8 juillet 2009

Sortie de crise fabuleuse !

Une sortie de crise absolument fabuleuse
La chonique de Jean-Pierre Robin, Le Figaro économie du 29 juin - «Il est un principe quasi immémorial : on paie comptant ses dépenses récurrentes, pour se nourrir ou se divertir ; on emprunte seulement pour investir».

Voici une histoire qui fait un malheur sur le Net : «Dans un village qui vit du tourisme, il n'y a plus de touristes à cause de la crise. Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre. Les mois passent, misérables. Arrive enfin un étranger qui prend une chambre. Il la paie avec un billet de 100 euros. L'hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement 100 euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui l'approvisionne en viande. Le paysan,à son tour, se dépêche d'aller payer sa dette à la prostituée à laquelle il doit quelques passes. La “pute” boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure. Comme elle dépose le billet de 100 euros sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus, ramasse son billet et disparaît. Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne dans le village n'a de dettes. N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de résoudre la crise mondiale ?» (sic).
«Auteur inconnu», soulignent les internautes, tout heureux d'invoquer le génie créateur et collectif de la Toile. Dans sa simplicité et dans son apparente étrangeté, l'apologue rappelle un conte oriental. On comprend qu'il plaise. Sauf que l'histoire rapportée est vieille comme l'enseignement de l'économie. Elle fait partie des classiques de la pédagogie dans les facultés. Cela n'enlève pourtant rien à son mérite : elle éclaire merveilleusement la crise bancaire et économique que nous vivons. On s'étonne seulement que les chefs d'État du G20 et la gent politique n'aient pas le talent narratif des profs d'autrefois. Lesquels expliquaient ainsi le circuit économique, l'échange des marchandises, le rôle de la monnaie et la justification de l'emprunt…
L'«étranger», arrivant dans le village avec ses 100 euros, fait figure de sauveur. Il incarne le rôle des banquiers centraux qui ne cessent depuis près de deux ans d'apporter en masse des liquidités pour débloquer la situation. Miracle, l'argent frais d'un touriste permet à tous les villageois d'effacer leurs dettes. L'endettement des uns correspondant aux créances des autres, un effet de dominos vertueux s'est enclenché. L'«étranger» peut ensuite reprendre son billet de 100 euros sans mettre le système en danger : l'hôtelier, le boucher et le paysan ont recouvré leurs créances ; ils n'ont plus peur, ils sont à nouveau en mesure de se consentir mutuellement des crédits. C'est ce que songent à faire, dans un avenir plus ou moins proche, la Fed américaine et la Banque centrale européenne. Elles estiment même nécessaire de retirer les liquidités qu'elles auront distribuées si généreusement, une fois la situation apurée. Car il est à craindre que la machine de l'endettement reparte trop vite. En termes techniques et pompeux, les banquiers centraux parlent de «stratégie de sortie de crise».
La seconde leçon de la fable, qui fait les délices des internautes, porte sur la régulation du crédit, sans doute indispensable. «Tout le monde emprunte à tout le monde», est-il dit. Voilà qui serait plutôt sain : n'est-ce pas ce que vise EDF lorsqu'elle a lancé le 17 juin dernier son emprunt d'un milliard d'euros auprès des particuliers ? Dans un système libéral, les épargnants et les entreprises sont censés équilibrer spontanément leurs besoins respectifs de placement et de financement. De même, les banques devraient-elles théoriquement pouvoir exercer leur métier d'intermédiaires sans besoin d'une banque centrale qui les chapeaute. C'est la théorie de «la banque libre» dont l'économiste Friedrich Hayek s'est fait le partisan le plus incisif. Loin d'être une utopie, ce système a existé en Écosse et au Canada aux XVIIIe et XIXe siècles. Et même en France, avant que Napoléon crée la Banque de France (1800) et lui accorde le monopole d'émission des billets au-dessus de 500 francs. Tout est affaire de confiance.
Un tel dispositif, dérégulé et sans intermédiaire, ne fonctionne manifestement pas bien dans le village. L'hôtelier, le boucher et le paysan, sans parler de leur amie commune, étaient certes parvenus à se financer mutuellement «pour survivre». Mais arrive le moment où ils ne se font plus confiance. Sinon pourquoi s'empresseraient-ils de rembourser leurs dettes dès qu'ils ont du cash ? Ils pressentent que leurs ardoises ont atteint une limite et qu'il serait dangereux d'aller plus loin. On en devine la raison : tous les produits pour lesquels ils s'endettent sont des biens de consommation courante. Or il est un principe quasi immémorial : on paie comptant ses dépenses récurrentes, pour se nourrir ou se divertir ; on emprunte seulement pour investir, acheter son logis ou sa voiture dont l'usage s'étalera sur des années. Un principe qui vaut pour les finances domestiques et celles de l'État, fût-il royal : notre Ancien Régime a disparu faute d'avoir su maîtriser sa dette publique.
De cette fable et du succès qu'elle rencontre chez les internautes, on tirera une double morale. Point besoin de jargon pour comprendre le déroulement de la crise. Si nous voulons éviter de nouvelles mésaventures, il est urgent d'expliquer les principes du crédit à l'opinion publique. À la portée de tous.
Jean-Pierre Robin

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29 juin 2009

Belle Ile en mer











Ster Ouen; Port Coton; Sauzon - 27- 28 juin 2009

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24 juin 2009

La mort de Neda

Paru sur le blog comprendrelatele.blog.lemonde
23 juin 2009

La mort de Neda

Sous coup de l’émotion, j’ai livré hier soir ce que l’on appelle désormais mon “sentiment” sur ces images de la pauvre Neda, que je ne pouvais regarder en face. Cette affaire me poursuit et j’y mets aujourd’hui un peu de la distance qu’impose le regard sémiotique.
Barthes, dans La Chambre claire, considérait que la photographie met en jeu trois instances: l’operator, celui qui prend la photo, le spectator, celui qui la regarde et le spectrum, celui qui la subit. Or, dans notre société médiatique, on ne regarde les images que sous l’angle du spectator. Peu s’interrogent sur l’operator, qui est à la source, et sur ce qu’on pourrait appeler, pour continuer les néologismes de Barthes, le mediator, celui qui fait circuler les images (et Marie-France Chambat-Houillon a raison de nous le rappeler dans son commentaire du post précédent). Quant au spectrum, on n’y pense jamais. Que pense celui qui est pris par la photo? Le nom que Barthes lui donne est en parfaite adéquation avec les images de guerre, même civile: ce que nous montre l’image de celui qui perd la vie, c’est déjà un spectre, corps transformé instantanément en un fantôme qui nous apparaît au moment où il expire. Et comme tout fantôme, ce corps qui souffre nous hante et revient sans cesse à notre mémoire. D’autant que, à la différence de la photo qui fige un instant fugace, l’image animée nous fait saisir ce moment où l’être humain devient un mort. C’est ce devenir que je ne supporte pas de regarder.
Dans la perspective d’une éthique de la photographie, il faut adopter le point de vue du spectrum. Avant d’être un symbole, une martyre est d’abord une martyre.
comprendrelatele

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Le pique prune et l'A 28

Intéressante contribution de calcul ( ou non calcul économique ) à propos du fameux pique prune qui a bloqué pendant huit ans, la construction de l'autoroute Alençon - Le Mans, paru sur le site Slate.fr
http://www.slate.fr/story/7049/petits-scarab%C3%A9es-et-grosses-d%C3%A9penses

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20 juin 2009

SICILE


























Culture, histoire, patrimoine, Roger II, luxe, pickpockets ( 2 fois ! ), l'Etna ( lui disent les locaux ) et un peu de pagaille ambiante( circulation, ordures ménagères...)


Sauver la presse avec ses lecteurs

Le diagnostic est largement partagé : la presse quotidienne est menacée. Condamnée même, si l’on se réfère à des grands titres américains qui se mettent en faillite, ou au pronostic sévère d’un journaliste français comme Bernard Poulet ( La fin des journaux- Le débat Gallimard ). Elle est menacée par ses faiblesses structurelles et historiques, sa résistance pathétique aux changements malgré la lucidité et la détermination de certains de ses acteurs, et la crise économique ne fait que jouer un rôle d’accélérateur.
Les Etats généraux qui se sont déroulés l’hiver dernier à l’initiative du Président de la république avec la quasi-totalité des professionnels concernés, ont conduit dans tous les domaines – économie, technologie, distribution, métiers, lectorat – à des recommandations ou des propositions de bon sens ou novatrices, dont il faudra s’assurer de la mise en œuvre effective. Parmi celles-ci les financements publics, jouent déjà un grand rôle pour soutenir la presse d’opinion. Il est envisagé d’y ajouter des dons privés, fiscalement déductibles, dans le cadre de fondations qui devraient permettre un élargissement des ressources en évitant des liens directs préjudiciables à l’indépendance des journaux. Mais si l’on veut favoriser cette indépendance ne faut-il pas aussi aider le lecteur et en particulier l’abonné ?
Si l’on considère que la presse écrite quotidienne est un élément indispensable et même vital, de la vie démocratique - comme le sont les partis politiques - il serait logique que l’abonnement à un quotidien, qui est un engagement financier non négligeable, mais si important pour la santé financière des journaux, soit favorisé fiscalement comme l’est l’engagement dans un parti politique. C’est à dire qu’il donne droit à un crédit d’impôt du même ordre que celui accordé aux citoyens qui font vivre la démocratie à travers les partis politiques. L’avantage serait double : pour le lecteur citoyen qui a parfois bien du mérite à payer d’avance un service dont la quotidienneté est souvent décalée et la régularité parfois aléatoire ; pour les journaux qui logiquement préfèrent dépendre de la fidélité de leurs lecteurs, plutôt que de subventions directes de la puissance publique. La mise en œuvre d’un tel dispositif est simple. Il suffit de prévoir cette possibilité dans la Loi de finances. Le parallélisme avec les cotisations aux partis politiques peut être copié à cet égard.

Un autre domaine du service au lecteur n’est pas exploré. Il est pourtant lié à la spécificité de la presse écrite quotidienne qui à l’évidence n’a plus la primauté de l’information, face à la radio TV et internet. Son avenir est dans la qualité rédactionnelle et de contenu, l’approfondissement, mais aussi la proximité, comme le montre de nombreux quotidiens qui réussissent. Un abonné à des quotidiens nationaux qui reçoit ces journaux avec décalage sait bien qu’il n’y trouvera pas « les dernières nouvelles » mais sur les sujets d’actualité ou non, des éclairages, des angles, des dossiers, qu’il ne trouve pas ailleurs. C’est dire qu’à l’évidence, le quotidien présente le lendemain ou le surlendemain de son édition, une pertinence, un intérêt pour une très grande partie de son contenu. Pourtant il continue à être traité comme une denrée périssable qui dès le lendemain doit disparaître. C’est un gâchis considérable. Il y a de nombreuses personnes, jeunes, étudiants, lecteurs trouvant les quotidiens trop chers, où qui sont éloignés des lieux de distribution, qui seraient acheteurs du « quotidien du lendemain » vendu, par exemple, à moitié prix. Cette demande existe, elle mériterait d’être testée. Certes on objectera les problèmes de distribution, mais il suffît de voir la place réduite occupée aujourd’hui par la presse quotidienne, dans les maisons de presse ou dans les kiosques, pour penser que le problème n’est pas insurmontable. Sur le fond, ce serait sans doute distendre le rythme du quotidien, et la fidélité qu’il implique, mais il est clair que l’évolution est déjà en place avec les acheteurs ou les abonnements du week-end, ou des jours avec suppléments.
La presse quotidienne, support indispensable à la vie sociale et démocratique, sera aussi sauvegardée par ses lecteurs : puissent ces pistes y contribuer.

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4 juin 2009

Un enfant par tous les moyens

A propos d'un article récent paru dans Ouest France, ce texte de Geneviève Charrier Lebailly, paru dans le forum du journal ce matin 4 juin dans l'édition de Nantes.

Un enfant est toujours une promesse d’avenir pour ses proches et la sincérité de sa famille à vouloir lui donner une vie heureuse est certaine. Impossible cependant pour moi de partager l’enthousiasme de la grand-mère qui explique la façon dont tous les moyens ont été pris pour combler le désir des deux hommes qui élèvent cet enfant venus d’ailleurs, né d’une grossesse pour autrui, d’une femme dont on sait qu’elle ne pourra jamais être vraiment sa mère du fait de l’éloignement.
Le désir d’enfant est très profond, mais qu’en est-il de l’enfant lui-même ? Chaque parent peut un jour se poser la question de ses motivations intimes à son égard. La tentation n’est elle jamais de réaliser en nos enfants nos propres désirs plutôt que d’accompagner leurs choix pour se construire un avenir personnel ? La générosité est difficile dans toute éducation.
Dans le cas de l’enfant né par mère porteuse, appelée aussi « gestation pour autrui » l’autre désigné n’est pas d’abord l’enfant, son intérêt n’est pas réellement au centre ; ce sont les désirs d’adultes qui priment. Même en dehors d’un contexte marchand de cette grossesse, la générosité invoquée de don d’enfant entre proches, est grandement illusoire, tant des relations complexes s’instaurent forcément entre les adultes impliqués dans la naissance particulière de cet enfant.
La mère porteuse est le moyen, elle doit s’interdire un attachement réel pour l’enfant qu’elle porte. Alors que l’on connait l’importance de la vie intra-utérine comme socle de la vie psychique, ceci est minimisé. Quid de cette femme ? Quid de la filiation de l’enfant, constitutive de sa psychologie profonde, au niveau conscient et inconscient ? Nous n’avons pas de recul à ce sujet, mais l’enfant qui n’est pas encore né, mérite qu’on évite de lui créer bien des difficultés.
Le recours à des mères porteuses est déjà un fait pour des personnes qui en ont pris la responsabilité. Sans accabler les protagonistes de ces naissances, Il me semble nécessaire que la société refuse la banalisation du droit à l’enfant à tout prix, et par souci éthique, applique le principe de précaution si souvent invoqué pour d’autres sujets.
La grossesse pour autrui constitue une quête de bonheur pathétique et se situe au-delà du raisonnable.
La société ne peut impunément ajouter « l’acharnement à faire naître » à d’autres excès dont elle doit nous protéger comme l’acharnement thérapeutique ou dans le domaine de l’environnement, un productivisme outrancier. A l’époque du « développement durable » les hommes sont invités à plus de modération dans leurs désirs. Nous avons chacun pour ce qui nous concerne, à en accepter des limites.
Je crois que toute vie humaine comporte des désirs légitimes inassouvis et que chacun aspire au respect partagé.
Geneviève Charrier - Lebailly

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1 juin 2009

Estuaire 2011 : une cascade au sommet de la tour Bretagne


Estuaire 2009 confirme bien l'appréciation que portait Yves Michaud auteur de " L'art à l'état gazeux " lors d'un débat public en 2007 à Nantes avec Jean Blaise : " En termes patrimoniaux, je ne trouve rien d'impressionnant et rien d'intéressant, en revanche dans le cadre de l'évènementiel, il y a des choses plus ou moins fortes". Jean Blaise répondait " Communiquer ? ce n'est que ça mon métier ! " cf. Place Publique 07-08 2007.
Voilà bien de quoi il s'agit : Créer un évènement, si possible, spectaculaire pour avoir du buzz autour. J'apporte pour 2011 ma contribution pour un évènement fort: Faire couler au sommet de la tour Bretagne, une cascade. Ce symbole dominant l'estuaire et marquant la synthèse entre la Loire ( Atlantique ) et la Bretagne, serait visible de tous, réhabiliterait une tour souvent méprisée ( son sommet est inesthétique ) et remettrait l'eau an centre de la ville où elle a presque disparue. On objectera qu'il y a de nombreuses antennes, paraboles, et autres équipements, mais les difficultés sont faîtes pour être surmontées. Comme le dit un proverbe arabe " Celui qui veut faire, trouve les moyens, celui qui ne veut pas trouve des excuses " Imaginons une cascade se déversant au sommet de la tour : il faut rêver !

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24 mai 2009

Presse Océan innove

En créant le samedi, une page d'indiscrétions politiques, PO renoue avec une tradition qui a fait la réputation de ce journal. Dans les années 80/90, la rubrique hebdomadaire d'échos et d'indiscrétions politiques de Michel Bodiguel était très attendue et rarement prise en défaut. Il était respecté par tous.
C'est un début, un peu timide, mais si vous voulez savoir où en sont les relations entre Jean-Marc Ayrault et Patrick Maréchal, ou qui fourbie ses armes pour porter les couleurs de la droite à Nantes en 2013, lisez Presse Océan du 23 mai 09.

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23 mai 2009

Sophie Bouillon prix Albert Londres 2009


Le prix Albert Londres, le plus prestigieux de la presse française a été attribué a une très jeune journaliste de 25 ans, Sophie Bouillon pour un reportage - courageux - sur le Zimbawe de Robert Mugalé, paru fin 2008 dans la revue XXI. Installée en Afrique du Sud elle collabore à La Croix et à la radio suisse TSR et à la radio canadienne.


Sur le site LaCroix.fr


Sophie Bouillon, collaboratrice de « La Croix », reçoit le prix Albert-Londres
C’est une jeune journaliste talentueuse qu’a distinguée mardi 12 mai le prix Albert-Londres. Ce prix récompense depuis 1933 un grand reporter de presse écrite de moins de 40 ans « digne de ses aînés ». Sophie Bouillon , 24 ans, n’a pas attendu pour démontrer ses qualités de journaliste, dont les lecteurs de La Croix ont eu la primeur à travers ses reportages au Zimbabwe (lire une sélection de ses reportages dans la Croix). Tout juste diplômée de l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, cette Franc-Comtoise a mis le cap sur ce pays d’Afrique australe où les journalistes étrangers sont persona non grata. Publié à l’automne dernier dans la revue XXI, son récit du retour au pays d’un jeune exilé, intitulé « Bienvenue chez Mugabe ! », a séduit le jury du prix Albert-Londres.
Journaliste douée d’une grande sensibilité C’est à l’occasion d’un volontariat en Afrique du Sud en 2005 que Sophie Bouillon a pour la première fois découvert cette ancienne colonie britannique qui, après avoir joué le rôle de grenier à blé de la région, a progressivement plongé dans le chaos et la famine. Des séjours au long cours menés à partir du début de 2008 lui feront découvrir – et parfois endurer elle-même – les difficiles conditions de vie d’une population laminée par la pauvreté et l’oppression. Malgré les risques et la peur omniprésente, cette journaliste douée d’une grande sensibilité a continué à se rendre régulièrement au Zimbabwe, notamment pour la Radio Suisse Romande et La Croix (son dernier reportage est paru dans notre édition du 4 mai). Désormais basée à Johannesburg, Sophie Bouillon voit dans ce prix l’occasion d’attirer l’attention sur un pays qui est aujourd’hui en pleine transition politique grâce à la mise en place d’un gouvernement d’union. La rédaction de La Croix se réjouit de voir sa correspondante ainsi récompensée.
Laurent d'ERSU

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21 mai 2009

FCNA, la fin est proche...

Deux observations à propos du FCNA :
La suspension pendant 5 ou 6 matchs de Mamadou Bagayoko a été catastrophique pour l' équipe : sa présence a toujours permis de jouer des matchs de bon niveau. Sa suspension étant légitime, il porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle du club.
Je trouve ridicule les commentaires sur le fait que le FCNA lorsqu'il ouvre le score ne sait pas garder un résultat : Que je sache le championnat ce n'est pas le but en or, qui clos un match ! Si après avoir marqué un but, le FCNA avait plus souvent essayé d'en marquer un second, voire un troisième, il ne serait pas reléguable. Le repli frileux pour conserver une petite avance, a été souvent pénalisé, et c'est bien fait: ce n'est pas l'esprit du jeu !

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19 mai 2009

Le pape est ashkenaze

Toujours dans Causeur, salon de discussion passionnant avec des gens de talent
http://www.causeur.fr/le-pape-est-ashkenaze,2416

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11 mai 2009

Cumul (s)

Cumul des mandats et cumul des revenus.
Le mandat local souvent mis en avant par les parlementaires pour justifier leur attachement à la vraie vie des citoyens est aussi une source de revenus. La revue Capital de ce mois fournit les rémunérations des élus locaux dans toutes les régions.
Ainsi en Loire Atlantique, un conseiller général perçoit 2683 € brut par mois; s'il est aussi vice-président de Nantes Métropole ( c'est le cas de tous les maires de l'agglo ) il touche 2720 € mensuels. Le même salaire est attribué aux maires-adjoints de Nantes. Le simple conseiller communautaire perçoit quand même 1051 €. Un conseiller régional émarge de son côté à 2627 €. Ainsi sans être responsable d'un exécutif local, il est possible de cumuler entre 6 et 7000 € mensuels. Certes il il y a écrêtement des rémunérations, lorsque le cumul dépasse 8200 €, mais comme s'y ajoutent des avantages en nature fréquents( voyages, missions, congrès...) il est difficile de plaindre nos élus ! On comprend aussi que les parlementaires cherchent avec les mandats locaux - même s'ils sont écrètés - à se prémunir contre les aléas électoraux.
Ce ne sont peut-être pas les parachutes dorés des grands patrons du privé, mais comme ces rémunérations peuvent se cumuler avec une activité professionelle, on peut dire que nos élus sont bien payés, voire riches si l'on se réfère au seuil de 4000 € mensuels à partir duquel François Hollande fixait " la richesse" ! (11/05/2009)

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L'aide étrangère détruit l'Afrique

Un article intéressant sur les effets pervers de l'aide au développement en Afrique sur le site de JM Colombani www.slate.fr

http://www.slate.fr/story/4985/aide-etrangere-detruit-afrique

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8 mai 2009

Haïku : pleine lune

De son œil tout rond
la lune oblige la nuit
à battre en retraite.

Marie

( du groupe haïkouest )

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PDU Nantes

Questions à propos de l’évaluation du PDU ( Plan de Déplacement Urbain )2000 – 2010 de Nantes Métropole

1. Avant la restructuration du pont Clemenceau pour le passage du BusWay, il passait sur ce pont de 50 à 60 000 véhicules /jour : quel est actuellement le flux automobile quotidien sur cet axe, et le nombre de personnes transportées par le BusWay et les autres moyens de déplacement ?
2. Entre 2000 et 2009 la superficie de voirie disponible pour les déplacements automobile a-t-elle augmentée, diminuée ou est restée stable et en cas de variation, dans quelle proportion ?
3. Dispose-t-on d’éléments chiffrés sur le coût des déplacements par km/habitant selon les différents modes de transport ?
4. Le PDU 2000/2010 a-t-il amélioré ou détérioré le temps de déplacements à contexte égal pour les habitants de Nantes Métropole ? Le cas échéant, quels sont les secteurs géographiques qui ont été avantagés ou désavantagés ? Existe-t-il des enquêtes de satisfaction ?
5. La ligne 3 de tramway au Sud-Loire a fait l’objet de plusieurs hypothèses d’itinéraires, avant de déboucher sur la ligne 4 du BusWay, ce qui a entrainé des retards importants dans sa mise en œuvre. Comment s’effectue le choix de ces différentes propositions, et comment associer les usagers le plus en amont possible, afin de mieux répondre à leurs attentes ?

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30 avril 2009

Tout va mal, mais...

Egalité, tolérance, travail, bonheur : les nouvelles valeurs des Français
C'est le titre de de l'enquête publiée par Le Monde le 25 avril, et qui est effectuée tous les 9 ans depuis 1981. Beaucoup de choses intéressantes, qui surprennent ou qui " interpellent".
Par exemple, 9 Français sur 10 se disent très ou assez heureux de la vie qu'ils mènent, ce qui contredit nettement la tonalité sinistrose des grand médias.
L'euthanasie est le comportement le plus facilement admis, devant le divorce, l'avortement et l'homosexualité. Dans l'autre sens, le civisme fiscal baisse.
Alors qu'en 1981, la liberté primait sur l'égalité ( 53 %- 32 % ) en 2009 c'est l'inverse : les Français donnent la priorité à l'égalité 57 % contre 40 % à la liberté.
Pourtant, en matière de revenus, s'il est vrai que les extrêmes se sont écartés sensiblement, ce n'est pas le cas pour au moins 98 % de la population pour lesquels l'écart s'est considérablement réduit ( de 4,8 à 3,15 entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres de 1970 à 2003 - ce qui n'est pas le cas dans les pays anglo-saxons ). C'est plutôt la perception des difficultés sociales - une certaine forme de délitement du lien social et de muliplications des blocages - accompagné du matraquage médiatique sur " l'accroissement des inégalités" - qui explique cette évolution. Et qui se traduit par l'évolution très normative de notre société : tabac, alcool, vidéo, fichage, règlements et interdits multiples ( un exemple récent : le préfet de l'Oise a interdit un concert des enfants de la croix de bois, car ils ne sont pas rémunérés ! du travail au noir en quelque sorte ! )

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Juge Burgaud : Et si...

Le juge Burgaud réprimandé : c'est bien le moins, mais il fait appel !
Dans cette affaire, tout a mal fonctionné, et le dénouement heureux n'efface une interrogation que je soulevais à l'époque ( blog janvier 2006 ) :
Et si Myriam Badaoui la principale accusatrice, qui avait si bien convaincu le juge Burgaud, ne s'était pas rétractée, si elle n'avait pas craqué au procès disant que tout cela était mensonges et affabulations ? Croyez-vous qu'il y aurait eu acquittement général ? Que la justice ne se serait pas accrochée au dossier à charge montée par le juge Burgaud ? et qu'aujourd'hui certains des accusés ne seraient pas toujours en prison ?

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24 avril 2009

Bruno Masure : pas de repentance







Nous avons reçu hier 23 avril à l'Observatoire des médias au CCO, Bruno Masure, ancien présentateur des JT de TF1 puis France 2. Journée détendue au déjeuner et à la conférence autour de son dernier livre " Journalistes à la niche ? " Chroniques des liaisons dangereuses entre médias et politique" Hugo & Cie
Interview sur le site http://www.atelierdesmedias.org/
Verbatim
Il est plus facile d'être journaliste indépendant aujourd'hui
En France dans les rapports avec le pouvoir on est dans la révérence : c'est dans nos gènes
Mon meilleur souvenir : une interview de Michel Jobert les pieds dans l'eau en Roumanie ( je débutais )
Les présidentielles sont devenues un concours de beauté... Je suis hostile à l'élection du président au suffrage universel
Les pressions sur les journalistes viennent de la hiérarchie
Une bonne image de la connivence, ce sont les invitations de fin de journal pour faire la pub du film qui va sortir
Des confrères qui font honneur à la profession : Michèle Cotta, Charle Enderlin, Philippe Rochot, Claude Sérillon, Audrey Pulvar ( non exhaustif )


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15 avril 2009

Bouclier fiscal : les chiffres

Près de 60% ( 59,6 ) des bénéficiaires du bouclier fiscal, soient 8338 contribuables sur 13998 foyers, se sont fait remboursés en moyenne 580 € sur une moyenne d'impôts payés de 876 €. Il s'agit de personnes modestes qui ont un revenu fiscal de référence moyen ( annuel ! ) inférieur à 3263 euros !
A l'autre extrémité, 834 contribuables ( 5,9 % ) qui ont un patrimoine supérieur à 15 581 000 €, se sont vus restitués un chèque moyen de 368 261 € pour une moyenne d'impôts de 701 462 €. Ce sont les plus riches dont on parle beaucoup !
Ces chiffres fournis par le Ministère des Finances et reproduits dans Le Monde du 15 avril, montrent qu'ils y a des " pauvres " - ils sont largement majoritaires - bénéficiaires du bouclier fiscal. On leur restitue essentiellement des impôts locaux.
Il est clair que le débat politique porte uniquement sur les plus riches. La charge symbolique est énorme dans un pays aussi égalitaire - dans les discours - que la France. Il est clair aussi que le chèque moyen de 32 743 € remis aux 14 000 bénéficiaires du bouclier fiscal, cache des disparités énormes.
Pour un coût budgétaire total de 458 millions en 2008, quoi que l'on puisse modifier dans ce dispositif, ce n'est pas ce qui donnera une solution à la crise. Mais pour alimenter la querelle politique, succès garanti !

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Gary Player

A 73 ans, le Sud Africain Gary Player, a joué ce week end, son dernier Master de golf à Augusta au USA. Il a ainsi établit à 55 le record de participation pour cette compétition parmi les plus difficiles, qu'il a remporté 3 fois. Modèle de sagesse golfique et grand technicien, il s'est aussi illustré en prenant position en 1960 contre l'apartheid dans son pays. j'ai eu l'occasion de le suivre en 1975 lors du trophée Lancôme, quand on pouvait sans problème suivre un joueur sur tout le parcours. Avec son éternelle tenue noire, sa maîtrise, son attitude permanente de gentlemen, c'était un modèle pour tous les golfeurs et les sportifs.

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10 avril 2009

Haïku dans le metro

Dans le réseau des " haïkistes" bretons, ce petit flash si bien vu :

couloir du métro
envie de remonter le jean
du gars empêtré

Danièle

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Coup de coeur

Pour l'hommage que rend dans la rubrique nécrologique ( PO et OF 9 avril 09 ) le compagnon de Jacqueline Ravret - que je ne connais pas - à son amie décédée à 55 ans, après une longue maladie. Des mots simples, sincères, des moments heureux et des passions partagées, tout cela est dit dans une trentaine de lignes qui témoignent avec pudeur d'un amour partagé.
Le message se termine par une invitation à un verre de l'amitié, chez lui, après la crémation, en écoutant des chansons qu'elle aimait.
Cette innovation dans une rubrique souvent très protocolaire et " froide " correspond je crois à un vrai besoin d'humanité pour toutes les personnes qui ne trouve pas ou plus dans la religion, la compassion et la solidarité dont ils ont besoin, et qui cherchent des rites d'adieu adaptés à notre temps.

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7 avril 2009

Patrick Roger directeur de France Info


Patrick Roger était l'invité de l'Observatoire des médias de l'UP de Nantes le vendredi 20 mars : conférence débat où il nous a fait partager sa passion pour l'info, " info qui est l'ADN de France Info " qui avec 4,7 à 5 millions d'auditeurs est le meilleur breaking news du monde.

A la tête de France Info il a développé le direct qui est passé de 25 à 70 %, " réchauffé l'ambiance". L'un de pbs est la couverture nationale qui actuellement n'est qu'a 60 % ( le numérique y remédiera, mais quid avec 3 G ? ). Autres creneaux : instiller de l'humeur ( Jean-Pierre Gaufre ) , développer la marque France Info ( avec internet - mettre des images et des photos ), club de la presse avec David Abiker.

Le rythme France Info : 4 conférences de rédaction par jour : 4 h. - 9 h 15 -15 h. - 18 h30.
Anecdote : vois de son bureau, passé Nicolas Sarkosy allant et revenant de l'Elysée, vers 8 h 15 le matin et 20 h 15 le soir.

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30 mars 2009

L'heure du leurre

Haïku d'actualité transmis par le réseau breton haikouest :

As-tu changé l’heure ?
Leurre d’été qu’il fait froid
sur les primevères !


Martine M-C

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25 mars 2009

Halte à la meute !

Parmi les grand défauts des médias radio télés, la chasse en meute est l'un des plus agaçants. C'est pourquoi j'apprécie bien cet article de " causeur " :
http://www.causeur.fr/et-preserve-nous-du-mal,2135

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21 mars 2009

Patrick Roger directeur de France Info, à l'Observatoire des médias

Vendredi 20 mars nous avons reçu à l'Observatoire universitaire des médias de l'Université permanente de Nantes, le directeur de France Info, Patrick Roger. Interview

http://www.dailymotion.com/user/tvreze/video/x8q76q_patrick-roger_news

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18 mars 2009

Toute la presse n'est pas en crise !

10 mars 2009

Ivan Rioufol invité de l'OUM


Vendredi 6 mars, Ivan Rioufol était l'invité de l'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes, sur le thème " De Presse Océan au Figaro, itinéraire d'un journaliste engagé "

L'interview sur :


et sur les sites



C'est le 200ème article du blog !

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Loire Atlantique et Bretagne ( suite)

Réactivité importante à mon papier sur la Loire Atlantique , la Bretagne et les Pays de la Loire, sur AgoraVox qui a repris mon texte ( 39 commentaires )
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52591&id_forum=2029493&var_mode=recalcul

Le sondage de Ouest-France samedi 7 mars a remis quelques pendules médiatiques à l'heure : 53 % des habitants de LA pour le maintien dans les PDL et 27 % pour le rattachement à la région Bretagne. Ce n'est pas ce que l'on entendait habituellement. Il y a eu comme un effet de sidération !

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3 mars 2009

La Loire Atlantique, 5ème roue de la Bretagne ?

Contribution à un débat d'actualité, où les Pays de la Loire passent trop facilement à la trappe.

Ainsi l’affaire serait entendue : la Loire Atlantique demanderait son rattachement à la Bretagne, afin de reconstituer la Bretagne historique, et mettre fin à 50 ans d’anomalie administrative et politique. Le président de la République – qui parle beaucoup – s’en est fait l’écho, et un peu à la Ponce Pilate, a laissé croire qu’il laisserait faire. Depuis le grand amplificateur médiatique et la forte mobilisation des militants de cette cause, donnent le sentiment que le redécoupage des régions a été l’activité principale de la commission Balladur, et qu’il faut passer à l’acte. L’acte de décès des Pays de la Loire.
Pour ce faire, les avantages que la Loire Atlantique retirerait de son rattachement à la Bretagne - comme un dernier wagon resté à quai - sont peu développés. En revanche, le procès fait au Pays de la Loire est sans appel : mosaïque informe, fille de Pétain, habitée de « ligériens » - appellation péjorative ! - sans histoire ni culture commune, et autres amabilités.
Alors que l’air du temps est à la valorisation du métissage et de la diversité, reconnaissons au moins que les Pays de la Loire constituent un bel exemple d’enrichissement mutuel. L’histoire, les paysages, les territoires de vie, rapprochent les hommes et les départements de cette région.
Faut-il rappeler le passé prestigieux du Maine et de l’Anjou bien symbolisé par l’Abbaye de Fontevrault. De la Hongrie à Jérusalem, de l’Angleterre au royaume de Sicile, « L’Europe des Anjou » a marqué l’histoire du XIIème au XVème siècle. Passé douloureux au sud de la région, avec la Vendée au sens large, qui a payé lourdement sa rébellion contre un pouvoir qui la méprisait. Les Chouans dans leur errance ont sillonné cette région, et lui ont aussi donné des éléments d’identité.
Les paysages et leur lumière si particulière, les cultures avec les vignobles du val de Loire au pays nantais – de Saumur à Clisson - les cultures maraîchères qui suivent le fleuve : autant de marques de qualité connues bien au-delà de nos frontières. Faut-il appeler à la barre de ce procès, Julien Gracq ligérien célèbre qui écrivait « Quand on va du nord au sud de la Loire, bien qu’on reste dans la région du schiste et du bocage, on change en réalité de pays…et même de manière villageoise de vivre et de philosopher ». C’est bien aussi la diversité de la Loire Atlantique, si bien nommée, avec ses ardoises au nord et ses tuiles au sud.
Comment ne pas voir enfin le spectaculaire rapprochement des territoires de vie des habitants de cette région, avec les aires urbaines de Nantes, La Roche sur Yon, Cholet, Ancenis, Angers, toujours plus proches. Ce sont autant d’échanges, de projets communs, de migrations quotidiennes, qui avec l’attirance des Mayennais et Sarthois pour nos côtes, ont constitué un vrai territoire économique social et culturel. Nantes s’y inscrit naturellement comme pôle central et l’hôtel de région au milieu du fleuve tourné vers l’est, symbolise bien la dimension ligérienne, multipolaire. Comment imaginer la Loire Atlantique rompant tous ces liens et tournant définitivement le dos à la Loire ?
Alors ne jetons pas la région des Pays de la Loire avec l’eau du fleuve. Gardons ce que l’histoire récente a façonné et enrichi. Et s’il faut trouver de nouvelles dimensions pour nos régions, nous avons davantage à gagner dans le dépassement pour constituer un ensemble plus vaste. La Bretagne, les Pays de la Loire, le Poitou Charente, en mettant en commun ce qu’elles ont de meilleur, constitueraient un territoire tourné vers l’avenir, alliant dynamisme économique, démographique et culturel. Chacun pourrait y garder son identité et assurer son développement sans repli ni crispation.

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26 février 2009

Dominique Luneau quitte Presse Océan

Dominique Luneau aurait remis sa démission de directeur de Presse Océan cette semaine. J'ignore si son contrat était lié à la mise en oeuvre de la nouvelle formule, lancée il y a un mois, mais ce départ n'est pas une bonne nouvelle pour le journal, qui a besoin d'un grand professionnel comme Dominique Luneau, dans la période décisive qui s'engage.

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25 février 2009

C'était la Gauche

En visitant le site de réflexion "Causeur" ce texte décoiffant de Luc Rosenzweig

C’était la Gauche
Quand c’est fini, c’est fini
18 février 2009 • RecommanderImprimer
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Luc Rosenzweig
Ancien journaliste au "Monde", Luc Rosenzweig est l'auteur de plusieurs essais dont "Lettre à mes amis propalestiniens" (La Martinière) et "Ariel Sharon" (Perrin).
Le “Longtemps, je me suis couché de bonne heure” de bon nombre de Françaises et de Français à la recherche de leur temps perdu pourrait bientôt être : “Longtemps, j’ai voté à gauche…” Les plus talentueux pourront alors commencer à évoquer dans la forme artistique de leur choix un monde disparu, pour le plus grand plaisir esthétique des générations futures.
La gauche est en train de sortir de l’Histoire, mais on la retrouvera, à coup sûr dans les romans, au cinéma, en BD, objet de mémoire et de thèses universitaires. Constater son décès n’est pas chose facile: son cœur a cessé de battre, son cerveau de fonctionner, ses poings de frapper, mais elle passe encore pour vivante dans les lieux où s’élaborent les représentations – instituts de sondages, IEP, services politiques des grands médias.
Et pourtant, tout observateur un peu attentif de la vie politique et intellectuelle de l’Europe et de ses dépendances devrait s’apercevoir que nous sommes en train de changer de paradigme.
La coïncidence du binôme sociologique dominant/dominé avec le binôme politique droite/gauche n’a certes jamais été totale, mais elle a tout de même permis, aussi imparfaite soit-elle, de structurer de manière plutôt satisfaisante la vie politique, et sociale et intellectuelle des démocraties au XXe siècle. Chacun la déclinait à sa manière, latine, scandinave ou britannique pour le plus grand bonheur des classes moyennes.
On lui doit une prospérité sans précédent, le développement inégalé dans l’Histoire des libertés publiques et individuelles, la protection collective contre les aléas de la vie, et surtout la fin de la guerre civile intra-européenne.
Ce modèle a néanmoins échoué à s’imposer à l’échelle mondiale : on serait bien en mal de distinguer où se situent la gauche et la droite, ou même le milieu, dans les régimes autoritaires et/ou corrompus qui sévissent dans la majorité des pays siégeant à l’ONU. Adversaire, puis régulatrice du capitalisme, la gauche n’est plus aujourd’hui que spectatrice d’un monde qu’elle a d’abord renoncé à changer, puis à comprendre.
Les premiers à déserter la gauche, en France et dans les pays comparables, ont été les ouvriers: ce sont eux qui ont pris en pleine figure l’échec tragique et, n’en déplaise à Badiou, sans doute définitif, de l’utopie communiste. Non seulement ils n’ont pas rejoint en masse les rangs de la social-démocratie, mais ils ont constitué, pendant les deux dernières décennies, les gros bataillons du Front National, qui fut un temps le premier parti ouvrier de France. Partout en Europe on voit surgir des partis populistes faisant leur pelote sur les angoisses du petit peuple.
Parallèlement, on pouvait constater que dans aucune des nouvelles démocraties nées de la chute du communisme, la gauche réformiste ne se constituait en porteuse légitime des intérêts des ouvriers et des salariés. Les partis dits sociaux-démocrates de ces pays étaient soit des usines de recyclage de l’ancienne nomenklatura bureaucratique, soit des versions centre-européennes du blairisme britannique. Dans le reste du monde, l’exception remarquable du Brésil de Lula ne doit pas masquer que la gauche politique s’est littéralement évaporée au Japon et en Corée, et qu’on ne saurait discerner la moindre émergence d’une social-démocratie dans les “petits dragons” asiatiques que sont Taïwan, Singapour ou l’Indonésie. Quant à la Russie, à l’exception d’un Parti communiste s’appuyant sur les vieux apparatchiks déshérités, le concept même de gauche y a disparu de l’espace public.
Israël, toujours un peu en avance sur le mouvement, avait montré la voie: en moins d’un quart de siècle la gauche travailliste se ne trouva plus représenter que les nantis, les intellectuels, les artistes et les enseignants, alors que les défavorisés votent Likoud, Shas, ou Lieberman…
Mais revenons chez-nous. Abandonnée des ouvriers, des marginaux, des exclus, appuyée sur sa seule base sociologique, la petite bourgeoisie intellectuelle, la gauche française fit encore un temps illusion. Le jospinisme des années 1997-2002 était la parfaite incarnation de cette nouvelle donne idéologique et politique interne à la gauche: sous la direction éclairée de la petite bourgeoisie intellectuelle, incarnée par les petits maîtres des sciences humaines triomphantes, la classe ouvrière allait accéder au paradis des 35 heures, des loisirs de qualité, de la multi-culturalité et du métissage portées au rang de valeurs suprêmes de la République. Seulement voilà: à plus de temps libre les ouvriers et assimilés préféraient plus d’argent, leurs choix esthétiques les tenaient éloignés des spectacles subventionnés, et ils se montraient indécrottablement rétifs au remplacement du référent national par son équivalent européen. De plus, ils n’étaient pas insensibles au discours sécuritaire de la droite et de l’extrême droite en raison de la dégradation de leurs conditions de vie dans les périphéries des grandes villes
Le résultat est bien connu : le 21 avril 2002 le ciel tombait sur la tête d’une gauche dès lors ramenée au plus petit dénominateur commun d’un antifascisme surjoué.
Seuls le mode de scrutin majoritaire et la prééminence de l’élection présidentielle allaient permettre au Parti socialiste de rester un recours pour l’expression de la mauvaise humeur chronique de l’électeur français (l’effet essuie-glace, qui chasse les sortants à chaque scrutin). Mais pendant qu’une nouvelle génération de notables socialistes s’installait confortablement aux commandes des villes, des départements et des régions, la droite et l’extrême gauche pillaient les vieilles armoires de la gauche pour rendre leurs boutiques plus attrayantes.
Depuis quelques années, Sarkozy, Cohn-Bendit et Besancenot se sont précipités sur tous les symboles laissés en déshérence. À moi Guy Môquet et le mythe du communisme patriotique ! À toi la flamme de mai 68 et le grand bond en avant sociétal ! À lui les derniers hochets de la panoplie du petit révolutionnaire. Une lutte féroce s’est engagée pour l’hégémonie politique et idéologique sur la petite bourgeoisie intellectuelle, celle qui est en train de se battre pour le maintien de ses positions économiques et symboliques dans la société, dans une joyeuse foire de surenchères corporatistes des “touche pas à…” mon école, ma fac, mon labo, mon hosto, mon posto…Sur les rangs, le PS canal historique (Martine Aubry), le PS canal mystique (Ségolène), la gauche allemande (Mélenchon qui se joue la fable de Lafontaine), la gauche verte, européiste et altermondialiste du trio Cohn-Bendit, Bové, Besset, et la petite bourgeoisie qui se rêve en réincarnation du prolétariat de papa rassemblée derrière le facteur et ses parrains de la IVe Internationale. Aussi longtemps qu’un vainqueur, en la personne d’un leader crédible et rassembleur ne sera pas sorti de cette mêlée confuse, la droite peut gouverner tranquille, avec cet inconvénient, pourtant, de ne pas avoir de contradiction suffisamment stimulante pour exercer intelligemment le pouvoir
C’est ce qui a conduit la droite sarkozienne de piquer, en plus des idées, des gens à gauche, et pas les plus mauvais. C’est d’autant plus simple qu’ils n’ont besoin d’aucun recyclage pour devenir immédiatement opérationnels, comme Kouchner ou Besson ou Jouyet: le pragmatisme sans rivage du président, son usage purement rhétorique du discours idéologique libéral, et son absence totale de révérence envers l’héritage gaulliste donne à la présence des “ralliés” une efficacité qui va au-delà de la petite manœuvre politicienne habituelle.
Pour retrouver le chemin du peuple, la gauche devra, elle, subir une telle mutation qu’elle en sortira méconnaissable. Si cela se produit, son premier geste, dès son retour au pouvoir, devra être d’élever une statue à Nicolas Sarkozy.

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13 février 2009

Besancenot, chou-chou des médias

La Croix - 9 février : Pierre-Yves Le Priol, un chroniqueur qui aime bien mettre les pieds dans le plat à propos des médias



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12 février 2009

La presse écrite informe !

Presse Océan 6 février 09 - Les petits potins de PO :

" Un élu du MoDem a soulevé le lièvre en conseil municipal [ de Nantes ], vendredi : les salaires de certains directeurs de société d'économie mixte nantaises dépassent dix fois le smic. Dix fois le smic, sans compter la voiture et le logement de fonction.."

Le train de vie abusif, ce n'est pas uniquement l'Etat : balayons devant nos portes locales !

Impôts locaux : des titre qui parlent ou pas.

A propos de la hausse des impôts locaux en 2009 à Rezé :

PO 2 fév. 09 " Hausse des impôts de 4% "

Ouest-France : "Budget en 2009, la ville va se serrer la ceinture "

Tout est dans la nuance, avec OF surtout ne pas fâcher les décideurs !

Le Monde 4 février 09 - MEDIAS

L'érosion des ventes de la presse quotidienne nationale continue :Evolution 2008/2007 ( année présidentielle il faut le souligner )

Le Figaro : 320 003 ( - 2,29 % )

L'Equipe : 311 457 ( - 3.63 % )

Le Monde : 300 522 ( - 5.15 % )

Aujourd'hui : 190 295 ( +1.50 % )

Libération : 123 352 ( -6.80 % )

Les Echos : 121 026 ( + 1.62 % )

La Croix : 94 926 ( - 1.79 % )

La Tribune : 77 122 ( - 0.59 % )

L'Humanité : 50 700 ( - 0.25 % )

Autres titres :

Fortes baisses d'audience pour TF1, France 2 et France 3 en janvier

52 % des internautes visionnent des émissions dans le cadre de la " catch-up TV " ( Diffusion des programmes télévisés après leur passage à l"antenne.

IRAK :

"La violence marque le pas " PO 2 février

" Dans un pays en voie de normalisation, le premier ministre Nouri Al-Maliki, l'emporte sur les partis religieux, qui avaient pris l'ascendant en 2005 au cours d'un scrutin qui s'est tenu sans incidents " Le Monde 3 février

Voilà qui tendrait à justifier la citation de Churchill " les Américains trouvent toujours la bonne solution... après avoir essayé toutes les autres "

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8 février 2009

Audrey Pulvar invitée le l'OUM


Nous avons eu le grand plaisir d'accueillir vendredi 6 février, Audrey Pulvar, journaliste, présentatrice du 19/20 de France 3. Une personnalité affirmée, des échanges très ouverts, une actualité brûlante, suivis par un public nombreux : bref, une après-midi conforme aux objectifs de l'Observatoire des Médias de l'Université permanente - OUM - de Nantes.
Verbatim à suivre, et interview d'Audrey Puvar sur



Photos jeanclaudecharrier

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2 février 2009

Folle journée : du beau, du grand et ...des toussotements !




Deux moments particulièrement agréables à la folle journée de Nantes " de Schütz à Bach " avec le Ricercar Consort et cinq solistes talentueux, interprétant un Magnificat superbe de J.S.Bach, et le Renegades Steel Band de Trinitad qui nous a séduit dans un style tout à fait différent, mais qui fait " résonner" les thèmes les plus célèbres de Bach, avec une finesse extraordinaire.
Dommage pour les concerts en salle avec soliste ou petites formations, qu'il y ait toujours des toussoteux, enrhumés ou autres vieillards cacochymes, qui ne peuvent s'empêcher de placer leurs bruits intempestifs sur les notes de si grands interprètes. Cela me fait penser aux personnes dans le champ d'une caméra et qui éprouvent le besoin de faire un salut pour bien attirer l'attention. A moins que de façon plus perverse pour les morceaux enregistrés, ce soit pour dire " tu m'as entendu pendant le morceau de viole de gambe de Philippe Pierlot : la belle toux c'est moi !".
Deux solutions : délocaliser la Folle Journée dans le calendrier pour éviter les refroidissements, ou distribuer gratuitement des Valdas à l'entrée des salles( ça fait moins de bruit que les pop corns au cinéma !).

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30 janvier 2009

Echos de la conférence de Pierre Haski

23 janvier OUM- CCO
"Rue89 - rue comme lieu de rencontre; 89 comme 1789, comme mur de Berlin, mais surtout naissance du web - a été l'occasion de réinventer un rapport différent avec le lecteur : le journal écrit c'est une relation verticale, descendante; internet c'est une liaison horizontale. Il y a une vie après la mise en ligne de l'article. Nous sommes sous la surveillance des lecteurs. Cela permet de légitimer le travail du journaliste, qui regagne respect et confiance. Comme Libé à ses débuts.
Les principes de Rue89 :
- réconcilier la presse et les lecteurs citoyens
- Faire une info à 3 voix : journaliste, expert, internaute.
Les 10 premiers sites d'information en France sur internet fonctionnent sans journaliste ( Google, Yahoo, etc )
Rue89 c'est 20 CDI dont 15 journalistes ( une partie uniquement affectée au tri des infos ).
Sur un an c'est 1400 signatures différentes.
On fait des ratages tous les jours, mais volontairement nous ne voulons être exhaustifs .
Habituellement 2 % des commentaires éliminés car injurieux, racistes, etc. Lors du conflit de Gaza : 1/3 des commentaires...

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26 janvier 2009

Humeur : Yann Arthus Bertrand lacrymogue !

25 janvier 2009

Lire un journal, c'est classe !

Après la décision prise par Nicolas Sarkosy d'offrir un abonnement à un quotidien d'information à tout jeune à l'age de 18 ans ( à mon avis une façon positive de faire l'apprentissage démocratique ) je m'empresse de faire référence à une chronique - parue dans ce blog - où je citais largement un réalisateur américain - Garisson Keillor - faisant, dans le Monde du 22 janvier 2007, une chronique savoureuse sur " la classe" des lecteurs de journaux.

Lire le journal, suprême élégance !


Extraits :" Un type assis devant un portable est un homme assis à un bureau, un tâcheron, un rond-de-cuir.Où est la noblesse là-dedans ? Il est penché en avant, la tête rentrée dans les épaules, le regard vitreux, avec au coin des lèvres des perles de salive qui lui coulent sur le menton tandis qu'il regarde fasciné, la vidéo du pêcheur tombant de sa barque. Le lecteur de journal, lui est un mousquetaire, un cow-boy, un privé. Tenir un journal vous permet de vous exprimer, un peu comme Coltrane avec un sax. Il suffit d'observer quelques règles simples :
1. Si vous voulez vraiment faire impression, n'achetez pas un journal, mais trois ou quatre. Tout homme entrant au Starbucks avec quatre journaux sous le coude est aussitôt considéré comme un nabab. (...)
2. Prenez tout votre temps pour ouvrir le journal. Vous en connaissez déjà la teneur, vous êtes au parfum; si vous le lisez, c'est juste pour savoir ce que savent les autres , alors il n'y a pas le feu.
3. Une fois que vous l'avez ouvert, ne levez jamais les yeux a moins que quelqu'un ne vous appelle par votre nom. Ne vous laissez pas distraire, , même si une blonde aux jambes interminables (...).
4. Parcourez la "une", lisez les titres, mais ne vous attardez pas, ne jouez pas la grosse tête. Soyez cool (...) .
5. Veuillez à toujours déchirer un article ou deux et à les fourrer dans votre poche. Pas de manière banale, comme si c'était une recette de boulette de viande, mais avec un empressement délibéré qui crée une aura indélébile de mystère.
6. Quand vous en avez fini avec un journal, refermez-le et balancez-le de côté d'un air négligent. Un geste dédaigneux qui signifie : " Assez de ces fadaises ! En avant ! Aux barricades !".
7. Tout cela ne devrait pas prendre plus de vingt minutes (...).L'internet vous bouffera tout vif. Avec les journaux, vous en avez pour vingt minutes pas plus. C'est votre vie, à vous de choisir.

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Pierre Haski, les images

24 janvier 2009

Pierre Haski invité de l'OUM à Nantes - interview


Pierre Haski président fondateur du site d'information http://www.rue89/ était hier 23 janvier l'invité de l'Observatoire universitaire des médias de Nantes. L'occasion de l'interviewer sur ce nouveau média.

http://www.dailymotion.com/video/x84fu3_interview-de-pierre-haski-fondateur_webcam

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19 janvier 2009

"Yes we can " évidemment

Quand on sort de la projection du film" I feel good ! Young@heart " on comprend tout de suite pourquoi Obama a pris comme slogan de campagne " Yes we can " .
Ce film est la chronique drôle, tendre, et optimiste, d'une chorale américaine unique au monde, composées de papies et mamies d'une moyenne d'age de 80 ans, qui chantent, non pas des tubes du 3ème age, mais un répertoire punk, soul et rock, avec un tonus incroyable. Bien sûr il y a des morts au champ d'honneur, mais ce qui est fascinant, c'est leur volonté, leur persévérance à surmonter les difficultés . Et particulièrement une chanson dans laquelle ils doivent répéter au moins 70 fois " we can" "can" "can"... C'est dur, dur ,dur, mais finalement ils y arrivent. " Show must go on" !
Quel meilleur exemple pour une campagne où, à l'évidence, il a fallu créer une dynamique.

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16 janvier 2009

Le nouveau Presse-Océan : Bon vent !

Soirée sympathique, riche en contacts - où je me suis aussi enrichi d'un nouveau prénom! - à l'occasion du lancement du nouveau Presse-Océan mercredi 13 au CCO.
Mon avis résumé page 2 du journal
" Une formule attractive et séduisante. Bonne lisibilité et un gros progrès"

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15 janvier 2009

Salut à Michel Rocard




J'avais écrit ce texte en février 2004 - publié dans OF - alors que le PS voulait écarter Michel Rocard d'un mandat européen. Il y a réalisé depuis cette date et aussi antérieurement, un travail considérable et unanimement salué.
En ce jour où il met fin à son mandat de député européen, je salue son itinéraire, la constance de ses engagements, sa grande probité et son apport intellectuel considérable.
Rappeler ce modeste soutien, c'est ma façon de lui rendre hommage.




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13 janvier 2009

Jean-Marc Illouz au CCO à l'invitation de l'OUM*




*Observatoire Universitaire des Médias


Interview et compte rendu fidèle de la conférence de Jean-Marc Illouz, grand reporter à France 2, ancien correspondant de guerre, qui a remplacé Dorothée Olliéric, sur les sites


Verbatim
On est pas là pour dire le bien où le mal
La presse en Iran est plus libre qu'en Tunisie
Deux cas de caméra cachée au cours de la carrière : au Yemen et en Tunisie
Ne pas ajouter à la souffrance de ceux que l'on interviewe par une prise de risque inutile
L'information est une Bourse : les sujets montent ou descendent selon les circonstances
Ne pas enfermer les gens dans leur rôle : victime, bourreau...
La " vraie" guerre ce n'est pas l'image de quelqu'un qui tire et une victime qui s'écroule : c'est le brouillard, le bruit, ou au contraire le silence inquiétant.
Le journaliste travaille dans une entreprise
France USA par rapport aux pouvoirs : du gilet rayé au " bouge ta bagnole" lancé à un collaborateur de Clinton par le concierge d'hôtel
La peur c'est de retour en France, après une mission risquée, de sursauter chez soi pour un bruit anodin, ou de s'inquiéter à la terrasse d'un café d'une voiture " bizarre" à proximité et de changer de place...

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A propos du sondage de la Croix sur les médias



Extrait du blog www.causeur.fr
Les lecteurs sont des menteurs
Le baromètre de La Croix sur la confiance dans les médias est une foutaise
09 janvier 2009 •
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Luc Rosenzweig
Ancien journaliste au "Monde", Luc Rosenzweig est l'auteur de plusieurs essais dont "Lettre à mes amis propalestiniens" (La Martinière) et "Ariel Sharon" (Perrin).
Il revient chaque année au moment des soldes et de la galette des rois : le baromètre de confiance dans les médias, réalisé par TNS-SOFRES pour le journal La Croix. Il intervient comme une sorte de pénitence que le quotidien catholique s’inflige et inflige à l’ensemble de la profession, pour compenser les excès dont les médias se sont rendus coupables durant la période des fêtes en matière d’incitation à consommer, de pub pour des montres à vingt patates et autres fanfreluches dont le prix est inversement proportionnel à la quantité de tissu qu’il a fallu pour les réaliser.
Chaque année le même verdict tombe, massif et sans appel : une imposante majorité de Français (plus de 60 %) estiment que les journalistes ne sont indépendants ni des pressions du pouvoir, ni de celles de l’argent. La cuvée 2009 du sondage est encore pire que les précédentes, car elle enregistre une augmentation de 4 à 5 points de la méfiance du public envers les professionnels de la profession.
En revanche, quand il est question de l’adéquation entre les nouvelles et la réalité, les personnes interrogées se partagent à peu près à égalité : la moitié croit ce qu’on lui dit, l’autre non. Ce qui prouverait, entre parenthèse, que 10 % des Français estiment que des journalistes à la botte du pouvoir et corrompus jusqu’à la moelle peuvent faire leur boulot tout à fait honnêtement.
Une bizarrerie, qui revient également tous les ans, confère à la radio un avantage en termes de crédibilité sur la presse écrite et la télévision, bonne dernière dans l’échelle de confiance accordée aux divers médias : sans doute “l’effet Pinocchio” qui explique que le téléspectateur croit voir le nez d’un journaliste de télé s’allonger à mesure qu’il parle. Internet, présent depuis trois ans dans le sondage, ne peut encore être mis sur le même plan que ses aînés, en raison de sa moindre pénétration dans les foyers, mais voit sa cote de crédibilité grimper en flèche, ce qui n’est que justice, vu que ceux qui transmettent de l’information par ce biais ne gagnent rien ou des clopinettes et ne figurent pas dans les promotions de la Légion d’honneur.
Hormis le fait qu’il est très désagréable d’être moins bien considéré que les huissiers de justice ou les vendeurs de voiture d’occasion, les journalistes seraient en droit de s’interroger sur la validité du jugement portés par des non-professionnels sur leur manière de travailler, et sur le résultat de leur travail. On serait plus porté à croire ces sévères censeurs s’ils se détournaient massivement des produits frelatés qu’ils prétendent mépriser pour se tourner vers l’information de qualité qu’ils assurent désirer.
Or, leur point de vue – celui qu’ils expriment lors du sondage – est en permanence contredit pas leur comportement. C’est le syndrome Arte : la chaîne franco-allemande arrive toujours en tête des enquêtes de satisfaction… et dans les profondeurs du classement des audiences. Cherchez l’erreur.
Pour commencer, les lecteurs-auditeurs-téléspectateurs n’ont jamais été si nombreux à proclamer “un grand” ou “un assez grand intérêt” pour les médias. On pourrait en tirer la conclusion que la moitié de la population française est composée de masos qui éprouvent une jouissance perverse à se faire bourrer quotidiennement le mou par une bande de courtisans prévaricateurs.
Mais là où les usagers des médias battent tous les records de mauvaise foi, d’hypocrisie et d’insolence, c’est quand on leur demande d’évaluer si les médias ont trop, suffisamment ou pas assez parlé de divers sujets, dont une liste est proposée par les sondeurs.
En tête du “on en a trop parlé”, figure la grossesse de Rachida Dati. Futilités, frivolités, pipolités, assez ! Sur la première marche du podium du “on n’en a pas assez parlé”, c’est le triomphe de “la faim dans le monde”. Parlez-nous des vrais sujets. Je vous propose un test. Placez-vous devant une bouche de métro avec deux piles de journaux proposés à un prix équivalent, voire gratuitement. La couverture du premier nous montre Mme le Garde des Sceaux donnant le sein à la petite Zohra et sur l’autre, une Africaine présentant un sein décharné à un nourrisson au ventre ballonné et aux yeux couverts de mouches. Et on fait les comptes en fin de journée.
Non, décidément, ces bon dieu de nom de dieu de curetons de La Croix n’arriveront pas à nous fiche la honte, ni à nous amener en masse dans les confessionnaux réservés à la corporation. Soutiers de l’info ou vedettes du PAF seront en 2009, comme ils furent en 2008, objets simultanés de l’envie et du mépris de leurs concitoyens, à l’image d’une autre profession, réputée plus ancienne. Et si nous sommes comme ça, corrompus, à plat-ventre devant les puissants, soucieux de la vérité comme d’une guigne, c’est que nous sommes à l’image de ceux qui nous lisent, nous entendent et nous regardent.
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12 janvier 2009

Baromètre de confiance dans les médias réalisé par TNS-Sofres pour "La Croix" - Les documents essentiels Culture - la-Croix.com

8 janvier 2009

Dorothée Olliéric bloquée à Gaza

Notre invitée initiale pour la conférence du vendredi 9 janvierde l'Observatoire universitaire des médias, Dorothée Oliéric grand reporter - d'origine nantaise - est actuellement envoyée spéciale de France 2 pour couvrir l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza. Partie dès l'origine du conflit, elle devait rentrer à Paris lundi 5 janvier ( elle y tenait d'autant plus que le lendemain était l'anniversaire de sa fille ).
Depuis le début de l'offensive terrestre les journalistes étrangers sont bloqués à la frontière de la bande de Gaza, et ceux qui peuvent franchir la frontière sont tirés au sort par les israéliens par petits groupes. Dorothée Olliéric a tiré le n° 3 sur 50, ce qui l'a contrainte, avec son équipe, à rester sur place pour être prête le moment venu. Elle a d'ailleurs envoyé chaque jour des reportages diffusés au JT de France 2, dont l'un montrant les risques liés à l'exposion des roquettes dans cette zone. Elle est vraiment désolée de ce changement, mais nous a mis en contact avec son collègue Jean-Marc Illouz, qui a bien voulu accepter de venir dans un délai aussi court. Elle viendra sans doute à une autre occasion.Merci à tous les deux.

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4 janvier 2009

L'AN NEUF

Mais oui , il ya toujours une issue : il faut sortir par le haut !













Photo du colombier de l'abbaye de la Lucerne ( Manche)

2 janvier 2009

2009 déjà !

Deux pensées profondes pour ouvrir la nouvelle année :

L'impossible,

nous ne l'atteignons pas,

mais il nous sert de lanterne.

René Char

Qui de vous

peut par son inquiétude

ajouter une coudée

à la durée de sa vie ?

Ne vous inquiétez pas

du lendemain

car le lendemain

aura soin de lui-même.

A chaque jour suffit sa peine.

Jésus de Nazareth ( Evangile selon St Matthieu )

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24 décembre 2008

Dorothée Olliéric invitée de l'OUM de Nantes le 9 janvier


Dorothée Olliéric, grand reporter à France 2, originaire de Nantes, qui depuis 15 ans a couvert tous les grands évênements mondiaux est l'invitée de l'Observatoire universitaire des médias de Nantes le vendredi 9 janvier prochain. Le thème : la place du grand reportage à la télé, et la place des femmes dans le grand reportage.
Conférence débat au CCO de 14 h 30 à 16 h. Entrée 8 € pour les personnes non inscrites au cycle des conférences.

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22 décembre 2008

Au secours de Colombe Schneck

Selon le site " causeur" d'Elisabeth Levy, certains " veulent la peau de Colombe Schneck " qui anime chaque matin à 9 h 35 sur France Inter une émission sur les médias, qui s'appelle " j'ai mes sources". Mon sang n'a fait qu'un tour, et j'ai volé au secours de l'infortunée !
Contribution :

Charrier • 22.12.08 à 19:5229-->
J’aime bien Colombe Schneck, avec son nom qui commence par une caresse et qui se termine par un coup de fouet ( comme Marlène Dietrich - la citation n’est pas de moi !).
Son émission est pluraliste, exhaustive, elle colle bien à l’actualité, et je n’y trouve aucun à priori, ce qui n’est pas toujours le cas sur France-Inter. Querelle de parisiens ?

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Pastiche d'Hervé Le Tellier ( Check-list Le Monde)

J'ose à peine l'envoyer tant elle est évidente : jeter ses godasses au président, quelle meilleure façon de dire "à bas Bush !".
Par R. Franckson

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19 décembre 2008

Brèves de comptoir

  • Des caméras dans les toilettes

Avec cet abracadabrantesque (?) menace d'attentat au Printemps à Paris, et ces pains de plastic déposés dans les toilettes, attendez vous à voir - comme disait Geneviève Tabouis - des caméras de surveillance bientôt installées dans les toilettes publiques ! Une forme nouvelle du terrorisme ...

  • "Gross plantage" de PO

Scoop de 1ère page, lundi dernier dans Presse-Océan avec l'annonce de la reprise - éventuelle - du magazine étudiant local " Europa" par Luc Besson, le célèbre cinéaste, qui ferait ainsi une entrée fracassante dans le paysage médiatique nantais. Las ! ce n'était qu'un canular du rédacteur en chef de ce magazine pour tester la réactivité de ses lecteurs. Je ne jette pas la pierre à Presse-O que j'aime bien et qui a le mérite d'aller chercher l'information. Mais comme souvent maintenant, il faut aller vite et la précipitation fait que la vérification de l'info passe à la trappe.

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17 décembre 2008

Messe de minuit

Pour la première fois depuis que la télé existe, TF1 ne va pas diffuser le 24 décembre, la messe de minuit de Noël, qui était généralement retransmise en direct de la basilique St Pierre à Rome, et célébrée par le pape.
A la place, un concert de Michel Sardou ...
Pour ceux qui doutent encore que nous avons changé de siècle, y a-t-il un meilleur signe ?

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9 décembre 2008

Petite correspondance avec Michel Rocard

Bonjour,

Merci pour votre passionnante intervention hier matin sur France Culture, et l'exposé - avec le temps nécessaire - des causes essentielles de la crise. Deux remarques quand même.
A propos du RMI et l'augmentation de la précarité, comment peut-on parler que des aspects monétaires et ne pas évoquer la dimension de précarité affective, le délitement du lien sociale, la multiplication des situations monoparentales ?
J'ai été choqué de votre mépris à l'égard de Jean-Marie Bockel et le lancement de la Gauche Moderne " quelques dizaines de militants !" Je n'en suis pas membre mais j'avais soutenu lors du précédent congrès du PS la motion 4 Sociale Libérale, qui avais fait un score ridicule, c'est vrai, mais quand on croit au libéralisme économique classique, faut-il avoir honte de l'affirmer ? Au PS depuis 1974, élu local pendant 12 ans, je ne me reconnais plus dans ce parti où personne " ne parle vrai "
Bien à vous avec mon meilleur souvenir.
Réponse de Michel Rocard :
Cher Jean-Claude,
Merci de votre message. Mais quelle erreur de "traduction". J'ai de l'amitié et aucun mépris pour Jean-Marie Bockel. Lui même sait comme moi qu'il faut au moins 30 ans pour faire un grand parti. Le reconnaître est de la lucidité. Certainement pas du mépris.

Bien à vous
Michel Rocard

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7 décembre 2008

A propos de la venue de Serge Tisseron : Qui a peur des jeux vidéo ?

07.12.08 - 14:34 Plus d'un adulte sur deux (53%) dit jouer aux jeux vidéo et un sur cinq (21%) y joue même tous les jours, selon un rapport du centre d'études américain Pew publié dimanche. Les adolescents sont 97% à jouer aux jeux vidéo.
Le pourcentage diminue en fonction de l'âge: parmi les jeunes adultes de 18-29 ans, 81% disent jouer devant leur écrans alors que parmi les personnes âgées de 65 ans et plus, la proportion tombe à 23%.
Les hommes sont plus tentés par les jeux vidéo que les femmes (55% contre 50%) et les urbains plus que les ruraux (56% contre 47%).
L'étude n'a guère noté de différence en fonction des classes sociales et des revenus, mais le niveau d'éducation a son importance: 57% des adultes diplômés de l'enseignement supérieur y jouent, contre 51% de ceux ayant terminé leurs études en fin de secondaire et 40% de ceux qui ont arrêté l'école avant.
Les usagers de l'internet sont aussi plus familiers des jeux vidéo: 64% d'entre eux sont des fans de jeux vidéo, tandis que seulement 20% de ceux qui ne sont pas utilisateurs fréquents d'internet en sont amateurs.
Les ordinateurs sont le support favori des jeux pour les adultes, 38% d'entre eux l'utilisant de préférence pour jouer, tandis que 28% préfèrent des consoles comme la Xbox, la PlayStation et la Wii. Quelque 18% préfèrent jouer sur leur téléphone portable et 13% s'exercent sur des terminaux de jeux du type PSP ou Gameboy. Les adolescents, eux, utilisent des consoles à 89%.
(A.L. avec Belga)

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2 décembre 2008

David Abiker ( suite)

Geoffroy Barre m'envoie ses commentaires sur la conférence débat de David Abiker

www.revolution80.fr

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Revue de presse

  • Que les gros salaires ...
" En admettant que Wiedeking ( président de Porsche ) travaille 70 heures par semaine et qu'il ne prenne pas de vacances, on arrive à une moyenne de salaire de 21 346 de l'heure..."
Frankfurter Allegemeine Zeitung jeudi 27 novembre 08 ( Le Monde 30.11.08)
  • " Chaque jour, chacun d'entre nous, consommons pour notre nourriture, 4 tonnes d'eau "

" Chaque mois, la Chine construit l'équivalent d'une ville comme Paris "

Entendu ce soir dans l'émission d'Arte sur la crise alimentaire.

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30 novembre 2008

David Abiker nous parle des vidéos qui font chauffer la Toile



Nous avons eu le plaisir d'accueillir David Abiker, chroniqueur à France -Info ( cf. bio ) vendredi 28 novembre à l'Observatoire des médias de l'UP à Nantes, sur le thème " Les vidéos qui font chauffer la Toile"
( De gauche à droite, Jean-Claude Salmon, David Abiker, Jean Amyot d'Inville )

Inventaire :
http://www.dailymotion.com/video/x19ys4_assassinat-kennedy-zapruder_news
http://www.dailymotion.com/video/xw2y7_saddam-hussein-pendu_events
http://www.dailymotion.com/video/x5a6to_buzz-scarlet-pour-lg-fra_tech
http://www.dailymotion.com/video/x58z2a_justice-stress-official-video_music
http://www.dailymotion.com/video/x2966j_sarko-bourre-la-france-a-enfin-son_fun
http://www.dailymotion.com/video/x3z50f_cloverfield-monster-attack-2_shortfilms
http://www.dailymotion.com/video/x7cruy_daigneron-sen-prend-aux-salaries_news
Ces matériaux bruts ont été commentés et contextualisés - que de surprises ! - lors de la conférence. Auparavant j'avais interviewé David sur le même thème.
Interview en ligne sur les deux sites de l'UP :
http://www.va-savoir.net/
http://www.atelierdesmedias.org/

Itinéraire de David Abiker :
La bio
David Abiker est né le 11 février 1969 à Suresnes. Il a débuté sa carrière professionnelle à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, dont il est diplômé et où il enseigne toujours. Après quinze ans d'expérience professionnelle sucessivement dans le conseil, la communication, la formation et les ressources humaines, il a créé sa propre société "Mon oeil" et rejoint
France Info comme chroniqueur où il assure une revue de presse matinale sur l'actualité d'Internet et de la blogosphère. David Abiker a été chroniqueur dans la matinale de France Inter pendant 2 ans et depuis 7 ans il est chroniqueur à Arrêt sur Images. Il collabore régulièrement aux magazines Code d'Accès, Femme Actuelle, Marie-Claire, Médias et Nouvel Obs Paris Ile-de-France. Il a publié les deux premiers tômes d'une trilogie sur l'homme moderne aux Editions Michalon dont le héros se prénomme Maouh : Le Mur des lamentations (2006) et Le Musée de l'homme (2005) également sortis chez Folio Galimard (2007). Il publiera prochainement un recueil de chroniques à paraître en même temps que la sortie en poche du Mur des lamentations. David Abiker est membre du jury du Prix du Style fondé par Antoine Bueno.
Photos de presse réalisées par Bruno Comtesse
ici

Son blog :
http://davidabiker.typepad.fr

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23 novembre 2008

Kennedy - suite


J'ai retrouvé la carte postale achetée à Dallas en 1965
( la date portée est 22.11.1963 )

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23 novembre 1963 - Dallas : J.F.Kennedy assassiné. Il y a 45 ans !














Tous ceux ayant un certain age se souviennent de ce qu'il faisait le 22 novembre 1963, vers 19 h lorsqu'a été annoncé à la radio, l'assassinat de J. F. Kennedy à Dallas à l'occasion d'un voyage officiel. Etudiant à Paris, j'étais dans ma petite chambre de la rue Sévigné dans le Marais ( mon frère Daniel y logeait aussi ), et ai vécu avec intensité cette soirée dramatique. Dans un 1er temps on annonçait des blessures graves, mais le décès est vite intervenu et le choc fut énorme.
Je me souviens particulièrement de la présence très vite sur place de Philippe Labro jeune journaliste ou stagiaire à l'époque - j'aurais bien voulu avoir cette chance ! Très rapidement il envoya des papiers passionnants sur la climat très particulier qui régnait dans le Texas en 1963.
Deux ans après, avec quelques collègues de l'Ecole des Impôts, nous firent un voyage aux States 11000 kms en 4 semaines. C'était les premiers charters transatlantiques avec départ de Bruxelles et la compagnie Flying Tiger Line, en quadrimoteurs à hélices Super Constellation, escale à Gander - Terre-Neuve - et Shannon ( imprévu !) : au total 24 h de voyage avant d'atterrir à New York ! Bref, un petit parfum d'aventure.
Le pèlerinage à Dallas était pour moi indispensable. La population, les commerçants étaient peu loquaces sur l'évènement tragique. Seules la pelouse à proximité du lieu de l'assassinat recevait régulièrement des fleurs. Une carte postale avait quand même été éditée, reconstituant les tirs d'Oswald à partir de la bibliothèque (si je peux la retrouver ! ). La prison dont j'ai photographié l'entrée, était tout proche de l'esplanade fatale. C'est là que Lee Harvey Oswald fut à son tour abattu par Ruby, quelques jours après le 23 novembre. L'ambiance de Dallas dans la torpeur de l'été, la richesse étalée, une violence sous-jacente, était vraiment spectaculaire.
L'autre photo a été prise au cimetière d'Arlington à Washington : la tombe de J.F. Kennedy était d'une grand sobriété.

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20 novembre 2008

Deux ou trois choses sur Obama

  • Le nouveau président des Etats-Unis est gaucher. Ce qui n'a pas de signification politique, car son prédécesseur Georges Bush l'est aussi, de même que Mac Cain et Bill Clinton, et presque tous les présidents américains depuis 30 ans. Je ne sais quelle conclusion il faut en tirer, mais ça fait toujours plaisir aux 20% de gauchers, qui dans beaucoup de circonstances se trouvent maladroits.
  • Barack Obama a des lointains ancêtres dans la région nantaise, nous a appris Presse-Océan le 7 novembre au lendemain de son élection. Précisement Marin Duval, un huguenot nantais ayant fait souche en Amérique dans le Maryland au XVII ème siècle a dans sa descendance non seulement Obama - si l'on en croit les informations révélés à l'origine par Le Parisien ( Bravo!) - mais également Dick Cheney, le vice-président de Georges Bush - ils sont donc lointains cousins ! - ce qui traduit un bel esprit d'ouverture.
  • Dans le déferlement médiato-hagiographique autour du candidat, puis du nouvel élu, c'est sans doute sa femme - elle aussi très brillante - qui l'aide à retomber sur terre : révéler très naturellement à la presse, que son mari a parfois mauvaise haleine le matin au réveil, et qu'il a une facheuse tendance à disperser ses chaussettes n'importe où dans leur habitation, voilà qui redonne une dimension bien humaine au nouveau président !

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18 novembre 2008

L'automne

Haïku du jour


La feuille d'automne

Virevoltante, indécise

Mission accomplie

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16 novembre 2008

Congrès PS : Sans François c'est la pagaille !

Il a tellement été reproché à François Hollande de vouloir des synthèses à tout prix, qu''on ne va pas tarder à le réévaluer dans l'opinion, quand on constate la grande confusion du congrès du PS. L'habileté de François Hollande - que l'on reverra bientôt - a été de masquer quelques évidences : le PS est avant tout une machine électorale qui tient grace à ses succès aux élections locales (20 régions sur 22, la moitié des départements, la plupart des grandes villes ). Aussi longtemps que cette assise perdurera les responsables socialistes ne casseront pas ce formidable outil. Et ne seront pas obsédé par le pouvoir nationale où il y a tellement de coups à prendre et de dégats colatéraux lors des élections intermédiaires. De ce point de vue je pense que beaucoup de leaders bien assis sur leur pouvoir local ne sont pas mécontents de laisser à Nicolas Sarkosy le sale boulot...C'est la meilleur assurance pour conserver leur siège.
Il faut également être lucide sur la composition militante du PS. Comme le dit Michel Rocard " 1/3 de conseillers municipaux, 1/3 qui aspire à devenir élus municipaux, et 1/3 de passage qui viennent pour voir et qui ne restent pas". Il faut également voir la composition sociologique : forte domination du secteur public, notamment des agents des collectivités locales, moyenne d'age élevée, autant d'éléments qui ne stimulent pas l'innovation et l'ouverture.
Enfin sur la doctrine, le programme, la réécriture modernisée de la déclaration de principe intervenue cette année, n'a guère résisté à la crise financière. Les vieux réflexes marxisants sont ressortis, et la condamnation de l'économie libérale, sans appel. Tony Blair avait renové le Labour en 1995 en disant qu'il fallait passer d'une doctrine du "plus d'impôts, plus de dépenses " au " plus d'économies, plus d'investissements", grace à quoi les travaillistes, ont gagné trois élections nationales de suite. En France, celui qui à gauche tient ce discours, est vite écarté.

Curiosité médiatique du jour:

Au journal de 20 h de TF1, l'ouverture se fait sur la réunion du G20 et le congrès du PS, alors que sur France 2 l'ouverture se fait sur des faits divers,et le congrès du PS ne vient qu'après, à 20.07. Etonnant non ?

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14 novembre 2008

Pierre Péan invité de l'Observatoire des médias

Pierre Péan, écrivain enquêteur était l'invité de l'Observatoire des médias de l'université permanente. Passionnant et réconfortant de constater qu'il y a encore des journalistes indépendants pour mener des enquêtes au long court.
Brèves citations :
je suis resté Tintin en culottes courtes face au jeu de pistes!
Pour avoir la confiance des gens, il faut savoir fermer sa gueule ( le off doit être respecté )
La bêtise, c'est de conclure ( à propos d'une jeunesse française de F.Mitterrand )
Mes enquêtes sont des enquêtes d'initiatives et non de suivisme ( exemple: attendre les pv du juge sur son fax ! )

J'ai dù avoir une quarantaine de procès, mais celui intenté par SOS Racisme à propos de mon livre sur le Ruanda m'a vraiment choqué et atteint : j'en ai fait une crise cardiaque...
Je mène toujours la même enquête : je tire le fil ...

Les médias s'intéresse beaucoup trop aux minorités
Une certaine éthique (
ou plutôt une éthique certaine )

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6 novembre 2008

Vendée globe : ils sont jeunes, beaux, et des rêves plein la tête !

Des pontons très visités
SamanthaDavies

Bernard Stamm






Marc Thiercelin
Départ dimanche 9 novembre 13 h 03 pour le tour de la grosse pomme. Bon vent !

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Barack Obama : le président qui fait voyager !

Une - belle - grand mère au Kénya; une grand mère maternelle aux iles Hawaï; une élection aux Etats-Unis : une véritable aubaine pour les journalistes voyageurs. C'est quand même plus confortable de s'envoler plusieurs jours pour ces confortables destinations, plutôt que d'aller chercher l'info à Goma dans le Kivu à l'est de la République " Démocratique" du Congo ( j'ai bien connu la "République Populaire du Congo" et ai appris à me méfier des appellations ). Tout ce barnum à New-York, Washington, Chicago et Phoénix, me faisait penser au festival de Cannes : on est pas certain que ça passionne les foules, mais on y est bien !
  • Sur la victoire d'Obama, elle est comme je l'ai entendu, révolutionnaire, mais sa présidence ne le sera pas : ce n'est ni son programme, ni son profil. Transformé en icône par les médias, je crois qu'Obama est au monde politique, ce qu'est Tiger Wood au monde du golf : il est métis, de culture internationale, il est le meilleur - et de loin - dans sa catégorie, et aura comme priorité de bien faire son job. La story stelling qui s'est développée autour de son image et tous les processus d'identification qu'il a portés et qui l'on conduit à une nette victoire, ne seront pas forcément bénéfique pour gouverner un grand pays en crise. Michel Rocard souligne volontiers que dans notre monde hyper médiatisé, les qualités pour se faire élire sont très éloignées de celles nécessaire pour bien gouverner : souhaitons qu'après avoir fait preuve des premières, il puisse montrer qu'il possède les secondes.

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3 novembre 2008

Etats-Unis : une démocratie économe en élus

Parallèlement à l'élection présidentielle américaine, des élections locales et nationales sont prévues mardi 4 novembre. Il est intéressant de remarquer que pour 305 millions d'Américains il y a 100 sénateurs et 435 élus à la Chambre des représentants, soit 535 en tout, c'est à dire 1 élu national pour 570 000 habitants. En France nous avons un ratio de 1 élu national pour 67 000 habitants, soit presque 10 fois plus ( 577 députés - 343 sénateurs pour 61,8 millions de Français ). Quant'au train de vie de nos élus, le récent rapport sur les finances de l'Assemblée Nationale qui montre une augmentation du budget de 47 % en 10 ans ( avec aussi des fonctionnaires grassement payés - 213000 € en moyenne brute pour les 24 principaux ), tout cela ajouté aux dérives constatées au Sénat, fait que nous avons une démocratie peu soucieuse de l'argent du contribuable. On pourrait aussi ajouter le coût des élus des collectivités locales - régions, départements, communautés urbaines, communes - où la rigueur budgétaire n'est pas toujours la vertu respectée ( 89 "invités" par la Région aux jeux olympiques de Pékin à nos frais ! ).
Voilà un domaine où l'on pourrait utilement s'inspirer de l'exemple nord-américain...

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2 novembre 2008

Barak Obama l'élu des médias

C'est au moins du 95 % de votes pour Obama dans la presse française ! un véritable matraquage ! Qu'il soit souhaitable que l'alternance s'exerce aux Etats-Unis au profit des démocrates est évident pour beaucoup de monde, mais de là à se transformer en propagandistes plutôt qu'en informateurs, il y a une frontière que nos commentateurs franchissent allègrement. Pourtant, il y a les précédents de Al Gore en 2002 qui devait évidemment gagner, et Kerry en 2004 sacré président avant l'élection et qui au bout du compte dû s'incliner devant Bush. Sans parler des erreurs de pronostics dans certains de nos votes hexagonaux... Le côté moutonnier et presque constamment hagiographique de la presse française restera sans doute dans l'histoire de cette élection.
Quant'à l'élection elle-même, il serait regrettable qu'elle se joue principalement au niveau du symbole, lié à la couleur de peau de Barak Obama. Si la victoire probable d'Obama marquera une date dans l'histoire des USA, ce qui est quand même le plus important c'est la capacité à mettre en oeuvre, dans la durée, une politique adaptée à la crise économique. Sinon les lendemains risquent d'être difficiles.

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28 octobre 2008

Automne : le vignoble lumineux




Nantes à l'horizon et le château d'eau aux couleurs du muscadet à la Haie-Fouassière : l'automne sur le vignoble.





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24 octobre 2008

Haro sur les matheux (suite)


Publication dans Ouest-France le 17 octobre 2008

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22 octobre 2008

Paris : Mondial de l'auto








Luxe et volupté ...

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20 octobre 2008

Haro sur les matheux

Qui a conçu tous ces actifs financiers que l'on qualifie volontiers aujourd'hui de pollué, voire de pourri ? Ces produits si sophistiqués, que même les responsables des grandes banques ne sont pas en mesure d'en définir précisément le contenu, mais qui avaient à leurs yeux toutes les garanties de sérieux - et de rentabilité ? A qui a-t-on fait confiance dans ce gigantesque château de cartes qui s'écroule sous nos yeux ?La réponse est simple : aux plus brillants cerveaux de nos grandes écoles, polytechniciens, centraliens et équivalents, qui plutôt que de s'orienter traditionnellement vers la recherche ou l'industrie, se sont orientés vers la finance maîtresse de l'économie globalisée. A coup de calculs hyper sophistiqués, de probabilités pressurées, ils ont cru - ou fait semblant de croire - qu'ils avaient trouvé la martingale écartant les risques et gagnant à tous coups. Leur carte de visite étaient suffisante pour convaincre sans démonstration leurs pairs plus âgés, dirigeants des grandes institutions financières, de l'efficacité et surtout de la rentabilité de leurs créations. Foin du bon sens, tant pis pour l'économie réelle, tout le monde a suivi ces enchanteurs, qui bien sûr étaient les premiers servis. Mais voilà, le bug est arrivé et tout le monde va payer ces abstractions délirantes. Saura-t-on demain ramener au réel et mieux maîtriser ces brillants cerveaux ?

15 octobre 2008

Lââm l'honneur des Tunisiens

En chantant à capella une Marseillaise particulièrement tonique - à la Mireille Matthieu ! - la chanteuse Lââm d'origine tunisienne, a fourni la meilleure réponse possible aux sifflets insupportables d'une partie du public du match de foot France Tunisie hier soir.

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14 octobre 2008

Trois ans déjà : à propos de la vocation


Si je remonte dans mes souvenirs, ma vocation pour le journalisme s’est exprimée pour la 1ère fois en 1956 – j’avais 14 ans – à propos des évènements de Hongrie. La violente répression de la révolte de Budapest en octobre contre l’oppression soviétique, l’inaction des pays occidentaux, les reportages poignants des envoyés spéciaux de « 10 millions d’auditeurs » sur Radio Luxembourg - que je suivais avec passion - à la frontière autrichienne où affluaient les réfugiés. J’achetais Paris Match à l’époque, et garde le souvenir émouvant du photographe Jean-Pierre Pedrazzini tombé sous les balles soviétiques, en pleine jeunesse ( j’ai retrouvé avec plaisir au sein de notre groupe de l’Observatoire des médias, un ami qui gardais aussi le souvenir précis de J.-P. Pedrazzini ). L’oreille collé au poste, je vivais viscéralement ces événements et rêvais d’y être. Peu de temps après, c’était le débarquement des troupes franco- anglaises à Suez, après la nationalisation du canal par Nasser : autre temps fort de 1956. Et aussi l’Algérie…
Depuis je n’ai cessé de me passionner pour l’actualité, les médias et le journalisme. Europe n° 1 qui s’affirmait à l’époque, était vraiment le lieu où j’aurai voulu travailler, même bénévolement ! Je fus parmi les premiers auditeurs à participer à Europe midi de Jacques Paoli – le père de Stéphane – qui était un extraordinaire journaliste de radio. Avouerais-je aussi que j’ai gardé longtemps dans mon portefeuille, la photo de Francis Lauga, reporter d’Europe, victime d’un accident d’hélicoptère à l’occasion d’un reportage dans les Alpes. Un prix de jeunes journalistes a d’ailleurs été créé à sa mémoire.
Voilà la naissance d’une passion qui ne m’a jamais quitté.
Pourquoi alors ne pas en avoir fait mon métier ? j’y reviendrai, mais pour l’immédiat j'ai envie de citer Pierre Bourdieu dans Les Héritiers. Les étudiants et la culture « En 1964, un fils de cadre supérieur a quatre-vingt fois plus de probabilités d’entrer à l’université qu’un fils de salarié agricole, quarante fois plus qu’un fils d’ouvrier… »
Jean-Pierre Pedrazzini photo reporter de Paris-Match

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Crise financière : le rouge ou le vert ?

Avez-vous remarqué que pour les bourses asiatiques, les baisses sont systématiquement portées en vert et les hausses en rouge, alors que pour les occidentaux c'est l'inverse ? Pour les asiatiques, le rouge symbole de vie, de soleil et de félicité, s'impose, alors que pour nous, quand tous les clignotants sont au rouge, c'est l'alerte générale. Voilà bien une perception du monde totalement opposée...

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12 octobre 2008

Paroles d'européens à Nantes : la place de la Défense







500 jeunes européens se sont retrouvés à Nantes ce week end pour proposer 12 projets pour l'Europe de 2020. Des choses attendues dans ces propositions, mais aussi une surprise pour moi : la place de la défense, et la demande d'une force armée permanente. On constate avec ce thème la préoccupation forte des jeunes des pays nouvellement adhérents qui on vécu l'occupation étrangère, en l'occurrence soviétique. Propos relayés par l'ex- présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga qui m'a beaucoup impressionné par sa maîtrise de notre langue, la clarté et la fermeté de ses convictions, et sa vision historique de notre continent.



La chaine parlementaire a enregistré ces restitutions. Quelques échos visuels du plateau avec notamment Jean-Pierre Jouyet et Felipe Gonzalez qui préside le groupe de réflexion pour l'Avenir de l'Union européenne.
Deux citations : " quand je suis avec un autre européen, je mesure ce qui nous sépare; quand nous sommes avec un asiatique ou un américain, nous mesurons ce qui nous rapproche " F. Gonzalez
" En matière d'intervention militaire, les américains font la cuisine, les européens font la vaiselle " V. Vike-Freiberga

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Trois ans déjà ...


12 octobre 2005 - 12 octobre 2008 : trois ans déjà, 150 textes déposés. Il va falloir que je consacre un peu de temps à faire un bilan de ces trois années de tête-à-tête avec mon ordinateur...

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10 octobre 2008

Le Clezio prix Nobel de littérature

J'ai toujours considéré Jean-Marie Le Clézio comme un auteur et une personnalité fascinante. Cela ne date pas d'hier. Je viens de retrouver dans ma bibliothèque l'édition originale du Procès verbal chez Gallimard, que j'avais acquis en 1963 lorsqu'il avait obtenu le prix Renaudot. Le livre est jauni, présenté avec les pages découpées, et donne un sentiment étrange. Une nouvelle ( re ) lecture en perpective, alors que les livres s'entassent un peu partout et que j'éprouve bien des difficultés à les finir...
Mais Le Clézio c'est la classe : le secrétaire de l'académie suédoise dit même de lui que c'est le Chateaubriand du XXème siècle. Et puis c'est ma génération, avec en commun, plusieurs années en Afrique où son père d'origine anglaise, était médecin de brousse ( à propos de la colonisation, il cite volontiers Ganghi " La colonisation a été négative, avec parfois des choses positives " ). L'attention que porte Le Clézio aux êtres et à la nature, est hors du temps.

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8 octobre 2008

Crise financière : Haro sur les matheux !

Qui a conçu tous ces actifs financiers que l'on qualifie volontiers aujourd'hui de pollué, voire de pourri ? Ces produits si sophistiqués, que même les responsables des grandes banques ne sont pas en mesure d'en définir précisement le contenu, mais qui avaient à leurs yeux toutes les garanties de sérieux - et de rentabilité ? A qui a-t-on fait confiance dans ce gigantesque château de cartes qui s'écroule sous nos yeux ?
La réponse est simple : aux plus brillants cerveaux de nos grandes écoles, polytechniciens, centraliens et équivalents, qui plutôt que de s'orienter traditionnellement vers la recherche ou l'industrie, se sont orientés vers la finance maîtresse de l'économie globalisée. A coup de calculs hyper sophistiqués, de probabilités pressurées, ils ont cru - ou fait semblant de croire - qu'ils avaient trouvé la martingale écartant les risques et gagnant à tous coups. Leur carte de visite étaient suffisante pour convaincre sans démonstration leurs pairs plus âgés, dirigeants des grandes institutions financières, de l'efficacité et surtout de la rentabilité de leurs créations. Foin du bon sens, tant pis pour l'économie réelle, tout le monde a suivi ces enchanteurs, qui bien sûr étaient les premiers servis. Mais voilà, le bug est arrivé et tout le monde va payer ces abstractions délirantes. Saura-t-on demain ramener au réel et mieux maîtriser ces brillants cerveaux ?

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7 octobre 2008

Edgar Pisani et le sens de l'Etat

Edgar Pisani, 90 ans, tenait conférence cet après-midi, au CCO, sur le thème du sens de l'Etat, titre du livre d'entretiens qu'il vient de publier Edit.de l'aube. Impressionnant, par sa prestance, son agileté intellectuelle, sa maîtrise de l'auditoire - pas toujours d'accord avec ses positions, lorsqu'il s'agit par exemple, du président de la république - et sa résistance physique : près de 2 heures d'exposé et de questions réponses ( qui l'obligeaient à venir près de ses interlocuteurs pour comprendre leur propos qu'il entendait mal ).
Cela m'a remis en mémoire l'extraordinaire one man show auquel, étudiant à la fac de Rennes, j'avais assisté en 1962, dans le grand amphi de l'université. L'invité était Edgar Pisani, ministre de l'Agriculture, chargé de mettre en place la PAC, politique agricole commune, qui suscitait beaucoup de controverses à l'époque, surtout en Bretagne. Il y avait un chahut indescriptible, brouhaha, jets de boulettes et avions papier. Pisani est arrivé, seul et debout derrière le bureau. Il a vraiment pris cet amphi bondé à bras le corps, avec autorité, conviction, persuasion et talent, et complètement retourné l'auditoire, qui l'a chaleureusement applaudi à la fin de sa conférence. J'ai constaté avec plaisir cet après-midi, qu'il n'avait pas oublié cet épisode fameux. Pour moi cela reste l'un des moments les plus impressionnants du discours politique, et j'en ai entendu beaucoup...
Je pense aussi qu'avec ses immenses qualités, Pisani aurait pu avoir une autre carrière politique. Mais son gaullisme, puis son ralliement au socialisme tendance Rocard, et sa rigueur, l'ont écarté des responsabilités de premier plan à partir des années 80. Dommage !
Juste une phrase dans ses propos aujourd'hui : en France on a le culte de la règle plutôt que le respect du droit.
Son grand regret : ne pas avoir été ministre de l'Education Nationale. Il travaille d'ailleurs à un livre sur ce sujet : à 90 ans, chapeau ! de même que de faire encore une quarantaine de conférences par an !

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5 octobre 2008

Images d'un week-end nantais











Le Jardin des plantes en nocturne et le lancement du plus grand trimaran du monde : 4-5 octobre 2008 à Nantes

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29 septembre 2008

Revue de presse : crise et chuchotements

  • 2 500 milliards de dollars : c'est le montant des crédits accordés aux consommateurs américains à partir des cartes de crédit distribuées sans discernement - par exemple par courrier - sans se soucier des ressources des destinataires. Et à la différence des subprimes il n'y a même pas un bien immobilier, même dévalué, en contrepartie. Je me souviens d'un texte sur le blog de Jacques Attali il y a plus d'un an, qui annonçait déjà cette 2ème phase de la crise. Elle arrive.
  • Acheté un nouveau mensuel " le journal - tous les médias " 8 pages , qui sous-titre " le journal qui a tout lu ( et relu) pour vous : ça décoiffe pas mal, avec un parti-pris assez nettement à gauche, mais dans l'ensemble c'est très roboratif et il y a une masse énorme d'information. Bien entendu, il aligne la revue " MEDIAS" que j'aime beaucoup : c'est la concurrence !
  • Staline , de son vrai nom Joseph Douchgachvili, a eu une jeunesse de gangster caucasien très occupé : hold-up, rackets, enlèvements étaient ses activités principales. Son plus grand "exploit" un casse meurtrier mais lucratif - équivalent à 3 millions d'euros - en 1907, dont la presse occidentale s'était émue. Il aurait même été recruté par Lénine pour sa capacité à remplir rapidement les caisses du parti...C'est ce que révèle une passionnante biographie d'un Anglais, Simon Sebag Montefiore, qui a eu accès à des archives inaccessibles auparavant, et qui expliquent pourquoi Staline n'aimait pas parler de sa jeunesse. Le Monde des livres - 19 septembre 2008 .
  • A qui profite le développement durable ? C'est la bonne question que pose l'ancienne directrice d'Action contre la faim, Sylvie Brunel, aujourd'hui prof de géo à Paris Sorbonne. Elle y balise et recadre sérieusement, ce nouvel impératif catégorique de nos sociétés d'abondance qui " discrimine et exclut " tous les pauvres de la planète. Le développement durable apparaît, écrit-elle, comme " un nouveau système de pensée et de croyance qui se révèle à la fois élitiste, discriminant et régressif. Ce qui devait constituer une synthèse harmonieuse entre croissance, équité et environnement érige un nouvel apartheid en sanctifiant une "Planète" mythifiée". Sylvie Brunel souligne également , parmi beaucoup de points évoqués, la dimension religieuse du développement durable. A lire: A qui profite le développement durable ? Larousse/ à vrai dire 157 p.9,90€

( Je ne sais pas pourquoi, j'aime bien les auteurs qui sont à contre-courant, qui ne prennent pas pour argent comptant les " vérités" que l'on nous assène à longueur de médias : sur le développement durable, la Chine, les élections américaines...Attention, je ne suis pas dans le parti des négationistes, style 11 septembre et autres délires colportés par internet.) C'est grave docteur ?

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23 septembre 2008

Sarkosy, président de rupture

Nicolas Sarkosy est à la présidence de la république, ce que Coluche a été à l'humour français : un homme de rupture, de changement irréversible. En bien ou en mal la pratique, le style, la "culture" présidentielle ne seront jamais comme avant.

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20 septembre 2008

Le PS

Citation du jour :
Le PS est une armée mexicaine dans une auberge espagnole
Hubert Védrine ?

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11 septembre 2008

Le vignoble nantais : un pays aimable

Le vignoble nantais : un pays aimable
« Où il y a de la vigne, il n’y a pas de barbarie » dit Hubert de Mauvillé, vigneron bourguignon dans le film Mondovino. Et pour reprendre quelques citations de Julien Gracq publiées récemment dans un n° spécial de la revue Place Publique, le célèbre écrivain oppose volontiers, le nord Loire et ses « zones d’atonie » au sud Loire et ses campagnes plus riantes, plus ouvertes, plus chaudes : c’est déjà « l’horizon tout proche d’un Midi timide que les miroirs d’eau, les tuiles romaines, les briques et les arcades de Clisson viennent un moment italianiser ». Il ajoute « Quand on va du nord au sud de la Loire (…) on change en réalité de pays… et même de manière villageoise de vivre et philosopher » (N° mars avril 08 page 46 ). Il suffit de se promener sur les magnifiques coteaux du vignoble comme ceux de Saint Fiacre sur Maine pour s’en convaincre.
Etre né et avoir connu dans son enfance les rituels et le rythme des vendanges, longtemps si festives et joyeuses avec tous ces jeunes travaillant dur, mais si heureux de se retrouver le soir pour rire et s’amuser, est une chance qui ne s’oublie pas. La mécanisation et « l’industrialisation » nous ont fait changer d’époque. Le muscadet aussi a changé : plus rond, fleuri, plus normalisé, moins sec qu’auparavant, si bien que quelques anciens cherchent maintenant dans le Gros-Plant, le goût du muscadet d’autrefois…
Une question pour finir : pourquoi Nantes ignore-t-elle à ce point son vignoble ? Tout orientée vers l’estuaire, pourquoi tourne-t-elle le dos à l’axe Nantes Clisson ? Résultat de l’histoire et/ou complexe vis-à-vis de Bordeaux ?
Contribution à l'émission Transbordeur sur le muscadet

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7 septembre 2008

La presse quotidienne : survie possible ?

Dossier passionnant dans la Croix du 5 septembre sur l'avenir ( ? ) de la presse quotidienne.
J'ai la passion des journaux - 4 par jour - et partage totalement ces propos dans la présentation du dossier.
"Pourtant face aux écrans, au direct et à internet, il reste une place pour l'exercice lent, différé et solitaire qu'est la lecture d'un quotidien. Dans un monde dominé par l'immédiateté, la presse écrite peut apparaître comme le lieu nécessaire de la distance, de la respiration, de la compréhension."

Titres des 4 articles du dossier

Exigence d'abord ! Bruno Frappat
Le renouvellement de la politique éditoriale, Louis de Broissa, sénateur UMP de Côte d'Or ( rapporteur sur ce dossier )
S'inspirer du système d'aides au cinéma, Emmanuel Schwartzenberg, créateur de l'émission " La vie des Médias" sur LCI et auteur de " Spéciale dernière - qui veut la mort de la presse quotidienne française ?" Calmann Lévy 2007
Une culture malthusienne, Patrick Eveno, maître de conférences à l'université Paris I, vient de publier La presse quotidienne nationale, fin de partie ou renouveau, Vuibert 2008.

Quelques chiffres marquants dans l'article de Schwartzenberg :
Pour un quotidien français vendu 1 E, les coûts d'impression s'élèvent à 35 cent. ceux de la distribution à 35 voire 40 et celui du papier à 10 cent. Il reste 15 centimes pour l'administration, la rédaction, le chauffage et le téléphone !
Salaire moyen de 4500 E par salarié du syndicat du Livre ( 300 postes au Monde ) ; aux NMPP le salaire moyen est de 3200 E pour 1200 employés. Des plans sociaux prévoient par exemple le versement à 50 ans de 368 000 E par salarié acceptant de partir en retraite anticipé...
Ce n'est qu'un élément du dossier, mais il pèse lourd !

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1 septembre 2008

La pauvreté recule dans le monde, sauf en Afrique : 5 lignes dans Ouest-France !

Entre 1981 et 2005 la proportion de pauvres dans la population mondiale – moins de 1.25 dollar par jour - a diminué de moitié, passant de 52 % à 26 % soit une amélioration pour un demi milliard des habitants de la planète. Les progrès les plus spectaculaires ont été enregistrés dans l’Asie de l’Est et particulièrement en Chine où le taux de pauvreté est passé en un quart de siècle de 84 % à 16 % de la population : 600 millions de personnes y sont sorties de la très grande misère. En revanche, seule l’Afrique subsaharienne est restée depuis vingt cinq ans en dehors de cette évolution positive avec un taux constant de 50 % de très pauvres, ce qui, avec la démographie, a fait passer leur nombre de 202 millions en 1981 à 384 millions en 2005.

Ces chiffres et beaucoup d’autres passionnants et très éclairants sur l’évolution du monde et des différents continents ont été publiés par la Banque mondiale le 26 août à partir d’études régulières menées dans tous les pays. Ouest-France du 27 août a consacré un entrefilet de cinq lignes à ce rapport qui remet pourtant en cause des affirmations fréquentes des médias sur l’augmentation inexorable de la pauvreté dans le monde. Pas davantage d’échos à ma connaissance dans les grands médias audiovisuels, où l’on refait volontiers le monde. Seules quelques grands quotidiens nationaux y ont consacré des commentaires détaillés. Mais les nouvelles – relativement - positives n’ont pas la côte dans le monde de l’information. Tant il est vrai « Qu’un arbre qu’on abat fait plus de bruit que mille arbres qui poussent » : rappeler de temps en temps qu’il y a des milliers d’arbres qui poussent en silence ne serait pourtant pas inutile …

Publié dans Ouest-France le 5 septembre 2008 (sans la référence aux 5 lignes de OF dans le titre et sans la citation in fine ...)

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25 août 2008

Pendant les JO les trains sont arrivés à l'heure !


On sent comme une frustration dans certains commentaires de presse à l'issue des JO de Pékin : pas de vrai couac, pas d'incident notable, une machine bien préparée a bien fonctionné - avec le sourire et l'amabilité en plus - de quoi démentir l'adage journalistique selon lequel seuls les trains qui n'arrivent pas à l'heure, constitue une information intéressante. Alors on parle de JO dans une main de fer, ce qui n'est sans doute pas faux, mais cette main a su se rendre presque invisible.

A contrario, s'il y avait eu des incidents sérieux, il est clair que l'on aurait parlé que de cela, occultant tout le reste.

Les Chinois ont gagné leurs JO, et je pense que cela aura des effets positifs, contrairement à ce qu'écrit Jean-Luc Domenach dans le point de vue de Ouest-France de ce matin.

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L'Etat de droit en Chine


" En République populaire de Chine, 80 % des lois sont les mêmes que celles en vigueur dans les juridictions internationales. Plutôt que de combattre les 20 % qui n'y correspondent pas, mieux vaut lutter pour faire triompher le règne de la loi." Le Monde - Les échos de Pékin 23 août 2008

Me LiJinsong, avocat d'un des plus célèbres dissidents chinois Hu Jia.


Je partage ce point de vue : si l'on recherche d'abord l'efficacité et les progrès, même à petits pas, il est plus utile d'agir à partir des outils disponibles qui ne sont pas négligeables, plutôt que de se draper dans la position des éternels donneurs de leçons, grande spécialité française. Sait-on d'ailleurs que 40 % des décisions de justice dans les conflits entre les autorités chinoises et les citoyens sont favorables à ces derniers : ce qui montre qu'à tous les niveaux, il y a des gens qui soutiennent le droit et la démocratie. C'est une longue marche ...

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22 août 2008

Le monde est beau !










Bref aperçu des Pyrénées espagnoles et Saragosse qui présente une superbe expo internationale sur l'eau.

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26 juillet 2008

Banal accident


Banal accident sur une petite route de Vertou : perte de contrôle par un jeune conducteur dont le véhicule vient buter contre un talus. Heureusement il n'y a que des dégats matériels.
Il est vrai qu'à défaut de limitation de vitesse, beaucoup d'automobilistes, imaginent qu'ils peuvent rouler à 90 sans risque, alors que la route est étroite, déformée et sans visibilité. Ce n'est pas le périphérique nantais !

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8 juillet 2008

L'oublié de mai 68


Des 3 grands leaders étudiants de mai 68 en France, il en est un qui à la différence de D. Cohn Bendit et A.Geismar est resté d'une discrétion absolue et/ou a été totalement oublié des médias : c'est Jacques Sauvageot, pourtant vice-président de l'UNEF à l'époque. C'est d'autant plus étonnant de la part de la presse régionale, qu'il a été longtemps directeur de l'école des Beaux-Arts de Nantes, avant de partir pour Rennes, pour une fonction équivalente. A notre arrivée à Nantes dans les années 70, nous l'avions rencontré dans un petit cercle de réflexion politique qui n'a pas perduré.
C'est pour moi, l'énigme du 40 ème anniversaire de mai 68.

Cela étant, la date la plus importante de 1968 est à mon avis le 21 août 1968 quand les troupes du pacte de Varsovie, ont envahie la Tchécoslovaquie et mis fin au printemps de Prague et sa tentative de socialisme à visage humain. A partir de cette date, l'empire soviétique était condamné : 11 ans après il disparaissait.

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6 juillet 2008

Ile de Nantes et ligne 5 : le tramway évidemment ?

Paru dans le forum de Ouest-France le 3 juillet 2008

L’aménagement de l’île de Nantes va être le grand projet des dix prochaines années. Projets immobiliers multiples, regroupement des services hospitaliers, transports publics adaptés : l’actualité est riche de déclarations d’intention qui suscitent de nombreuses réactions.

La future ligne de transport en commun, d’est en ouest de l’île, fait partie de ces projets. En reliant notamment les nouveaux quartiers de l’île de Nantes au quartier Malakoff, par le pont en construction sur le bras de la Madeleine. Ce sera la ligne 5. Et ce sera une ligne de tramway. C’est du moins la proposition constante du président de Nantes Métropole, à la fois avant les élections et lors des derniers débats communautaires. Pourquoi un tramway ? Personne semble-t-il ne pose la question.

Pourtant Nantes Métropole, a mis en œuvre et présenté comme une innovation forte le Busway sur la ligne 4. Son coût d’investissement est quatre fois inférieur à celui d’un tramway pour un service équivalent. La ligne 4 Foch Cathédrale – Porte de Vertou, transporte selon les derniers chiffres, 24 000 passagers par jour – plus que les prévisions initiales – et cette fréquentation est en augmentation constante, malgré les retards ou l’insuffisance des parkings relais. Alors pourquoi ce qui est un bon outil – le Busway - quatre fois moins coûteux que le tramway, rendant les services attendus, serait justifié pour la ligne 4 et ne le serait pas pour la ligne 5 dont les prévisions de fréquentation sont pour le moins imprécises ?

Si ce choix du tramway est maintenu quelles que soient les perspectives de fréquentation, cela pourrait signifier que le standing de l’île de Nantes exige un tramway et non un vulgaire Busway ! Le tramway est-il un nouvel élément, coûteux, de la vitrine de l’île de Nantes, comme cela a été le cas pour la traversée de l’île Beaulieu par le Busway : 6 millions d’euros pour 800 mètres d’aménagements de voirie et de végétaux : merci Monsieur Chemetoff !

Si les considérations de coûts, de gestion rigoureuse des investissements visibles, sont triviales dès qu’il s’agît de l’île de Nantes, nos lendemains fiscaux seront douloureux…

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24 juin 2008

Confucius et autres

" Le piètre médecin ne s'intéresse qu'à la maladie, le bon médecin s'intéresse au malade, le grand médecin s'intéresse à la société humaine."
Confucius ( 551-479 av.J.-C.)

"Quand une parole est lâchée, même quatre chevaux seraient en peine de la rattraper."
Dicton populaire paysan

" Une baguette est facile à casser, dix baguettes sont dures comme fer."

Proverbes accompagnant la série d'articles sur la Chine dans La Croix

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Mugabe fossoyeur du Zimbadwe

Le Zimbadwe - ex Rhodésie du sud - qui a longtemps été le grenier de l'Afrique australe, est devenu sous la mal gouvernance de Robert Mugabe, un pays affamé. Il ne produit plus que la moitié de ses besoins en blé. Avec une inflation de 165 000% , la population survit ou émigre. Mugabé dans ses provocations a osé s'inviter au récent sommet de la FAO à Rome sur la sécurité alimentaire !
Quand on ajoute la mascarade électorale du 2ème tour des présidentielles qu'il est en train " d'organiser" à coups de répression de l'opposition - au moins 70 morts et des milliers de blessés - on souhaite vraiment qu'un dictateur de 84 ans si nocif pour son pays, soit écarté du pouvoir.

A propos on entends guère au sujet de cette catastrophe, les belles âmes, spécialistes des droits de l'homme, si promptes à s'indigner dès qu'il s'agit de la Chine.
Ce'st mon coup de gueule !

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19 juin 2008

Raymond Domenech, le général Gamelin du football français

La stratégie permanente de Raymond Domenech consistant à privilégier la défense et à essayer de marquer UN but par contre attaque, est la principale cause de l'échec de l'équipe de France. C'est comme si nous étions dans des prolongations avec "le But en Or" : le match est terminé dès qu'un but est marqué. Ce comportement frileux est une constante depuis des années, où l'on recherche vainement un match pris à bras le corps, vers l'avant, avec enthousiasme, comme le font les Hollandais, les Russes, les Espagnols etc... toutes équipes qui se retrouvent en 1/4 de finale et qui peuvent prétendre au titre.

Nous avions l'effectif pour jouer les premiers rôles : encore faut-il un état-major à la hauteur qui ne soit pas arque bouté sur ses lignes Maginot. Raymond Domenech c'est le Général Gamelin du football français !

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5 juin 2008

Moi ça va, mais les autres ...


Un récent sondage auprès d'adolescents et auprès de professeurs et infirmières scolaires, montre que 72% des jeunes sont plutôt satisfaits de ce qu'ils vivent, moins de 10% avouent leur mal être. A l'inverse 72% des adultes pensent que les jeunes sont mal dans leur peau ! On peut difficilement imaginer un décalage plus important entre les jeunes et les adultes.

Ce sondage éclaire bien le moral des Français : individuellement les gens se déclarent en majorité heureux, mais ils sont tout aussi nombreux à s'inquiéter de l'état de la société, à être pessimistes sur l'avenir du pays, l'avenir des jeunes, les perspectives de changement.
Cette anxiété collective, ce manque de confiance, me paraît bien alimenté par les médias, beaucoup plus intéressés par ce qui ne marche pas, que par ce qui marche. " Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent" et dans la presse l'on ne s'intéresse qu'à l'arbre qui tombe, oubliant les milles arbres qui poussent, en silence. Certes il faut bien relater les accidents, les catastrophes, les drames, mais le monde étant devenu l'équivalent du village d'autrefois, la saturation nous guette, et le curseur est manifestement en permanence du côté du "tout va mal". Un exemple : un collègue de l'atelier des médias m'a transmis il y a quelques jours le Presse-Océan du 23 mai dernier, où il avait entouré tous les titres " optimistes". Cela donne :
1ère page : Labo de l'angoisse
foyers plongés dans le noir
page 2 : Deux fois le mot grève en titre + conflit
page 3 : perturbés, sacrifier, fermées
page 4 : le noir, accident, vol, discorde, feu
page 5 : angoisse, malaise, plainte,danger,accablante
page 7 : homicide, violences et récidives
page 8 : on parle des abeilles - ouf ! - qui sont quand même sentinelles de l'environnement...

Bien sûr tous les évènements relatés existent et les journalistes font leur travail. Le phénomène d'accumulation est néammoins tout aussi réel, et a bien un impact - excessif à mon avis - sur l'opinion.
Il y a là un beau thème de débat avec les professionnels des médias.

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29 mai 2008

Sex & the Fémina...


Le dernier n° de Version Fémina ( n° 321 page 17 ) distribué gratuitement avec le Presse-Océan du dimanche, présente la mode des maillots de bain pour la saison. Image subliminale ou non, je pense que le deux pièces noir sur la photo ne passera pas inaperçu !
Pour reprendre une contrepéterie d'actualité - avec Rolland Garros - " La jeune fille aime le tennis en pension "...

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22 mai 2008

Arthur est revenu !

Voilà bien longtemps que je n'avais pas vu mon vieil ami Arthur le crapaud. Hier soir, la nuit tombée en fermant les volets, il a fait une intrusion expresse dans la salle à manger : je l'ai refoulé, car il faut que chacun garde sa place. Mais il a insisté en se collant contre la porte vitrée, essayant même de l'escalader. J'ai admiré sa persévérance et sa vigueur - je trouve d'ailleurs qu'il a bien grossi - mais j'ai dû employer le balai pour pouvoir fermer les volets en lui expliquant que sa visite me réjouissait, mais que chacun devait retrouver son habitat. J'ai bien senti que intérieurement il n'était pas d'accord !

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20 mai 2008

Un Monde exceptionnel !

Le Monde daté du 20 mai 2008 me passionne. Peut-être parce qu'on y parle beaucoup de l'Afrique et des pays émergents, notamment les BRIC ( Brésil, Russie, Inde, Chine ).
1ère page, en titre : Les nouveaux champions du capitalisme viennent du Sud
Mondialisation
La capitalisation boursière des firmes des pays émergents a quadruplé en sept ans.
L'article montre qu'en termes de croissance, de rentabilité, de part de marché, les grands pays du Sud sont de vraies locomotives pour l'économie mondiale.

Autre titre : Des Chinois à la conquête de l'Afrique : un livre-enquête
L'Afrique est un gigantesque chantier, au sens propre et au sens figuré. Et sur ce chantier à l'échelle d'un continent, s'affairent des milliers de Chinois : manoeuvres, hommes d'affaires, colporteurs, trafiquants, diplomates. La chine est en train d'accomplir en Afrique le dernier acte de la mondialisation. Pour un intérêt mutuel ?
Deux journalistes suisses Serge Michel et Michel Beuret sont allés dans 15 pays y voir de plus près. Ils sortent un livre La Chinafrique aux éditions Grasset. Comme le dit un ancien président Africain " les Chinois sont incomparables ! Au moins ils travaillent ! Ils vivent avec nous dans la boue"
Article émouvant page 20 sur Les derniers médecins de brousse à propos de la menace de fermeture de l'Ecole militaire de santé de Bordeaux, qui a formé des générations de médecins et de pharmaciens qui se destinaient aux colonies. Les premiers " French doctors" c'étaient eux : ils méritent le respect, alors que l'air du temps est au mépris de tout ce que la France a accompli dans ces territoires. Témoignage :
" La première affectation de ce fils d'instituteur sera conforme à son rêve : un hôpital de 110 lits, vers Pointe Noire ( J'y ai vécu 2 ans ), au Moyen Congo. Le district fait 100 km sur 100, ne recence que 3 autre blancs. Dix dispensaires sur la zone, la lèpre, la maladie du sommeil, entres autres.L'installation est spartiate : une case, pas d'eau courante, pas d'électicité ..."

Enfin un très bon article sur Le pacificateur au quotidien avec un conciliateur de justice à Paris, comme 1800 autres bénévoles en France, qui a pour mission de convaincre les pires ennemis de faire la paix sans procès. Des exemples très concrets, une formule qui " marche" très souvent. De l'information positive !

Il ne faut pas désespérer : même en crise, Le Monde est capable de montrer qu'il peut encore être un quotidien de référence.

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15 mai 2008

La très Belle Ile !

Souvenirs visuelles d'un superbe WE à Belle-Ile où l'ATSCAF golf ( corpo Finances) depuis plus de 10 ans, vient régulièrement ( nous étions 28 cette année !). Avec ces célèbres trous au-dessus de l'océan et un cadre unique. Merci à toute l'équipe.



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2 mai 2008

Haïku

Vifs et virevoltants
Dans leur ballet aérien
Les deux écureuils

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21 avril 2008

JO de Pékin : seul Mélenchon ....



A A propos des manifestations autour de la flamme olympique à Paris, Jean-Luc Mélanchon - que j'apprécie peu par
ailleurs - sur France Culture, a été le seul homme politique à critiquer l'activisme de Robert Ménard et les manifestations d'hostilité à la Chine. Je trouve plutôt sain, pour le pluralisme
de l'info, qu'une voix dissonante, mais argumentée, s'exprime sur cette
question.

Une nouvelle fois les grands médias audiovisuels, dominés par
l'émotion, ont tous dit la même chose ( "les mauvais chinois ", "les bons
tibétains", "la France patrie des droits de l'homme" - et nos prisons ?) et
montré en boucle, en s'indignant, le policier arrachant le drapeau tibétain
d'un manifestant. En revanche, je n'ai vu nulle part, ce jour là, l'image du
manifestant agressant la jeune chinoise unijambiste, porteuse de la flamme,
que la télé chinoise a largement diffusé. Au total, il y a eu dans cette
affaire un grand mépris et une grande ignorance à l'égard de la Chine.
Bien sûr, La Chine reste un régime très autoritaire, où beaucoup de droits
de l'homme ne sont pas respectés, mais il faut savoir reconnaître les
évolutions. Pour reprendre le titre de La Croix du 9 avril sur cette
question " Depuis l'attribution des JO à Pékin en 2001, le bilan de la Chine
en matière de droits humains n'est pas resté figé mais l'autoritarisme
demeure ".
Personnellement, étant à Paris ce week-end, je suis allé à la fois par curiosité
et par sympathie à la manifestation organisée place de la République par les
chinois de France sur le thème " GO OLYMPICS ! NO POLITICS ! OPEN YOUR
HEART".
Manifestation jeune, colorée ( Cf photos ) sans geste d'hostilité à
l'égard de la France, mais un souci d'expliquer et présenter la Chine, les
rapports avec le Tibet et son histoire. Un souci de pédagogie, orienté
certes, mais réel. De quoi alimenter le débat plutôt que les anathèmes.

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14 avril 2008

Euthanasie

"Une récente campagne a été orchestrée, à partir du drame personnel d'une personne gravement malade pour faire passer dans l'opinion le sentiment qu'il y a urgence à délivrer légalement un permis de disposer de sa vie. En réalité, il s'agirait d'un nouveau permis de disposer de la vie de son prochain.(....)
le travail admirable des équipes de soins palliatifs a été discrédité et dévalué aux yeux de l'opinion...des milliers de personnes gravement atteintes ou dans le dernier age de leur vie ont été soupçonnées de ne pas avoir le courage de la "dignité"...la loi, votée il y a deux et pas encore vraiment appliquée, a été occultée. La passion pour la mort a remplacé la compassion pour la vie.
Aujourd'hui, nous voulons dire notre conviction que la société n'a pas vocation à organiser la mort , la mort de personne : ni celle de l'enfant à naître , ni celle du grand malade en phase terminale, ni celle des vieillards en fin de vie. Si elle le faisait, elle saperait les fondements même de son existence. Elle deviendrait un lieu de doute : veut-on encore de moi ? "

Extraits des "réflexions" du cardinal André Vingt-Trois à l'ouverture de l'Assemblée de printemps de l'épiscopat le 1er avril 08

Un point de vue ignoré par les grands médias...

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7 avril 2008

Jean-Marie Colombani en direct



Le cycle des conférences de l'Observatoire universitaire des médias, que je coordonne avec plusieurs membres de l' Atelier des médias, a accueilli vendredi 4 avril, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde de 1994 à juillet 2007, date à laquelle il a été écarté par la société des rédacteurs, malgré un une très large majorité auprès des cadres et des employés.
" Au fil du Monde" était le thème de la conférence et le titre de son dernier livre, qui reprend un certain nombre d'éditoriaux de la période.
Comme pour chaque invité, j'ai fais une brève interview 4-5 minutes - de notre invité, qui est en ligne sur :
www.va-savoir.net
Quelques notes prises à cette conférence.
La presse vit une période révolutionnaire sur au moins 2 plans :
Le modèle économique
Le nouveau modèle est celui d'une plate-forme d'information, qui doit couvrir les médias traditionnels, mais aussi les nouveaux supports ( lemonde.fr a été pionnier sur internet ). D'où la nécessité de faire un groupe - actuellement remis en cause " on vends les bijoux de famille ".
Le métier de journaliste
Le journaliste a perdu le monopole de l'information. Il doit se relégitimer à travers une marque de référence, garantie de qualité. D'où également, le médiateur, les vérificateurs des faits ( cf. exemple américain ), le nouveau modèle du Monde 2005. Pour JMC toutes les orientations prises étaient bonnes, et préparaient l'avenir ( moyenne d'age des lecteurs du quotidien papier 47 ans; du site internet 28 ans ).
Ce qui se passe actuellement désole JMC, et l'on sent chez lui une grande amertume au regard de la façon dont il a été " viré" par la Société des rédacteurs.
Une conférence très instructive !

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