20 octobre 2013

Grands principes et grands sentiments - Valls infréquentable ?

La France vote des lois au nom des grands principes
qu'elle refuse d'appliquer
au nom des grands sentiments

Citation reprise dans une chanson de Guy Béart " toujours en vertu des grands principes..." qui est bien d'actualité ce week end avec l'expulsion de la famille Dibrani et le retour " à la carte" de Léonarda proposé par François Hollande pour la jeune ardemment soutenue par de nombreux lycéens. C'est une synthèse comme on les aime dans les congrès du PS. Qui évidemment ne satisfait personne, ni les légalistes qui considère que la loi doit être appliquée ( souvenons-nous du Mariage pour Tous), ni les partisans de la morale de conviction qui doit tout supplanter ( il faut changer la loi). Si la décision est bien dans le caractère du Président, avec même " le coup de pied de l'âne" à l'égard des services de police qui ne savent pas faire preuve de "discernement"..., cette décision illustre aussi, l'ignorance du Président de ce qu'est une famille. Comment imaginer qu'une jeune fille de 15 ans parte durablement à de milliers de kms de ses frères et soeurs et de ses parents ?

Quant à la popularité de Manuels Valls, je ne peux m'empêcher de penser à sa participation à la primaire présidentielle PS en 2011. Comme candidat, il devait avoir un ou des représentants dans chaque département. Or il ne s'est pas trouvé un seul militant du PS en Loire Atlantique pour représenter Manuel Valls. " Infréquentable" !
Etre à la droite du PS - j'en ai fait l'expérience - est la situation la plus inconfortable qui soit. Le complexe à l'égard des champions de la surenchère révolutionnaire subsiste toujours, d'où ce grand écart permanent quand le PS accède au pouvoir.

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30 avril 2013

« Mur des cons » : révélateur




« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » chante Guy Béart. Une nouvelle illustration est donnée avec l’enquête disciplinaire à l’encontre du journaliste de France 3 ( classé à droite : la honte !)  qui, via son téléphone portable, a révélé l’existence du «  Mur des cons » dans les locaux du Syndicat de la Magistrature. Ce n’est pas ce que révèle de scandaleux dans l’état d’esprit de certains juges, ces dazibaos militants, auxquels il faut prêter attention, non, il faut sanctionner celui qui a trouvé légitime de porter cette information à la connaissance du public. Les médias bien-pensants – Libé, Le Monde, France Inter, Nouvel Obs – ne s’alarment pas de ce scandale : Quel tintamarre si le Mur des cons avait concerné des personnalités et journalistes de gauche dans les locaux d’un syndicat de droite !

Ce qui me choque dans ce fameux Mur, c’est la présence de deux parents de jeunes filles agressées ou violées, dont la jeune fille assassinée dans le train Paris Créteil en 2007 pour s’être refusée à son agresseur. Le père de cette jeune fille, général en retraite, catholique pratiquant, a toujours eu une attitude d’une grande dignité à l’égard du meurtrier de sa fille unique : je ne comprends  pas la bassesse de cet affichage. Est-ce le fait d'avoir critiqué les juges qui avaient libéré ces récidivistes ?

Sur un plan plus général, la question posée est celle de la neutralité professionnelle de magistrats qui affichent de façon aussi sommaire leurs convictions ? La magistrature n’est-elle pas dans un doxa dominée par le Gauche ( féminisée et démocratisée ) depuis les années 1970, comme elle a été dominée par le conservatisme dans les décennies précédentes en raison du recrutement social des magistrats ? Bien sûr on peut avoir des convictions politiques et exercer une fonction publique dans le respect de la déontologie. Je m'y suis efforcé toute ma vie professionelle. N’empêche ! C’est une tension qu’il faut toujours dominer. Et c’est également valable pour les médias, surtout publique.

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