22 décembre 2025
23 avril 2024
Presse Océan 21 avril 2024 Un bel hommage au Pont Transbordeur et à ses héritiers
Le pont transbordeur a dominé le port pendant 55 ans à Nantes : certains aimeraient le retrouver
Lundi 22 avril 2024, le pont Anne-de-Bretagne sera fermé plusieurs mois pour travaux. L’occasion de revenir sur l’histoire du Transbordeur, construit au même endroit. De 1903 à 1958, la silhouette du pont métallique avec sa nacelle a dominé le port de Nantes. Ancré dans la mémoire collective, certains Nantais aimeraient le retrouver.
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06:06C’est un pont qui fait toujours couler beaucoup d’encre. Sa célèbre silhouette a disparu du paysage portuaire en 1958 après avoir dominé la ville durant 55 années. Construit par l’ingénieur Ferdinand Arnodin, ce « pont à transbordeur », comme on le nommait au départ, fut inauguré en 1903.
Long de 193 mètres et pesant 860 tonnes, il a servi aux ouvriers des chantiers navals afin de rejoindre l’actuelle île de Nantes, depuis le quai de la Fosse. Sa taille, une cinquantaine de mètres (pour le tablier, 73 mètres pour les pylônes) et sa nacelle suspendue par des câbles, illustrait le génie de son constructeur puisqu’elle permettait aux grands voiliers de naviguer en dessous. Idée simple certes mais fallait-il encore y penser ! « Le tablier n’a pour mission que de porter des rails sur lesquels roulent des galets en nombre suffisant pour porter une plate-forme pendue en dessous par des câbles, dont la longueur est réglée de telle sorte que cette plate-forme accoste de niveau avec les quais sur chaque rive
expliquait alors Ferdinand Arnodin en 1896 (cité dans « Le Transbordeur » de Jacques Sigot. Éditions CMD).
La traversée était payante
La traversée était donc payante (5 centimes, 5 et 10 pour les animaux, 10 à 25 centimes pour les charrettes ou voitures) et, pour les plus sportifs, on pouvait, pour 0, 50 centimes, monter dans les escaliers des piliers et traverser le pont à pied. Le photographe Victor Girard (1867-1954), alors reporter pour le journal Le Phare de la Loire, a ainsi immortalisé sa construction sur cette photographie historique. Nous sommes en 1903 et le tablier est en train d’être juché. Dès le premier jour, le 1er novembre 1903, 24 885 personnes seront comptabilisées dans la nacelle, 1800 autres passeront par le tablier.
Changer 35 câbles
Après la guerre, le pont, mal entretenu, agonise. Il faut changer 35 câbles de suspension, la rouille l’a en partie dévoré. Le 1er janvier 1955, le service de transport s’arrête, les autobus le remplacent. Son propriétaire M. Arnodin-Chibrac, ne veut pas le rénover et l’État ne veut pas l’acheter. Des Nantais, dont Jean Decré et les peintres Jean Bruneau et Jean Chabot, pétitionnent pour le préserver. Rien n’y fait. Il sera démonté pour sa ferraille en 1958.
Un nouveau transbordeur
Cinquante ans plus tard, l’architecte nantais Paul Poirier et ses amis de l’association des Transbordés, lancent l’idée de construire un nouveau pont transbordeur, une tour Eiffel du XXIe siècle à la nantaise
, selon leurs termes. La Ville n’a pas retenu ce projet. De nos jours en France, le seul Transbordeur qui ait survécu se trouve à Rochefort, en Charente-Maritime, là où fut tourné le film « Les Demoiselles de Rochefort » par le cinéaste Jacques Demy. Cet enfant du pays nantais, malheureux de la disparition du pont, sut le faire revivre dans le long-métrage « Une chambre en ville » (1982) par une technique de trucage appelée « glass shot ».
Le centenaire de l’ingénieur du Transbordeur
Expérience. Surnommé « Chapiau », car il ne sortait jamais sans son chapeau, Ferdinand Arnodin (1845-1924) est l’ingénieur des ponts transbordeurs. Le premier ouvrage, qui existe encore, a été construit en 1892 à Bilbao en Espagne. Il en construira d’autres à Rouen, Bordeaux, Marseille et bien sûr à Nantes, décision prise dès 1896. Ses devises sont « L’expérience est la source unique de la vérité » (Henri Poincaré) et celle-ci de Kant : « Toutes nos connaissances ont le point de départ dans l’expérience. » Cet ingénieur, qui invente aussi un bateau remorqueur hydraulique, une grue roulante et un chemin de fer aérien, sauvera de la noyade une jeune femme à Ancenis en 1874. Il avait aussi imaginé de relier Nantes à Bâle (Suisse) par un réseau de voies navigables et de canaux. Né à Sainte-Foy-lès-Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes), il est mort à Châteauneuf-sur-Loire en Centre-Val de Loire voilà tout juste cent ans.
Cap vers l’île Gloriette
L’embarcation paraît bien frêle au premier plan face à l’immense silhouette du pont transbordeur qui reliait les deux rives. À gauche, le quai de la Fosse, à droite, les chantiers navals, qui l’utiliseront jusqu’à son démontage en 1958. Au fond, on devine l’île Gloriette, alors entourée par la Loire. Le pont fut le théâtre de nombreux exploits, dont un essai de saut en parachute, d’une surface de 110 m2, réalisé par Emile Brodin le 21 septembre 1912. Quelques mois plus tard, le 28 février 1913, l’aviateur Alexis Maneyrol (1891-1923) vole sous le tablier avec son monoplan Blériot XI. La tragique destinée de l’acrobate Willy Wolf s’achève le 31 mai 1925 avec un plongeon qui le verra se noyer dans la Loire devant quinze mille Nantais.
Libellés : Jacques Demy, Paul Poirier, Pont transbordeur, Presse Océan, Stephane Pajot
17 juin 2023
Annecy, fait divers ou fait de société ?
Annecy, fait divers ou faits de
société
Les évènements dramatiques d’Annecy comportent des enseignements
qui débordent largement le fait divers tel qu’il a été traité dans la presse
locale, Presse Océan et Ouest France.
1-Individualisme et
voyeurisme. Dès l’annonce du drame toute la presse s’est fait l’écho du
témoignage d’un ancien footballeur professionnel se filmant pendant son footing
au bord du lac, précisant comment il avait évité l’agresseur mais vu celui-ci
blessant une personne âgée. Sans apparemment porter secours ou assistance à ce dernier.
2 –Le héros ordinaire.
L’abondance des images a toutefois eu l’avantage
de montrer à l’opinion qu’un jeune homme avec simplement en main son sac à dos
avait poursuivi et repoussé l’agresseur évitant la poursuite de ses attaques
inouïs à l’égard des enfants. Ce « héros au sac à dos » comme il a
été appelé, du nom de D’Henri d’Anselme a pris la place des simples voyeurs
dans les médias. Il est devenu le héros ordinaire à l’image d’Arnaud Beltrame
militaire abattu en 2018, après avoir pris la place d’une otage dans un hypermarché. Et rapidement un enjeu médiatico-politique entre
ceux qui le traite avec mépris en raison de sa foi et de sa culture chrétienne
et ceux qui le transforme en étendard du sursaut national attendu, face à tous
les périls. Sans parler de ceux qui, à l’image de nos journaux régionaux, au
nom de l’indifférence à l’égard des faits divers, l’ignorent superbement (
quelques lignes de l’AFP !).
3- Pudeur de gazelle.
L’identité de l’agresseur a très vite été classée dans les sujets inflammables
dans les médias. A-t-on le droit ou, au nom de l’information, le devoir de
nommer l’origine syrienne de l’agresseur « inconnu des services de
police », son itinéraire personnel de Turquie en Suède avec abandon familial et dépôts multiples de
demandes de réfugié politique, sa vie de SDF à Annecy depuis plusieurs mois
dans une relative indifférence. N’y-a-t-il pas là des sujets politiques réels qui méritent un peu plus que le voile pudique
de nos médias régionaux ?
4- A quand un
éditorial sur ces sujets dans Ouest France ?
Libellés : agresseur, Annecy, Henri d'Anselme, héros ordinaire, individualisme, Ouest France, Presse Océan, voyeurisme
1 février 2022
Nantes 13è ou 23è des villes préférées, il faut choisir son quotidien
Lire chaque jour les deux quotidiens nantais ( je ne reçois pas 20 minutes) est édifiant quant au souci d'informer ou de ne pas déplaire.
Exemple flagrant hier dans Presse Océan et aujourd'hui dans Ouest France sur le thème de l'attractivité de Nantes. Le sujet a été mis dans l'actualité par le classement des villes préférées des Français parue dans le JDD du dimanche 30 janvier . Cette enquête est largement reprise par PO, mais pas dans OF qui n'en dit mot et préfère se référer au classement des Villes et villages où il fait bon vivre ( OF)., qu'il est seul à diffuser.
Le classement du JDD a été largement diffusé et commenté dans la presse locale radio télé, le second très confidentiel et discret, même dans la mise en page. Jugeons sur pièce.
Libellés : Attractivité Nantes, Les sondages, Ouest France, Presse Océan
27 juillet 2021
L'Arbre métallique à 14 000 €
Le monde d'avant n'est pas mort. En témoigne cette initiative de la SAMOA qui aménage l'ile de Nantes et installe à grand frais un "arbre" artificiel sur un espace public réputé être un puit de chaleur. Il faudra quand même un peu de temps pour que les plantes grimpantes procurent l'ombre espérée. A près de 14 000 € l'exemplaire. Casser le béton et planter un véritable arbre naturel coûterait plus cher ?
Libellés : Arbre métallique à ombre, Ile de Nantes, Presse Océan, Samoa
15 avril 2021
Déboisement : il n'y a pas que l'Amazonie !
Dans Presse Océan ce matin, un nouvel exemple de l'arrogance et du mépris de la collectivité à l'égard des riverains. Le déboisement est aussi à nos portes...
Libellés : Amazonie, Déboisement, Eraudière, Presse Océan
24 octobre 2020
Banian aux Hérons : des riverains veulent stopper les frais
Libellés : Arbre aux hérons, Banian des Indes, Carrière Misery, François Delarosière, La Lettre à LULU, Presse Océan
11 octobre 2020
Beaux arbres : pire à Châteaubriant
Libellés : Cerisiers du Japon, Chateaubriant HLM, Presse Océan, Sakura
14 mai 2020
Manif 1 Obsèques 0
* Rien dans OF...
Des soignants de l'hopital ont modérément apprécié. On lit dans cet article que la préfecture n'a pas voulu intervenir car " l'usage de la force n'aurait fait qu'ajouter du trouble devant le CHU" . "Mais si cela se reproduit, les manifestants s'exposeront à des amendes et, s'il le faut, nous interviendrons".
Bref personne n'a bougé et le message a sans doute été bien reçu. Il ne faudra sans doute pas attendre longtemps pour voir de nouvelles manifestations radicales à Nantes.
Pendant ce temps la préfecture continue à interdire la présence de plus de 20 personnes ( pompes funèbres incluses) dans les cérémonies d'obsèques.
Libellés : Déconfinement, Manifestations, Nantes, Obsèques, Ouest France, Presse Océan
11 décembre 2019
13 octobre 2019
XDDL arrêté, la fake news de l'année
Une illustration de fake news ou "bobard" comme disait Macron, à enseigner dans les écoles de journalistes. Personne n'est à l'abri. PO présente ce matin des excuses circonstanciées.
Libellés : bobard, emballement médiatique, fake news, Ouest France, Presse Océan, Xavier Dupont de Ligonnès ( XDDL)
25 novembre 2018
Ségolène Royal fait mal son job
Ambassadrice pour les pôles Arctique et Antarctique, Envoyée spéciale pour l'alliance solaire internationale, Ancienne ministre - Présidente de la COP21.
Patatras ! vendredi matin Ouest France annonce que Ségolène Royal ne sera pas présente à Nantes où selon les infos du journal (repris par Presse Océan samedi) elle venait pour la promotion de son livre " Ce que je peux enfin vous dire" et qu'elle était en désaccord avec les organisateurs qui avait prévu une entrée à 5 € pour certains spectateurs ( en l'occurrence les personnes non inscrites à l'université permanente). Restant à Paris elle a préféré passer une partie de sa matinée de vendredi dans une émission people avec Anne Roumanoff sur Europe 1 !
Beaucoup de malentendus et de mauvaise foi de la part de l'ancienne candidate à la présidence de la République. Elle ne pouvait ignorer que sa conférence n'était pas programmée pour faciliter sa relance dans la vie politique, mais qu'elle s'inscrivait dans le cadre d'un cycle citoyen, Géopolitique, sur un thème pleinement dans ses compétences, en principe. Qu'un public de 500 à 700 personnes de l'université permanente y aurait assister gratuitement dès lors qu'ils sont titulaires de leur carte d'étudiant. Préférer la promotion de son livre sur une radio à une grande conférence sur le désordre climatique, montre de la part de Ségolène Royal une grande désinvolture et bien peu de considération pour les Nantais qui l'attendaient.
Accessoirement un mauvais point pour les journaux locaux qui n'ont été que les porte-parole de Ségolène Royal et n'ont nullement cherché à connaitre la réalité de la conférence prévue et l'avis de la présidente de l'université permanente ( qui a du envoyer en urgence un communiqué aux étudiants vendredi matin).
Libellés : Anne Roumanoff, COP 21, Europe 1, Ouest France, Presse Océan, Ségolène Royal, université permanente de nantes
9 juillet 2018
Pont Transbordeur à Gorges, clap de fin
Libellés : Jean Blaise, Le Voyage dans le vignoble, Pont transbordeur Gorges, Presse Océan
5 février 2017
Pont transbordeur 2, Arbre aux hérons 8
Libellés : Arbre aux hérons, Pont transbordeur, Presse Océan, prix du billet
7 janvier 2017
Jean Birnbaum à l'Observatoire des médias
Entre 250 et 300 personnes ont participé à cette rencontre au CCO : il y avait manifestement une attente, des questionnements, auxquels il a répondu avec talent, précision et empathie.
La conférence sera diffusée sur la Webtélé de l'université.
Une interview était parue le matin même dans Presse Océan.
Libellés : CCO, djihadisme, Jean Birbaum, OMUP ( Observatoire des médias UP), Presse Océan, Un silence religieux
4 octobre 2016
Les médias à la loupe
Libellés : CCO, Jean-Claude Charrier, Maurice Szafran, OMUP ( Observatoire des médias UP), Presse Océan
25 septembre 2016
Ouest-France, Presse-Océan, chiffres flottants
Pour Presse Océan il y avait "entre 1000 (selon la police) et 4000 manifestants". Ouest France titre " Environ 3000 personnes ( 10 000 selon les organisateurs)". Où est la vérité ? Je note que Ouest-France prend ses responsabilités mais sans parler des chiffres de la police.
Autre divergence : PO met en 1ère page le départ de l'UDB qui a quitté la manifestation et parle de Breizhit" en raison de la présence de militants extrémistes proférant "des cris et des saluts nazis". Pour Ouest France, la page consacré à la manif, relève que l'UDB a dénoncé dans un communiqué, la présence de l'extrême droite et demandé aux organisateurs de veiller à se démarquer clairement de ces perturbateurs. Mais il n'est nulle part indiqué que l'UDB a quitté la manif pour cette raison.
Tout ça n'est pas catastrophique. Simplement de l'à peu près où le réel est difficile à cerner pour le lecteur.
Libellés : Dimanche ouest france, Manif Breiz, Presse Océan, UDB
18 janvier 2016
Le général Royal invité de l'Observatoire des médias
Une bonne converture de presse et un débat bien structuré et ouvert sur le thème La guerre pour l'opinion publique
Libellés : Général Benoit Royal, La guerre pour l'opinion publique, OMUP ( Observatoire des médias UP), Ouest France, Presse Océan
14 janvier 2015
Retour au kiosque, Charlie et les autres
De l'importance de la liberté de la presse et des opinions qui sont les premiers droits de notre constitution, et de la nécessaire responsabilité qui doit l'accompagner. En ces jours nous sommes regardés par le monde entier. Nos querelles médiocres et stériles affleurent. Elles sont prêtes à reprendre le devant de la scène. Les médias surtout audiovisuels vont-ils remettre de l'huile sur le feu pour maintenir à tout prix les audiences, maintenir et alimenter l'émotivité collective ?
Pour éviter cela, lisons, lisons calmement, sereinement les journaux. Critiquons les, puiqu'on les aime. Et surtout abonnons-nous : c'est le moyen le plus efficace de soutenir une presse libre, indépendante et responsable.
Je lis que Charlie Hebdo vient de recevoir environ 1 million d'euros. C'est sans doute beaucoup plus que ses besoins ( rappelons que Charlie ne diffusait guère plus que Presse Océan , 35 000 exemplaires). Je suggère qu'après avoir couvert toutes les conséquences du drame et assuré son avenir, une partie soit reversée dans un fond de soutien à la presse d'opinion qui aurait vocation à faire face aux coups durs, aux passages difficiles, aux menaces, des titres qui maintiennent coûte que coûte dans la plus grande diversité, sans que cela soit forcément spectaculaire, un engagement pour faire vivre la démocratie.
Libellés : 11 janvier 2015, aides financières à la presse, Charlie Hebdo, kiosque, liberté de la presse, Presse Océan
24 novembre 2014
Combien de manifestants - suite
Il y avait à Nantes dimanche 23 novembre, une manifestation des "familles plumées" protestant contre la politique familiale du gouvernement : une centaine de manifestants selon Presse Océan ( page 8) 300 manifestants selon Ouest France ( page 7). Et la police ?
Libellés : manifestations comptage, Ouest France, Presse Océan















