9 novembre 2025

13 novembre 2015 : "Un sniper dans le clocher de l'église Sainte Croix à Nantes..."

 

Photo JCC
                      Jean-Paul Mari le 13 novembre 2015 à l'Observatoire des médias


13 novembre 2015 : Un sniper dans le clocher de l’église Sainte Croix à Nantes…

« Un sniper est dissimulé dans le clocher de l'église Ste Croix à Nantes. Il tire sur tout ce qui bouge sur la place. D'après les informations dont vous disposez, il y aurait eu, la veille,  sur cette place des exécutions de prisonniers. Combien ? Comment ? Un commerçant dans une petite rue latérale a assisté à la scène. Pour en savoir plus, il vous faut le rencontrer. Et éviter le sniper. En cherchant les angles morts, les zones d'ombre, les moments propices..." Le vendredi 13 novembre 2015 Jean-Paul Mari, grand reporter  sur toutes les guerres du monde pendant 30 ans pour le compte du Nouvel Obs, était l’invité de l'Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes.  Il venait nous parler du « Grand reportage, une vision du monde ». Avant la conférence, dans un restaurant à côté de l'église Ste Croix, il nous expliquait,  les problèmes très concrets auxquels sont confrontés les reporters sur les terrains de guerre. Pour à la fois, chercher l'information, la vérifier, la transmettre et préserver sa personne.
Cette proximité avec le danger, qu'on voit toujours très loin, nous ne nous doutions pas qu'elle allait tragiquement s'illustrer le soir même à Paris transformé l'espace d'une heure en Bagdad ou Beyrouth avec ses 127 morts et 200 blessés. On n’ose penser à ce qu'aurait été le bilan si les trois kamikazes  du stade de France avaient pu y pénétrer, car c'était certainement leur objectif.

C’était le 13 novembre 2015. 

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16 novembre 2015

Sans blessures apparentes

Sans blessures apparentes. C'est le titre du livre (chez Robert Laffont) de Jean-Paul Mari, grand reporter que nous avons reçu vendredi 13 à l'Observatoire des médias. Il parle de ce mal étrange aussi répandu que tabou, qui touche ceux qui ont rencontré la mort " dans la gueule d'un fusil, le regard d'un ennemi ou les yeux d'un ami". C'est une épreuve pour tout ceux qui ont vécu de près ce vendredi noir à Paris.
Il faut que les médias, les psys, nous-mêmes, nous les écoutions, les aidions à surmonter ce mal " sans blessures apparentes".
Nous sommes aussi touchés, mal à l'aise, abasourdis, par tous ces jeunes, morts, blessés à vie, alors qu'ils vivaient des moments de bonheur simple dans la convivialité et le plaisir partagé. Il est bien que les médias les aient nommés, présentés, fait vivre dans l'esprit par des proches, des parents, des amis.
Cette fin violente, impensable, effroyable, me fait aussi penser à l'accident de Puisseguin il y a moins d'un mois. Certes il n'y avait pas l'agression de vendredi dernier, mais une mort brutale, épouvantable de 43 personnes, retraités pour la quasi totalité, qui partaient entre amis pour une journée conviviale " à la française". Toutes leurs familles n'ont pas de blessures apparentes, mais le traumatisme est là.

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10 janvier 2015

A la Une La Liberté

Unes des journaux que nous avons affichées hier lors de la conférence débat  de l'Observatoire des médias où nous recevions Roberto Casati. Nous avons observé une minute de silence à la mémoire des victimes.


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