20 juin 2018

Sky Garden à Londres, un bel espace aérien

Le Sky Garden, " A greenhouse in the sky" que les londoniens appellent volontiers le "talkie walkie" en raison de sa forme, est un bel espace au sommet d'un immeuble récent de 35 étages. Comme son nom l'indique c'est un jardin luxuriant, ouvert, en plein coeur de la City où il fait bon se poser, boire un verre ou se restaurer - ce n'est pas obligatoire - où les vues sur le Grand Londres sont magnifiques. En plus, l'accès est gratuit. Il faut simplement réserver à l'avance. Un bel espace aérien.
Un incontournable comme le disent les guides.
Un modèle pour une rue aérienne au-dessus de la Loire à Nantes ? Je rêve !








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16 juin 2018

Mondial, une France sans panache

Quand on a vu vendredi soir le formidable match entre l'Espagne et le Portugal, suspens, intensité, technique presque parfaite, le match de ce jour entre la France et l'Australie a été on ne peut plus laborieux. Il faut bien le dire, comme d'habitude. Il faut remonter loin pour voir un match de l'équipe de France flamboyant, rythmé, et techniquement de haut niveau. L'Australie était qualifiée par Ouest France dans sa présentation du Mondial comme "l'une des équipes supposées les plus faibles..." de l'épreuve. Nous gagnons au bout du compte grâce à l'arbitrage vidéo - la faute sur Griezmann était incontestable mais non vue par l'arbitre - et grâce à un  bon coup de rein de Pogba sur une passe décisive de Giroud.
Girou tête de turc d'une partie de la presse, qui ne cessait de célébrer le trio d'attaquants Dembele, Griezmann, Mbappe, qui devait pulvériser les Australiens...Ce fameux trio d'individualités brillantes, ne joue pas collectif, et Deschamps, le pragmatique, a eu parfaitement raison de faire rentrer Fékir et Giroud à la place de Griezmann et Dembele. La différence a été immédiate et concrétisée par ce but dans les dix dernières minutes. Ouf !
Il faut dire qu'on s'était gravement compliqué la tâche avec le pénalty concédé par Umtiti qui relève quasiment de la faute professionnelle. Inadmissible. Didier Deschamps doit en tirer les conséquences pour le prochain match. Adil Rami est là pour faire le job.
Pour l'avenir je suis convaincu qu'il y a des complémentarités entre Griezmann, et Giroud  (ils l'ont montré) et Mbappe pour peu que ce dernier veuille bien servir Girou - qu'il ignore au profit de dribbles à répétition. Girou qui a un jeu de tête très efficace n'est pratiquement jamais  servi dans de bonnes conditions. Les nouveaux et jeunes latéraux Hernandez et Pavard, excellents aujourd'hui, devraient y contribuer.

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28 mai 2018

Un passage pour les noyés à Nantes

En prolongement d'un article dans le forum Ouest France Nantes, j'ai transmis ce texte pour la même rubrique


Noyades de la Terreur : une passerelle de mémoire

Avec beaucoup de pertinence dans votre Forum le 22 mai, un lecteur d’Orvault ( Bernard Cognaud) attire l’attention sur les défaillances de la mémoire nantaise au sujet des milliers de noyés en Loire, éliminés par « déportations verticales » selon la formule du proconsul de la République Jean-Baptiste Carrier durant l’hiver 1793-1794 sous la Terreur.
Cette amnésie à l’égard de perdants de l’Histoire est choquante et contraire à l’esprit d’une ville ouverte. Il est possible d’y remédier.
Juste en face du Mémorial de l’esclavage, il existe rive gauche, une passerelle métallique au-dessus de la Loire,  qui entoure deux anciennes piles du pont transbordeur et passe sous le pont Anne de Bretagne (photos). Cette passerelle ne porte pas de nom. Elle est symbolique par ses matériaux, sa proximité avec l’eau et son environnement historico-fluvial. Elle pourrait s’appeler «  Passerelle des noyés de Loire sous la Terreur 1793-1794 ». Cette plaque ferait écho et illustrerait une partie du texte figurant sur le quai où la plaque en mémoire du pont transbordeur indique notamment :
« …une transformation attentive engagée pour que les rues, les quais, les berges et les jardins témoignent d’une manière vivante de la mémoire des lieux [...] en aménageant les quais pour la promenade [..] l’Histoire est rendue visible »





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25 mai 2018

C'était le 22 mai 1958 - Déconstruction à Nantes...

C'était le 21 mai 1958 il y a 60 ans, la déconstruction ( pour reprendre une terminologie zadiste d'aujourd'hui) du pont transbordeur de Nantes ( cf. vidéo INA).  Un appauvrissement du paysage nantais. Une désolation pour Julien Gracq, Jacques Demy et beaucoup d'autres. L'époque du formica....
Il ne reste que les piles près du pont Anne de Bretagne, et un projet de nouveau Pont Transbordeur du XXIè siècle de Paul Poirier soutenus par les Transbordés. Pour des élus audacieux ayant une vision à l'horizon du siècle.
http://www.ina.fr/video/CAF97515202



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22 mai 2018

Mai 68 vu de loin

J'avais 26 ans, j'étais à Brazzaville en République populaire du Congo, où j'effectuais mon service national depuis 20 mois - en remplacement du service militaire - sans être rentré en France, et bien loin des évènements du mois de mai 68. Lecteur régulier du Monde, celui-ci comme le courrier, n'arrivait pas. Seule la radio France Inter ou Paris Inter, étroitement contrôlée par le pouvoir, distillait peu d'informations pour ne pas affoler "l'outre-mer". Très concrètement nous poursuivions nos missions de coopérants : contrôles fiscaux, cours de fiscalité à l'ENA locale pour moi, sans oublier de nous maintenir en forme à la piscine ou sur les cours de tennis en terre battue au bord du fleuve Congo, et la nuit congolaise qui commençait à 18 h 30- 19 h. Nous étions jeunes, impatients de vivre et de découvrir le monde. Le Mai 68 en France était vu comme une perturbation lointaine qui nous isolait un peu plus, et qui, comme la météo, devait passer.
Il y a cependant une certitude que j'avais en tête depuis dix ans, depuis mes quatre années d'internat au lycée Clemenceau de Nantes de 1958 à 1962, c'est que ce système "d'internement" quasiment identique depuis plus d'un siècle, allait exploser à plus ou moins brève échéance. On à peine à imaginer ce qu'était dans ces années 50-60 la vie de pensionnaire. J'ai déjà eu l'occasion de parler de cette communauté particulière des "blouses grises", de ces lycéens la plupart boursiers venant des campagnes, fils d'ouvriers ou de paysans pour beaucoup. L'internat était vraiment un internement. Sorties contrôlées le jeudi après-midi, le dimanche de 9 h 30 à 17 h sauf tous les 15 jours où le retour à la maison était possible le samedi mais retour le dimanche soir. Tous ces "privilèges" étant soumis aux humeurs des pions ou surveillants dont la bienveillance n'était pas toujours la qualité dominante.
Autres exemples: aucun local de détente, c'était ou la cour quelque soit la saison, ou les salles d'études. Les journaux  et la radio étaient interdits. Suivre les évènements de mai 58 était un exploit. Voulant préparer une école de journalisme, j'avais mis au point avec quelques collègues et la complicité de camarades externes, un circuit d'achat de quotidiens nationaux ( du Figaro à Paris-Jour ou le Monde) ou d'hebdomadaires comme l'Express de JJSS ( souvent censuré !).
Bref nous vivions dans un système archaïque, pesant, hors du temps, qui avait toutefois l'avantage de nous donner un enseignement de grande qualité ( à quelques exceptions) et le fameux bac à l'échéance.
Au total, le mai 68 des étudiants était pour moi à l'ordre du jour dix ans plus tôt. Mais l'essentiel était qu'il se produise.

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9 mai 2018

Miséry, la Lettre à LULU suite

Excellente BD dans le n° d'avril de la lettre à LULU qui met en boîte la novlangue chère à quelques cercles politiques locaux.

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7 mai 2018

Misery, la lettre à LULU

Le 100è numéro de la Lettre à LULU réserve une partie de sa une, au coût de l'opération de com en cours jusqu'à fin juin, pour populariser la carrière Miséry. A la version officielle qui chiffre à 500 000€ l'opération, il calcule un coût quatre fois supérieur dépassant les deux millions.
" Nous entrerons dans la carrière 
quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leurs poussières
et l'exemple de leurs vertus..." apprenait-on à l'école primaire comme couplet enfant de La Marseillaise.
 Trouvera-t-on dans la carrière Miséry surtout des factures ?

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1 mai 2018

Carrière Miséry, lieu de mémoire

L'ami Paul Poirier sur facebook rappelle que la carrière Miséry est aussi un lieu de mémoire  du fait du grand nombre de vendéens fusillés dans ce lieu en 1793-1794. Un thème à approfondir.


Le bimestriel de Sciences et Vie d'avril «  Guerres et Histoire", à propos des guerres de Vendée rappelle qu'à Nantes, Le conventionnel Carrier a fait noyer - déporter verticalement  disait-il -  1 800 à 4 000 suspects (Peut être suivait-il "le spectacle" de son balcon de l'ile Feydeau ?). Quelques 3 200 à 3 800 autres seront fusillés ou guillotinés. Et 2 000 meurent du typhus en prison. Des chiffres qui ne sont pas contestés.
La mémoire nantaise est très discrète sur ces massacres. A ma connaissance il n'y a rien au sujet des noyades sur les rives de Loire. J'avais suggéré en son temps qu'une plaque soit apposé dans ou à l'extérieur du Mémorial de l'esclavage, justement au bord de la Loire. Pourquoi pas à proximité de la pile rive droite de l'ancien transbordeur ?
Ce n'aurait pas été incongru, à mes yeux de demi vendéen...

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27 avril 2018

Macron, Pleynel, Bourdin, réquisitoire et autocritique

Dans sa chronique hebdomadaire de La Croix (22.04.18), Bruno Frappat qui ne manque pas d'expérience journalistique,  est impitoyable à l'égard de ses deux confrères interwieveurs du Président de la République le dimanche 15 avril. Il en tire aussi une leçon de journalisme adaptée à notre époque. Extraits.



Le journalisme est un métier dévoyé par les maléfices de la télévision. Il ne s’agit plus de mettre en avant le réel mais de se faire voir soi-même, « Voyez mes ailes » dans une compétition de l’ego (« J’ai été bon? ») qui n’épargne que peu de vedettes de l’écran, de ces gens qu’on reconnaît dans la rue et n’en sont pas peu fiers même s’ils affectent d’en être lassés. Montrer sa bobine ne suffit pas, il faut se forger un personnage typé, bien installé dans une posture et campé, à coups de « talk-shows », dans le décorum de la culture audiovisuelle. Bourdin, c’est son métier et même son charisme, il est l’homme intraitable de la petite aube qui met sur le gril ses interlocuteurs sans ménagements avant de partager café et viennoiseries avec eux. Il est du genre qui ne s’en laisse pas conter, de ceux à qui « on ne la fait pas, ah mais! » Il est plutôt courtois à l’ordinaire. Mais, ce soir-là, il s’était mué en agresseur donneur de leçons, bretteur méchant accusant quasiment le chef de l’État de mensonge éhonté. Bourdin sorti de ses gonds était plus grimaçant que nature. Quant à Plenel, plus narquois que jamais derrière ses regards dissimulés, il méditait ses coups tordus avec la gentillesse d’un bolchevik envisageant la présence d’un social-traître dans le studio. Ce« trotskiste culturel », comme il aime à se définir lui-même, se voyait agent de l’histoire en train de se faire et défenseur non pas seulement de la veuve et de l’orphelin mais de l’humanité entière au nom d’une vertu intraitable qui sentait son Robespierre numérique. Il était comme dressé seul face aux atrocités des riches et des puissants.



N’est-ce pas que ces deux-là, ce soir-là, ont joué ensemble à caricaturer tout ce que nous avons, chacun dans notre registre et à notre place, considéré comme le sel de notre activité? N’as-tu pas, éditorialiste, passé ta vie à trancher de tout et de rien, y compris de choses auxquelles tu ne connaissais ni mie ni miette? N’as-tu pas, chroniqueur, répandu sur la terre entière tes présupposés, tes à-peu-près, tes mensonges même, sans te tenir modestement au plus près des vérités des autres? N’as-tu pas été toi aussi imposteur pour d’autres, irrespectueux comme les deux énergumènes qui, dimanche, ont déshonoré le métier? N’as-tu jamais péché par prétention, mauvaise foi ou excroissance de ton ego, vaine gloriole et abus de position?
Si cette émission n’a servi qu’à pousser les journalistes à s’interroger sur le sens de leur métier et les limites de leur potentat, elle n’aura pas été seulement une caricature de démocratie mais une pédagogie utile pour les confrères de demain. On leur souhaite de se faire projeter dans les écoles de journalisme cette funeste séquence pour qu’ils sachent ce qu’il ne faut pas faire si l’on veut s’attirer un minimum de respect et de considération.
Bruno Frappat ( La Croix 22.04.2018)


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21 avril 2018

Les transbordés ont toujours des idées

Des idées qui effaceraient -partiellement - les erreurs du passé (comblement du bras de la Bourse dans les années trente).
A propos bientôt le 60 ème anniversaire (1958) de la démolition du Pont Transbordeur...

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19 avril 2018

Manifestations : enfin des chiffres !

Saluons comme il se doit un progrès de la grande presse sur un sujet déjà évoqué, et illustrant une grande passivité. Je veux parler de la décision prise par un certain nombre de journaux, de confier à un organisme indépendant, le comptage des manifestants, délégué depuis trop longtemps à " selon la police..." et "selon les organisateurs...". Aujourd'hui j'ai entendu pour la quasi première fois, des chiffres " selon la presse.."
Sans surprise, les chiffres donnés par l'organisme de comptage et recoupés par la presse, sont proches ou relativement proches de ceux fournis par la police. Et éloignés de ceux fournis par les organisateurs, en l'occurrence la CGT ( à Marseille en particulier).
La recherche " d'une certaine vérité" de terrain progresse.

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