24 novembre 2022

Bernard Lecomte est (très) bon

"Lecomte est bon", c'est le titre du blog de Bernard Lecomte. Il était notre invité vendredi dernier 18 novembre à l'Observatoire des médias de l'université permanente pour parler de Poutine , du Kremlin et de l'Ukraine : une séance magistrale qui a passionné tous nos auditeurs ( plus de 300 personnes). Echos


Extraits du compte rendu de la séance rédigé par Patrice de l'équipe d'animation.

« Qui est vraiment Vladimir Poutine ? » Questionne d’emblée Madie Magimel. « Le premier tsar du 21e siècle ? ».

Bernard Lecomte répond sans langue de bois ! « Poutine est d’abord un petit voyou et un manipulateur ». Le ton est lancé et le public nombreux suivra avec attention la montée au pouvoir du jeune Poutine, racontée avec passion par le conférencier.

« Le petit Poutine est un jeune homme, obsédé par l’idée de devenir agent du KGB. Il suivra des études en droit, avant d’entrer à l’école du KGB. Il sera un petit agent parmi les 400 000 agents des services secrets de l’URSS. Envoyé à Dresde, en Allemagne de l’Est, il sera aux premières loges pour assister à la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Son idéal s’effondre à ce moment là ! Entré au cabinet du maire de Leningrad, il a sous les yeux la transformation d’une économie communiste en économie libérale ».

 

Par la suite, Bernard Lecomte aborde l’invasion de l’Ukraine et la situation actuelle, tout en dressant un portrait du maître du Kremlin. « Poutine veut faire mal aux Ukrainiens et faire peur aux occidentaux ! Il considère que l’Ukraine, c’est la Russie. La Russie n’a pas de frontières disait justement Vaclav Havel. Dans la guerre actuelle, la Crimée sera un enjeu majeur. Mais comment négocier avec cette culture incarnée par Poutine ? Il y a une opposition fondamentale entre la rationalité occidentale et l’irrationalité russe. Pour les russes, le mot négociation veut dire capitulation ! ».

 

Bernard Lecomte tentera de dresser ce que pourrait être l’avenir de ce conflit et de la Russie. « La glorieuse Russie, aujourd’hui une puissance pauvre, ne peut être durablement dirigée par un looser ! Mais un coup d’état militaire me paraît peu plausible. Aujourd’hui, de nouveaux pouvoirs émergent, avec des moyens financiers importants, des miliciens et des médias. C’est peut-être par là que peut se faire le remplacement de Poutine. La carte maîtresse de Zelensky, une sorte de Churchill ukrainien, (« Je n’ai pas besoin de taxi, j’ai besoin de munitions ! ») c’est la Crimée. Il est possible que la Crimée devienne indépendante sous le contrôle de l’ONU ».




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28 janvier 2021

Citation du jour

 Sur le blog de Bernard Lecomte ( journaliste et auteur)

La citation de la semaine :

"Le journalisme consiste à annoncer que M. Watson est mort à des millions de gens qui ne savaient pas qu’il vivait".

Mark Twain

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19 décembre 2010

Bernard Lecomte invité de L'OUMédias




Bernard Lecomte, écrivain, journaliste, grand spécialiste des questions religieuses et du Vatican, était vendredi 17 décembre à Nantes, l'invité de l'Observatoire des médias de l'université permanente sur le thème " Pourquoi le pape a mauvaise presse".
J'emprunte à un collègue ce compte-rendu d'une conférence enthousiasmante.

Bernard Lecomte et l’information religieuse« Pourquoi le Pape a mauvaise presse ». En invitant récemment Bernard Lecomte pour traiter de ce sujet, qui est aussi le titre d’un de ses récents ouvrages, l’Observatoire universitaire des médias a visé juste. Ce journaliste sait de quoi il parle : c’est l’un des meilleurs spécialistes des questions religieuses : il a notamment écrit un « Jean-Paul II » qui fait autorité et il a ses entrées au Vatican où il rencontre notamment le cardinal Etchegaray auquel il vient de consacrer un ouvrage.
Rien ne le prédisposait à opter pour cette spécialité. Certes, il avait travaillé à « La Croix » au sein du groupe Bayard-Presse –y créant notamment la revue « Médiapouvoirs » - avant de rejoindre « L’Express » pendant dix ans. Son domaine est alors celui de l’Europe de l’Est, d’autant plus que, ancien des « Langues O », il parle couramment russe et aussi polonais, nationalité de sa mère. Le déclic ? Envoyé pour « couvrir » les voyages du nouveau Pape en Pologne il est littéralement subjugué par les événements que constituent chacune de ses apparitions et chaque prise de parole. Des foules immenses comme on n’en avait jamais vues. Et un message comme on n’en jamais entendu !
Aujourd’hui, conseiller des questions religieuses pour la première radio de France (RTL) « pas facile de traiter certains sujets en 50 secondes ! » et intervenant souvent dans l’émission « C dans l’air » d’Yves Calvi sur France 5 « ici, on a le temps de s’exprimer », Bernard Lecomte avoue son inquiétude devant l’inculture religieuse de ses confrères –l’Express a même écrit citant l’Archevêque de Paris « Mgr André XXIII » et surtout des plus jeunes. Il regrette aussi que, « à l’heure du zapping généralisé, tout sujet de fond, toute pensée approfondie, toute conviction forte, tout raisonnement sophistiqué est évacué du traitement de l’information : trop long, trop compliqué ! Ce ne sont pas les informations qui doivent se plier à « la loi du plus court », C’est la pensée, la culture, la foi, la personne ». Ainsi, sur le Vatican, il peut être un peu critique sur la lourdeur de la machine - un service de presse qui devrait être digne d’une communauté d’un milliard 300 millions de fidèles - mais aussi bienveillant sur la difficulté de faire passer des informations…que les journalistes veulent d’abord « croustillantes ».
Quant à l’évolution des médias, il confirme ! Dans le train qui l’emmenait de Bourgogne (où il réside et où il préside l’association des écrivains) à Paris puis vers Nantes, il était le seul à lire un livre. Tous ses voisins pianotaient sur l’ordinateur, I Phone ou I pad… Une révolution de l’information qui n’a pas fini de nous surprendre !

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