3 février 2018

Pourquoi Ouest France perd des lecteurs

Avez-vous lu dans votre grand quotidien régional de l'Ouest, que la popularité d'Emmanuel Macron a chuté de 50 % dans les pays de la Loire et en Bretagne, en un mois, selon le dernier sondage fin janvier de l'institut BVA, passant de 66 % d'opinion favorables à 34 %  ? Une chute exceptionnelle, peut être sans précédent, qui devrait intéresser le lecteurs de ces régions, en  vertu du principe de proximité  bien connu dans la  presse. Les grands quotidiens en ont parlé et Le Télégramme a sauvé l'honneur de la presse régionale, en  publiant ces chiffres avec ceux du même sondage qui montre une chute de popularité du président et du premier ministre sur le plan national.
Le rapprochement avec la décision concernant l'abandon de l'aéroport NDDL est relevé par tous les commentateurs. Est-ce cela qui gêne Ouest France, qui au moins sur Nantes a plutôt soutenu cette position ? Un mensonge par omission selon les préceptes chrétiens chers au journal ?
Quoi qu'il en soit, ne pas donner à ses lecteurs les informations fiables et vérifiées qui les concernent, c'est prendre le risque de rompre un peu plus le lien de confiance que doit avoir un journal rigoureux avec ses lecteurs.

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4 juin 2013

Impopularité

Il y a dans la politique du gouvernement de François Hollande, une forme de masochisme que je m'explique difficilement. Pourquoi par exemple s'attaquer au statut d'auto-entrepreneur qui selon les Echos des 24 et 25 mai 2013 représente 56% de la création des entreprises en France, 5 milliards d'euros de PIB par an, plus de 1 milliard dans les caisses de l'Etat, sans mettre qui que ce soit en péril. Dans le secteur du bâtiment souvent mis en avant par les artisans, les auto-entrepreneurs représentent moins de 2% du chiffre d'affaires global.
De même pourquoi avoir supprimé d'un trait de plume la défiscalisation des heures supplémentaires qui apportait plusieurs centaines d'euros à des travailleurs modestes. Pour lutter contre le chômage ? Hélas les chiffres de l'emploi montrent bien que les solutions ne sont pas à ce niveau.En revanche, le travail au noir a sans doute augmenté...
Troisième exemple : la réforme des collectivités locales. La loi votée sous le précédent gouvernement supprimait de fait le département* et si j'ai bonne mémoire, divisait par deux le nombre des élus locaux. Cette réforme était donc possible. Cela a été payé par le changement de majorité au Sénat. Là aussi, il a été urgent de rapporter cette loi - qui était pourtant une vraie réforme de structure - pour mettre en chantier une réforme portée par Marilyse Lebranchu, où l'on ne veut mécontenter personne, et qui devient une "usine à gaz" qui n'entraînera aucune économie. Ce sera plutôt l'inverse.
Au total, au lieu de s'attaquer à ce qui marche - ou qui marchait - il vaudrait mieux prendre en charge, sans à priori idéologique, avec pragmatisme, les vrais blocages et situations de rente, si nombreux en France.

*Le département date de la révolution : son chef-lieu pouvait être atteint en une journée à cheval de tout le territoire départemental. Le chef-lieu de canton, de la même époque, c'était une journée à pied ( A/R !). Nous en sommes encore là. N'est-ce pas archaïque ?

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