29 mars 2023

Trop partiaux les journalistes, un sondage Viavoice le montre

https://www.cbnews.fr/medias/image-54-francais-pensent-qu-il-y-deterioration-qualite-information-livree-journalistes

Le même sondage a été présenté hier dans Ouest France hier sous le titre " 8 Français sur 10 pensent le journalisme"utile". La qualité de l'info est traitée en un tout petit paragraphe...

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26 septembre 2019

Les médias et la PMA

Quelle est l'attitude des grands médias sur la loi bioéthique et particulièrement la PMA, dont le débat vient de s'engager devant l'Assemblée Nationale ? Il s'agit de questions complexes, d'une portée anthropologique incontestable qui nécessitent (raient) des débats approfondis sur lesquels s'engagent les parlementaires. En amont, comment le sujet a-t-il  été "vulgarisé" dans le bon sens du terme, dans l'opinion par les médias ?
A la différence de ce qui se pratique pour les nouvelles lois économiques et sociales où d'emblée les micros sont tendus à ceux qui s'opposent aux propositions gouvernementales, la tendance a plutôt été d'accompagner la pédagogie ministérielle, comme si les souhaits exprimés de "débats sereins et apaisés" étaient tout à fait intégrés dans la pratique journalistique. Cela s'est traduit par de nombreux témoignages de personnes engagés dans des processus susceptibles d'évoluer avec la nouvelle loi. Logiquement  ces témoignages où la charge émotionnelle est toujours présente, suscitent de l'empathie et incitent l'auditeur ou le téléspectateur à épouser peu ou prou la cause des témoins sollicités. Cette information est nécessaire, elle reflète certains aspects de notre monde contemporain, mais est-elle suffisante ?
 Les bouleversements philosophiques, éthiques et anthropologiques ( place ou effacement de la paternité, nouvelle filiation, PMA pour femmes seules, risques de marchandisation du corps humain...) ont-ils été suffisamment abordés et explicités ? Certes les chaînes d'information continue où les débats sont en "table ouvertes" avec chacun son rôle et son étiquette, n'ont pas manqué de se saisir de ces questions, mais avec tous les travers de ces médias où la recherche de l'audience et des "bons clients" priment sur le fond. D'où le sentiment d'une certaine démission devant la difficulté de bien appréhender ces thèmes, l'opinion, sans doute largement partagée chez les journalistes, que cela va dans le sens "du progrès"et du monde "moderne" et qu'il ne faut surtout  pas risquer d'apparaître à la remorque, ou réticent à l'égard de ces changements civilisationnels. Peut-être cette attitude va-t-elle évoluer au fur et à mesure des débats parlementaires, mais je crains que ce soit le buzz ou la petite phrase caricaturale qui soit privilégiée.

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27 janvier 2019

Le "Je t'aime,moi non plus", de la presse et des Français


L'enquête annuel publiée dans La Croix sur les rapports entre les Français et les médias, montre cette année une nette dégradation de l'appréciation portée sur la qualité de l'information. La crise des gilets jaunes n'est pas étrangère à cette évolution puisque l'enquête a été menée dans cette période.Il y a là matière à une vraie autocritique des journalistes même s'il faut éviter de trop globaliser : tous les supports n'ont pas la même attitude et des quotidiens comme Ouest France, La Croix, et d'autres, ont un réel souci, de hiérarchie, d'analyse et de contrôle de l'information. Mais l'autocritique doit aussi concerner les usagers de l'information qui ne font pas toujours l'effort de sélectionner les bonnes sources, qui reprennent volontiers les "bobards" diffusés par les réseaux sociaux, et font parfois le grand écart entre ce qu'ils disent souhaiter, et leur pratique réelle. Bref beaucoup de sujets de réflexion dans cette mauvaise évolution.

https://www.la-croix.com/JournalV2/medias-sommes-remettre-question-2019-01-24-1100997626?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_content=20190123&utm_campaign=newsletter__crx_subscriber&utm_term=448&PMID=ce9e1aa72d55e6594beb7e16fe54362c

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1 mars 2016

Presse Océan, continuez !

Presse Océan consacre sa semaine à un débat interne et externe sur son avenir. Le prix du journal va augmenter et c'est l'occasion de demander aux lecteurs ce qu'ils pensent de leur quotidien.
Ma contribution sur le forum. 

"Fidèle  abonné du journal papier ( de père en fils...), Presse Océan est pour moi indispensable comme source d'informations sur l'actualité nantaise. Face au très institutionnel Ouest France, j'aime bien un journal qui va  chercher l'information à la source, avant que les communicants de toutes les institutions et entreprises fournissent un produit fini. Quand Presse Océan parle de fiscalité locale, le journaliste va chercher l'effet et le point de vue du contribuable. Qui en dehors de PO nous apprend que le plan Vélo de Nantes Métropole va coûter 50 millions € sur 4 ans ? Il y aura toujours un avenir pour la recherche de l'information à la source, du terrain, indépendant de tous les pouvoirs.
J'aime aussi " Le mercredi c'est permis "et autres" pavés" lorsque le rédacteur dit ce qu'il pense, sur quelques travers de notre société locale.
Je suis plus réservé concernant le forum du lundi où apparemment ne s'expriment que quelques contributeurs - toujours les mêmes - dont les opinions ne surprennent plus. Il est vrai que l'accès au Forum n'est pas le plus ergonomique.
Je reprends volontiers la formule d'une interview d'Umberto Eco reprise dans Le Monde Le 21/02/16 sous le titre "Que vive le journalisme critique" et qui disait " La lecture des journaux reste la prière quotidienne de l'homme moderne"


Continuez !"

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28 août 2012

Qualité de l'info



Une partie de la presse reprend sans tiquer une lourde bourde de l’AFP
11/08/2012 par Eric Lombard

Dans Ouvertures n° 30 septembre 2012


« Google paye 22,5 milliards de dollars d´amende ». Environ deux fois ses bénéfices annuels ! C’est ce qu’affirmait sans frémir l’Agence France-Presse dans le titre d’une dépêche le 9 août 2012, repris tel quel par une partie de la presse nationale et l’ensemble de la presse régionale.



Le lecteur pressé aurait fort bien pu prendre ce scoop pour argent comptant, car Google l’a habitué aux chiffres démesurés. Le nom même de Google ne vient-il pas du terme mathématique googol, qui désigne un nombre commençant par 1 et suivi de 100 zéros ? Le lecteur attentif qui aurait poursuivi la lecture de la dépêche AFP aurait pu être saisi d’un doute en constatant quelques lignes plus loin que l’amende était tombée à 22,5 millions de dollars, soit mille fois moins. Alors, 22,5 millions ou 22,5 milliards ?

Au lecteur pinailleur la phrase suivante donne des indices : « A l´échelle de Google, qui a publié le mois dernier un bénéfice trimestriel de 2,8 milliards de dollars, il s´agit d´une pénalité modeste, mais la FTC [Commission fédérale du Commerce américaine] a souligné qu´elle représentait en ce qui la concerne un montant record ». Millions donc, a priori, ce que confirme facilement la consultation de Google News, la version américaine de Google Actualités.

Cet exemple n’est pas isolé. Il n’est pas rare en effet qu’un journaliste se trompe en jonglant avec millions et milliards, ce qui est désolant. Mais la faute de l’AFP est impardonnable, car un simple contrôle de cohérence aurait suffi à la débusquer. Impardonnable également du fait de la responsabilité particulière de l’agence de presse en tant que pourvoyeuse d’informations. Si certains médias comme Le Monde, Le Figaro ou Le Point ont d´emblée rectifié l’erreur, certains de leurs confrères de la presse nationale - La Croix et Le Parisien - et l’ensemble de ceux de la presse quotidienne régionale n’ont pas fait le travail élémentaire de vérification et de recoupement qui leur incombait. Ils ont publié la dépêche telle quelle. L´AFP ayant ensuite rectifié son titre, la plupart d´entre eux ont dicrètement fait amende honorable.


Le 9 août 2012, l´article de La Croix reproduit l´erreur de l´AFP. Celle-ci ne sera modifiée que le lendemain.

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