1 avril 2012

Tadeno cesse de livrer ses grues en Iran

La compagnie japonaise Tadeno, spécialisée dans la vente d'engins de levage, a cessé depuis l'an dernier, ses livraisons en Iran. Pourquoi ? En raison du détournement dans l'utilisation des grues utilisées pour la pendaison publique des condamnés à mort, dans un pays qui est celui au monde où le nombre des exécutions capitales est en proportion le plus important au regard de sa population. Officiellement 360 personnes, alors qu'Amnesty en recense 634. Depuis janvier 2011 tout détenteur de plus de 30 g de drogue de synthèse est punissable de la peine de mort.

La Croix 27 mars 2012

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24 juin 2009

La mort de Neda

Paru sur le blog comprendrelatele.blog.lemonde
23 juin 2009

La mort de Neda

Sous coup de l’émotion, j’ai livré hier soir ce que l’on appelle désormais mon “sentiment” sur ces images de la pauvre Neda, que je ne pouvais regarder en face. Cette affaire me poursuit et j’y mets aujourd’hui un peu de la distance qu’impose le regard sémiotique.
Barthes, dans La Chambre claire, considérait que la photographie met en jeu trois instances: l’operator, celui qui prend la photo, le spectator, celui qui la regarde et le spectrum, celui qui la subit. Or, dans notre société médiatique, on ne regarde les images que sous l’angle du spectator. Peu s’interrogent sur l’operator, qui est à la source, et sur ce qu’on pourrait appeler, pour continuer les néologismes de Barthes, le mediator, celui qui fait circuler les images (et Marie-France Chambat-Houillon a raison de nous le rappeler dans son commentaire du post précédent). Quant au spectrum, on n’y pense jamais. Que pense celui qui est pris par la photo? Le nom que Barthes lui donne est en parfaite adéquation avec les images de guerre, même civile: ce que nous montre l’image de celui qui perd la vie, c’est déjà un spectre, corps transformé instantanément en un fantôme qui nous apparaît au moment où il expire. Et comme tout fantôme, ce corps qui souffre nous hante et revient sans cesse à notre mémoire. D’autant que, à la différence de la photo qui fige un instant fugace, l’image animée nous fait saisir ce moment où l’être humain devient un mort. C’est ce devenir que je ne supporte pas de regarder.
Dans la perspective d’une éthique de la photographie, il faut adopter le point de vue du spectrum. Avant d’être un symbole, une martyre est d’abord une martyre.
comprendrelatele

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13 janvier 2009

Jean-Marc Illouz au CCO à l'invitation de l'OUM*




*Observatoire Universitaire des Médias


Interview et compte rendu fidèle de la conférence de Jean-Marc Illouz, grand reporter à France 2, ancien correspondant de guerre, qui a remplacé Dorothée Olliéric, sur les sites


Verbatim
On est pas là pour dire le bien où le mal
La presse en Iran est plus libre qu'en Tunisie
Deux cas de caméra cachée au cours de la carrière : au Yemen et en Tunisie
Ne pas ajouter à la souffrance de ceux que l'on interviewe par une prise de risque inutile
L'information est une Bourse : les sujets montent ou descendent selon les circonstances
Ne pas enfermer les gens dans leur rôle : victime, bourreau...
La " vraie" guerre ce n'est pas l'image de quelqu'un qui tire et une victime qui s'écroule : c'est le brouillard, le bruit, ou au contraire le silence inquiétant.
Le journaliste travaille dans une entreprise
France USA par rapport aux pouvoirs : du gilet rayé au " bouge ta bagnole" lancé à un collaborateur de Clinton par le concierge d'hôtel
La peur c'est de retour en France, après une mission risquée, de sursauter chez soi pour un bruit anodin, ou de s'inquiéter à la terrasse d'un café d'une voiture " bizarre" à proximité et de changer de place...

http://www.atelierdesmedias.org/Jean-Marc-Illouz,-invite-de-l-Observatoire-des-medias_a11.html

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