28 juin 2017

L'esprit public disparaît de France Culture...

Philippe Meyer a annoncé dimanche 25 juin la fin de son émission de débats exemplaires sur France Culture " L'esprit public". Une émission " qui rend(ait) plus intelligent" comme le pensaient beaucoup d'auditeurs. Un lieu où l'on s'écoutait, débattait, en prenant son temps sans être le porte parole de qui que ce soit. J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à entendre Philippe Meyer, Jean-Louis Bourlanges centriste, ancien député européen, Thierry Pech président de Terra Nova, Sylvie Kaufmann du Monde, la très pertinente journaliste allemande souvent présente, et tous les autres participants depuis des années, tous de grande qualité et d'une courtoisie exemplaire.
Une sèche lettre recommandée de Sandrine Treiner la directrice de France Culture lui a notifié son départ sans argument ( comme Delphine Ernotte à l'égard de David Pujadas). " Un homme blanc de plus  de 50 ans " en moins dans les médias ?
"Il faut être économe de son mépris, il y a tellement de nécessiteux..." a conclu Philippe Meyer.

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23 juin 2017

Pont transbordeur à Gorges


Avec Yves Lainé et quelques amis sur place, nous avons assisté mercredi soir 21 juin au conseil municipal de Gorges dont l'objet était la présentation du pont transbordeur de Gorges, prévu comme équipement durable dans le cadre du Voyage dans le vignoble.
Les réflexion et commentaires d'Yves et de moi-même à l'issue de cette séance.

On recevait Jean Blaise qui venait présenter la situation .
Il y a eu débat, car des CM reprochent à Nantes Métropole :
  • D’avoir mal amené le projet, au moment où il était ficelé
  • C’est vraiment au dernier moment que les gorgeois sont associés.
  • Il y a d’autres priorités, comme l’aménagement autour du pont existant, mais NM n’est pas compétente
L’enthousiasme de quelques-uns et de Jean Blaise l’emporte cependant, mais sans vote car l’accord a déjà été acté.
Voici quelques images de la salle. Affaire à suivre. Y.L.

Tout à fait d'accord avec Yves.
On est un peu face à un processus semblable à celui de Nantes Métropole où les grandes décisions sont prises au niveau du Conseil communautaire et "imposées" aux communes.
Critiques aussi à l'égard du département qui met 100 000 € au pot, mais ne répond pas aux demandes d'amélioration du pont routier seule liaison entre les deux parties de Gorges.
Par ailleurs, un flou sensible sur les questions de maintenance et d'utilisation pratique.
Le pont transbordeur a manqué au sein du conseil proprement dit d'un avocat passionné comme l'était le représentant du conseil communautaire de Clisson Sèvre et Maine Agglo, Aymar Rivallain. Le maire Claude Cesbron était dans la discrétion qui lui est - semble-t-il - naturelle.
Bref le processus suit son cours. JCC


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16 juin 2017

Bienvenue

bienvenue   歓迎 (kangei)  bienvenido  welcome 

                 L. N.


C'est le pont transbordeur que Nantes n'aura pas

" C'est le pont transbordeur que Nantes n'aura pas " C'est ainsi que Jean Blaise a présenté devant les élus de la communauté Clisson Sèvre et Maine agglo, le projet de pont transbordeur sur la Sèvre au Liveau à Gorges en 2018. Déception de sa part face au élus nantais timorés qui l'ont refusé ? 
En tout cas, si le projet se concrétise ce sera bien le premier pont transbordeur depuis un siècle...
Hebdo Sèvre et Maine 15 juin 2017

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Les vrais résultats des législatives

Le Monde du mardi 13 juin illustre parfaitement les vrais résultats du 1er tour des élections législatives. Cela met bien - ou remet bien - les rapports de force réels dans le pays. La masse grise est la plus inquiétante. Par rapport aux inscrits, LR+ et PS+ font davantage de voix que LRM. La répartition des sièges relève de notre système électoral dont les excès devront sans doute être corrigés.


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15 juin 2017

Musée d'arts de Nantes suite

Ouest France Nantes a bien voulu m'accueillir hier 14 juin dans sa rubrique Forum

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11 juin 2017

Musée d'arts : débaptisons l'Ecole des beaux-arts

Après six ans de fermeture le musée des Beaux-Arts de Nantes va rouvrir ses portes le 23 juin. Sous le nom de Musée d'arts. Exit le beau et les beaux, exit les Arts avec un grand A ! Ce changement de nom n'a guère été explicité. Comme s'il était une évidence, qui s'imposait. Significative d'un changement et d'un élargissement de sa vocation vers la création contemporaine qui par là même ne voudrait pas se reconnaître dans la notion de Beau ?
L'absence d'explication et de débat sur ce thème m'interroge. N'a-t-on pas là un équipement destiné à tous, dans un souci culturel élargi vers des nouvelles populations en particulier les  jeunes. L'émotion, le beau, le plaisir ne sont-ils  pas les accès les plus faciles vers les oeuvres d'art ?
Je ne vois pas les demandes qui ont été formulées pour ce changement de nom. Je ne vois pas de changements équivalents ailleurs et particulièrement à l'Ecole des beaux-arts. Dans cette logique ne devrait-elle pas s'appeler l'Ecole d' arts, comme le pont du même nom. Est-ce que cela participe de la banalisation des arts, de la lutte contre l'élitisme et du bannissement de ce concept forcément  archaïque du Beau. Pourtant j'entends tous les jours les gens se souhaiter une " belle" journée, un "bel" été, une "belle" rencontre voire de "beaux" enfants...
Ce n'est peut être qu'un effet de mode, comme celui qui conduit la SNCF a débaptiser ses TGV - mondialement connus et appréciés - pour l'appellation improbable d" InOui" !
J'espère quand même voir dans quelques jours, un beau musée avec de belles oeuvres et de belles créations (et un bon restaurant !).

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10 juin 2017

88-2017 De la France Unie à la France en Marche

Pour avoir vécu comme acteur les élections législatives de 1988 sous la bannière de la majorité présidentielle de la France Unie, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec la situation politique actuelle. Certes la victoire de Mitterrand sur Chirac n'avait pas l'ampleur de celle de Macron sur Marine Le Pen, mais sa victoire à 54 % était néanmoins nette et les législatives s'annonçaient très favorables au camp du président. Sachant qu'une majorité d'électeurs souhaitaient Michel Rocard, Mitterrand avait pris les devants en annonçant qu'il en ferait son premier ministre ( et en lui savonnant la planche par la suite...).
Poussé par Claude Evin, j'ai été le candidat de la France Unie dans la (nouvelle) 10e circonscription dite le Vignoble. Le slogan était très consensuel, très centriste et dans sa Lettre aux Français F. Mitterrand gommait toutes les aspérités et voulait faire oublier la cohabitation très dure avec Jacques Chirac. La campagne avait été passionnante pour le fervent rocardien que j'étais, et l'accueil, l'attente, avec des centaines de participants à certain meeting, était très stimulants. Entourée d'une équipe très sympa j'avais obtenu près de 36 % des voix dans un secteur défini comme nettement conservateur dont le député était Maujouan du Gasset par ailleurs maire de Gorges. Il passait au 1er tour avec 54% des voix. Nous n'étions à l'époque que quatre candidats ( Gautier pour le FN et Gouty pour le PC se partageaient le  reste des voix). Nous n'étions pas dans l'inflation des candidats d'aujourd'hui - 15 sur la 10è - pour la plupart motivés par l'aspect financier des campagnes !
Après le 1er tour, très favorable à la majorité présidentielle, une très forte majorité se dessinait à l'Assemblée nationale. De façon tout à fait inédite, François Mitterrand avait cru nécessaire de dire ( connaissant bien le PS et/ou pour ne pas faciliter la tâche de Michel Rocard) qu'il n'était pas bon "qu'un seul parti ait la majorité absolue des députés". Ce fut le cas et le gouvernement de Michel Rocard a du bagarrer dur pour faire passer certains textes comme la CSG...
Emmanuel Macron est sur une ligne proche de celle de La France Unie et son entente avec Edouard Philippe paraît excellente. La majorité absolue qui se dessine à l'Assemblée Nationale sera-t-elle un cadeau empoisonnée ? On peut le craindre, mais la politique est pleine de risques !

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3 juin 2017

Pujadas, Taddéi, deux hommes blancs de plus de 50 ans en moins sur les écrans

Delphine Ernotte présidente de France Télévision nommée par le CSA, avait marqué son entrée en fonction en soulignant qu'à ses yeux, il y avait sur les écrans de la télévision publique " Trop d'hommes blancs de plus de 50 ans". Elle vient d'en éliminer deux en peu de temps.
David Pujadas présentateur du 20 h de France 2 depuis 15 ans à la satisfaction du plus grand nombre de téléspectateurs, s'est vu débarqué de son poste, sans motif réel et sans ménagement ( " Fin de cycle" qu'est-ce que ça veut dire ?). Toute la rédaction de France 2 a été choquée et lui a manifesté son soutien. Une motion de défiance a été adressée  à Delphine Ernotte et à Michel Fieds le directeur de la rédaction, qui, entre temps, a démissionné jouant son rôle de paratonnerre. Bref, une manifestation choquante d'un pouvoir qui n'a pas un bilan glorieux, ni dans les audiences, ni dans la qualité des programmes. L'excellente audience dont bénéficiait David Pujadas grâce à son grand professionnalisme et son éthique journalistique, se retrouvera-t-elle avec Anne-Sophie Lapix choisie à sa place ? J'ai quelques doutes : son émission sur France 5 de 19 h à 20 h m' apparait typique d'un entre-soi parisianiste et un bon exemple du politiquement correct. On verra bien.
Deuxième " homme blanc de plus de 50 ans" mis à l'écart : Frédéric Taddéi qui dans son émission culturelle Hier, aujourd'hui et demain, diffusée une fois par mois le mercredi ( après avoir été quotidienne et hebdomadaire...) qui avait le grand mérite de nous faire découvrir des auteurs souvent surprenants, qu'on ne voit jamais sur nos écrans. France 2 a décidé de le reléguer au-delà de minuit. Avec élégance Frédéric Taddéi décide d'arrêter : il a raison. Ce mépris pour des hommes de talent est insupportable.

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30 mai 2017

Le pont transbordeur à Gorges, merci le VAN

Un pont transbordeur est en projet à Gorges. S'il se fait - l'an prochain - Jean Blaise et le VAN y seront pour beaucoup comme le rappelle le dernier n° de l'Hebdo Sèvre & Maine



Jean Blaise qui en d'autres temps disait que le Nouveau Pont Tranbordeur pourrait être le grand monument qui manque à Nantes, mais qui a bien senti le peu d'appétence des élites politiques nantaises pour notre projet, laissera peut être à Gorges sur la Sèvre, un pont transbordeur plus modeste (cf.extrait presse joint). Mais pourquoi être allé chercher un architecte tchèque ? Le Voyage A Nantes ( VAN) est en tout cas un puissant moteur à initiatives.Tant mieux si cela se fait dans ce charmant pays à quelques encablures d'où je suis né ! L'occasion de montrer que c'est d'abord un pont. L'occasion de faire revenir l'idée à Nantes ?

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22 mai 2017

Médias et présidentielles, un vrai pouvoir

Le comportement des médias a été l'occasion d'un échange de mails avec un ami qui suit notre actualité au-delà des frontières.
J'avais envie de revenir sur quelques aspects médiatiques de cette campagne. Le débat entre les deux tours a été déterminant dans le choix de nombreux électeurs. J'en ai eu des témoignages. C'est une nouveauté supplémentaire dans cette élection, alors que tous les commentateurs ne cessaient de nous dire - avant - que ce débat entre les deux finalistes ne faisait jamais "bouger les lignes" et n'avait pas d'incidence notable sur le résultat. C'était oublier que les électeurs aiment bien voir concrètement les candidats et juger non seulement leur programme, mais aussi leur façon d'être.Marine Le Pen s'y est fourvoyée...
J'ai toujours eu une exigence éthique à l'égard de la presse qui a des obligations de neutralité et d'objectivité. Je suis de plus en plus agacé par les journalistes qui nous disent que l'objectivité n'existe pas et que leur exigence, c'est l'honnêteté. A-t-elle été respectée dans la campagne présidentielle ? Pour le moins Emmanuel Macron a bénéficié d'un large soutien médiatique particulièrement dans les grands médias audiovisuels. Certains ont vu dans ce soutien le poids des grands groupes qui détiennent ces supports. Mais la télévision et la radio publiques n'ont pas été en reste. Certes, s'agissant de s'opposer à Marine Le Pen, la tentation pouvait être grande, et la légitimité évidente pour beaucoup. A tort, l'exigence démocratique doit s'imposer. Se transformer en instrument de propagande, imiter plus ou moins les ex démocraties populaires ou la Turquie d'aujourd'hui, est une vraie régression. Je crains que l'on s'habitue à ses dérives et à des médias versatiles qui après avoir encensé Macron passeront peut être au Macron Bashing dans quelques mois ...
On suivra tout ça sur la nouvelle page blanche qui s'ouvre !

 

Merci pour ta réponse pertinente, surtout en ce qui concerne la versatilité des médias. je ne doute pas, également, du prochain "Macron bashing".
Nous sommes abreuvés en permanence de pseudo-analyses qui interprètent tous les faits et gestes des politiques (…même quand il n’y a pas de fait!).
L’image est également sujette à interprétation (un exemple: sur la photo du nouveau gouvernement Edouard Philippe est quelques centimètres en retrait des ministres qui l’entourent; cela à fait l’objet de commentaires). Même les émissions TV "de bonne réputation" (TV5 ou Arte) tombent dans le people.
On peut avoir de l’humour, même dans les sujets sérieux, mais de là à transformer des entretiens de personnalités en séances "foireuses" ?

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17 mai 2017

Nantes Pornic, trop de morts

Texte paru aujourd'hui dans le forum de Ouest-France Nantes. Vie - et mort - de tous les jours.


Nantes Pornic :  3 voies pour une meilleure sécurité
La RD 751 est l’une des plus accidentogène du département depuis des décennies. Les deux accidents mortels de la semaine dernière ont fait quatre victimes et des blessés graves. Ils sont venus s’ajouter à une longue liste citée dans votre édition des 13-14 mai, relevant 13 morts entre avril 2008 et mai 2017. Pour avoir été un usager quotidien de cette route dans les années 2000, et comme tous les autres usagers, je peux dire que c’est la triste continuation d’une longue série sur cet itinéraire très fréquenté. Les circonstances sont souvent identiques et d’une triste banalité. Dans les trop nombreuses portions à deux voies, un simple écart à gauche d’un véhicule ou un dépassement mal apprécié, et c’est le choc frontal  extrêmement violent avec un véhicule arrivant en face. Ce ne sont pas les accidents nocturnes des fins de semaine, au petit matin, que notre quotidien du dimanche ou du lundi rapportent régulièrement…
Pour les pouvoirs publics les choix sont clairs : c’est, ou quatre voies telles qu’elles existent sur deux tronçons, ou  deux voies. Un aménagement de 4,5 km est prévu à Port Saint Père à  partir de 2020-2021. Rien pour le reste. Pourtant  la solution des routes à trois voies  avec la voie centrale permettant des dépassements alternées et réguliers, appelées aussi 2 + 1, existe sur de nombreux axes importants et fréquentés. Ils sont nettement moins accidentogènes que la route Nantes –Pornic. Les automobilistes se sont habitués à la signalétique au sol et par panneaux qui améliore grandement la sécurité et sécurise les dépassements – ou les petits écarts. Au surplus, sur la RD 751 la plupart des tronçons à deux voies ont des emprises suffisantes– comme entre Arthon et Pornic – pour permettre cet élargissement.  Cela aurait pu être fait depuis longtemps. C’est encore possible. Cela épargnera des vies.
17 mai 2017 

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7 mai 2017

Japon si différent

Les cerisiers en fleurs - sakura - sont éphémères mais ils sont partout et magnifiques. Les parcs, les jardins sont un spectacle grandiose et les japonais éprouvent un grand plaisir à revêtir les habits traditionnels pour s'y retrouver, entre amoureux, entre amis. 
Un Japon si étrange par sa langue, ses coutumes, ses religions, sa façon d'habiter et de se nourrir, mais où la courtoisie, la propreté,  l'hospitalité et la sécurité, sont tellement agréables à vivre pendant quelque temps.

Arigato gozaimass ! ( Merci beaucoup)












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6 mai 2017

Macron, le talent, la chance et merci les médias

Emmanuel Macron est le grand favori de l'élection de demain. C'est une chance pour la France qui dans sa majorité rejette les extrêmes. Son talent, ses capacités intellectuelles, la cohérence de son programme, vont conduire à l'élection du plus jeune président de la Vè République. Après plus de 6 mois de luttes électorales, nous allons enfin avoir un peu de répit.
Beaucoup de talent chez Macron, mais que de chances : l'élimination successive de tous les concurrents ou adversaires qui pouvaient lui disputer la première place. Juppé éliminé aux primaires de la droite et du centre, Fillon empêtré dans ses affaires et victime d'un véritable Fillon bashing, Hollande poussé au bord du précipice et démissionnaire, Valls victime des primaires de "La belle alliance" ! noyautée par le gauchisme. S'il n'en reste qu'un !
S'y ajoute l'incroyable machine médiatique qui dans son immense majorité, en particulier la radio et la télévision publique, a fait ouvertement campagne pour Emmanuel Macron. A la fois par séduction pour ce jeune candidat qui - comme je l'ai déjà dit - " veut renverser la table sans casser la porcelaine", par le poids des lobbys financiers qui aujourd'hui ont la haute main sur les grand journaux. Voir Le Monde de Pierre Bergé et Xavier Niel critiquer l'épiscopat français et lui reprocher " La faute morale" de ne pas prendre position plus explicitement pour En Marche, a quelque chose de surréaliste ! Ce ne sont pas seulement les commentateurs - c'est leur droit - mais la quasi totalité des journalistes qui faisant fi de l'éthique de leur métier, se sont transformés en propagandistes à la soviétique ou à la cubaine. Surtout dans la dernière période où pour reprendre les termes de Régis Debray ( Le Monde) " La culpabilisation des hésitants et le tenez-vous correctement lancé 3 fois par jour par les rédactions unanimes et tout ce qui compte en France" ont rappelé la campagne de 2005 sur le référendum de la constitution européenne. J'ai trouvé cet engagement, cette absence de neutralité, comme une entorse à la démocratie, un mépris à l'égard de ceux qui ne partagent pas ce politiquement correct. Ces excès qui se répètent trop souvent nous éloignent de la raison,  risquent aussi de rendre la tâche difficile pour le nouveau président.

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4 mai 2017

Débat, duel, tauromachie

Un mot d'abord du décor : pourquoi ce besoin de faire en permanence des images qui bougent, comme des voilages qui passent en fond d'écran ? Cela distrait le regard, détourne l'attention, transforme le débat. Il faut que ce soit une scène, un show : le cadre doit y participer. Comme ces interventions de journalistes in situ dans la rue ou dans des lieux bruyants. Il faut une ambiance même si c'est au dépens du contenu du message ou du débat.
Le show a bien eu lieu hier soir. Un combat sans concession, âpre, violent souvent, avec des grands sourires ou des rires sarcastiques. De quoi combler les attentes des commentateurs ou commentatrices  qui attendaient avec impatience ce combat ou Marine Le Pen allait dixit " mordre les mollets" ( JT de France 2) d'Emmanuel Macron, et autres formules carnassières. Cela a bien eu lieu. Mais patatras les commentateurs qui " chauffaient l'ambiance" font aujourd'hui la fine bouche. Ont, comme disait Melenchon  " Des pudeurs de gazelle" devant l'âpreté du combat, se drapent dans la dignité de la stature présidentielle ou non, et semble regretter les débats dont on a retenu qu'une petite phrase ou les anaphores de François Hollande. Et tombent à bras raccourcis sur les deux pauvres journalistes moins bien traités par les deux compétiteurs que n'importe quel électeur...
Bref, il y avait hier soir, un titulaire incontestable Emmanuel Macron et une challengère Marine Le Pen, qui voulait apparaître comme l'opposante en chef, intraitable, leader de la future opposition. Façon de lui faire entendre " Voilà ce qui t'attends après ton élection, je ne lâcherai rien !".  Emmanuel Macron a plutôt bien résisté a ce travail de sape et de provocations. Tel un toréro élégant dans l'arène il a esquivé les coups de corne, planté les banderilles, et grand seigneur évité la mise à mort qui lui aurait fait perdre les faveurs du public. Macron sera donc président en ayant montré ses capacités intellectuelles,  psychologiques et physiques. Marine Le Pen a peut être livré son dernier grand combat dans une présidentielle avec une combativité sans faille. Je doute qu'elle soit présente en 2022. Si Marion Maréchal Le Pen la remplace à cette échéance, elle risque d'être redoutable. Mais d'ici là, il y aura eu le quinquennat d'Emmanuel Macron qui arrivera peut être à "renverser la table sans casser la porcelaine" Good Luck !

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1 mai 2017

Des niches fiscales dans l'Arbre aux Hérons

Autre article pertinent et bien informé dans le dernier numéro de la Lettre à LULU ( avril 2017)à propos des défiscalisations permises par  l'investissement d'entreprises dans l'Arbre aux Hérons : des nids aux niches fiscales.


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30 avril 2017

Lulu n'aime pas l'Arbre aux hérons

Dans le dernier numéro de la lettre à LULU (avril 2017) cette analyse judicieuse de l'Arbre aux Hérons : nos élites nantaises ont-elles perdu tout bon sens ?


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25 avril 2017

Macron, prudence !

Je suis rentré tard dimanche soir après avoir participé - comme d'habitude - aux opérations de dépouillement ( Il y avait à notre table une jeune fille de 18 ans qui avait voté pour la première fois et participait le soir même au dépouillement, Bravo !). A la télé, beaucoup de commentaires prévisibles et sans grand intérêt. Puis une séquence live mobilisant les reporters à moto : il fallait suivre le convoi important et peu respectueux des feux, qui conduisait Emmanuel Macron à son diner avec collaborateurs et soutiens à La Rotonde Bd Raspail ( j'avais d'abord pensé au Dôme bien réputé dans le secteur). Il y avait un côté " On a gagné" " C'est l'heure de la fête" qui pouvait indisposer, alors qu'il y a un deuxième tour. De même les embrassades sur scène avec Brigitte, n'étaient pas sans rappeler Valérie Trierweiller et François Hollande sur la place de l'Hôtel de ville à Tulle en 2012. Mais c'était une fois la victoire acquise.
La presse n'a pas manqué de faire le parallèle avec le Fouquet's chèrement payé par Sarkozy. Emmanuel Macron a répondu sèchement au journaliste qui lui en faisait part. Avec raison sur le fond, mais les images et les symboles peuvent marquer. Il a fallu remettre une deuxième couche  dans les JT de ce soir. Ainsi va notre monde politico-médiatique...
Emmanuel  Macron connaît certainement le proverbe africain " Plus le singe monte haut, plus il montre son cul !" Prudence Manu !

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20 avril 2017

Pétition

2 avril 2017

Cerisiers en fleurs

Le moment est venu de regarder la progression des cerisiers en fleurs au pays du soleil levant.

A l'ombre des fleurs de cerisiers
       il n'est plus 
       d'étrangers
     Kobayashi Issa

Tombent les fleurs de cerisier -
      entre les branches 
      un temple apparaît 

        Yosa Buson

Au sanctuaire - 
sur les pétales de magnolia 
des fleurs de cerisier 

       Ryôkan 

Extraits de l'Anthologie du poème court japonais - HAIKU  nrf Poésie/Gallimard
 

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27 mars 2017

200 456 insultes en un jour


Echos de la conférence débat d'Olivier Ertzscheid  Maître de conférence à l'université de Nantes, devant l'Observatoire des médias le vendredi 24 mars. Le thème " Comment lutter contre la haine sur Internet ?"
Conférence particulièrement travaillée et abondamment illustrée comme en témoigne les deux liens ci-dessous. D'une part le diaporama, d'autre part, la publication sur son blog " Affordance.com"

https://www.slideshare.net/olivier/lutter-contre-la-haine -
- http://affordance.typepad.com//mon_weblog/2017/03/lutter-contre-la-haine-sur-internet.html

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21 mars 2017

Grand débat, la frustation des commentateurs

Enfin nous avons pu avoir un contact direct avec les principaux candidats à la présidentielle, sans être obligé d'assister à un meeting et sans la pression d'intervieweurs plus intéressés par leurs questions que par les réponses des candidats. L'attente était là quand on constate que près de 10 millions de téléspectateurs étaient encore présents passé minuit, après trois heures de débats et un démarrage plutôt laborieux.
Je crois que chaque candidat a conforté son image : Hamon militant, Fillon montant en puissance, Macron rassembleur, Marine le Pen dans l'attente du second tour, Mélenchon tribun guerrilléros ménageant ses effets. Les deux journalistes Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray n'ont pas cherché à briller, leurs questions étaient courtes et précises, et même s'il y a eu des moments confus, l'ensemble a été cohérent, bien mené et riche en informations, à la fois sur les personnalités et sur leur projets.
Macron en position centrale par le fruit du hasard a bien illustré son profil " et droite et gauche" trouvant intéressant certaines propositions de ses concurrents ( souvent à sa droite avec Fillon).
Fillon a été efficace vis à vis du programme de Marine Le Pen qualifié de "sérial killer du pouvoir d'achat avec la sortie de l'euro et le retour du franc".
Marine Le Pen a essayé de placer des extraits de ses discours de meetings sans trop se soucier de la cohérence d'ensemble.
Hamon et Mélenchon ont beaucoup de points communs dans le contenu mais la forme est tellement aux antipodes qu'on comprend bien le désistement impossible l'un pour l'autre. Pour l'anecdote j'ai noté au premier rang derrière Benoît Hamon, Julia Caget (et son mari Thomas  Piketty), qui nous avais impressionnés l'an dernier à l'Observatoire des médias quand elle était venue nous parler du financement des médias. Comme disait une célèbre chroniqueuse " Attendez-vous à voir ..."
Bref une soirée instructive sans être assommé par des commentateurs plus ou moins bien inspirés.

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