d’audiovisuel, puis critique de cinéma. C’est dans ce domaine, à Télérama où il est entré en 1973, qu’il a acquis une certaine notoriété notamment par la création de la rubrique « Mon Œil ». Parallèlement à Télérama dont il deviendra rédacteur en chef jusqu’en 2002, il collabore aux « Nouvelles Littéraires » et durant six ans à l’émission « Arrêt sur image » de Daniel Schneidermann. Il tient actuellement une chronique dans Marianne et un billet quotidien dans La Croix.
Alain Rémond cultive un style d’écriture journalistique mêlant regard décalé, ironie, humour de l’absurde des situations ou des objets de la vie quotidienne. « C’est fou ce qu’on voit comme vacanciers pendant les vacances », ose-t-il écrire, par exemple, ou cette observation scientifique réalisée au fil des ans : « Il pleut toujours sur une brocante »…
Présenté parfois comme le Dernier romantique , son œuvre littéraire soit sous forme d’essai, romans autobiographiques ou de fictions est importante. Parmi ses derniers livres : Le cintre était sur la banquette arrière, Seuil, 2008 (sélection de chroniques de Marianne) Celui qui n'est pas venu, Stock, 2009 ( roman autobiographique), Et puis un jour j’ai entendu Bob Dylan, BZ, 2011
Sur le Thème « L’écriture journalistique entre chronique et billet » Alain Rémond interviendra le vendredi 2 décembre 2011 dans le cadre des conférences débats de l’Observatoire des médias de l’université permanente, au CCO place Bretagne de 14 h 30 à 16 h.
Entrée 8 € pour les non abonnés au CCO et à l’Observatoire

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21 novembre 2011

Hervé Brusini et l'Observatoire des médias






Pourquoi les médias disent-ils tous la même chose ? le 18 novembre au CCO avec Hervé Brusini et l’Observatoire des médias de l’université permanente.
Le regard du journaliste a changé sur ce qui a toujours été sa raison d’être, à savoir l’évènement. Aujourd’hui, on l’examine, on le mesure, on le met en série…, tant et si bien que le débat et la controverse deviennent plus importants que les faits eux-mêmes. Comment expliquer cette crise du journalisme ? Formation déficiente ? délit de connivence ? Exigence de vitesse due aux nouveaux médias ? Effets pervers de la concurrence ?
Au bout du compte, le sentiment que les médias disent tous la même chose, que la copie conforme menace notre démocratie, ébranlant l’un de ses piliers, en produisant une parole toujours plus douce et univoque.
« Pourquoi les médias disent –ils tous la même chose ? » sera le thème de la 1ère conférence débat 2011/2012 de l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes le vendredi 18 novembre 2011 au CCO de 14 h 30 à 16 h. L’invité est Hervé BRUSINI qui réfléchit et écrit de longue date sur l’information, particulièrement télévisée. Après avoir été reporter ( prix Albert Londres en 1991), directeur de la rédaction nationale de France 3 et rédacteur en chef du 20 h de France 2, il travaille désormais sur l’avenir numérique de l’information de France Télévisions. Il a publié en mai 2011 COPIE CONFORME aux éditions du Seuil ( Médiathèque ).

Commentaires et échos de la conférence à suivre.

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15 novembre 2011

Mélenchon salut l'Artiste


La grande salle du théatre lors d'un autre débat l'après-mdi


Mercredi 9 novembre aux Assises du journalisme à Poitiers, Jean-Luc Mélenchon est interviewé en public par Nicolas Demorand, habile journaliste : un grand numéro de fauve politique – et de duettistes - dans la meilleur tradition française. On reconnait bien là un chouchou de Mitterrand à l’époque où il fallait terrasser « l’usurpateur » Rocard !
Extraits :
Pourquoi les journalistes disent-ils tous la même chose ? A cette question posée par Hervé Brusini dans son dernier livre – nous le recevons à l’Observatoire des médias de Nantes, vendredi 18 novembre – JL Mélenchon donne une explication économico-marxiste : beaucoup de journalistes sont précaires, il faut aller vite, traiter quatre sujets dans la même journée. Bref « il faut vivre » et les conditions matérielles nuisent à la qualité de la presse. S’y ajoute bien entendu un conformisme idéologique dans ce que Mélenchon appelle « Le monde globalitaire »…
JL Mélenchon reconnaît avoir un rapport passionné avec la presse qu’il consomme à haute dose. « Non pas pour savoir quelles sont les nouvelles du monde, mais pour savoir ce que disent les médias ». Il n’ignore pas les journaux de gauche mais avoue apprécier les pages internationales du Figaro, et lire également soit La Tribune, soit Les Echos.
Il classe les journalistes interviewers en deux catégories : « Les boxeurs » qui cherchent essentiellement à désarçonner l’interviewer, et les "accoucheurs" qui sont davantage soucieux de mieux connaître l’interlocuteur. Je pense volontiers que Jean-Michel Apatie doit être dans la première catégorie et Yves Calvi dans la seconde.
Il avoue aussi sa passion pour l’écriture « écrire dans l’émotion ! » qui s’exprime sur son blog auquel il consacre 2 h à 2h 30 par jour, avec une production de l’ordre de 30 000 signes. C’est pour lui un plaisir – je le comprends volontiers – mais aussi un moyen très efficace de clarifier ses idées et de les mémoriser. Le bonheur d’écrire !
Nous sommes partis avant la fin quand le propos concernait davantage la politique que les médias. Mais quel plaisir d’écouter un très bon professionnel de la parole, surtout quand on ne partage pas ses idées …

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12 novembre 2011

Présidentielle : revue de presse( océan)



Compte rendu d'une discussion animée avec plusieurs amis dans les locaux de Presse Océan ( PO 10 novembre )

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10 novembre 2011

Crise : fiscaliser les frais de mandat des parlementaires

Comment augmenter les recettes fiscales en mettant fin à une aberration dans le régime indemnitaire des députés et sénateurs ? En soumettant à l'impôt sur le revenu les frais de mandat non justifiés.

En complément de sa rémunération, chaque député perçoit chaque mois 5885 € de frais de mandat et chaque sénateur 6209 €. Source Assemblée nationale
Ces frais de mandat – non imposables - ne font l’objet d’aucun compte rendu, d’aucun contrôle. Ils couvrent en principe, ce qu’on peut appeler les frais de représentation des élus de la nation, mais à la différence des élus britanniques qui doivent justifier au centime près leurs dépenses de mandat et que la presse épluche attentivement, en France chaque élu en fait ce qu’il veut. Quel employeur distribuerait de telles sommes à ses collaborateurs, sans contrôle ? En l’occurrence l’employeur c’est nous les citoyens de la République. Nous devons demander des comptes. Seuls quelques députés courageux et qui souvent ne cumulent pas de mandats ouvrent leurs comptes.
Sachant qu’il y a 627 députés et 343 sénateurs cela représente quand même près de 70 millions d’euros par an (69 839 100 €) qui sont distribués sans contrôle.Payer au moins l'impôt sur le revenu sur les sommes non utilisées relèverait d'un minimum d'équité fiscale. Cela donnerait aussi une plus juste image des revenus réels des parlementaires.

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Ouest-France progresse

Ouest-France (Nantes Métropole) du 5-6 novembre 2011
Titre pleine page :

A Nantes, on ne coupe pas les arbres on les retire

A propos de la transformation du square Mercoeur, je note ce titre légèrement ironique de Philippe Gambert. Ouest-France depuis quelque temps donne moins dans la révérence qu'auparavant dans le traitement de l'actualité locale. Il y a quelques temps Philippe Gambert avait déjà fait un reportage " boîtes à lettres, cages d'escaliers" dans le quartier Malakoff, qui était un vrai travail journalistique.

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6 novembre 2011

Alison Riske sans risque, avec brio




La jeune américaine Alison Rike a gagné l'Open de tennis féminin GDF de Nantes disputé à Vertou en remportant assez facilement - malgré un 2è set disputé - la finale contre la franco( ukrainienne) Iryna Brémond 6-1, 6-4. C'est la première fois qu'une américaine participe au tournoi. Coup d'essai, coup de maître ! Après avoir éliminé au 2è tour en 3 sets la n° 1 du tournoi, P. Parmentier, elle a gagné tous ses autres matchs de façon expéditive ( 6-2,6-4; 6-1,6-3). Un minimum de fautes, une énergie et un moral énormes, une technique de premier plan, sa victoire est on ne plus logique. On en entendra parler dans le tennis féminin.

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4 novembre 2011

Impôts locaux et intercommunalité

Sous le titre " Quand les communes se marient, les élus font la noce" et l'on pourrait ajouter " le contribuable paie la note", le Canard enchaîné de cette semaine met le doigt sur le coût anormal des intercommunalités qui sont en principe faites pour faire des économies d'échelle en mutualisant les activités ou les services. C'est tout le contraire qui se passe. Selon le Conseil des prélèvements oblogatoires ( rapport 2009)" l'appartenance à l'intercommunalité tend à accroître de manière générale, les quatres impôts directs locaux". Comment ? Notamment en décuplant les indemnités versées aux responsables de ces nouvelles structures. Selon les chiffres du Ministère de l'Intérieur si l'on remonte à l'an 2000 les revenus des élus des " interco" ont augmenté de 279 % en 9 ans. Ce qui est une façon habile et peu visible, de toucher des compléments de revenu. Un exemple frappant est la multiplication des postes de vice-présidents dans les communautés urbaines des grandes villes.
A Rouen le président Fabius appointe 45 vice-présidents, qui reçoivent chacun 1800 euros brut "pour boucler les fins de mois". Lyon n'est pas mal non plus avec 40 vice-présidents, tandis que Nantes en rétribue 33 et Nice 27 " La mutualisation des moyens tourne au partage du butin par l'armée mexicaine..." souligne le Canard. On pourrait aussi dire " beaucoup de vice chères présidents et peu de vertu..." Comme les frais de mandat forfaitaires des parlementaires, voilà bien un domaine où un peu d'austérité et de mesure sont indispensables. Qui va le demander ?
S'ajoute enfin à la dérive des intercommunalités, le système qui leur permet d'avoir d'autant plus de financements de l'Etat qu'ils dépensent davantage. C'est le système " Dépenser plus pour gagner plus" !

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2 novembre 2011

Abélard et Héloïse rockn'roll



Abélard célèbre philosophe médiéval, mondialement connu par son amour passion pour Héloïse son élève et sauvagement émasculé par le tuteur de la jeune fille, est né au Pallet en Loire Atlantique - aux marches de la Bretagne comme il l'a écrit - à quelques kilomètres de l'endroit où je suis né.
Une association locale fidèle à sa mémoire a eu l'heureuse initiative d'ériger une statue à la mémoire des " Roméo et Juliette" français. Elle a été inaugurée il y a peu, et je trouve l'oeuvre séduisante, pleine de sensualité, très moderne, pour ne pas dire rock'nroll ! Jugez vous même.

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