1 octobre 2019

C'était Chirac

Dix ans d'écart à quatre jours près, c'était ma proximité avec Jacques Chirac. Son côté Gérard Depardieu, hédoniste,  pour le formidable appétit, le langage pas toujours châtié et le sens de la formule, était aussi sympathique dans une époque où l'on voudrait tout corseter et tout contrôler. Politiquement le refus de toute alliance avec le Front national est sans doute le choix le plus méritoire qui lui a permis à la fois de sauver l'âme de son parti et d'apparaître comme "acceptable" à une majorité de Français lors des échéances présidentielles. Sinon quels ont été les grands choix d'avenir, les grandes réformes qui ont marqué l'histoire du pays ? Avec une  touchante unanimité les grands médias, ont rappelé la suppression du service militaire, le refus de s'associer à la coalition menée par les Américains contre l'Irak de Saddam Hussein. Des choix "négatifs" qui allaient dans le sens souhaité par l'opinion. Moins cité, son refus d'accepter la reconnaissance des racines chrétiennes dans la civilisation européenne, ne me parait relever du courage. De même, si pour passer à la postérité il suffit de dire  la formule soufflée par Nicolas Hulot " La maison brûle et nous regardons ailleurs" sans qu'on puisse mettre en avant de fortes mesures dont tout le monde se souviendrait, on laisse à penser que la politique n'est que "paroles, paroles" . La reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs était une décision que l'Histoire imposait et que, ni De Gaulle, ni Mitterrand, ne pouvait ou n'avait voulu prendre. Elle ne comportait pas de véritable risque. Au total la colonne vertébrale du Chirac politique, était souple, très souple avec forte inclinaison à la procrastination pour les problèmes urgents du temps. Le grand crédit qui lui est porté est l' attention, sincère, qu'il portait aux personnes, quelques soient leur condition et leur niveau social. En ce sens, et c'est vraisemblablement la raison de sa popularité, il a bien intégré une dimension monarchique " simple et empathique" à laquelle les Français sont attachés et qui marque la Vè République.
Un plus, in fine : l'ouverture aux cultures du monde qui n'était pas une posture. Et un moins : cette façon de vivre toute sa retraite dans des logements mis à disposition par des amis fortunés.

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6 janvier 2013

Gainsbourg avant Depardieu

La polémique à propos de Gérard Depardieu devrait nous rappeler une vidéo culte : celle de Serge Gainsbourg brûlant un billet de 500 francs à la télévision peu après l’arrivée au pouvoir de la gauche dans les années 80. Un billet qu’il n’a brûlé qu’à 75% de sa surface… pour montrer au public ce qu’il lui restait sur un Pascal après le passage du Fisc.
Il avait des racines russes ...

http://www.youtube.com/watch?v=pqqj0_ecFkM

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16 décembre 2012

Depardieu : la transparence pour tous

Je veux bien admettre les critiques adressées à Gérard Depardieu concernant son souci d'échapper à une fiscalité élevée. Mais j'aimerais bien que les procureurs jouent pleinement la transparence. Que les ministres, les députés, les élus, publient leurs feuilles d'impôts 2012, et la totalité de toutes les rémunérations, indemnités et avantages divers perçus au cours de l'année. Ce devrait être une obligation légale, dans une démocratie où l'on a vite fait de trouver un bouc émissaire pour éviter trop de curiosité sur son propre compte.
Ce blog a souvent évoqué le scandale des 6412 € brut de frais de mandat versés chaque mois aux députés, exonérés d'impôt sur le revenu et q'ils peuvent utiliser sans fournir aucune justification. Sur les 13 512 € de revenus disponibles mensuels( rémunération + indemnités), le député ne voit que 4164 € effectivement soumis au barème de l'IR. On est très loin du droit commun.
Pendant la campagne présidentielle, j'avais été étonné d'apprendre par le Canard Enchaîné du 28 mars, que pour un parlementaire cumulant une présidence de conseil général (à l'époque F. Hollande était concerné avec la présidence de la Corrèze), les rémunérations respectives de député et de président de département, n'étaient pas cumulées pour être soumises au barême de l'IR, qui rappelons-le est un barême progressif ( Plus l'on gagne, plus le taux de taxation est élevé), mais était dissociées pour être taxées à part, à la source. Le résultat est qu'on paye ainsi beaucoup moins d'impôt sur le revenu puisque la progressivité est " lissée". Ainsi en 2012, Francois Hollande avait " réduit" de 50 % son impôt sur le revenu ( 10 000 € au lieur de 20 000 €). Aucun contribuable " normal" n'a droit à cette possibilité d'évasion fiscale légale. Les parlementaires, si.
Alors les leçons de morale fiscale...
Les journalistes sont très peu curieux sur toutes ces questions : par ignorance peut être, mais il est vrai qu'ils ne sont pas eux-mêmes tout à fait soumis au droit commun, en ce qui concerne les frais professionnels. Certes les avantages ont beaucoup été réduits. Mais pouvoir déduire 7 650 € de son revenu annuel, cela peut faire gagner par exemple pour un journaliste célibataire un mois de salaire. Encore une niche fiscale !

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