14 novembre 2015

Un sniper au sommet de l'église Sainte Croix...

"Un sniper est dissimulé dans le clocher de l'église Ste Croix à Nantes. Il tire sur tout ce qui bouge sur la place. D'après les informations dont vous disposez, il y aurait eu, la veille,  sur cette place des exécutions de prisonniers. Combien ? Comment ? Un commerçant dans une petite rue lattérale a assisté à la scène . Pour en savoir plus, il vous faut le rencontrer. Et éviter le sniper. En cherchant les angles morts, les zones d'ombre, les moments propices..." Jean-Paul Mari, grand reporter  sur toutes les guerres du monde pendant 30 ans pour le compte du Nouvel Obs, invité de l'Observatoire des médias, nous expliquait hier, dans un restaurant à côté de l'église Ste Croix, les problèmes très concrets auxquels sont confrontés les reporters sur les terrains de guerre. Pour à la fois, chercher l'information, la vérifier, la transmettre et préserver sa personne.
Cette proximité avec le danger, qu'on voit toujours très loin, nous ne doutions pas qu'elle allait tragiquement s'illustrer le soir même à Paris transformé l'espace d'une heure en Bagdad ou Beyrouth avec ses 127 morts et 200 blessés. On ose penser à ce qu'aurait été le bilan si les trois kamikazes  du stade de France avaient pu y pénétrer, car c'était certainement leur objectifs.




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21 décembre 2014

Dimanche Ouest France, Joué-les-Tours, prudence ou aveuglement ?

Dimanche Ouest France du 21  décembre consacre exactement 16 lignes à la page 11 dans la rubrique "La France en bref", à  "Abattu dans un commissariat" c'est à dire à l'agression des policiers de Joué-les-Tours dans leur commissariat. Ce qui a fait les premiers titres de tous les grands médias audiovisuels samedi en considérant que les circonstances laissaient présumer un attentat islamiste, est traité comme un banal fait divers et se trouve au même niveau qu'un drame familial dans les Deux-Sèvres ou l'autoroute prise à contresens par un automobiliste ivre. Il faut certes être prudent dans ces affaires criminelles et terroriste, mais quand le journal a été édité, le ministre de l'Intérieur était déjà venu à Joué-les-Tours et la section antiterroriste de Paris était saisi du dossier.
 Pourquoi sous-estimer la réalité à ce point ?
Une belle illustration du thème de notre conférence débat de vendredi dernier avec Nicolas Charbonneau directeur adjoint de l'information à TF1 sur le thème " La hiérarchie de l'information dans les grands médias"

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