3 mars 2017

Jean-Marc FOUR à l'Observatoire des médias



Journalisme, rien n’est perdu par Jean-Marc FOUR directeur de la rédaction de France Inter, conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente le 10 mars au CCO.
Dans son livre De la mécanique médiatique, l’info un service public, Editions Lemieux, Jean-Marc FOUR directeur de la rédaction de France Inter se livre à une réflexion dense sur le journalisme de service public à l’heure de la com’ politique et des réseaux sociaux. C’est un examen sans complaisance ni esquive, des plaies du métier. Il raconte ce qu’il a vu et vérifié : la paresse intellectuelle et le « tourne en rond », l’entre-soi et le triomphe de la société du spectacle. Rien n’est perdu, pour peu que les journalistes retrouvent le goût du terrain, du reportage et d’une certaine passion civique.
Jean-Marc Four est directeur de la rédaction de France Inter depuis juin 2014. Il tient la chronique La mécanique médiatique chaque vendredi matin. Auparavant il a été directeur de la rédaction de France Culture, animateur du Secret des sources ; il a notamment créé sur France Inter Et pourtant elle tourne de 2006 à 2010 et a été envoyé spécial permanent de Radio France à Londres de 2002 à 2006. Il vient de publier aux Editions Lemieux De la mécanique médiatique, l’info un service public paru en  mars 2016.

Conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente, au CCO, vendredi 10 mars 2017  de 14 h 30 à 16 h. Le thème :
Journalisme, rien n’est perdu

Accès 8 € pour les personnes  non abonnées à l’Observatoire des médias ou au CCO.

Libellés : , , , ,

28 septembre 2013

Le "ras le bol fiscal" est-il une construction médiatique ?

Le "ras le bol fiscal" est-il une construction médiatique ? c'est le titre de l'émission de qualité, de Jean-Marc Four, " Le secret des sources" ce matin de 8 h 10 à 9 h sur France Culture. J'ai réagi sur le site de l'émission.


Comme souvent, votre réponse est dans la question, observations faites :
- Votre grande discrétion sur la niche fiscale des journalistes – déduction de 7600 € des revenus, quand même citée - qui selon le taux marginal d'imposition peut entraîner une réduction d'impôt pouvant être supérieure à 2 000 €
- Les journalistes parisiens ne parlent jamais du poids de la fiscalité locale, et pour cause : Paris est un paradis fiscal où la moyenne de la taxe d'habitation et de la taxe foncière est à 40 % de ce que l'on paye dans la plupart des grandes villes françaises. Pour une ville où le patrimoine immobilier est de loin le plus cher de France, c'est un paradoxe fiscal de plus, jamais évoqué.
- L'absence de spécialiste de la question fiscal illustre bien le goût de la presse française pour le "survol" des questions complexes et l'appauvrissement des rédactions ( Le Monde n'y échappe pas).

Libellés : , , , ,

13 mai 2012

Le Bleu Royal vainqueur



Dans la toujours passionnante émission de Jean-Marc Four " Le secret des sources" sur France Culture le samedi matin de 8 à 9 h, intéressante observation sur la mise en scène des candidats à la présidentielle. François Hollande qui avait fait toute sa campagne des primaires sur des fonds orangés ou rose rouge,a préempté à partir du meeting du Bourget le bleu roi, ce qui de façon subliminale, l'a fait entrer comme futur "roi" dans notre système très monarchique : il n'a pas quitté cette place par la suite.
De même les photos des professions de foi ont été un modèle d'efficacité visuelle. L'image de François Hollande était une image" dynamique" comme on dit dans les menus télé avec un côté irisé rose artificiel qui tranchait avec l'image de Nicolas Sarkosy sur ses professions de foi qui était plus terne, moins lumineuse, plus image "cinéma" pour reprendre les menus télé.
Bien entendu tout cela n'est pas forcément décisif, mais il y a des spécialistes qui cogîtent beaucoup sur ces questions, et l'on sait l'importance du médium.

Libellés : , ,

16 janvier 2012

Le secret des sources : pas d'accord

Transmis ce jour à Jean-Marc Four à propos de sa dernière émission, " Le secret des sources" samedi 14 janvier qui abordait le Rwanda dans sa deuxième partie
la partie de l'émission du 14 janvier 2012 sur le Rwanda m'a choqué par son côté unilatéral et manichéen. Est-ce un journaliste qui a permis de donner crédit à la version dévoilée la semaine passée sur la responsabilité d'extémistes Hutus dans l'attentat contre le président rwandais en 1994 ? Non c'est un juge d'instruction, le juge Trévidic dont les expertises balistiques sont à priori convaincantes. Sa thèse contredit celle du juge Brugières ainsi que les enquêtes de Pierre Péan traités tout les deux avec mépris et condescendance sous prétexte qu'ils n'auraient pas enquêté au Rwanda. Mais peut-on enquêter au Rwanda lorsque les éléments dont on dispose mettent en cause le président Kagamé chef des Tutsis de l'extérieur en 1994 et au pouvoir à Kigali depuis cette date ? D'autant que l'exercice de ce pouvoir est pour le moins très autoritaire et peu démocratique. Ils n'auraient pas été les bienvenus !
J'ai regretté que Jean-Marc Four n'ai pas eu un mot pour défendre l'honneur professionnel de Pierre Péan, absent du studio. Sera-t-il invité prochainement pour le faire ?

Libellés : , , , , ,