14 juin 2019

Etat de droit

Tout près du joli pont médiéval sur la Moine à Clisson, ce panneau d'information en matière d'urbanisme. Il s'agit d'une enquête auprès de la population et non d'un concours du plus grand nombre d'acronymes et équivalents...


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10 juin 2019

Le beau geste d'Amandine Henry

Le beau geste d'Amandine Henry lors du match d'ouverture de la coupe du Monde de football féminine, après le splendide but marquée contre les Coréennes du Sud - le 4ème pour la France - a été de fêter ce but, en allant retrouver ses coéquipières remplaçantes sur le banc de touche. Un vrai geste de capitaine qui a été grandement apprécié, car il illustre la forte solidarité qui anime ce groupe.
Qui plus est, son rôle sur le terrain est déterminant, par sa vision du jeu, ses qualités techniques, sa façon de se projeter vers l'attaque dès la réception du ballon, le dynamisme et la créativité qu'elle impulse tout au long du match. Une capitaine exemplaire.
De quoi donner des leçons à ses collègues masculins tels que nous les avons vus samedi soir dans leur match lamentable contre la Turquie. Avec notamment un milieu de terrain complètement à la dérive, inefficace en défense et sans imagination vers les attaquants. Pendant tout le match, une vraie purge footballistique !

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La lettre intégrale d'Henri Ferquet

Le 6 juin Emmanuel Macron  à l'occasion du 75 ème anniversaire du débarquement, a lu la lettre extrêmement émouvante d'un jeune résistant de 16 ans, Henri Ferquet fusillé par les Allemands. Il est beaucoup moins connu que Guy Mocquet, mais son sacrifice n'en n'a pas moins été admirable. La lettre n'a pas été lue intégralement. Certains passages omis expliquent pourtant les motivations fortes de son engagement.
https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/06/est-il-vrai-que-macron-n-a-pas-lu-l-integralite-de-la-lettre-d-henri-fertet-jeune-resistant-fusille_1731992?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1559796887

Source : Checknews - Libération

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25 mai 2019

L'Hermione - enfin - à Nantes

Grande soirée sur les quais de la Loire à Nantes : à 21 h 30 L'Hermione escortée par un grand nombre de bateaux maritimes et fluviaux et accompagnée du Belem, a fait sa première entrée dans le port de Nantes. Une bordée de coups de canon a salué cet événement "historique" applaudi par des dizaines de milliers de spectateurs. Dommage qu'il ne soit pas passé sous le pont transbordeur du XXIè siècle que nous souhaitons depuis onze ans.





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19 mai 2019

2,5 millions d'euros par député

"Le budget du Parlement de Strasbourg devrait atteindre les 2 milliards d'euros en 2020, soit l'équivalent de 2,5 millions  d'euros par  députés" titre Le Monde du 17 mai, qui souligne les dérives budgétaires de l'institution. Le déménagement mensuel entre Bruxelles et Strasbourg , c'est frais de transports, frais de déménagement et frais d'hébergement prohibitifs ( trois nuits obligatoires pour tous à Strasbourg, c'est 114 millions d'euros...). Les eurodéputés y ont leur part avec un salaire de 6 825 € + 4 513 € de "frais généraux" non contrôlés + 24 943 € par mois pour employer des assistants parlementaires ( 2 fois 1/2 l'enveloppe d'un parlementaire français) + les voyages pris en charge et 320 € par jour de présence. Les partis politiques européens sont financés à hauteur de 50 millions par an ( 63 millions prévus en 2020 !). Le tableau ci-dessous fait apparaître l'Assemblée Nationale française presque vertueuse et économe en comparaison du " très cher" Parlement européen.
Les coûts de personnel sont également prohibitifs. Par exemple, "338 hauts fonctionnaires  touchent entre 14 546 et 20 219 € brut par mois - Emmanuel Macron est à 15 140 - sans compter les généreuses indemnités familiales ou de "dépaysement" " .
Ce n'est pas une raison pour ignorer les élections de dimanche prochain, car le  Parlement  européen est un progrès institutionnel majeur,  mais plus de rigueur participerait à la revalorisation de l'institution aux yeux des opinions publiques.


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8 mai 2019

Londres - Le pont aux hérons

Je vois des hérons partout !

Pont Serpentine Hyde Park

Parade vigoureuse des hérons cendrés

Vive le printemps

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23 avril 2019

NDDP 9 novembre 1970


Notre Dame de Paris et les grandes dates de l'Histoire de France : 9 novembre 1970 cérémonie en mémoire de De Gaulle. Presque toute la planète était là.

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20 avril 2019

Notre Dame de Paris, Notre Drame de Paris, le maillon faible

Notre Drame de Paris, comme le titrait joliment Libération le 16 avril au lendemain de cet incendie qui nous a frappé de stupeur, d'incrédulité et d'impuissance en voyant les ravages que provoquait l'incendie dans la charpente de l'édifice faite de 1300 chênes datant du moyen-âge. La chute de la flèche dans le brasier marquera nos mémoires comme les décombres métalliques, fumantes, des tours jumelles du Word Trade Center en septembre 2001.
Beaucoup de chefs-d'oeuvre ont été sauvés ou protégés et par chance la météo est depuis lundi favorable. les grandes marées du moment n'ont pas été accompagnées de pluies et de vents violents comme souvent. Beaucoup de chance dans ce malheur : des miracles diront certains.
L'analyse de la chronologie montre que la première alerte a été donnée vers 18h20 - 18h30 et que les personnes chargée d'évaluer la nature de l'incident ne seraient pas allées au bon endroit. Une demi heure plus tard lors de la seconde alerte à 18 h 50, il était trop tard, le feu avait atteint la dimension critique qui le rendait non maîtrisable. Je ne peux m'empêcher de faire le parallèle dans le manque de vigilance, avec l'incendie du parlement de Bretagne à Rennes en 1994. Des manifestations de marins avaient lieu autour du monument et notamment l'utilisation de fusées de détresse, provoquant le déclenchement du système d'alerte. Leur répétition, sans cause apparente, aurait conduit, selon la presse, le responsable de la sécurité - le concierge ? - a débrancher le dispositif. Pendant ce temps une fusée commençait à se consumer sut la toiture . On connaît la suite.
N'y a-t-il pas dans nos systèmes de sécurité une très grande sophistication, une grande marge de principe de précaution, qui incite à dire " Encore une fausse alerte !" . Or le temps est précieux, les processus d'incendies sont irréversibles. Il y a manifestement un maillon faible dans le dispositif.

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Avril 2014 Malaga Semaine sainte

18 avril 2019

Avis de recherche patrimoine nantais

PO du 17 avril 2019 se fait l'écho d'une demande d'un de ses lecteurs à la recherche de la table d'orientation du Pont Transbordeur démoli en 1958. Bonne idée : si le projet de Pont Transbordeur du XXIè siècle des Transbordés devait voir le jour, ce serait une bonne idée d'y faire figurer ce témoignage du monument nantais de l'époque, comme les plaques qui figurent sur les anciennes piles du PT près du pont Anne de Bretagne.

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12 avril 2019

Je ne suis pas allé au Rwanda

Je ne suis pas allé au Rwanda malgré la proposition du ministère de la coopération en 1971 à l'issue de la formation  des experts de la coopération  (CPDCET) et après quatre années au Congo-Brazzaville. Beaucoup d'hésitations à vrai dire : une attirance incontestable pour un pays africain "différent", le pays verdoyant aux mille collines, "La Suisse" de l'Afrique,  un climat plutôt favorable, et un grand potentiel agricole. A contrario, un pays connu pour ses tensions ethniques ( en 1959 il y avait déjà eu des massacres de Tutsis, considérés comme dominateurs et "trop grands" pour les Hutus d'où disait-on, les mutilations des membres inférieurs) qui se sont manifestées également en 1972 et 1973, bien avant le terrible génocide de 1994. Le Rwanda, comme  le Burundi et le Zaïre étaient d'ex colonies belges qui avaient accédé à l'indépendance avec un faible niveau de développement et d'équipement et une formation des élites très limitée. Kigali la capitale, n'était reliée à Paris que par un seul avion par semaine. Le poids de l'Eglise catholique dans la société était - me disait-on - extrêmement prégnant et très traditionaliste. La capitale, peu peuplée, ne comportait à l'époque qu'un seul cinéma. Bref le tableau dressé à l'époque par des collègues qui y vivaient n'était pas idyllique. Débarquer seul dans ce pays à 29 ans; vivre très éloigné de mes bases pendant deux ans, pour un projet qui, en matière professionnelle, ne m'apparaissait pas fortement élaboré. Tout cela m'a incité à décliner la proposition Rwanda et à demander une autre affectation. Résultat : un gros contraste, puisque l'on m'a proposé la Côte d'Ivoire et sa capitale Abidjan, qui dans ces années 70 était en plein boum économique. Les années fastes d'Houphouet- Boigny. J'y suis resté jusqu'en 1974.
J'ai néanmoins toujours gardé dans ma tête un Rwanda rêvé ou redouté, et un suivi attentif de l'évolution de ce pays.


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9 avril 2019

Ousmane NDIAYE et les médias en Afrique


Je remercie vivement Patrice Saint André pour le compte  rendu de la conférence D'Ousmane NDIAYE

Université Permanente – Observatoire des médias

Conférence du 5 avril 2019

Les médias en Afrique – Ousmane Ndiaye, rédacteur en chef Afrique à TV5 Monde

Ousmane Ndiaye est journaliste, il a travaillé à Courrier International. Depuis 2017, il est rédacteur en chef à TV5 Monde. Conférence présentée par Jean-Claude Charrier.



Ousmane Ndiaye (Photo JCC)



TV5 Monde ?
 TV5 Monde, c'est un peu la voix de la francophonie. C'est une sorte de mini ONU des médias, avec la participation de l'audiovisuel public français, mais aussi de Radio Canada et de la télévision suisse . TV5 Monde n'est pas une chaîne d'informations (comme France 24). TV5 apporte un soutien au film africain, fiction et documentaire, comme peut l'être Canal + en France, avec des des coproductions en partenariat avec les TV publiques francophones. TV5 Monde, c'est 45 millions de téléspectateurs en Afrique, mais aussi une chaîne très regardée dans les communautés africaines au Canada, en Chine, aux USA…

L'émergence des médias en Afrique
De l'information traditionnelle par les tambours, aux gazettes papier liées à la colonisation… une évolution.  Après la seconde guerre mondiale, les journalistes africains deviennent plus politisés, notamment au contact du Parti Communiste français. Ces journalistes deviendront par la suite des responsables politiques au sein de leur pays. Le rôle des missionnaires a aussi été très important, avec « Afrique Nouvelle ». Avec l'indépendance des pays africains, les médias deviennent la voix des gouvernements. La radio publique prend une grande importance, dans des pays où une part importante de la population est analphabète. En Afrique, la télévision apparaît en 1972 à l'occasion des JO de Munich.

L'arrivée des médias d'opposition
Face aux quotidiens nationaux très liés aux partis de gouvernement, apparaît une presse contestataire, souvent clandestine et interdite dans beaucoup de pays. Ainsi, en Tunisie, un journal comme « Jeune Afrique », se veut être un journal transcontinent, inspiré du Nouvel Observateur. Avec la chute du mur de Berlin, les années 90 marquent la fin de la guerre froide et une nouvelle configuration géopolitique. Une presse écrite libre apparaît, « LEssor », au Mali ou « Le Soleil » au Sénégal. Les radios libres vont permettre de toucher un plus large public. Le téléphone portable et les radios libres font émerger un contre-pouvoir naissant. A partir des années 2000, les médias gouvernementaux rachètent les journaux libres, avec une répression féroce.

L'Afrique, vue par les médias étrangers
Dès 2010, les médias étrangers sont revenus en force en Afrique. Le Monde, le Point...les Chinois ont ouvert des agences de presse en Afrique. Ils diffusent des programmes en français mais aussi en langues africaines. Depuis le discours de Dakar (N. Sarkosy), il y a une vraie défiance des africains vis à vis de la France. L'intervention française au Mali a amplifié cette défiance. Au Sénégal, il y a un recul des médias français et une vraie demande pour une presse en langues africaines. L'Afrique, vue par les médias français est trop souvent perçue sous un angle émotionnel. Il faut distinguer l'émotion de l'information. L'émotion, par exemple devant une catastrophe ou un attentat, peut être une perte de sens. Le journaliste, par son regard, prend parti et juge, il choisit de montrer ce qui a, pour lui, du sens.

Patrice Saint André – 6 avril 2019

J'ajouterai simplement qu'après  son exposé remarquable, Ousmane NDIAYE en réponses aux questions des auditeurs, a rendu un vibrant hommage à la presse algérienne qui dans la décennie noire des années 90, a vu un grand nombre de journalistes assassinés. Malgré tout elle continue son travail de libre information et de commentaires. Des personnalités comme Kamel Daoud sont mondialement connues pour leur indépendance et la qualité de leurs écrits.
JCC


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3 avril 2019

Médiacités Nantes et Benjamin Peyrel à l'OMUP


Compte rendu de la conférence débat de Benjamin PEYREL  le 29 mars 2019 :
Médiacités Nantes, l’investigation locale sur Internet


Benjamin Peyrel et Jean-Claude Charrier – amphi Kernéis 29 mars 2019

«  Renouer avec l’enquête et apporter du pluralisme »

Benjamin Peyrel  est l’un des journalistes de l’Express qui, en 2016 à l’arrivée de Patrick Drahi à la tête de l’hebdomadaire, a  pris la décision de faire jouer la clause de conscience. Avec six autres de ses confrères, ils ont  mis en  commun leurs indemnités de licenciement pour lancer Médiacités, hebdomadaire exclusivement sur Internet – pure player - et sur abonnement. D’abord implanté à Lille, puis à Lyon et Toulouse, il s’est installé à Nantes en septembre 2017.
«  Un contexte de perte de confiance, de superficialité, de connivence et d’autocensure» sont quelques unes des raisons qui ont justifié ce départ de l’Express. Parallèlement «  Nous avions une envie de réinventer, d’être des journalistes utiles, de renouer avec l’enquête et l’investigation, de répondre à une exigence démocratique au regard de la décentralisation et des métropoles ». D’où l’objectif de s’implanter dans les 10 plus grandes villes. Benjamin Peyrel met en avant le besoin « d’apporter du pluralisme » dans un contexte où les communicants ont pris une place dominante : au nombre de 50 000 aujourd’hui en France pour 35 000 journalistes. Médiacités se définie volontiers comme un contre pouvoir.
Concernant Nantes quatrième site d’implantation, Benjamin Peyrel note un certain essoufflement de la presse traditionnelle écrite qui à des niveaux divers perd régulièrement des lecteurs. Depuis un an et demi trente journalistes ont signé une enquête pour Médiacités et dix ont une collaboration très régulière. Une enquête comme celle sur les «  Start up nantaise, ton univers impitoyable » peut être étalée sur trois semaines et représente plusieurs mois de travail avec un très grand nombre d’entretiens. Tous les domaines peuvent être abordés : de « L’échec très discret du tram train Nantes Chateaubriant » au «  Machines de l’ile, ingénieuse mécanique à transformer l’argent public » en passant par « NDDL le risque d’un réaménagement vite fait, mal fait » ou « Nouveau stade : 4 questions et un enterrement » ou «  Nantes et le vélo : ce qui grippe dans le pédalier » mais aussi «  La carte exclusive des sols pollués de Nantes et de Loire Atlantique » «  Derrière le muguet, les petites mains du maraîchage nantais »  ou «  « Les dessous de la grève du périscolaire à Nantes », et bien d’autres dans tous les domaines, nantais, départementaux ou régionaux. Depuis cette année une rubrique «  Solutions » est apparue, pour l’info positive.
Une plate forme est à la disposition des lanceurs d’alerte et 150 signalements ont été effectués dans les 4 villes d’implantation. Par ailleurs pour répondre au souci d’animation de la vie démocratique, des débats et rencontres sont organisés ou sont en préparation à Lille, Lyon et Nantes.
Le modèle économique de Médiacités est celui de Médiapart  (qui a une participation de 5% dans le capital). Pour avoir accès aux enquêtes complètes, il faut payer 6,9 € par mois ou 59 € à l’année.
L’objectif fixé est d’abonner environ 2 000 lecteurs par ville. Avec actuellement 2 500 abonnés au total, l’objectif est ambitieux, mais le journal est jeune et l’implantation demande  du temps. Pour Benjamin Peyrel qui a répondu avec précision et disponibilité aux nombreuses questions des participants,  il y a un public pour une information de qualité  et «  L’investigation sans concession » qui est le slogan  retenu par Médiacités.
Jean-Claude Charrier

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Ousmane NDIAYE de TV5Monde invité de l'OMUP


Les médias en Afrique conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes, par Ousmane NDIAYE vendredi  5 avril 2019 *
·         En remplacement du 15 mars initialement prévue



Ousmane NDIAYE – Journaliste, actuellement Rédacteur en chef central Afrique à TV5MONDE. Il était auparavant responsable Afrique à Courrier International. Ousmane NDIAYE a été l’invité de l’Observatoire des médias en février 2013 sur le thème «  Les clichés à l’épreuve des faits : les médias et l’Afrique ».
Alors que le continent africain connait en ce début d’année plusieurs élections présidentielles, dont les résultats sont souvent contestés, qu’en est-il de la vie démocratique à travers la presse et les médias d’information ? Dans quels pays les journalistes et les supports d’information nationaux peuvent-ils exercer leur fonction normalement ? Les Africains comptent-ils en priorité sur les grands médias audiovisuels étrangers notamment européens, pour avoir une information de confiance sur la situation de leur pays ? Quels sont les principales évolutions dans ce domaine ?
Ousmane NDIAYE qui travaille depuis de nombreuses années sur l’actualité africaine, interviendra sur le thème  « Les médias en Afrique ».

Vendredi 5 avril 2019 Amphi Kernéis  1 rue Bias  de 14 h 30 à 16 h.

8 € pour les personnes non abonnées au cycle des conférences de l’Observatoire des médias.
Présentation : Jean-Claude Charrier

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5 mars 2019

Adieu cyprès de Lambert, vaillant soldat...

  1. Photo JCC

Adieu vaillant soldat, adieu vaillant combattant des tempêtes porteurs de cicatrices, adieu vieux camarade cher au cœur de tous les amoureux du pays de Retz…

Je me joins à l'hommage rendu par le photographe pornicais Alain Barré sur sa page Facebook.
C'est triste et c'est une vraie atteinte au paysage côtier entre Pornic et Préfailles. Ce majestueux cyprès de Lambert surplombant la plage de Portmain n'a pas résisté aux coups de boutoir de la tempête Freya dans la nuit de dimanche à lundi. Son tronc massif s'est fendu en deux sur toute sa hauteur. Déjà mutilé par d'autres tempêtes il gardait néanmoins toute sa prestance.
Il manquera à tout ceux qui l'on connu...

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2 mars 2019

L'ancien maire et le pont transbordeur- Ouest France 2-3 mars

Article émouvant par Christophe Jaunet ce matin dans Ouest France Nantes, relatant la démarche entreprise en 1957 par le maire socialiste de Nantes, Clovis Constant, nommé à la Libération, qui a sollicité le président des Etats Unis pour sauver le pont transbordeur de Nantes. Un récit qui montre la réactivité des Nantais à la mémoire de leur monument disparu. les Transbordés ne perdent pas espoir.

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Remettre les pendules à l'heure avant dimanche soir

L'Europe doit parait-il dans les prochains mois, prendre une décision pour mettre fin au changement d'heure saisonnier heure d'hiver, heure d'été, et réciproquement. L'Assemblée Nationale a lancé à ce sujet une consultation citoyenne relativement confidentielle

https://questionnaire.assemblee-nationale.fr/785621

Elle va se clôturer dimanche soir 3 mars 2019.
Je crois important d'y participer car c'est une question qui nous concerne tous et sur laquelle chacun peut avoir un avis autorisé.
Personnellement j'ai exprimé ma préférence pour l'heure dite "d'hiver" qui est en fait l'heure du Temps Universel +1. C'est à la fois conforme à la géographie de la France en particulier pour l'Ouest, et source d'équilibre pour la chronobiologie humaine (et animale). Tous les experts médicaux en la matière en conviennent. C'est déjà un compromis car notre heure véritable est l'heure solaire, mais ce serait excessif de revenir 70 ans en arrière.  J'ai bien conscience qu'au niveau de l'opinion; l'hiver souffre d'un handicap face à l'été ( comme d'avoir laissé l'ex-futur "Aéroport du Grand Ouest" s'appeler pour les médias et l'opinion " aéroport de Notre Dame Des Landes"...). Soyons quand même présents.

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27 février 2019

Pascal Bolo, Johanna Rolland : désaccord sur Yellopark ?

Pascal Bolo 1er adjoint à Nantes n'apprécie pas l'abandon  du projet de grand stade Yellopark de Waldemar Kita. Il l'a fait savoir dans la presse locale et annonce sur twitter un interview dans l"Equipe demain où " il persiste et signe " sur " une occasion manquée".
Cet abandon est le résultat de la décision de Johanna Rolland qui a pris prétexte de l'ouverture d'une enquête fiscale sur le président du FC Nantes, pour mettre fin aux engagements pris par Nantes Métropole pour la vente des terrains. Depuis le début, Johanna Rolland n'a cessé de rétrécir le projet : d'abord en récusant la tour prévue dans le projet immobilier, puis le projet immobilier lui même, puis en  refusant d'envisager la démolition de la Beaujoire , pour enfin tout renvoyer à la case départ. Il est clair qu'à gauche il y avait de fortes pressions pour aller dans ce sens et que le compagnonnage avec Waldermar Kita homme d'affaires "capitaliste" peu apprécié, était jugé par beaucoup trop risqué à un an des municipales.
Pascal Bolo semble vouloir faire entendre une musique légèrement différente. Peut être parce qu'il est sans doute l'un des seuls dans l'équipe municipale à mesurer l'impact populaire formidable du football, surtout à Nantes où ont été écrites quelques unes des plus belles pages du football français. Encore aujourd'hui faire venir près de 40 000 spectateurs un dimanche après-midi pour un Nantes Nimes, c'est quand même autre chose que les animations de la carrière Miséry ! Pascal Bolo n'est sans doute pas indifférent également à l'écho dans la presse mondiale de la disparition tragique du jeune 'Emiliano Sala il y a six semaines dans son vol de nuit au-dessus de la Manche. On peut aussi parler de Nantes en France et dans le monde sans l'aval des communicants omniprésents dans les sphères du pouvoirs.
J'ajouterai volontiers que Nantes devient la ville malchancheuse (abandon de NDDL) ou timorée ( ignorance du pont transbordeur et la Loire hier, rejet du nouveau stade aujourd'hui) futur CHU très contesté, etc. Bref, il y a trop de projets qui piétinent ou s'arrêtent pour que cela ne devienne pas un enjeu politique local.


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25 février 2019

Nantes : le monument qui manque

Ouest France jette un oeil dans le rétroviseur nantais et parle à juste titre du monument nantais qu' a constitué pendant plus de 50 ans le pont transbordeur ( OF 25.02.2019) . Le combat aussi de ceux qui avait conscience de son importance patrimoniale mais qui n'ont pu le sauver face à l'aveuglement des élus de l'époque et les dégats de la civilisation "formica". Le rapprochement des deux photos de l'article est rétrospectivement consternant. Les Basques de Bilbao ont été plus lucides et leur pont transbordeur toujours en activité et rénové attire les touristes et est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.
Dommage que l'article ne dise rien des " Transbordés" et de la forte adhésion des Nantais à notre projet de Transbordeur du XXIè siècle.


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17 février 2019

Le Grand Débat pour tous : contribution fiscale

Malgré ma dernière chronique (qui vise les concertations "à la nantaise") j'ai apporté ma contribution au Grand Débat national, sur les questions de fiscalité. Au-delà des réponses aux questions posées (et fermées) j'ai joins un  texte  sous le titre :

 Réforme fiscale : La suppression de la taxe d’habitation doit être citoyenne

Les fiscalistes ont coutume de dire que les bons impôts sont les  « impôts vieux ». L’impôt sur le revenu a été créé en 1907, la TVA en 1954 et les impôts locaux – taxes foncières et taxes d’habitation - ont pris ce nom en 1974, succédant à des taxes locales dont elles se sont inspirées.  Ce n’est pas une raison pour ne rien faire. 
Progrès ou non, aujourd’hui  la fiscalité est dans le débat public et tout un chacun reconstruit un système qui serait plus juste, plus équitable, en ayant si possible, un bon rendement. Deux constantes apparaissent le plus souvent : il faut augmenter la pression fiscale sur les « autres » et alléger celle qui nous  concerne. Les médias participent à cet état d’esprit  en parlant volontiers des « gagnants » ou des « perdants » de telle ou telle nouvelle disposition. Ainsi le citoyen est systématiquement rangé dans un groupe, une catégorie socio économique, où il est sommé, ou supposé, ne s’occuper que de son intérêt particulier
Eh bien, puisqu'il le faut, j’assume cette mutilation citoyenne et je considère que la suppression de la taxe d’habitation doit concerner l’ensemble des contribuables. 
La taxe d’habitation n’est pas un impôt sur le revenu, c’est un impôt lié à la disposition d’un logement. De même qu’il touche quasiment tous les Français, sa suppression doit concerner tous les Français. Si ce n’est pas le cas, et si l’on ne garde cet impôt que pour les « nantis », il en résultera au moins trois conséquences dommageables. D’une part le Conseil Constitutionnel ne validera pas une  décision non conforme à l’égalité de tous les citoyens devant l’impôt. D'autre part, garder une taxe d’habitation qui ne concernerait que 20 % des contribuables, c’est ouvrir la porte à une augmentation constante de la TH de la part des collectivités locales à la recherche de nouvelles ressources et qui n’aurait nullement le souci d’épargner une population réputée favorisée. Enfin une nouvelle fois, le pouvoir politique calerait devant une mesure fiscale positive qui concernerait l’ensemble de la nation, et non telle ou telle catégorie comme cela se pratique depuis trop d’années,  fissurant ainsi une cohésion nationale tellement mise à mal.   
Jean-Claude Charrier
Janvier 2019

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15 février 2019

Démocratie "Canada Dry"


Abonné à Médiacités Nantes je partage l'avis de Benjamin Peyrel co-fondateur de Médiacités concernant la démocratie participative locale

Démocratie "Canada Dry"
Bonjour,
Cette semaine, alors que la France s’est lancée dans un « Grand débat national » suite à la crise des gilets jaunes, Mediacités s’est intéressé à la manière dont se pratique la démocratie participative au niveau local. A Nantes, en l’occurrence, ville souvent citée en exemple sur le sujet. Qu’en ressort-il ? Que « ces procédures donnent le change plus qu’elles ne changent la donne », comme le notait la politiste Cécile Blatrix, en 2007. La formule reste d’actualité tant elle pointe avec acuité les limites du dialogue tel qu’on le pratique dans notre pays depuis plusieurs décennies. De "conseils de quartiers" en "ateliers citoyens", de "consultations" en - petits ou grands - "débats", dans l’immense majorité des cas la montagne consultative accouche d’une souris politique.

Pourquoi ? Entre autres multiples raisons, parce que les citoyens sont le plus souvent appelés à dialoguer selon des procédures soigneusement balisées, sur des sujets sans risques ou, en tout cas, jamais susceptibles de remettre en cause le fond des politiques menées. Et ce quelle que soit la couleur politique de la collectivité. En caricaturant à peine, on leur laisse le soin de choisir le nom de la piscine ou la couleur d’un mur, tandis qu’élus et techniciens continuent de définir la politique sportive ou celle en faveur des quartiers.

En demandant, par exemple, aux Français dans quel type de dépenses publiques ils préfèrent tailler (l’Education, l’Environnement, la Défense, etc), sans leur permettre d’exprimer au préalable ce qu’ils pensent de cette politique d’austérité, le volet numérique du Grand débat national ne déroge pas à cette règle. Et participe, à l’échelle nationale, au développement de cette « médiocratie » participative que décrit dans nos colonnes Guy Lorant, ancien directeur de la communication de la ville de Nantes.

Notre pays, nos régions, nos villes méritent mieux que cette démocratie « Canada Dry », qui en a la couleur et l’odeur, mais dissimule très mal son arrière-goût amer de communication. Nous méritons mieux. D’autant que les pistes et propositions pour une véritable participation, un dialogue utile, constructif et efficace, existent. Vous en trouverez de nombreux exemples au fil des pages de notre dossier « Soigner la démocratie ». Bonne lecture et bon week-end.
 
 – Benjamin Peyrel, Journaliste, co-fondateur de Mediacités

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6 février 2019

"Mur des cons" le tribunal correctionnel condamne le syndicat de la magistrature

Après beaucoup de controverses et de polémiques, le tribunal correctionnel de Paris a condamné l'ancienne présidente du syndicat de la magistrature à propos du " Mur des cons" Le Monde 2 février 2019.



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1 février 2019

NDDL et la presse nantaise à l'OMUP

C'est notre rendez-vous de vendredi prochain


Retour sur Notre-Dame-des-Landes et les médias, un an après, conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente, le 8 février 2019, avec la participation de journalistes nantais.

Un après la décision gouvernementale d’abandonner le projet de transfert de l’aéroport Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes, propose de débattre avec des journalistes nantais qui ont suivi pendant des années ce dossier.
 Il s’agira d’examiner comment les médias locaux ont travaillé sur ce projet sensible, les rapports entretenus avec les différentes parties prenantes, les éventuelles difficultés d’informer, le poids de l’opinion, les actions de lobbying, les pressions éventuelles, et comment depuis un an, malgré les difficultés qui subsistent,  le dossier s’est dénoué.
Participeront à ce débat :
-         Dominique BLOYET rédacteur en chef adjoint de Presse Océan
-         Christophe JAUNET Journaliste à Ouest France Nantes, en charge de ce dossier,
-         Florence PAGNEUX correspondante régionale du quotidien La Croix.
Conférence débat vendredi 8 février 2019 de 14 h 30 à 16 h Amphi 400 Fac de pharmacie 9 rue Bias à Nantes
Accès 8 € pour les personnes non abonnées au cycle des conférences de l’Observatoire des médias.
Présentation : Patrice Saint André

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27 janvier 2019

Le "Je t'aime,moi non plus", de la presse et des Français


L'enquête annuel publiée dans La Croix sur les rapports entre les Français et les médias, montre cette année une nette dégradation de l'appréciation portée sur la qualité de l'information. La crise des gilets jaunes n'est pas étrangère à cette évolution puisque l'enquête a été menée dans cette période.Il y a là matière à une vraie autocritique des journalistes même s'il faut éviter de trop globaliser : tous les supports n'ont pas la même attitude et des quotidiens comme Ouest France, La Croix, et d'autres, ont un réel souci, de hiérarchie, d'analyse et de contrôle de l'information. Mais l'autocritique doit aussi concerner les usagers de l'information qui ne font pas toujours l'effort de sélectionner les bonnes sources, qui reprennent volontiers les "bobards" diffusés par les réseaux sociaux, et font parfois le grand écart entre ce qu'ils disent souhaiter, et leur pratique réelle. Bref beaucoup de sujets de réflexion dans cette mauvaise évolution.

https://www.la-croix.com/JournalV2/medias-sommes-remettre-question-2019-01-24-1100997626?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20190123&utm_campaign=newsletter__crx_subscriber&utm_term=448&PMID=ce9e1aa72d55e6594beb7e16fe54362c

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23 janvier 2019

Isabelle Veyrat Masson invitée de l'OMUP


Isabelle Veyrat-Masson historienne et sociologue des médias, sera l’invitée de l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes le 25 janvier, sur le thème  Télévision et campagne électorale.

Isabelle Veyrat-Masson est  directrice de recherche au CNRS, directrice du laboratoire Communication et politique (Irisso-Paris-IX), enseignante à Sciences Po et à Paris-Sorbonne.  Elle intervient fréquemment dans les médias audiovisuels. Elle a publié de nombreux ouvrages notamment publié Histoire de la télévision française de 1935 à nos jours (avec Monique Sauvage, Nouveau Monde, 2012) et en 2018 La puissance des images : du Moyen-Age à nos jours (avec Christian Delporte) aux éditions Nouveau Monde Eds.

Isabelle Veyrat-Masson interviendra devant l’Observatoire des médias  de l’université permanente sur le thème Télévision et campagne électorale.


Vendredi 25 janvier  2019 Amphi 400 Fac de pharmacie 9 rue Bias De 14 h 30 à 16 h
Accès 8 € pour les personnes non abonnées à l’Observatoire des médias de l’université permanente
Présentation : Patrice Saint André



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L'optimisme malgré tout

Certaines réalités doivent être dites et redites dans le climat morose et pessimiste qui nous entoure.
le Point de vue exprimé dans Ouest France y contribue opportunément.


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16 janvier 2019

Bonnes nouvellles du jour

13 janvier 2019

Jean-Marie Charon : suite - L'incertitude

Absent ( pour la première fois depuis 2006) de la conférence de l'Observatoire des médias de l'université permanente le 11 janvier, je dois à l'efficacité et la rapidité des collègues de l'équipe d'animation, d'avoir le compte rendu de cette rencontre passionnante.


Conférence du 11 janvier 2019
Les mutations des médias d'information
Jean-Marie Charon, sociologue et spécialiste des médias
Ingénieur d'études au CNRS, enseignant à l'IEP de Rennes

Conférence présentée par Patrice Saint-André

Un mot clé, incertitude : incertitudes des technologies, incertitudes des usages et des nouveaux supports de lecture, incertitudes sur l’avenir de la presse écrite
Au moment où nous sommes, on ne peut pas dire qu’il y a un modèle dominant de journal tout internet malgré le succès de certains journaux électroniques comme Mediapart. A court terme radios et télévisions sont moins ébranlées que la presse écrite.

Techniquement le numérique ce sont les appareils où on lit mais le numérique intervient aussi dans la production et la diffusion de l’information. La technologie numérique est une technologie flexible qui s'adapte aux modes de traitement de l'information, à la publicité et à la diffusion.
Sociologiquement on observe une plus grande individualisation du journalisme : de rédactions à des auteurs individuels,  disparition de la presse populaire générale et développement des magazines de niche.

Trois facteurs expliquent les mutations des médias d'information

1 - La presse, depuis le XIXe siècle, reposait sur un modèle financé par ses lecteurs, la publicité et les petites annonces dont les « rentrées » permettaient une accessibilité plus large de la presse, le journal étant cofinancé (à 40 % en France par la publicité, jusqu’à 80 aux Etats-Unis).
La numérisation s’est attaquée dès le départ aux ressources publicitaires. Les annonces publicitaires migrent sur des sites, y compris de services comme météo France.
Mediamétrie comptabilise les audiences des sites en France. Ce mois-ci sont en tête Google, Facebook puis les sites de Microsoft. Ces sites n’ont pas que la diffusion, le volume, mais le recueil des données des lecteurs permettant de placer les publicités au bon moment. Ce couplage est impossible dans les médias traditionnels qui perdent ces ressources.

2 - A l’origine d’internet il y a des chercheurs et des gens issus de la contre culture pour lesquels l’information devait être gratuite. Quand elle est allée sur Internet, la presse écrite pouvait difficilement demander un abonnement et le financement par la publicité n’est pas suffisant.

3 - Engouement des jeunes pour les blogs et les réseaux sociaux. Pour les usages il y a aussi des ruptures. Nous, dans notre génération, nous avons notre bouquet de médias, alors que  les plus jeunes ont un mode de recherche horizontal sur les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux, accompagnés par leurs amis Facebook et leurs recommandations ou par les algorithmes des moteurs de recherche. Ils iront éventuellement sur des pages de médias mais pas spontanément.

Pour la presse écrite ces trois facteurs ont des conséquences, d’abord la chute vertigineuse de son chiffre d’affaires qui entraîne la nécessité de se réinventer dans les contenus et de se réorganiser dans l’urgence. Des journaux comme the Gardian ou le Monde ont des rédactions qui travaillent 24 heures sur 24 avec des bureaux sur plusieurs continents. Les effectifs de journalistes fondent – 30% en Espagne ou aux USA.
La presse tente d’être multisupports. Or selon le moment de la journée, le lieu  et l’outil  de lecture ( smartphone, tablette, ordinateur…) les façons de lire sont très différentes, d’autant que Facebook recule devant Instagram chez les Jeunes, ce qui induit des modifications comme la réduction des texte et le développement des images, fixes ou animées. Cette diversification formelle est à conduire en parallèle avec le métier traditionnel de journaliste, recouper et vérifier les informations, mener des investigations. Dans certains journaux on voit une séparation entre des « chasseurs », pourvoyeurs de contenus sans souci de la forme et des « éditeurs »,  qui les mettent en forme pour tel ou tel support ou âge et qui sont parfois responsables des interactions avec les lecteurs. Des expérimentations, comme un « Journalisme de solution » à Nice matin  pour orienter les sujets en fonction des attentes des lecteurs.

« Concevoir un même contenu sur tous les supports est une solution où on a tout faux ! »

Questions des auditeurs
Gilets jaunes et médias
Les gilets ont une vive défiance vis-à-vis des journalistes. Depuis 30 ans les chiffres du baromètre bougent peu, la défiance existe. La télévision est maintenant la plus critiquée, notamment BFM, chaîne d’information continue. En 2005 dans les banlieues il y avait déjà de l’agressivité. Les journalistes sont des « empêcheurs de penser en rond », face au simplisme ambiant.

Autrefois la lecture du journal instruisait, diffusait des connaissances mais maintenant de nombreux lecteurs sont au moins aussi compétents que les journalistes pour les sujets qu’ils connaissent ou pratiquent. Pour accepter de payer l’information il faut donc avoir de l’expertise.
La fonction des médias a changé. Ils étaient partagés et discutés dans des entourages de classe, syndicaux, religieux … maintenant on est plus isolé.

« Fakes news » ou infox  (terme de la récente loi): elles arrivent trop vite et beaucoup plus par les réseaux sociaux. Les rédactions  fragilisées ont du mal à vérifier. Le Factchecking c’était au départ une agence pour rédactions leur permettant de vérifier les faits. L’AFP a créé une structure.

Compte-rendu réalisé par Jean-Pierre Benoît et Patrice Saint-André (12-01-2019)

Jean-Marie Charon a publié une vingtaine d'ouvrages. Le dernier en 2018, Rédactions en invention, essai sur les mutations des médias d'information (éditions UPPR)


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9 janvier 2019

Jean-Marie CHARON invité de l'Observatoire des médias


Jean-Marie CHARON, sociologue spécialiste des médias, invité de l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes le 11 janvier 2019 sur le thème Les mutations des médias d’information

Jean-Marie CHARON  est  sociologue, spécialisé dans l'étude des médias et du journalisme. Il est ingénieur d'études au CNRS, rattaché au Centre d'étude des mouvements sociaux (EHESS) et  enseignant à l’IEP de Rennes. Il est l’auteur de plus de vingt ouvrages et vient de publier chez UPPR Rédactions en inventions.


Dans son dernier essai Rédactions en inventions, essai sur les mutations des médias d’information ( UPPR Edit 2018) Jean-Marie Charon montre que dans ce paysage de l’information « en complet bouleversement » depuis deux décennies, les rédactions sont forcées de se réinventer dans un climat d’« incertitude ». Il leur faut s’adapter, anticiper, innover, redéfinir la relation avec le lecteur, sans négliger pour autant leur ligne éditoriale ni l’exigence accrue de qualité et de fiabilité.
Jean-Marie Charon  constate que l’information de flux, consistant à produire rapidement des nouvelles sans analyse ni perspective, n’a plus d’avenir, si ce n’est pour des médias bénéficiant déjà d’une audience massive. Pour les autres, un défi s’impose : monétiser auprès des publics une information « qui se démarquera, se distinguera de celle, redondante, partout disponible ».
Le sociologue constate que les rédactions « ont du mal à définir et expliciter les critères » d’une information à valeur ajoutée, seule susceptible de déclencher l’acte d’achat, mais qui suppose de « renforcer les organisations nécessaires à sa production ».
Pour s’adapter au numérique, beaucoup de rédactions anglo-saxonnes ont effacé la barrière entre le papier et le Web pour faire travailler d’un côté des « producteurs » qui vont chercher l’information, et de l’autre, des « éditeurs », qui la mettent en forme en fonction des supports (numérique et papier). Une telle évolution peut nécessiter, selon le chercheur, « des phases intermédiaires » : des « expérimentations » dans ces laboratoires que sont devenues les rédactions.

Vendredi 11 janvier  2019 Amphi 9 Fac de médecine De 14 h 30 à 16 h
Accès 8 € pour les personnes non abonnées à l’Observatoire des médias de l’université permanente
Présentation : Patrice Saint André

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31 décembre 2018

Réparer les vivants ..et lancer des ponts

Dans un récit très fort, qui porte le titre " Réparer les vivants",  Maylis de Kérangal suit pas à pas l'aventure d'une transplantation cardiaque d'un jeune surfeur mort subitement vers une personne plus âgée en attente de ce don. C'est une course haletante, millimétrée, qui montre l'extraordinaire mobilisation de tous les acteurs, médecins, chirurgiens, familles, équipes de transport et équipes médicales.
A une échelle - heureusement - plus modeste, je viens de faire l'expérience de la "réparation des vivants" dans ce même service de chirurgie thoracique et cardiaque du CHU de Nantes. C'est une opération "à l'ancienne", très courante - au moins 400 par an - intrusive, qui nécessite 8-10 jours d'hospitalisation, et qu'on appelle pontage. Ce dernier peut être simple, double, triple, quadruple voire quintuple. En l'occurrence, il s'agit de suppléer les rétrécissements des coronaires autour du coeur en créant des dérivations à partir de prélèvements faits sur son propre organisme. Les artères mammaires du thorax sont prises en priorité, puis, si nécessaire, les veines saphènes des jambes. Cette opération est donc un bel exemple de collaboration du chirurgien et du patient, puisque ce dernier apporte " les pièces détachées". Bien sûr cela nécessite de larges cicatrices à la poitrine et aux jambes qui font que " les pontés" se reconnaissent. Et du temps. Et la satisfaction pour un "transbordé nantais" comme moi de voir que tout cela est très efficace...
Ne pas perdre de vue que notre système de santé à un coût (2141, 52 € le tarif journalier d'hospitalisation complète, affiché dans la chambre)) mais aussi une grande efficacité, avec des agents disponibles 24/24 et 7/7. Le calendrier et les fêtes ne sont pas perdus de vue comme en témoigne le menu de Noël, publié ce même jour, que j'ai bien apprécié ! ( Pendant ce temps l'un des chirurgiens de service effectuait une double transplantation coeur-poumon).

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Menu de Noël CHU Nord

16 décembre 2018

Toucher à la fiscalité...

Emmanuel Macron fait l'expérience d'une "loi" fiscale à laquelle sont confrontés les gouvernants qui veulent faire bouger les lignes. Elle peut s'énoncer ainsi : si vous accordez une réduction d'impôts ou une réduction de taxes à une catégorie de contribuables, il est vain d'attendre de leur part une certaine reconnaissance ou un soupçon de gratitude. Nenni ! Cette mesure n'est que la réparation normale d'une grande injustice, ou une mesurette sans importance au regard de tout ce qui est prélevé à côté. A contrario, si vous augmentez une taxe pour un motif à priori justifié ou si vous effectuez un prélèvement  exceptionnel en raison de circonstances exceptionnelles, ou diminuer même de quelques euros un avantage "acquis", vous allez devoir affronter une levée de boucliers contre une injustice sans nom qui vous disqualifie définitivement. On peut en déduire que n'importe quelle disposition nouvelle en matière de fiscalité, fait beaucoup plus de mécontents que de contents, et n'est pas payante politiquement. Faut il alors désespérer de toute réforme fiscale ? je suis parfois incité à le penser. Un exemple flagrant : l'impossible réforme de la fiscalité locale depuis sa mise en place dans les années 70. Tous les projets de réformes mis en oeuvre depuis cette date pour avoir un système plus juste, plus équilibré, suivant l'évolution économique,  sur lesquels l'Administration a travaillé parfois très longtemps, ont tous échoués, le pouvoir politique refusant au dernier moment de courir un risque politique disproportionné. D'où ce dicton des fiscalistes chevronnés " Les seuls bons impôts sont les impôts vieux". Désespérant ? En tout cas je ne crois pas qu'on puisse bouleverser le système du jour au lendemain.

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12 décembre 2018

Les Vénézuéliens immigrent en masse au Pérou fuyant leur pays en ruine

Un ami d'enfance, prêtre à Lima au Pérou, expose à ses correspondants français ce qui se passe actuellement dans son pays d'adoption : l'arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la dictature de Maduro.
"Je voudrais vous parler d’ un grand déplacement de population qui a atteint le Pérou, après la Colombie. Il s’ agit des Vénézuéliens qui arrivent en masse à Lima. Ils sont partout. Dans les bus à vendre des chaussons aux pommes. Dans  la rue comme vendeurs ambulants. Dans mon quartier il n’ y a plus une seule chambre à louer, les Vénézuéliens ont tout pris . Ils  s’ entassent là à cinq ou six, hommes et femmes. Dorment par terre. Bons catholiques ma paroisse a nettement augmenté en nombre depuis cinq mois… Le Pérou n’avait jamais connu ça, c’ était au contraire dans les années 90 les Péruviens qui émigraient au Venezuela à cause de la violence politique du Sentier Lumineux. Les migrants du Vénézuéla  au Pérou ont franchi la barre du demi million. Et ils continuent d’ arriver : venant de Colombie, ils passent par l’ Equateur et franchissent la frontière à Tumbes, une petite ville frontalière, qui n’ en peut plus. En Colombie ils sont un million 800.000. Les premiers sont apparus chez nous en mars de cette année. Certains jours d’ octobre à Tumbes dix mille par jour passaient la frontière. Le Pérou a trente millions d’ habitants, la France en a le double ; imaginez qu’ en France un million d’ étrangers débarquent en neuf mois. C’ est arrivé vers 1962 avec les Pieds Noirs (français !) qui quittaient l’ Algérie, mais c’ était le temps des trente glorieuses et le choc n’ a pas été trop dramatique
Que s’ est-il passé ? Qui sont-ils ? Pourquoi le Pérou ?

Il s’ est passé qu’ un dictateur a provoqué la banqueroute à Caracas et il s’ accroche au pouvoir. De nom Maduro. Là-bas les étalages sont vides dans les supermarchés et il n’ y pas le minimum de médicaments dans les Hôpitaux. Les salaires sont tombés à quelques dizaines de dollars par mois. Les migrants que nous recevons ne sont pas les plus pauvres, 53% d’ entre eux ont des études supérieures. Je connais José , il est psychiatre et vend du café dans la rue ; Jonathan qui vient prier avec moi tous les matins est professeur  et il lave la vaisselle dans un restaurant. Des jeunes mamans m’ ont dit : on a eu très peur d’ accoucher chez nous, il n’ y a pas le minimum , on a fermé des maternités. Ici on nous a bien traitées. Pourquoi le Pérou ? Si la politique est gangrenée par la corruption, cependant l’ économie ne va pas si mal. Et Vizcarra notre nouveau président a ramené la confiance, qui va s’ exprimer envers sa personne le 9 décembre par référendum ."
Un point commun avec le récent exposé de Stephen Smith : ce ne sont pas les plus pauvres qui partent, ce sont ceux qui croient en leur avenir et qui vont le chercher là où il apparaît possible.


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L'Afrique un continent qui change



Je remercie Patrice Saint André pour son compte rendu de la conférence de Stephen Smith

Université Permanente – Observatoire des Médias
Afrique et Europe, défis démographiques,
enjeux politiques et économiques
Stephen Smith, professeur d'études africaines à l'Université Duke (USA)

Présentation de la conférence : Jean-Claude Charrier
(7 décembre 2018, amphi 8 de Faculté de médecine)

Stephen Smith, de père américain et de mère allemande, acquiert la culture française par la suite. Des études à Berlin, à la Sorbonne, une année sabbatique en Afrique, Stephen Smith travaille pour Radio France Internationale, puis comme correspondant à Libération et au journal Le Monde. Il est actuellement responsable des études africaines à l'Université Duke en Caroline du Nord aux Etats-Unis. En introduction de la conférence, Jean-Claude Charrier remercie le conférencier et son épouse, Géraldine Smith, journaliste et auteure d'un ouvrage Vu en Amérique, bientôt en France (Stock, octobre 2018) également Rue Jean-Pierre Timbaud (Stock 2016).



 Stephen Smith et Jean-Claude Charrier 

D'emblée, Stephen Smith dresse son constat : « Nous sommes passés à côté de l'Afrique et l'immigration est un défi majeur – et non une menace – pour l'Europe ». En 1930, l'Afrique comptait 150 millions d'habitants. Aujourd'hui, c'est 1,3 milliard d'Africains et, à l'horizon 2050, 2,5 milliards. 40 % de la population en Afrique a moins de 15 ans, deux fois plus qu'en France. Tous les 18 ans, la moitié de la population se renouvelle, générant un « horizon politique bas ». « La structure d'âge de la population est une donnée majeure pour expliquer le paysage humain de l'Afrique ». Ainsi, le conférencier précise que l'absence de démocratie n'a rien de culturelle, mais s'explique, entre autres, par le fait que 50 % de la population ne participe pas aux élections. « Un continent qui vit sur le principe de séniorité où la masse des jeunes n'a pas droit au chapitre ».
 
Dans ce contexte, l'immigration des jeunes Africains est vécue comme une « aventure ». On quitte la campagne pour échapper aux anciens. On immigre pour ne pas passer à côté de la modernité. L'immigration est alors vécue comme un rêve et ne s'explique pas seulement pour des raisons économiques. Sur 10 migrants, 7 immigrent au sein du continent Africain et chaque année, environ 200 000 africains arrivent en Europe. L'immigration vers l'Europe est accessible à la classe moyenne, identifiée, en Afrique, comme ayant un revenu entre 5 et 20 $ par jour. Pour immigrer en Europe, il faut entre 2000 et 3000 €. Plus grandira la classe moyenne en Afrique, plus sera grand le nombre de migrants voulant rejoindre l'Europe.

« Pourquoi l'Europe ? », s'interroge Stephen Smith. Plusieurs explications : la proximité géographique, la post-colonialité et l'existence de diasporas africaines en Europe qui facilitent l'arrivée de nouveaux migrants. « Moins une communauté est intégrée et plus elle joue le rôle d'aspirateur pour l'immigration ». Le conférencier rappelle aussi l'importance de la protection sociale en France. Stephen Smith conclut son intervention comme un aveu : « Si j'étais Africain aujourd'hui, je viendrais en Europe avec ma famille... »

La ruée vers l'Europe n'est pas un terme excessif, ni une expression pour faire peur. « L'Afrique est un continent qui change, il faut négocier avec l'Afrique. Les frontières ne doivent être ni tout à fait ouvertes, ni tout à fait fermées. La sécurisation des frontières fera partie de la solution, mais il faudra attendre au moins une génération pour passer le cap de la transition démographique en Afrique ».

Stephen Smith a publié de nombreux ouvrages et notamment Voyage en postcolonie et la ruée vers l'Europe en février 2018 (Prix du livre géopolitique 2018)

Patrice Saint-André – 8-12-2018

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