26 août 2026

Job d’été : les deux jambes dans le vide à 10 mètres de hauteur…

 Dans la série Jobs d'été publiée dans Ouest-France j'ai transmis ce souvenir repris partiellement dans le journal des 22 et 23 août 2026, sous le titre " Bien accroché" !

C’était une autre époque. J’étais parti travailler l’été chez mon oncle, compagnon charpentier du Tour de France. Avec deux autres compagnons, ils construisaient un immense hangar de plus de 10 mètres de haut sur le territoire d’un charmant pays à la limite de la Normandie et de l’Ile-de-France : Saint Clair sur Epte, entre Rouen et Paris. J’étais la petite main du groupe et mon job consistait ce jour-là, à participer à la construction du toit. Je montais à l’échelle avec une plaque de fibrociment sur  l’épaule et la mettais à disposition du compagnon qui mettait en place cette toiture. Arrivé sur le toit, je tirais la plaque à reculons dans sa direction. Tout à coup ma jambe droite partie dans le vide ! La jambe gauche de même mais toute éraflée et ensanglantée après avoir cassé le bord de la plaque  de fibro déjà posée à gauche. Les bras tendus vers l’avant qui tirait la plaque de fibrociment me sauvèrent la vie ! Je restai  ainsi accroché au toit avec les deux jambes dans le vide …Dix mètres plus bas, des tas de matériaux, des brouettes renversées, auraient pu constituer mon ère d’accueil…

Le collègue tout proche me sauva rapidement de ce –double – mauvais pas. Et l’on m’apporta très vite les premiers soins à la jambe blessée : c’était un moindre mal. Mon oncle, réaliste et prudent, jugea qu’il était plus prudent que je reste à terre pour des travaux moins risqués. J’y suis toujours  plus de 70 ans après !

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