16 janvier 2018

NDDL, france culture au front

Ce matin aux aurores, france culture a réalisé sa matinale dans la ZAD de Notre Dame Des Landes. L'animateur Guillaume Erner a interviewé avec beaucoup de complaisance plusieurs représentants des occupants de la zone qui ont pu développer à loisir l'expérience exceptionnelle qu'ils y vivaient, sans qu'à aucun moment, la face cachée ou sombre de cette zone de non droit, ne soit évoquée.
Ouest France qui depuis plusieurs mois, plaide implicitement pour l'abandon de l'aéroport à NDDL, n'a pas manqué d'annoncer cette émission "exclusive" dans son édition de ce jour.
Je souhaite que dans un but d'équilibre de l'information du service public, la matinale de demain matin sur france culture soit consacrée aux habitants de Saint Aignan de Grand Lieu qui vivent les lourds inconvénients de l'aéroport actuel...

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28 juin 2017

L'esprit public disparaît de France Culture...

Philippe Meyer a annoncé dimanche 25 juin la fin de son émission de débats exemplaires sur France Culture " L'esprit public". Une émission " qui rend(ait) plus intelligent" comme le pensaient beaucoup d'auditeurs. Un lieu où l'on s'écoutait, débattait, en prenant son temps sans être le porte parole de qui que ce soit. J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à entendre Philippe Meyer, Jean-Louis Bourlanges centriste, ancien député européen, Thierry Pech président de Terra Nova, Sylvie Kaufmann du Monde, la très pertinente journaliste allemande souvent présente, et tous les autres participants depuis des années, tous de grande qualité et d'une courtoisie exemplaire.
Une sèche lettre recommandée de Sandrine Treiner la directrice de France Culture lui a notifié son départ sans argument ( comme Delphine Ernotte à l'égard de David Pujadas). " Un homme blanc de plus  de 50 ans " en moins dans les médias ?
"Il faut être économe de son mépris, il y a tellement de nécessiteux..." a conclu Philippe Meyer.

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2 octobre 2015

Brice Couturier, les idées claires

J'ai un faible pour les chroniques de Brice Couturier qui s'exprime sur France Culture à 7 h 55 dans Les idées claires: grande culture, clarté,  engagement, indifférence à l'air du temps. Autant de qualités qui deviennent rares à la radio.

Une récente chronique:

 http://www.franceculture.fr/emission-les-idees-claires-pour-la-biodiversite-intellectuelle-2015-09-29

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28 septembre 2013

Le "ras le bol fiscal" est-il une construction médiatique ?

Le "ras le bol fiscal" est-il une construction médiatique ? c'est le titre de l'émission de qualité, de Jean-Marc Four, " Le secret des sources" ce matin de 8 h 10 à 9 h sur France Culture. J'ai réagi sur le site de l'émission.


Comme souvent, votre réponse est dans la question, observations faites :
- Votre grande discrétion sur la niche fiscale des journalistes – déduction de 7600 € des revenus, quand même citée - qui selon le taux marginal d'imposition peut entraîner une réduction d'impôt pouvant être supérieure à 2 000 €
- Les journalistes parisiens ne parlent jamais du poids de la fiscalité locale, et pour cause : Paris est un paradis fiscal où la moyenne de la taxe d'habitation et de la taxe foncière est à 40 % de ce que l'on paye dans la plupart des grandes villes françaises. Pour une ville où le patrimoine immobilier est de loin le plus cher de France, c'est un paradoxe fiscal de plus, jamais évoqué.
- L'absence de spécialiste de la question fiscal illustre bien le goût de la presse française pour le "survol" des questions complexes et l'appauvrissement des rédactions ( Le Monde n'y échappe pas).

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5 mai 2013

La mondialisation c'est aussi la baisse de la pauvreté

Je reprends à suivre, le début de la chronique de Brice Couturier le 2 mai à 8 h 15 sur le thème de la mondialisation. Dire que des millions de gens de part le monde sortent de la grande pauvreté grâce à la mondialisation, ne se dit pas en France. C'est pourtant la réalité.


Les bonnes nouvelles, en économie, ne sont guère fréquentes, depuis le début de la crise. Aussi, lorsque l’ONU a annoncé, l’an dernier, que l’objectif n° 1 du Millénium pour le développement avait été atteint avec cinq ans d’avance, bien des gens se sont étonnés.

L’objectif n° 1, adopté en l’an 2000 par 193 Etats membres de l’Organisation des Nations Unies, était, en effet, si ambitieux que bien des experts l’avaient jugé, à l’époque, hors d’atteinte : il s’agissait de faire reculer de moitié l’extrême pauvreté et la faim dans le monde d’ici 2015. Ce fut chose faite dès la fin de 2010. Pour être précis, la proportion de personnes sous-alimentées dans les pays en développement, qui était évaluée à 23,2 % de leur population en en 1990 est tombée à 14,9 % aujourd’hui. C’est un résultat d’autant plus méritoire qu’entre-temps, la population de ces pays a très fortement augmenté.

Le nombre de personnes en situation de pauvreté extrême a baisser de 500 millions en 20 ans. En 30 ans, ce sont 660 millions de Chinois qui sont sortis de la pauvreté. Pour l’ensemble de l’Asie, la pauvreté extrême, qui affligeait 77 % des populations à la fin du XX° siècle est tombée à 14 %.

Ce succès a été rarement relevé en Europe, parce qu’il contredit la doxa ambiante, selon laquelle le monde entier devrait s’appauvrir, puisque notre niveau de vie, à nous, en effet, stagne.

La croissance, en effet, si elle s’effondre en Europe, reste soutenue chez les émergents. Elle devrait atteindre 5,6 %, cette année en Afrique sub-saharienne, pour prendre cet exemple méconnu ; le continent étant lancé, à son tour, dans un formidable effort de rattrapage.

Ce rattrapage est favorisé par deux facteurs : la mondialisation des échanges et l’appropriation par les populations des émergents, des technologies de pointe.

 

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25 mars 2013

La manif pour tous révélateur de l’engagement des médias


Les sujets de société divisent peut être les Français mais dans le cas du mariage pour tous, c’est un fantastique révélateur de l’engagement des rédactions. Exemples :

Journal de France Culture ce matin à 8 h. Aucune référence à la manifestation d’hier, l’une des plus importantes des 30 dernières années, dans les titres du journal. Juste une brève de 30 secondes en fin de journal, pour qu’on ne puisse pas dire que le sujet a été censuré.

Journal 19/20 de France 3, hier soir. Très peu d’échos visuels ou sonores de la manifestation, des propos de Frigide Barjot incompréhensibles, et très vite, la parole aux politiques. Un sentiment de « service minimum » et le souci de passer très vite à la vraie actualité «  Sarkozy et les juges »…

Les journalistes des grands médias audiovisuels ont-ils si peur des lobbies gays, qu’ils n’osent donner leur avis sur l’importance  de la manifestation ? Quand il s’agit de manifestations syndicales, l’attitude est inverse : les chiffres de la police sont la plupart du temps, considérés comme minorés.

En donnant le sentiment de mépriser ou ignorer des manifestations de cette ampleur, je crois que l’on ne fait qu’accentuer la mobilisation des contestataires et sans doute une radicalisation de la droite.

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14 novembre 2012

Scholastique Mukasonga

Elle est rwandaise, tutsi, a connu les massacres de 1994, et vient d'obtenir le prix Renaudot 2012 pour son roman Notre Dame du Nil.
Imagine-ton un prénom plus exotique que Scholastique, qui - sans h - désigne l'enseignement de la philosophie et de la théologie dans les universités médiévales !
Je l'ai entendu il y a quelques jours dans la matinale de France Culture répondre avec pertinence et humour aux questions de Marc Voinchet. Et dire son plaisir d'avoir eu une école près de son habitation, où elle avait appris le français.
Je me souviens de propos similaires d'Henri Lopez nanto-congolais qui a exercé des responsabilités politiques importantes parallèlement à une carrière d'écrivain. Comme ministre de l'éducation congolaise ayant voulu réduire la place du français dans l'enseignement, il avait essuyé les vives critiques des familles de son village " Vous voulez nous priver du moyen d'améliorer notre condition par tout ce que permet la langue française ?"
Démographiquement et affectivement l'avenir de la langue française est en Afrique.

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18 octobre 2012

Congo : quelle histoire !

Brazaville 1966

Un livre exceptionnel salué par la critique vient de sortir. Son titre : Congo. Une histoire, un livre de 720 pages publié à Actes Sud par un belge flamand David Van Reybrouck. C'est 90 000 ans de l'histoire du Congo, écrite par un touche-à-tout de génie. 250 000 exemplaires de son livre ont déjà été vendus en Belgique ( il faut rappeler, ntamment à certain journalistes de France Culture, que le Congo - République" démocratique" aujourd'hui, ex-Congo- Kinshaha, ex Zaïre - n'a jamais été une colonie française, mais une colonie belge avec le Ruanda et le Burundi).
Ayant vécu deux années de jeunesse à Brazzaville, en face de l'autre côté du fleuve Congo, et deux années à Pointe Noire, tout ce qui touche à cette région me passionne.
Extrait :
" C'était l'époque des barbecues et des parties, des mots nouveaux désignant des fêtes où tout le monde fumait: des femmes stylées aux cheveux relevés, des hommes en chemises blanches. C'était l'époque d'Adamo et de Françoise Hardy. Le dimanche on allait au cercle. Au bord de la piscine, on buvait des martinis blancs en entendant plus loin les plocs des balles de tennis"

Avoir connu cela, même dans un pays indépendant, ne peut que vous comdamner de manière irrémédiable au tribunal de l'Histoire : je ne plaiderai que l'inconscience de la jeunesse...

J'ajouterai pour revenir à l'actualité que j'ai trouvé le ton du discours de François Hollande devant les représentants de la Francophonie à Kinshaha, inutilement agressif. On peut parler de la nécessité du respect des droits de l'Homme et de la démocratie, sans prendre ce ton d'instituteur en colère, qui contrastait avec la passivité de la salle. Cette position moraliste et dominatrice, n'est-elle pas une illustration de la fameuse "Françafrique" - mot valise - enterrée pour la xième fois ?

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16 juin 2012

Valérie Trierweiler "Tweeterweiler"

Dans ma chronique du 12 mai dernier, je notais combien combien l'attitude de Valérie Trierweiler était de nature à faire de l'ombre à François Hollande. Il n'a pas fallu un mois pour cela se réalise et avec grande ampleur. Même si les radios publiques - j'écoute beaucoup France Culture le matin - ont fait le service minimun sur ce clash ( va-ton vers un retour de l'ORTF ?), cette vive tension entre l'actuelle compagne de François Hollande et son ex, n'a pas fini de perturber l'image du président " normal".

A ce propos je vois sur la une du " Point" cette semaine le couple présidentiel sous la pluie (avec un parapluie, ce qui est normal quand il pleut !) mais Valérie T. porte à l'annulaire gauche une alliance : certes elle a divorcé deux fois, mais n'est-pas une forme d'appel ou d'affirmation ? Et un troisième mariage serait peut-être la solution ?
Allez François il faut se mouiller !
( C'était une petite concesssion à la presse people)

Précision: Trierweiller est le nom de son second mari, le nom de naissance de Valérie est Massonneau.

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8 mars 2012

La moitié du ciel - 100 millions de femmes

Sur France Culture ce matin à 8 h 15 Brice Couturier attire l'attention sur le livre " La moitié du ciel, Les femmes vont changer le monde" par deux journalistes anglo-saxons ( Sheryl Wudunn et Nicolas Kristof prix Pullitzer) préfacé par Manon Loizeau grand reporter à France Télévision, prix Albert Londres 2006 pour son film " Le malheur de naître fille". " Il y a 100 millions de femmes de moins sur la terre que d'hommes : ce sont les filles que l'on a supprimées, qui sont mortes fautes de soins, assassinées, maltraitées... Un proverbe indien dit " avoir une fille c'est arroser le jardin du voisin"".
Pourquoi n'a-t-on pas parlé davantage de ce livre en France lors de sa parution : politiquement incorrecte car attirant l'attention sur des pratiques indignes ou inacceptables que l'on ne veut pas connaître ?

http://cdurable.info/La-moitie-du-ciel-Nicholas-Kristof-enquete-sur-des-femmes-extraordinaires,2498.html

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25 septembre 2011

Olivier Poivre d'Arvor partisan

" Scandaleux renvoi d'Alain-Gérard Slama de la Matinale de France Culture où il était chroniqueur. C'est Olivier Poivre d'Arvor qui a pris cette décision, faisant offence à l'intelligence et au talent. Faut-il penser que la liberté intellectuelle de Slama, son aptitude à pourfendre préjugés et conformismes n'étaient plus de mise sur cette radio ?"
Fidèle auditeur des Matinales de France Culture, je partage cette opinion de Philippe Bilger, exprimée dans le numéro d'automne 2011 de la revue Médias*. Pendant toute ces années, j'ai été fasciné par la culture, l'indépendance d'esprit, la courtoisie et la hauteur de vue d'Alain-Gérard Slama. S'il y a quelqu'un qui était loin d'entrer dans les jeux partisans c'est bien Alain-Gérard Slama. Il s'exprimait avec brio sur tous les sujets sachant manier le paradoxe, modèle d'esprit libre dans un monde audio visuel formaté. Peut-être que pour le nouveau président de France Culture, être éditorialiste au Figaro est en soi un motif de rejet, lui qui s'est illustré au lendemain de la demande par Martine Aubry d'une augmentation de 40 % du budget, par un article dans Le Monde où il exprimait exactement le même avis ( son avenir est assuré en cas d'alternance...). Par beaucoup de choix d'Olivier Poivre d'Arvor ( s'il ne portait pas ce nom, serait-il à ce poste ? )sous prétexte de jeunisse, de parité, d'ouverture au monde, France Culture se banalise, perd ses talents, son originalité. Je ne sais si cela fera gagner des auditeurs, pour ce qui me concerne je suis sur le départ.
On peut rendre cette justice à Sarkozy, qu'entre Philippe Val sur France Inter, Olivier Poivre d'Arvor à France Culture, et Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, avoir une sensibilité de gauche connue, n'a pas constitué un handicap pour être nommé à ces postes. Souhaitons qu'en cas d'alternance, cette jurisprudence perdure !
* Où l'on interviewe aussi bien Daniel Mermet," Là-bas si j'y suis", que Patrick Le Hyaric redac chef de l'Humanité, et Marine Le Pen sur les médias.

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17 décembre 2009

France-Culture devant RTL ( dans les radios podcastées)