24 janvier 2015

Wiston Churchill 50 ans après

En ce jour anniversaire du décès de Wiston Churchill le 24 janvier 1965, je salue la mémoire de celui qui a sauvé l'Occident de la barbarie nazie. Qui d'autre que lui - si ce n'est De Gaulle, mais en exil - aurait eu la force de caractère, la clairvoyance, la conviction pour entrainer le peuple britannique dans cette résistance héroïque.
Pour ceux qui admire le "Vieux Lion" il y a une visite passionnante et émouvante à Londres, je veux parler du musée qui lui est consacré dans les sous-sols d'un ministère, sur les lieux mêmes et dans le cadre exacte où Churchill et ses collaborateurs ont vécu plusieurs années. Des salles avec les cartes punaisées, les téléphones en bakéline de toutes les couleurs, la minuscule cuisine, sa chambre à coucher avec le pôt de chambre au pied du lit, tout est authentique, modeste, et imprégne le visiteur de l'esprit qui règnait dans ces lieux.
Photos prises sur place :






Rendre hommage à Churchill c'est aussi rappeler son humour, caustique, impitoyable et formidablement drôle.
" Le cheval, inconfortable au milieu, dangereux aux extrémités"
" Je ne crois qu'aux statistiques que j'ai moi-même falsifiées"
A propos d'un adversaire politique " C'est quelqu'un de très modeste, mais il a toutes les raisons de l'être..."

Sur un registre sérieux enfin :

" La liberté autant que possible
L'autorité autant que nécessaire"

Libellés : , , ,

22 novembre 2013

22 novembre 1963 (suite)- Dallas- 50 ans aujourd'hui

Tous les gens de ma génération se souviennent de ce qu'ils faisaient et où ils étaient ce vendredi 22 novembre 1963, peu après 19 h 30 ( 12 h 30 heure locale), quand le monde entier a appris l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy sur Daily Plaza à Dallas. C'est une date ineffaçable comme le 11 septembre 2001.
Mais je suis un peu saturé, presque jusqu'à la nausée, du passage en boucle des 16 secondes du film du témoin Abraham Zapruder, où l'on voit la tête du président exploser sous l'effet de la deuxième ( ou troisième) balle. Cette banalisation d'une violence extrême, sans même penser à en avertir le public notamment les enfants, est typique des médias aujourd'hui. Souvenons-nous qu'en 1963 et après quand ce film a été montré, cette image était censurée. Certains pensent que ce petit film a été le déclencheur de la banalisation de la violence dans les images, qui trouve aujourd'hui sur Internet, un champ de diffusion mondial et toujours plus insupportable. Lorsque David Abiker est venu devant l’Observatoire des médias de Nantes, parler des “Vidéos qui font chauffer la Toile” , la première était justement ce “petit” film de 16 secondes. La deuxième était celle de la pendaison de Saddam Hussein, images également violentes, qui montrent bien la fascination malsaine qu’exerce la vision d’une exécution. Un condamné ou une victime n’a-t-il pas droit à un minimum de respect pour les dernières secondes de sa vie ? Soyons dignes, Ras le bol des exécutions publiques !


La dernière photo à été prise au cimetière d'Arlington à Washington.


C'était le seul "souvenir" vendu à Dallas en 1965. La ville voulait oublier cette page noire de son histoire.

Libellés : , , , , , , , ,