28 mars 2011

Elections cantonales: "plantage" de Ouest France

Pleine page d'analyses sur l'évolution des résultats des cantonales en Loire Atlantique depuis 1992 avec cartes et commentaires : page manifestement préparée à l'avance avec son titre " Une lente mais régulière poussée de la gauche" et pubiée tel quel ce matin sous la plume de Jean-Marie Biette. Sauf que pour la première fois depuis 30 ans la gauche a perdu quatre cantons au deuxième tour des cantonales d'hier dans le département. Ce qui est d'ailleurs bien signalé dans les autres pages qui collent mieux à l'actualité. Voilà qui fait un peu désordre dans le 1er quotidien français...

Pour info citoyenne la rémunération moyenne annuelle d'un conseiller général en Loire Atlantique était de 33 273 € en 2008 ( + 8,1 % /2004 )pour 59 conseillers, un peu moins que la rémunération annuelle moyenne du conseiller régional des Pays de la Loire qui pour la même année 2008 était de 34 578 € ( pour 93 élus - en Bretagne : 44 918 € ) Source Gazette des communes et Ministère de l'Intérieur.

Sur les cantonales :

L'abstention : nouvelle illustration du fossé entre les élus et les citoyens qui ne trouvera un début de solution qu'avec une limitation drastique du cumul des mandats dans le temps et dans l'espace. La première mesure serait d'interdire le cumul des indemnités en retenant uniquement la plus élevée de celles perçues : je crois qu'un grand nombre de cumuls de mandats diparaîtrait rapidement.
Si cela était insuffisant, et comme il ne faut pas compter sur la bonne volonté des parlementaires sur ce plan, il reste la solution du référendum d'initiative populaire. L'occasion de mettre cartes sur table.
Le canton : un découpage et une circonscription politique complètement dépassés dans une France à dominante urbaine où la mobilité des personnes ne cesse d'augmenter. La réforme des collectivités territoriales est une nécessité. Celle de Sarkozy ou une autre, mais le statu quo est impossible.

Libellés : , , , , , , ,

16 juin 2010

Cumul des mandats, cumul des indemnités

Bien apprécié ce courrier de Daniel See de Paris dans Le Monde du 13 juin.

"Ainsi nos députés et sénateurs se refusent à supprimer le cumul des mandats. Puisque nous avons en France la chance d'avoir tant de surhommes politiques, laissons -leur tous leurs mandats mais, crise et civisme obligent, ne leur conservons qu'un seul salaire et qu'une seule retraite.
Le problème des cumuls sera vite résolu !"

Libellés : ,

11 mai 2009

Cumul (s)

Cumul des mandats et cumul des revenus.
Le mandat local souvent mis en avant par les parlementaires pour justifier leur attachement à la vraie vie des citoyens est aussi une source de revenus. La revue Capital de ce mois fournit les rémunérations des élus locaux dans toutes les régions.
Ainsi en Loire Atlantique, un conseiller général perçoit 2683 € brut par mois; s'il est aussi vice-président de Nantes Métropole ( c'est le cas de tous les maires de l'agglo ) il touche 2720 € mensuels. Le même salaire est attribué aux maires-adjoints de Nantes. Le simple conseiller communautaire perçoit quand même 1051 €. Un conseiller régional émarge de son côté à 2627 €. Ainsi sans être responsable d'un exécutif local, il est possible de cumuler entre 6 et 7000 € mensuels. Certes il il y a écrêtement des rémunérations, lorsque le cumul dépasse 8200 €, mais comme s'y ajoutent des avantages en nature fréquents( voyages, missions, congrès...) il est difficile de plaindre nos élus ! On comprend aussi que les parlementaires cherchent avec les mandats locaux - même s'ils sont écrètés - à se prémunir contre les aléas électoraux.
Ce ne sont peut-être pas les parachutes dorés des grands patrons du privé, mais comme ces rémunérations peuvent se cumuler avec une activité professionelle, on peut dire que nos élus sont bien payés, voire riches si l'on se réfère au seuil de 4000 € mensuels à partir duquel François Hollande fixait " la richesse" ! (11/05/2009)

Libellés : , ,