13 septembre 2016

Taxe d'habitation, Nantes sur le podium des 40 villes, Paris paradis fiscal

L'Express Argent publie le palmarès des 40 plus grandes villes de France au regard de la Taxe d'Habitation (TH).
http://votreargent.lexpress.fr/impots/les-montants-de-la-taxe-d-habitation-dans-les-41-plus-grandes-villes-de-france_1830001.html?PMSRC_CAMPAIGN=20160913_37_edi_multi-va-fiscalite-montants-taxe-habitation-villes_57d7f0068b4467402d7b23c6&xtor=EPR-5016-[20160913_37_edi_multi_va_fiscalite_montants_taxe_habitation_villes_57d7f0068b4467402d7b23c6_001PIG]-20160913-[_0043ID1]-[RB2D106H0014WCPX]-20160913050200#PMID={[EMAIL_HASH]}&PMSRC_CAMPAIGN=20160913_37_edi_multi-va-fiscalite-montants-taxe-habitation-villes_57d7f0068b4467402d7b23c6
Nantes - et surtout la Métropole - déjà en flèche pour la taxe foncière, se distingue par la plus forte hausse de TH : 6,5 % par rapport à 2015, juste après St Paul de la Réunion (7,5%) et St Denis (6,7%), avec une cotisation de 1 193 € pour un couple, 2 enfants, ayant une valeur locative de 1,5 de la moyenne communale. En valeur absolue, Rennes ( 1281 €) est aussi dans les villes les plus chères.
L'écart va de 481 € pour Paris ( seule ville à moins de 500 €)  à  1440 € à Argenteuil. La médiane étant 1097 €.
J'ai déjà eu l'occasion de souligner que Paris est un véritable paradis fiscal où le prix de l'immobilier est le plus élevé, et de loin, et où les impôts locaux sont les plus bas de toutes les grandes villes. Les grands médias ignorent le sujet, puisqu'ils sont presque tous, parisiens.
En revanche, les habitants imposables d'Argenteuil cumulent tous les inconvénients : banlieue difficile, transports quotidiens et fiscalité locale au taquet ! Illustration d'inégalités...

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2 novembre 2015

Les impôts c'est pour les autres

La fuite des politiques devant leurs responsabilités et leur incurie en matière fiscale trouvent une illustration dans cette affaire de la fiscalité des retraités. Du fait de dispositions prises en 2008 auxquelles pendant six ans ont a ajouté des modifications  diverses qui sont autant de dominos sociaux ou fiscaux, tout à coup explosent au nez de retraités des avis de taxes foncières ou de taxes d'habitation imprévus, élevées, voire insupportables. C'est la panique gouvernementale : les plans com sur la baisse d'impôts tombent à l'eau. Si beaucoup vont sortir de l'impôt sur le revenu, là ce sont des gens modestes qui tout à coup sont durement touchés.
Quels enseignements ?
1 - Quand on accorde des avantages fiscaux à certaines personnes ( ex. 1/2 part en plus pour les veuves ayant eu des enfants) il est très difficile de revenir dessus . Tout avantage accordé est considéré comme légitime, sa remise en cause est une injustice durement ressentie et politiquement explosive. D'où la grande illusion que les Français attendraient une grande réforme fiscale, simplificatrice, claire, efficace, etc, c'est le dossier le plus difficile qui soit, pour la raison que je viens d'évoquer : tout le monde voudra en fait payer moins!
2 - La fiscalité locale est devenue très lourde et il n'y a que les milieux politico-journalistiques qui vivent dans le paradis fiscal parisien, pour ne pas s'en apercevoir. Quand on paie 400 ou 500 € de TF ou TH à Paris, on a de la peine à imaginer qu'un petit vieux de "province" puisse se retrouver à devoir payer 800 ou 1 000 € des mêmes taxes.
3 - La Gauche a pris un grand risque en agitant constamment la fiscalité sanction. Il y a bien sûr l'ISF, mais surtout les mesures fortement symboliques comme la tranche à 75 % de l'impôt sur le revenu ( Chère à JMA !) qui ne rapporte que quelques centaines de millions après avoir alimenté des débats " classe contre classe" tout à fait vains. L'idée se généralise que l'impôt c'est toujours pour les autres, " ceux qui peuvent payer". Mais ceux-là se sentant pourchassés, méprisés, n'ont qu'une hâte c'est de chercher des parades, niches fiscales, paradis fiscaux ou autres pour échapper à cette vindicte.
4 - Le consentement à l'impôt est devenu une hypothèse, sans doute une valeur des temps anciens. Il sera bien difficile de lui retrouver ses valeurs civiques  et républicaines. Pour cela il faudrait d'abord que les élus de la République se soumettent totalement, intégralement au droit commun fiscal. Qu'à revenu égal il paye le même impôt que tout citoyen. Nous en sommes encore loin. J'ai souvent insisté sur ce blog sur le scandale des indemnités représentatives de mandats des parlementaires non imposables et non contrôlées, des dispositions pour éviter la progressivité de l'impôt en cas de cumul de mandats, des avantages en nature toujours minorés ou omis etc.

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28 septembre 2013

Le "ras le bol fiscal" est-il une construction médiatique ?

Le "ras le bol fiscal" est-il une construction médiatique ? c'est le titre de l'émission de qualité, de Jean-Marc Four, " Le secret des sources" ce matin de 8 h 10 à 9 h sur France Culture. J'ai réagi sur le site de l'émission.


Comme souvent, votre réponse est dans la question, observations faites :
- Votre grande discrétion sur la niche fiscale des journalistes – déduction de 7600 € des revenus, quand même citée - qui selon le taux marginal d'imposition peut entraîner une réduction d'impôt pouvant être supérieure à 2 000 €
- Les journalistes parisiens ne parlent jamais du poids de la fiscalité locale, et pour cause : Paris est un paradis fiscal où la moyenne de la taxe d'habitation et de la taxe foncière est à 40 % de ce que l'on paye dans la plupart des grandes villes françaises. Pour une ville où le patrimoine immobilier est de loin le plus cher de France, c'est un paradoxe fiscal de plus, jamais évoqué.
- L'absence de spécialiste de la question fiscal illustre bien le goût de la presse française pour le "survol" des questions complexes et l'appauvrissement des rédactions ( Le Monde n'y échappe pas).

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13 mars 2013

Le paradis fiscal parisien

Le dernier n° de Marianne ( 9 mars 2013) consacre son dossier principal au thème : Ce que vos élus font de votre argent. On y trouve de nombreuses informations et notamment des comparaisons sur les impôts locaux payés dans les 41 villes françaises de plus de 100 000 habitants à situation familiale  et niveau de revenu identique ( couple avec 2 enfants en 2012 et revenu égal ou supérieur à 42 081 €, propriétaire de leur logement et ayant une valeur locative égale à 1,5 fois la valeur locative moyenne de la commune).
Pour la taxe foncière, la cotisation la plus élevée est Amiens  : 1298 €
                                   la cotisation la plus faible, Villeurbanne : 559 €
Nantes est en milieu de tableau avec 980 €
Paris 3è avant " dernier" avec            624 €

Si l'on prend la taxe d'habitation, dans les mêmes conditions,
La cotisation la plus élevée est Nîmes      1231 €
La plus faible Paris                                    453 €
Nantes est également en milieu de tableau: 1029 €

Ainsi le contribuable nîmois a payé en 2012, 2 486 € de TH + TF, alors que le contribuable parisien n'a payé que 1 077 € au total des deux taxes. La contribution est 2,5 fois plus élevée pour le provincial !
Si l'on ajoute que la valeur du bien immobilier qui - très indirectement- sert de base à la taxation est 3 à 4 fois plus élevée à Paris que dans les villes de province les plus chères, on mesure le véritable paradis fiscal des parisiens. Comment s'étonner dans ce contexte que les leaders d'opinion - journalistes, hommes politiques - qui pour la plupart résident à Paris, soient peu sensibles aux très fortes inégalités, et aberrations de la fiscalité locale. Une réforme qui attendra encore longtemps...

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9 avril 2012

Présidentielles, impôts locaux connais pas

Dans mon billet du 9 novembre 2011, je montrais comment Paris est un paradis fiscal en matière d'impôts locaux et notamment de taxes foncières avec un impôt moyen de 613 € en 2011 ( et 444 € pour la taxe d'habitation), alors que dans la quasi totalité des grandes villes la taxe foncière moyenne va de 900 à 1400 €, et la taxe d'habitation moyenne, du même ordre. Et cela en dépit d'une valeur du m2 moyen des immeubles parisiens, 3 ou 4 fois supérieure à celle de province.
Ce privilège fiscal se retrouve dans l'absence de débat sur la fiscalité locale dans la présidentielle. Les élites politiques et médiatiques sont parisiennes et pour elles,la fiscalité locale est accessoire voire marginale. Ce n'est pas un sujet.
Pourtant dans la " vraie France" et principalement dans les classes moyennes, c'est chaque année 2 à 3 000 € qui sont payés au titre de la fiscalité locale ( taxe foncière + taxe d'habitation ) soit pour beaucoup, un montant supérieur à l'impôt sur le revenu qui fait l'objet de tant de discours enflammés mais qui ne rapporte que 51 milliards par an alors que la taxe foncière rapporte 24 milliards et la taxe d'habitation 18 milliards, soit au total 42 milliards prélevés dans un système injuste. Dans les médias on préfère parler de la taxation à 75 % des revenus supérieures à 1 million d'euros qui rapportera au mieux 500 millions d'euros...( si elle est appliquée ?).
Cette question me paraît d'autant plus d'actualité pour François Hollande qui compte sur une nouvelle étape de la décentralisation - en annulant la réforme Sarkozy qui au moins réduisait le nombre des élus locaux - pour financer la croissance au moyen d'une réforme de la fiscalité locale. Quelle réforme ? Jamais un journaliste ne pose la question ! Voila un angle mort de la campagne qui mériterait d'être exploré...

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