18 mai 2015

Castro dans le texte

Citations du leader Maximo qui a toujour aimé les longs discours et les formules.

" Au sein de la révolution, tout; contre la révolution, rien du tout" ( 1961)

" Les décisions révolutionnaires sont par nature éternelle" (1960)

"Parfois j'ai l'impression de faire l'amour avec la révolution"  (1979)

"  Nous ne changerons jamais parce que nous avons raison" ( 1995)
Pourtant
" Le modèle cubain ne fonctionne même plus pour nous" (2010)

Extraits Le Monde /Histoire "Castro le socialisme jusqu'à la mort

Cuba illustre bien ces deux citations de Churchill

"Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère"

" Sous le capitalisme les gens ont davantage de voitures, sous le communisme, les gens ont davantage de parkings
Wiston Churchill

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24 janvier 2015

Wiston Churchill 50 ans après

En ce jour anniversaire du décès de Wiston Churchill le 24 janvier 1965, je salue la mémoire de celui qui a sauvé l'Occident de la barbarie nazie. Qui d'autre que lui - si ce n'est De Gaulle, mais en exil - aurait eu la force de caractère, la clairvoyance, la conviction pour entrainer le peuple britannique dans cette résistance héroïque.
Pour ceux qui admire le "Vieux Lion" il y a une visite passionnante et émouvante à Londres, je veux parler du musée qui lui est consacré dans les sous-sols d'un ministère, sur les lieux mêmes et dans le cadre exacte où Churchill et ses collaborateurs ont vécu plusieurs années. Des salles avec les cartes punaisées, les téléphones en bakéline de toutes les couleurs, la minuscule cuisine, sa chambre à coucher avec le pôt de chambre au pied du lit, tout est authentique, modeste, et imprégne le visiteur de l'esprit qui règnait dans ces lieux.
Photos prises sur place :






Rendre hommage à Churchill c'est aussi rappeler son humour, caustique, impitoyable et formidablement drôle.
" Le cheval, inconfortable au milieu, dangereux aux extrémités"
" Je ne crois qu'aux statistiques que j'ai moi-même falsifiées"
A propos d'un adversaire politique " C'est quelqu'un de très modeste, mais il a toutes les raisons de l'être..."

Sur un registre sérieux enfin :

" La liberté autant que possible
L'autorité autant que nécessaire"

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10 janvier 2011

Syndrome rwandais : réponse à Jean-Claude Guilbaud

Dans le dernier n° de La vie, Jean-Claude Guilbaud aborde dans sa chronique hebdomadaire, la situation en Côte d'Ivoire sous un angle, à mes yeux, très contestable - le titre " Syndrome rwandais ?" - est significatif de sa position.
Je lui est fais part de mon total désaccord.

Cher Monsieur Guillebaud,
M'intéressant beaucoup à l'évolution des médias, j'avais l'intention il y a quelque temps, de vous dire tout le bien que je pensais de votre chronique sur le suivisme et le conformisme dans le monde de l'information. Je ne l'ai pas fait faute de temps et, sans doute, en conformité avec la constante attitude des lecteurs ou auditeurs, plus prompts à critiquer qu à féliciter. C'est donc une vive indignation qui me conduit à réagir à votre dernière chronique " Syndrome rwandais ?".Sur le plan du raisonnement d'abord : " cette unanimité qui m'a dérangé". Ce n'est pas parce que la presse et les responsables politiques sérieux ( j'écarte Rolland Dumas !) disent que Allassane Ouattara est le président légitimement élu de la Côte d'Ivoire - que je connais un peu pour y avoir été pendant quatre ans coopérant - et qu'il faut s'attacher à créer les conditions pour qu'il puisse exercer son mandat, qu'ils ont tort et qu'il faut prendre le contre pied. Ce raisonnement à la " on ne me la fait pas !" peut très bien conduire à soutenir ou trouver des qualités à tous les négationnistes qui n'ont jamais eu autant d'audience. Laurent Gbagbo " innocent" ou victime, c'est quand même passer rapidement par pertes et profits ses conditions d'accès au pouvoir, son maintien au pouvoir depuis cinq ans illégalement, les centaines ou milliers de victimes des escadrons de la mort, le chantage permanent à l'égard des résidents étrangers, etc.



Vous faites ensuite référence à l'article du Monde que j'ai sous les yeux, et à la répartition des voix entre le nord ayant voté Ouattara et le sud, Gbagbo. C'est tout à fait vrai pour le premier tour - qui s'en étonnerait ? - mais inexacte pour le second tour où le report des voix de Konan Bédié, s'est fait majoritairement sur Ouattara, au-delà de toute considérations ethniques ou religieuses. Quand on sait le lourd contentieux qu'il y a eu entre les deux hommes dans les années 90 notamment autour du concept d'ivoirité, créé par Bédié pour écarter Ouattara de la présidentielle, on mesure le chemin démocratique et civique parcouru. Pour illustrer mon propos, la région côtière de Bas-Sassandra a donné au deuxième tour plus de 50 % des voix à Ouattara et même davantage pour les régions du centre, autour de Yamoussoukro fief de Konan Bédié et et fief historique du " vieux" Houphouët Boigny. Je ne comprends pas pourquoi vous prenez prétexte du fait qu'il y a des réflexes ethniques - mais beaucoup moins que vous ne le dites - pour affirmer que la solution militaire "serait forcément sanglante" ?
Vous prolongez ensuite cette réflexion en vous appuyant sur des points de vue, certainement honorables, mais qui ne sont pas ivoiriens, et qui vous incitent à écrire que dans cette affaire les Occidentaux qui ont - évidemment - une vision simpliste des choses, laisseraient" prévaloir peu à peu la même logique massacreuse qu'au Rwanda" ! Là j'aurais envie de mettre cinq points d'exclamation, tant cette assertion me paraît gratuite, simplificatrice, outrancière et pour tout dire consternante. Comment pouvez- vous faire un tel rapprochement dans un contexte qui n'a rien à voir. Nous sommes avec une élection présidentielle incontestable, d'une portée démocratique énorme pour toute l'Afrique, vitale pour un pays qui montre sa maturité, et vous reprenez la petite musique du " complot occidental" prêt à tout, comme si ce n'était pas la communauté internationale, Afrique y compris, toute entière qui souhaitait que cette élection soit respectée. J'aurais envie d'écrire - la colère m'égare ! - que l'esprit de Munich conduit comme le disait Churchill, au déshonneur et à la guerre, et qu'inciter Laurent Gbagbo à se comporter comme Mugabé au Zimbawée ne peux conduire qu'à une impasse sanglante.
Vous allez sans doute me dire que je sors des phrases de leur contexte en les interprétant abusivement. C'est une pratique courante dans la presse ! et c'est ce que perçois dans votre chronique.

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8 septembre 2010

Compter les manifestants

"Je ne crois qu'aux statistiques que j'ai moi-même falsifiées " a dit Wiston Churchill.
Voilà un beau sujet d'enquête pour les journalistes. Pourquoi se contenter, comme c'est le cas au sujet des grandes manifestations d'hier contre la réforme des retraites, de citer les chiffres " selon la police" et " selon les organisations syndicales" ? Ne peut-on interroger les uns ou les autres sur leurs méthodes de comptage, ou mieux envoyer des journalistes sur place, les uns avec les policiers "compteurs", les autres avec les syndicalistes chargés de la même tache ?
Ce sont des enquêtes de terrain simples et peu coûteuses qui permettraient de sortir de ce jeu de rôles hypocrite, où chacun a sa vérité.
Il y a trois ans, dans l'Atelier des médias nous avions interrogé le chef de la police nantaise sur cette question.Il avait exposé la méthode utilisée, le nombre de personnes affectées à cette tache, la centralisation etc. A priori, au plan local les arguments étaient convaincants. Je manque d'infos sur les méthodes syndicales.Sujet à creuser.

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