12 décembre 2018

Les Vénézuéliens immigrent en masse au Pérou fuyant leur pays en ruine

Un ami d'enfance, prêtre à Lima au Pérou, expose à ses correspondants français ce qui se passe actuellement dans son pays d'adoption : l'arrivée massive de Vénézuéliens fuyant la dictature de Maduro.
"Je voudrais vous parler d’ un grand déplacement de population qui a atteint le Pérou, après la Colombie. Il s’ agit des Vénézuéliens qui arrivent en masse à Lima. Ils sont partout. Dans les bus à vendre des chaussons aux pommes. Dans  la rue comme vendeurs ambulants. Dans mon quartier il n’ y a plus une seule chambre à louer, les Vénézuéliens ont tout pris . Ils  s’ entassent là à cinq ou six, hommes et femmes. Dorment par terre. Bons catholiques ma paroisse a nettement augmenté en nombre depuis cinq mois… Le Pérou n’avait jamais connu ça, c’ était au contraire dans les années 90 les Péruviens qui émigraient au Venezuela à cause de la violence politique du Sentier Lumineux. Les migrants du Vénézuéla  au Pérou ont franchi la barre du demi million. Et ils continuent d’ arriver : venant de Colombie, ils passent par l’ Equateur et franchissent la frontière à Tumbes, une petite ville frontalière, qui n’ en peut plus. En Colombie ils sont un million 800.000. Les premiers sont apparus chez nous en mars de cette année. Certains jours d’ octobre à Tumbes dix mille par jour passaient la frontière. Le Pérou a trente millions d’ habitants, la France en a le double ; imaginez qu’ en France un million d’ étrangers débarquent en neuf mois. C’ est arrivé vers 1962 avec les Pieds Noirs (français !) qui quittaient l’ Algérie, mais c’ était le temps des trente glorieuses et le choc n’ a pas été trop dramatique
Que s’ est-il passé ? Qui sont-ils ? Pourquoi le Pérou ?

Il s’ est passé qu’ un dictateur a provoqué la banqueroute à Caracas et il s’ accroche au pouvoir. De nom Maduro. Là-bas les étalages sont vides dans les supermarchés et il n’ y pas le minimum de médicaments dans les Hôpitaux. Les salaires sont tombés à quelques dizaines de dollars par mois. Les migrants que nous recevons ne sont pas les plus pauvres, 53% d’ entre eux ont des études supérieures. Je connais José , il est psychiatre et vend du café dans la rue ; Jonathan qui vient prier avec moi tous les matins est professeur  et il lave la vaisselle dans un restaurant. Des jeunes mamans m’ ont dit : on a eu très peur d’ accoucher chez nous, il n’ y a pas le minimum , on a fermé des maternités. Ici on nous a bien traitées. Pourquoi le Pérou ? Si la politique est gangrenée par la corruption, cependant l’ économie ne va pas si mal. Et Vizcarra notre nouveau président a ramené la confiance, qui va s’ exprimer envers sa personne le 9 décembre par référendum ."
Un point commun avec le récent exposé de Stephen Smith : ce ne sont pas les plus pauvres qui partent, ce sont ceux qui croient en leur avenir et qui vont le chercher là où il apparaît possible.


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L'Afrique un continent qui change



Je remercie Patrice Saint André pour son compte rendu de la conférence de Stephen Smith

Université Permanente – Observatoire des Médias
Afrique et Europe, défis démographiques,
enjeux politiques et économiques
Stephen Smith, professeur d'études africaines à l'Université Duke (USA)

Présentation de la conférence : Jean-Claude Charrier
(7 décembre 2018, amphi 8 de Faculté de médecine)

Stephen Smith, de père américain et de mère allemande, acquiert la culture française par la suite. Des études à Berlin, à la Sorbonne, une année sabbatique en Afrique, Stephen Smith travaille pour Radio France Internationale, puis comme correspondant à Libération et au journal Le Monde. Il est actuellement responsable des études africaines à l'Université Duke en Caroline du Nord aux Etats-Unis. En introduction de la conférence, Jean-Claude Charrier remercie le conférencier et son épouse, Géraldine Smith, journaliste et auteure d'un ouvrage Vu en Amérique, bientôt en France (Stock, octobre 2018) également Rue Jean-Pierre Timbaud (Stock 2016).



 Stephen Smith et Jean-Claude Charrier 

D'emblée, Stephen Smith dresse son constat : « Nous sommes passés à côté de l'Afrique et l'immigration est un défi majeur – et non une menace – pour l'Europe ». En 1930, l'Afrique comptait 150 millions d'habitants. Aujourd'hui, c'est 1,3 milliard d'Africains et, à l'horizon 2050, 2,5 milliards. 40 % de la population en Afrique a moins de 15 ans, deux fois plus qu'en France. Tous les 18 ans, la moitié de la population se renouvelle, générant un « horizon politique bas ». « La structure d'âge de la population est une donnée majeure pour expliquer le paysage humain de l'Afrique ». Ainsi, le conférencier précise que l'absence de démocratie n'a rien de culturelle, mais s'explique, entre autres, par le fait que 50 % de la population ne participe pas aux élections. « Un continent qui vit sur le principe de séniorité où la masse des jeunes n'a pas droit au chapitre ».
 
Dans ce contexte, l'immigration des jeunes Africains est vécue comme une « aventure ». On quitte la campagne pour échapper aux anciens. On immigre pour ne pas passer à côté de la modernité. L'immigration est alors vécue comme un rêve et ne s'explique pas seulement pour des raisons économiques. Sur 10 migrants, 7 immigrent au sein du continent Africain et chaque année, environ 200 000 africains arrivent en Europe. L'immigration vers l'Europe est accessible à la classe moyenne, identifiée, en Afrique, comme ayant un revenu entre 5 et 20 $ par jour. Pour immigrer en Europe, il faut entre 2000 et 3000 €. Plus grandira la classe moyenne en Afrique, plus sera grand le nombre de migrants voulant rejoindre l'Europe.

« Pourquoi l'Europe ? », s'interroge Stephen Smith. Plusieurs explications : la proximité géographique, la post-colonialité et l'existence de diasporas africaines en Europe qui facilitent l'arrivée de nouveaux migrants. « Moins une communauté est intégrée et plus elle joue le rôle d'aspirateur pour l'immigration ». Le conférencier rappelle aussi l'importance de la protection sociale en France. Stephen Smith conclut son intervention comme un aveu : « Si j'étais Africain aujourd'hui, je viendrais en Europe avec ma famille... »

La ruée vers l'Europe n'est pas un terme excessif, ni une expression pour faire peur. « L'Afrique est un continent qui change, il faut négocier avec l'Afrique. Les frontières ne doivent être ni tout à fait ouvertes, ni tout à fait fermées. La sécurisation des frontières fera partie de la solution, mais il faudra attendre au moins une génération pour passer le cap de la transition démographique en Afrique ».

Stephen Smith a publié de nombreux ouvrages et notamment Voyage en postcolonie et la ruée vers l'Europe en février 2018 (Prix du livre géopolitique 2018)

Patrice Saint-André – 8-12-2018

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5 décembre 2018

Stephen Smith invité de l'Observatoire des médias



Stephen SMITH – Ancien journaliste Afrique à Libération puis au Monde (1986-2005), il est actuellement professeur d’études africaines à l’université Duke aux Etats-Unis. Auteur de nombreux essais et reportages sur l’Afrique contemporaine, il a publié au printemps 2018 La ruée vers l’Europe, la jeune Afrique en route pour le Vieux Continent aux éditions Grasset -Prix d’Académie 2018 de l’Académie française et Prix Géopolitique 2018.

Il interviendra sur ce thème devant l'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes, vendredi 7 décembre de 14 h 30 à 16 h Amphi 8 fac de Médecine ( 8 € pour les non inscrits).

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1 décembre 2018

Ariane Chemin et notre époque




Ariane CHEMIN  est  écrivaine et grand reporter au Monde. Elle a publié de nombreux essais dont plusieurs en collaboration avec Raphaëlle Bacqué, notamment  La communauté en janvier 2018 (Albin Michel) où les deux journalistes du Monde sont allés à Trappes multipliant les entretiens sur place pendant un an. Une enquête fascinante comme une série,  «  un morceau de France, les défis d’aujourd’hui » précise Ariane Chemin. Elle a publié en mai 2018 Toute une époque, enquêtes et reportages 2005-2018-  Edit. Robert Laffont.
Elle était notre invitée à l'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes vendredi 30 novembre sur le thème de son dernier livre.
Comment saisir le tournant de notre siècle, ce basculement entre l'ancien et le nouveau monde ? Pour parler des nouvelles guerres de religion, de la fin des partis politiques, du réveil identitaire ou des fake news, Ariane Chemin a tourné le dos aux analyses et est allée sur le terrain attraper les détails tragiques ou comiques de notre quotidien. Ses croquis sont des fabliaux modernes. Elle raconte Emmanuel Macron à la basilique Saint Denis, le cimetière corse de Michel Rocard et son empathie lucide pour cette ile attachante, mais aussi Clichy-sous-Bois au lendemain des émeutes de 2005, les quartiers nord de Marseille, sa rencontre sidérante avec le « référent » des frères Merah, à flanc de montagne, près de Toulouse. Ariane Chemin a pris le temps de dialoguer avec des ombres oubliées par le tourbillon médiatique comme ce sous-préfet qui, en janvier 2015, dut enterrer son ami Bernard Maris et l’assassin de ce dernier. Elle dresse aussi des portraits qui incarnent l’esprit du temps. D'Élisabeth Levy à Éric Zemmour, de Jean-Luc Mélenchon à Claude Lanzmann, de Michel Houellebecq à Jean D'Ormesson,ou récemment sur cinq numéros du Monde, l'itinéraire du pape François, c'est toute une époque qu'elle raconte de la façon la plus vivante et la plus perspicace. Toute une époque.
"Je suis inquiète du nouveau monde" confiera-t-elle en ouvrant cette conférence débat

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25 novembre 2018

Ségolène Royal fait mal son job

Depuis des mois l'université permanente de Nantes avait programmé pour le vendredi 23 novembre 2018 une conférence de Ségolène Royal sur le thème « 3 ans après la COP21, inertie ou début d’action ? ». Ses titres dans ce domaine légitimaient son intervention :
 Ambassadrice pour les pôles Arctique et Antarctique, Envoyée spéciale pour l'alliance solaire internationale, Ancienne ministre - Présidente de la COP21.
Patatras ! vendredi matin Ouest France annonce  que Ségolène Royal ne sera pas présente à Nantes où selon les infos du journal (repris par Presse Océan samedi) elle venait pour la promotion de son livre " Ce que je peux enfin vous dire" et qu'elle était en désaccord avec les organisateurs qui avait prévu une entrée à 5 € pour certains spectateurs ( en l'occurrence les personnes non inscrites à l'université permanente). Restant à Paris elle a préféré passer une partie de sa matinée de vendredi dans une émission people avec Anne Roumanoff sur Europe 1 !
Beaucoup de malentendus et de mauvaise foi de la part de l'ancienne candidate à la présidence de la République. Elle ne pouvait ignorer que sa conférence n'était pas programmée pour faciliter sa relance dans la vie politique, mais qu'elle s'inscrivait dans le cadre d'un cycle citoyen, Géopolitique, sur un thème pleinement dans ses compétences, en principe. Qu'un public de  500 à 700 personnes de l'université permanente y aurait assister gratuitement dès lors qu'ils sont titulaires de leur carte d'étudiant. Préférer la promotion de son livre sur une radio à une grande conférence sur le désordre climatique, montre de la part de Ségolène Royal une grande désinvolture et bien  peu de considération pour les Nantais qui l'attendaient.
Accessoirement un mauvais point pour les journaux locaux qui n'ont été que les porte-parole de Ségolène Royal et n'ont nullement cherché à connaitre la réalité de la conférence prévue et l'avis de la présidente de l'université permanente ( qui a du envoyer en urgence un communiqué aux étudiants vendredi matin).

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16 novembre 2018

Médiacités Nantes : Nantes Chateaubriant le fiasco

L'hebdo d'enquêtes et d'investigation Médiacités Nantes apporte cette semaine des éclairages et informations sur plusieurs sujets sensibles.
J'en extrais ce passage à propos de la ligne TER Nantes Chateaubriant


   "Un peu plus d'un an après notre enquête sur l'échec de la ligne reliant Nantes au Castelbriantais, le trafic voyageur n'a qu'à peine progressé. Sa transformation semble d'autant plus inéluctable qu'au nord l'amélioration de la liaison Nantes-Rennes presse et qu'au Sud, un tram va venir le concurrencer.
        la fréquentation demeure inquiétante : seulement 1977 voyages quotidiens, en moyenne, en 2017. Loin, très loin de l’objectif de 11 200 voyages fixé par la Région Pays-de-la-Loire lors de la réouverture de la ligne, il y a quatre ans et demi. Un peu plus d’an après notre première enquête, la santé du tram-train nantais demeure donc très préoccupante. 
 ...
   Vu la facture réglée par la Région pour sa construction (124 millions d’euros, pour un coût total de 268 millions ), la ligne mérite bien cela. D’autant que les interrogations qui planent sur son avenir se font de plus en plus pressantes. "   

Etre au bout de 4 années de fonctionnement à 18 % des objectifs, ça ressemble fort à un fiasco. L'hypothèse d'en faire un maillon d'une nouvelle ligne Nantes Rennes est plausible, mais il faudra encore ajouter plusieurs dizaines de millions d'euros.
A suivre   

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15 novembre 2018

Liberté de la presse en danger ?


La liberté de la presse est-elle menacée en France ? conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente par Laurent Mauduit cofondateur de Médiapart  vendredi 23 novembre


Laurent Mauduit est  écrivain et journaliste d'investigation français spécialisé dans les affaires économiques, et la politique économique et sociale. Il travaille pour le journal en ligne Mediapart dont il est l'un des cofondateurs.  Il a été journaliste économique à Libération (1991-1994) et au Monde de 1995 à 2006.
Auteurs de nombreux essais, il a notamment publié Main basse sur l’information (Don Quichotte 2016) et en septembre 2018 La Caste, enquête sur cette haute fonction publique qui a pris le pouvoir  Editions La Découverte
Alors que le Conseil national de la résistance espérait, à la Libération, que la France se dote d’une presse indépendante des « puissances financières », celles-ci contrôlent désormais un très grand nombre de médias. Et la normalisation économique se double fréquemment d’une normalisation éditoriale, quand il ne s’agit pas d’une censure pure et simple. De Canal+ à France Télévisions, en passant par M6 ; de Libération au Monde, en passant par Le Parisien, Laurent Mauduit a enquêté et est bien placé pour parler de la reprise  en main dont toute la presse, ou presque, a fait l’objet ces dernières années. La liberté de la presse est-elle menacée en France ? sera le thème de la conférence débat que Laurent Mauduit animera le 23 novembre.
Vendredi 23 novembre 2018 Amphi 400 Fac de pharmacie 9 rue Bias, de 14 h 30 à 16 h
Accès 8 € pour les personnes non abonnées à l’Observatoire des médias de l’université permanente.
Présentation : Patrice Saint André

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9 novembre 2018

14-18 De Challans en 1881 à St Jean-sur-Tourbe 1915

J'ai répondu à une sollicitation du magazine municipal de Vertou à propos du centenaire de l'armistice 1918, et comment la guerre 14-18 avait pu marquer les familles. Dans le cas de mon grand père mort de ses blessures dans la bataille de Champagne en septembre octobre 1915, il était parti en 1914 en laissant un enfant unique d'un an, alors qu'il était l'aîné d'une famille de neuf enfants.
L'ironie de l'histoire est que mon père a été mobilisé en septembre 1939, quelques jours avant la naissance de son premier enfant... L'Histoire ne s'est pas répétée en raison de l'Armistice du 22 juin 1940, qui a permis le retour de nombreux soldats dans leur foyers. Et dans notre cas particulier, la naissance de trois enfants entre 1941 et 1944. Je n'ose pas dire que je fais partie en quelque sorte d'une "génération Pétain"...mais les dates sont là !
Bref, le texte paru dans Vertou magazine et quelques documents en hommage à mon grand père Alexandre inscrit sur le monument aux morts de Froidfond en Vendée.
Il nous reste ses deux médailles : la croix de guerre 14/18 et la médaille militaire (la "légion d'honneur" du simple soldat...).



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4 novembre 2018

Nantes: la sauce BOLO

La politique nantaise a la sauce Bolo: c'est le titre de l'excellente enquête d'Antony Torzec dans la dernière parution de Médiacités Nantes. Le début de cet article ci-dessous.


 Cumul des fonctions, des leviers de pouvoir et des saillies mordantes sur les réseaux sociaux... A 56 ans, Pascal Bolo, premier adjoint, vice-président de la métropole, conseiller départemental et président d'une myriade d'institutions est devenu l'homme clé de l'agglomération. Portrait d'un pilier des systèmes Ayrault et Rolland.

Adjoint au maire de Nantes chargé des finances, de l’évaluation des politiques publiques, du développement économique et de l’emploi ; vice-président de Nantes Métropole chargé des finances, de l’évaluation des politiques publiques, de l’emploi, du sport de haut niveau et des équipements sportifs d’intérêt communautaire ; conseiller départemental ; président de la Semitan (la société de transport public nantaise), du MIN (Marché d’Intérêt National de Nantes), de la Maison de l’Emploi, de la Mission Locale, de l’école de la 2ème chance, de l’association Trans-Cité (association nationale réunissant élus et techniciens du transport public), du CEEP France (le Centre Européen des Employeurs et entreprises fournissant des services Publics) ; membre des conseils d’administration ou d’orientation de NGE (SEM nantaise), de Nantes Métropole Développement (l’agence accompagnant les implantations d’entreprises), de la Samoa, de l’Auran (agence d’urbanisme), de l’Agence France Locale (un établissement de crédit spécialisé dans les prêts aux collectivités territoriales, installé à Lyon), de l’agence départementale de prévention spécialisée, etc, etc, etc.
Il est comme ça Pascal Bolo. A n’en juger que par les quelques lignes ci-dessus, l’homme aime les responsabilités, les leviers d’influence, le pouvoir. Et si cette litanie de titres est loin d’être exhaustive, elle en dit déjà suffisamment long sur l’emprise du personnage sur la vie publique nantaise. A 56 ans, dont près de 30 passés dans la politique, il est devenu « l’incontournable », un rouage central de la mécanique métropolitaine, un cumulard local omniprésent. Et il l’assume : « Je suis un bon ou un mauvais exemple, selon le point de vue d’où l’on se place, de cumul de fonctions et de mandats. Mais ces fonctions sont issues des délégations qui m’ont été données dans le cadre de mon mandat municipal et – accessoirement – départemental, justifie-t-il. Mais ce n’est pas un gâteau à se répartir. C’est d’abord du travail et des responsabilités. » Tellement de responsabilités qu’il avoue, goguenard, « je risque même d’en oublier certaines ». Bien vu ! Une semaine après notre entretien, ce SMS tombe : « Je vous avais dit que j’allais en oublier ! Trésorier de l’Auran ! Damned ! », suivi d’un émoticône « clin d’œil ». 
...     

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2 novembre 2018

Pourquoi le réchauffement climatique "n'imprime" pas

La mobilisation contre la hausse des carburants prend de l'ampleur et l'on entend peu d'intervenants dans les médias, mettre en avant la nécessité de la fiscalité verte et de  changer le comportement des consommateurs. De même dans les sondages exprimant les préoccupations des Français, tout ce qui touche à l'environnement arrive le plus souvent en fin de classement des priorités. La communication dans ce domaine est pourtant importante, quasi quotidienne. Alors pourquoi ça ne marche pas ? En d'autres termes, plus les preuves scientifiques du dérèglement climatique s'accumulent, moins les gens semblent préoccupés par ces questions ?
Un chercheur norvégien psychiatre-clinicien Espen Stoknes apporte des éléments de  réponses dans le Monde ( 21-22 octobre 18) sous le titre " A force de voir des catastrophes, l'esprit s'habitue".
Il identifie cinq barrières mentales qui nous empêchent de voir la réalité en face.

" Tout d'abord ce que j'appelle "la distance", qui nous fait envisager le réchauffement comme quelque chose de lointain, concernant avant tout les ours polaires.
Vient ensuite le "catastrophisme": la façon anxiogène dont le problème est présenté conduit notre cerveau à éviter totalement le sujet.
Troisième point, c'est la "dissonances cognitive". Quand on sait que l'utilisation de l'énergie fossile contribue au réchauffement, alors le fait de conduire, de manger du steak, de prendre l'avion, crée en nous un malaise intérieur, que l'on tente de dissiper en se disant que notre voisin a une voiture plus polluante que la notre.
Ensuite vient le "déni": on fait comme si on ne savait pas, alors qu'on sait.
Enfin, les mesures de luttes contre le réchauffement entre parfois avec notre" identité". La nécessité d'une régulation étatique peut par exemple, venir heurter mes convictions conservatrices et anti-interventionnistes, qui prennent le pas sur la réalité."

Il parle aussi de "fatigue de l'apocalypse" : a force de voir des catastrophes notre esprit s'habitue, la peur et la culpabilité diminuent et "à la fin vous ne prêtez même plus attention lorsqu'on vous parle de la fin du monde,.Vous entrez dans une logique d'évitement."

Pour ce chercheur, il faut sortir du piège de la " gouvernementalité", partir de la base, agir par les réseaux sociaux pour diffuser des normes sociales positives en exerçant une influence douce. les dirigeants suivront les nouvelles manières d'être.

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27 octobre 2018

Cap 44 : déjà les transbordés

Je reprend un texte récent à la presse du président des Transbordés Yves Lainé, à propos de l'avenir de l'immeuble Cap 44 situé devant la carrière Miséry  témoin de l'architecture béton et classé à ce titre.


En tant que président de l’association « Les Transbordés », je tiens à ajouter notre voix à celle des architectes : IL NE FAUT PAS DETRUIRE CAP 44 !
Pour les raisons invoquées dans votre article d’abord : son passé et son avenir.
Nous sommes quelque peu étonnés par la suggestion vague  d’« Infrastructures complémentaires à l’arbre aux hérons : restaurant, hôtellerie ou musée pour compléter l’offre ludique de la carrière Misery… », comme si la Société civile n’avait pas déjà fait des propositions.

C’est oublier que notre association, bien avant qu’on parle hérons sur ce site, avait réalisé une étude, sous le nom PORT JULES VERNE, qui prenait en compte la transformation du Cap 44 avec deux fonctions :
-          Accueil de croisières à Nantes – Quai St Louis - , le rez-de-chaussée en devenant le terminal avec un passage supérieur vers Misery au-dessus du bd de Cardiff
-          Non pas un musée, mais un  Espace scientifique « Jules Verne au XXIe siècle   VERNOSCOPE)» dans les étages, une telle idée – sous différents noms -  ayant d’ailleurs été retenue par les 2 candidates en 2016, ainsi qu’entre autres, Yannick Guin.
-          Toutefois l’immeuble a, selon nous, 2 ou 3 niveaux de trop.
-          En revanche, nous pensons qu’un doublement du bd de Cardiff en utilisant le quai st Louis comme voirie est une ineptie logistique qui ne mène – à défaut de franchissement bas en aval de Anne de Bretagne jamais exprimé publiquement -  qu’à créer un super « bottleneck » sur le Quai de la Fosse qui n’en a pas besoin.


Les transbordés relancent ainsi   l’attente  maritime et fluviale à Nantes en y ajoutant celle plus ancienne, mais qui reste justifiée d’un pont à transbordeur  et une nouvelle : un nouveau  bassin « fluvial » sur une partie de la petite Hollande.

Triple projet qui sera dévoilé le samedi 3 novembre. (voir invitation)   à la Maison de la Mer…


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17 octobre 2018

Bon appétit

C'est l'automne, les écureuils s'en donnent à coeur joie pour déguster les glands et autres fruits sauvages. Longue vie ! attention aux traversées des routes.





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Des sirènes pour quoi faire ?

Les inondations de l'Aude ont eu les conséquences lourdes et dramatiques parce qu'elles ont été d'une ampleur exceptionnelle, se sont produites la nuit, et que l'alerte rouge de météo france n'a été donnée qu'à 6 heures du matin.
Dans des circonstances comme celles-là qui touchent beaucoup de monde en pleine nuit, pourquoi n'utilise-t-on pas les sirènes d'alerte ? Généralement situées sur les toits des casernes de pompiers, elles sont testées chaque mois, souvent le mercredi à midi. Autrefois on les entendait souvent : elles servaient notamment à alerter les pompiers bénévoles lors d'un accident ou d'un incendie. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, leur usage est tombé en désuétude au profit des SMS et des radios. Sauf que la nuit, la plupart des gens dorment, n'écoute pas la radio, ne lisent pas les SMS.
Je pense aussi que cela aurait peut être réduit le nombre des victimes de la Fosse-sur-mer  en Vendée, lors de la tempête Xyntia, qui avait surpris un grand nombre de résidents en pleine nuit.

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13 octobre 2018

Arbre aux Hérons recrute

Dans Les off de la semaine de Presse Océan ce matin ( s'inspirant d'une info du blog " La méforme d'une ville" de Sven Jelure) :
La compagnie la Machine recrute en CDD un chargé d'économie de projet - Arbre aux Hérons. L'annonce stipule qu'il aura notamment pour mission " la réalisation d'une estimation complète et détaillée du coût du projet et des frais annexes ( études, expertises, coordination, assurances, communication etc.)"  Est-ce à dire que le coût avancé jusqu'alors, 35 M€, n'est pas le bon ?
 Information complétée cette semaine par l'enquête parue dans l'hebdo Mediacité Nantes sur Internet sous le titre "L'arbre aux Hérons "magnifique bricolage au (sur)coût inestimable"
[COMPLÉMENT D’ENQUÊTE] Combien coûtera au final la nouvelle et gigantesque création de la Compagnie La Machine ? 35 millions d'euros comme annoncé en 2013 ? A Nantes, personne ne semble en mesure de le savoir. Pour autant, et contrairement à Toulouse, pas question de resserrer la bride financière de ses talentueux créateurs. 
L'article souligne notamment combien l'Arbre avec ses milliers de soudure, ses plantes non pérennes, son exposition aux intempéries, ses contraintes réglementaires, va entraîner  des coûts de fonctionnement élevés sur lesquels Nantes métropole ferme les yeux, comme elle ferme les yeux sur les comptes et les finances des Machines qu'elle fait vivre. les récentes pannes de l'Eléphant devraient pourtant ouvrir les yeux.

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1 octobre 2018

René Pétillon nous manque



Il était l'invité de l'Observatoire des médias de l'université permanente le 5 mars 2010 sur le thème "Le Canard enchaîné et le dessin de presse"..L'occasion de mieux connaitre ce dessinateur breton autodidacte, " tendre et mordant satiriste" pour reprendre le titre de La Croix, rendu célèbre par ses albums surtout L'enquête corse où avec son humour décalé il condense tous les préjugés sur les insulaires, mais sans méchanceté ni condescendance. Les Corses ont beaucoup aimé.
Il est décédé dimanche, la veille du décès de Charles Aznavour qui occupe aujourd'hui tous les médias. Un  départ discret, bien dans son tempérament.
Il manque et manquera définitivement au Canard enchaîné où son humour, la justesse de ses portraits et la finesse des textes, n'ont pas été remplacés depuis plus d'un an. Changement de génération ...
Je joins une partie du compte rendu de cette rencontre avec Pétillon en 2010 à Nantes par Yves Monteil dans son magazine Nantes Citizen


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25 septembre 2018

Ryder Cup : parler du vrai golf

La rencontre Europe Etats Unis  de golf le prochain week end - Ryder Cup - au golf national près de Paris, va permettre de parler du "vrai" golf avec des sportifs de très haut niveau comme Tiger Wood. Un évênement mondial pour l'un des sports les plus pratiqués au monde. Et l'occasion d'en voir des images TV en direct ce qui extrêmement rare en dehors des chaînes cryptées.
Passionné par ce sport depuis longtemps et ayant pris une part déterminante dans son développement au plan local dans les années 80 à travers le golf corporatif ( Aux finances, ATSCAF Golf 44 l'un des tout premier) et le golf associatif en créant avec Léo Lagrange, l'association golfique de Saint Sébastien - AGS en 1987, j'ai longtemps lutté contre les clichés dont les médias nous abreuvent.
En deux mots, je dirais simplement qu'avec plus de 400 000 licenciés le golf a plus de pratiquants en France que le rugby, qu'il est possible - comme à l'AGS de jouer sur un 9 trous à l'année pour moins de 500 €, et que les médecins spécialistes du sport considèrent le golf comme le meilleur sport pour l'entretien du corps à travers la marche et le swing qui fait travailler tous les muscles, mais aussi pour l'esprit, car dans le golf il y a beaucoup de moments de grande concentration et de stratégie. Bref + 5 ans d'espérance de vie pour les pratiquants réguliers !

Des cadres exceptionnels : Pointe des Poulains Belle Ile

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19 septembre 2018

What ? Houat !

Une fin de semaine en septembre en saison sèche. Départ de La Turballe : 1 h 10 de bateau.
Le sentier côtier est bien balisé : ne pas s'approcher trop près des falaises. Des plages superbes pour soi. Côtes rocheuses et dunes. Un bourg bien regroupé.





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17 septembre 2018

Retenue à la source, avantages, inconvénients

La retenue à la source de l'impôt sur le revenu qui sera mise en oeuvre en janvier 2019, présente un avantage incontestable. Elle permettra à chacun d'appréhender immédiatement son revenu net disponible. C'est un progrès dans la transparence des revenus. Dans les comparaisons statistiques en matière de revenus, j'espère que l'on parlera de revenus nets d'impôt, ce qui permettra  de mesurer les écarts réels et accessoirement de mieux apprécier la forte progressivité de l'impôt sur le revenu.
Autre avantage (hypothétique ) : en cas de politique de baisse de l'IR, la perception par les bénéficiaires sera immédiate et non différée à la mise en recouvrement de l'année suivante. C'est un avantage à la fois pour les décideurs politiques et pour les bénéficiaires de la mesure.
Les inconvénients ont été soulignés largement dans les médias cet été : effet psychologique d'un revenu mensuel amputé et son effet négatif sur la consommation. Les retraités qui ont cette année expérimentés la forte augmentation de la CSG, savent très de quoi il s'agit. Deux années de suite, cela va pouvoir représenter selon le niveau de revenus, plusieurs centaines d'euros en moins chaque mois. La compensation partielle par la réduction de la taxe d'habitation ne touchera pas tout le monde !
Un autre aspect n'est pas souvent noté : c'est la perte de maîtrise du citoyen par rapport à l'IR. Même en cas de mensualisation dans le système actuel, nous percevons effectivement le revenu gagné et dans le courant du mois nous reversons à l'Etat notre contribution. Dans le nouveau système nous perdrons cette responsabilité et cette indépendance : l'Etat passera le premier, sans nous solliciter, avec le pouvoir, le cas échéant, d'ajouter une contribution exceptionnelle pour tel ou tel motif. Une tentation ?

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10 septembre 2018

OMUP 2018-2019 Les invités de l'Observatoire des médias


Intervenants ayant donné leur accord
9 novembre :        Les nouveaux clivages dans les démocraties

Jérôme FOURQUET – Directeur du département Opinion de l’IFOP, Il intervient  régulièrement dans les médias (C dans l’air, presse écrite).  Il est l’auteur de nombreux essais sur l’état de l’opinion française. Il a publié en 2018 A la droite de Dieu et Le nouveau clivage aux éditions du Cerf.

23 novembre :            La liberté de la presse est-elle menacée en France ?
Laurent MAUDUIT-  Journaliste, cofondateur de Médiapart, ancien responsable économique à Libération  puis au Monde (1994 à 2005- éditorialiste en 2006). Auteurs de nombreux essais, le dernier à paraître en septembre 2018 «La Caste » Editions La Découverte

30 novembre - Enquêtes et reportages, toute une époque
Ariane CHEMIN – Ecrivaine et grand reporter au Monde. Elle a publié de nombreux essais dont plusieurs en collaboration avec Raphaëlle Bacqué, notamment  La communauté en janvier 2018 (Albin Michel). Elle a publié en mai 2018 Toute une époque, enquêtes et reportages 2005-2018-  Edit. Robert Laffont.
14 décembre :      Afrique et Europe, défis démographiques, enjeux politiques et économiques
Stephen SMITH – Ancien journaliste Afrique à Libération puis au Monde (1986-2005), il est actuellement professeur d’études africaines à l’université Duke aux Etats-Unis. Il a publié au printemps 2018 La ruée vers l’Europe, la jeune Afrique en route pour le Vieux Continent aux éditions Grasset
11 janvier :                  Les mutations des médias d’information
Jean-Marie CHARON - Sociologue, spécialisé dans l'étude des médias et du journalisme. Il est ingénieur d'études au CNRS, rattaché au Centre d'étude des mouvements sociaux (EHESS) et  enseignant à l’IEP de Rennes.
15 mars :        Les médias en Afrique
Ousmane NDIAYE - Rédacteur en chef central Afrique à TV5MONDE – ancien responsable Afrique à Courrier International
29 mars :        Les campagnes politiques sur Internet
Anaïs THEVIOTMaîtresse de conférences en sciences politiques à l’Université Catholique de l’Ouest à Nantes, ses travaux portent principalement sur l’usage du web en politique. Elle publie à l’automne 2018 Faire campagne sur Internet aux Presses Universitaire du septentrion.
Date à préciser :        Retour sur Notre-Dame-des-Landes et les médias
Interventions de journalistes locaux, presse écrite, radio et télé  qui ont suivi ce dossier.

Les autres thèmes et invités et des informations complémentaires seront indiqués sur le site univ-nantes.fr/up/Observatoire des médias.
4 sept. 2018
Jean-Claude Charrier

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12 août 2018

Ginkakuji Kyoto

Pour la beauté du geste



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28 juillet 2018

Bilbao, 125 ans toujours vivant et efficace

http://www.guiding-architects.net/fr/pont-transbordeur-bilbao-concept-intemporel/

C'est aujourd'hui le 125e anniversaire du 1er pont transbordeur du monde construit à Bilbao en 1893. Un superbe monument que nous avons utilisé en 2011. C'est l'occasion d'un congrès international sur place auquel participe notre ami Paul Poirier, auteur des projets sur Nantes et Marseille. Courage Paul : N







antes vaut bien un Pont transbordeur !

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15 juillet 2018

Mondial :la finale à chaud

La France vient de gagner sa 2è étoile de champion du monde de football. De haute lutte, accompagnée d'une chance incontestable que certains attribuent à "La chatte à Dédé" le totem chanceuxde Didier Deschamps, tellement cette chance s'est confirmée de match en match. Mener 2-1 à la mi-temps en n'ayant eu qu'un tir cadré - le penalty - sur le but croate, est certainement unique dans une finale de Coupe du monde. A la mi-temps, tout le monde était à la fois content du score, mais aussi inquiet, tant les Croates nous avaient donné un leçon de football avec leur rapidité, précision, multiplication des occasions. Cétait à eux le football, à nous les buts !
La 2è mi-temps nous a permis de mieux montrer les qualités de notre équipe, en particulier la percussion de Mbappé. Mais la boulette de Lloris a remis du piment dans le scénario. Je note que c'est Mandzukic qui marque ce but, lui même responsable du but contre son camp à la 16è minute, qui nous a beaucoup facilité les choses. De même que l'arbitrage vidéo sans lequel la faute de main de Persic, n'aurait sans doute pas été sifflée.
C'est ça le charme du football où le scénario n'est jamais écrit.
Bravo à Didier Deschamps qui a su créer une véritable équipe, moteur de cette victoire. Il a su insuffler un état d'esprit qui a permis de tenir dans les situations difficiles. Et contrecarrer l'individualisme ou les egos excessifs des joueurs que la presse ne cesse d'encourager.
Miroslan Blazevic qui a été entraîneur du FC Nantes de 1988 à 1991 et qui dirigeait la sélection croate au Mondial 1998, dit de DD dans Presse Océan ce matin " Deschamps est un grand stratège. C'est le plus grand atout de l'équipe, croyez-moi. Didier je l'ai mis comme capitaine à Nantes à 18 ans. J'avais remarqué que c'était un leader né" . Confirmation éclatante aujourd'hui à Moscou.

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9 juillet 2018

Les cornes des vaches dans la constitution


Nous devrions être plus attentif à ce qui se passe en Suisse. 
Un exemple rapporté récemment dans une chronique de Metin Arditi dans La Croix du 18 juin en porte témoignage. C'est l'initiative d'un paysan du canton des Grisons du nom de Armin Capaul, qui est parti en guerre contre l'habitude toujours plus étendue, de priver les vaches de leurs cornes. Pourquoi ? Pour gagner de la place et élever plus de vaches dans un même espace. Armin Capaud qui veut laisser les vaches "au naturel" estime qu'environ 90 % d'entre elles sont ainsi "amputées". 
Après bien des péripéties il a mis en jeu des mécanismes essentiels de la démocratie suisse 
qui doit conduire à une votation fin 2018 ou début 2019 de l'ensemble des électeurs de la Confédération..
Je lis que si c'est voté, la décision figurera dans la constitution fédérale ! La Constitution suisse sera modifiée pour maintenir aux vaches leurs cornes naturelles.
Chapeau la démocratie où un simple citoyen rencontrant l'adhésion d'au moins 100 000 
signatures, peut faire aboutir, si le peuple en décide ainsi, une telle interdiction.

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Pont Transbordeur à Gorges, clap de fin

Presse océan de samedi dernier, nous fait part de l’abandon du projet de Pont Transbordeur sur la Sèvre Nantaise au Liveau à Gorges.
Ce que les gens de Gorges appelait “ Le pont à Jean” en référence à l’initiateur du projet Jean Blaise via Le voyage dans le Vignoble, n’a pas résisté à la forte contestation qu’a suscité ce projet sur place. Ni les initiateurs, ni les élus, n’ont su convaincre de l’efficacité pratique et de l’intérêt touristique de cet investissement pourtant voté par les instances délibératives concernées. Ainsi – une nouvelle fois – les élus ne sont plus systématiquement les maître du jeu ( sauf à Nantes Métro où Jean Blaise garde la main ?).

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4 juillet 2018

Cristiano Ronaldo "l'avorton" de Madère ...

Avorton n'est pas tout à fait le terme car le petit Cristiano était plutôt un beau bébé, solide, quand il est né à Madère en 1985. Le médecin qui présidait à l'accouchement avait noté - prémonitoire - " Il a des pieds de footballeur" ! Ce qui est cocasse dans son histoire, nous rapporte Le Monde, c'est que sa mère Dolorès, qui avait déjà 3 ou 4 enfants, a tout fait pour s'en débarrasser et ne s'en cache pas dans un livre récent. L'avortement étant interdit à l'époque, elle avait tout essayé : faiseuse d'anges, mixtures extravagantes, etc. Le futur Cristiano a bien résisté. Peut être que le modeste embryon qu'il était à cette époque a trouvé là une première épreuve qui annonçait son tempérament flamboyant !
Soulignons qu'il aime beaucoup sa mère et qu'il a lui-même 4 enfants...Happy End.

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27 juin 2018

Equipe de France, Giroud à l'écart

Dans la consternation qui a accompagné le match France Danemark on ne peut s'empêcher de noter au moins trois choses dans l'attaque française :
- L'absence quasi  permanente de débordements des latéraux pour faire des passes en retrait.
- La persistance a essayer de passer balle au pied par le centre mais loin du but adverse.
- le quasi boycotte de Raymond Giroud  jamais servi dans ses appels et dont on semble ignorer q'il est notre meilleur marqueur de but de la tête. Quand on constate que Griezmann en principe animateur de l'attaque française, n'a fait que deux  passes (!) à Giroud dont l'une à contre temps, il y a là une carence inadmissible.
Depuis le début de ce Mondial, je n'ai pas vu un seul centre digne de ce nom sur Giroud, ni une seule ouverture de la part des défenseurs ou milieux de terrain vers notre avant centre. Il joue pourtant collectif en remises et en pesant sur les défenses adverses, mais il est ignoré de la plupart de ses partenaires.Nous sommes sans doute les champions du monde des passes latérales et en retrait au petit trot, mais notre jeu collectif en attaque est inexistant et nous nous privons des qualités de notre avant centre.
Nous avons bénéficié d'un tableau très favorable qui nous permet une qualification avec deux mauvais matchs et un match moyen ( Pérou). Cette chance ne durera pas.































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20 juin 2018

Sky Garden à Londres, un bel espace aérien

Le Sky Garden, " A greenhouse in the sky" que les londoniens appellent volontiers le "talkie walkie" en raison de sa forme, est un bel espace au sommet d'un immeuble récent de 35 étages. Comme son nom l'indique c'est un jardin luxuriant, ouvert, en plein coeur de la City où il fait bon se poser, boire un verre ou se restaurer - ce n'est pas obligatoire - où les vues sur le Grand Londres sont magnifiques. En plus, l'accès est gratuit. Il faut simplement réserver à l'avance. Un bel espace aérien.
Un incontournable comme le disent les guides.
Un modèle pour une rue aérienne au-dessus de la Loire à Nantes ? Je rêve !








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16 juin 2018

Mondial, une France sans panache

Quand on a vu vendredi soir le formidable match entre l'Espagne et le Portugal, suspens, intensité, technique presque parfaite, le match de ce jour entre la France et l'Australie a été on ne peut plus laborieux. Il faut bien le dire, comme d'habitude. Il faut remonter loin pour voir un match de l'équipe de France flamboyant, rythmé, et techniquement de haut niveau. L'Australie était qualifiée par Ouest France dans sa présentation du Mondial comme "l'une des équipes supposées les plus faibles..." de l'épreuve. Nous gagnons au bout du compte grâce à l'arbitrage vidéo - la faute sur Griezmann était incontestable mais non vue par l'arbitre - et grâce à un  bon coup de rein de Pogba sur une passe décisive de Giroud.
Girou tête de turc d'une partie de la presse, qui ne cessait de célébrer le trio d'attaquants Dembele, Griezmann, Mbappe, qui devait pulvériser les Australiens...Ce fameux trio d'individualités brillantes, ne joue pas collectif, et Deschamps, le pragmatique, a eu parfaitement raison de faire rentrer Fékir et Giroud à la place de Griezmann et Dembele. La différence a été immédiate et concrétisée par ce but dans les dix dernières minutes. Ouf !
Il faut dire qu'on s'était gravement compliqué la tâche avec le pénalty concédé par Umtiti qui relève quasiment de la faute professionnelle. Inadmissible. Didier Deschamps doit en tirer les conséquences pour le prochain match. Adil Rami est là pour faire le job.
Pour l'avenir je suis convaincu qu'il y a des complémentarités entre Griezmann, et Giroud  (ils l'ont montré) et Mbappe pour peu que ce dernier veuille bien servir Girou - qu'il ignore au profit de dribbles à répétition. Girou qui a un jeu de tête très efficace n'est pratiquement jamais  servi dans de bonnes conditions. Les nouveaux et jeunes latéraux Hernandez et Pavard, excellents aujourd'hui, devraient y contribuer.

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28 mai 2018

Un passage pour les noyés à Nantes

En prolongement d'un article dans le forum Ouest France Nantes, j'ai transmis ce texte pour la même rubrique


Noyades de la Terreur : une passerelle de mémoire

Avec beaucoup de pertinence dans votre Forum le 22 mai, un lecteur d’Orvault ( Bernard Cognaud) attire l’attention sur les défaillances de la mémoire nantaise au sujet des milliers de noyés en Loire, éliminés par « déportations verticales » selon la formule du proconsul de la République Jean-Baptiste Carrier durant l’hiver 1793-1794 sous la Terreur.
Cette amnésie à l’égard de perdants de l’Histoire est choquante et contraire à l’esprit d’une ville ouverte. Il est possible d’y remédier.
Juste en face du Mémorial de l’esclavage, il existe rive gauche, une passerelle métallique au-dessus de la Loire,  qui entoure deux anciennes piles du pont transbordeur et passe sous le pont Anne de Bretagne (photos). Cette passerelle ne porte pas de nom. Elle est symbolique par ses matériaux, sa proximité avec l’eau et son environnement historico-fluvial. Elle pourrait s’appeler «  Passerelle des noyés de Loire sous la Terreur 1793-1794 ». Cette plaque ferait écho et illustrerait une partie du texte figurant sur le quai où la plaque en mémoire du pont transbordeur indique notamment :
« …une transformation attentive engagée pour que les rues, les quais, les berges et les jardins témoignent d’une manière vivante de la mémoire des lieux [...] en aménageant les quais pour la promenade [..] l’Histoire est rendue visible »





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