Job d’été : les deux jambes dans le vide à 10 mètres de hauteur…
Dans la série Jobs d'été publiée dans Ouest-France j'ai transmis ce souvenir repris partiellement dans le journal des 22 et 23 août 2026, sous le titre " Bien accroché" !
C’était une
autre époque. J’étais parti travailler l’été chez mon oncle, compagnon
charpentier du Tour de France. Avec deux autres compagnons, ils construisaient
un immense hangar de plus de 10 mètres de haut sur le territoire d’un charmant
pays à la limite de la Normandie et de l’Ile-de-France : Saint Clair sur
Epte, entre Rouen et Paris. J’étais la petite main du groupe et mon job
consistait ce jour-là, à participer à la construction du toit. Je montais à
l’échelle avec une plaque de fibrociment sur
l’épaule et la mettais à disposition du compagnon qui mettait en place
cette toiture. Arrivé sur le toit, je tirais la plaque à reculons dans sa
direction. Tout à coup ma jambe droite partie dans le vide ! La jambe
gauche de même mais toute éraflée et ensanglantée après avoir cassé le bord de
la plaque de fibro déjà posée à gauche.
Les bras tendus vers l’avant qui tirait la plaque de fibrociment me sauvèrent
la vie ! Je restai ainsi accroché
au toit avec les deux jambes dans le vide …Dix mètres plus bas, des tas de
matériaux, des brouettes renversées, auraient pu constituer mon ère d’accueil…
Le collègue
tout proche me sauva rapidement de ce –double – mauvais pas. Et l’on m’apporta
très vite les premiers soins à la jambe blessée : c’était un moindre mal.
Mon oncle, réaliste et prudent, jugea qu’il était plus prudent que je reste à
terre pour des travaux moins risqués. J’y suis toujours plus de 70 ans après !
Libellés : Jobs d'été; Saint Clair sur Epte; charpentier; Ouest France

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