8 septembre 2015

Baisse de l'IR et non des impôts

Les médias peu soucieux d'exactitude relaient volontiers le discours politique sur les baisses d'impôts. Mais de quoi parle-t-on ? Uniquement de l'impôt sur le revenu qui ne représente que 75 Milliards ( Mds) alors que les impôts locaux qui ne cessent d'augmenter s'élèvent à 140 Mds de recettes pour les collectivités locales, la TVA 139  Mds, la CSG 90 Mds.
Plusieurs constats :
- Les journalistes parisiens ignorent le poids réel des impôts locaux pour la majorité des Français, Paris étant - encore - un paradis fiscal comparé à toutes les autres grandes villes. Les impôts locaux augmentent chaque année, même à taux stables, en raison de la réévaluation systématique des bases dans la loi de finances.
- Les baisses annoncées ne pourront qu'accentuer les défauts de l'IR en France qui exonère plus de la moitié des contribuables et qui sur 75 Mds sont  payés par les 10 % de contribuables les plus aisés et à 45 % par les 1% les plus riches.
- Le bénéfice politique est très aléatoire. Tout contribuable considère qu'une baisse est normale eu égard à ce qu'il paie déjà. Sa gratitude - si elle existe - ne jouera pas sur le plan politique. En revanche les augmentations sont politiquement pénalisantes, surtout si le contribuable ne s'y attend pas ( Cf.2013).

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30 octobre 2013

Fiscalité, l'occasion manquée par Hollande

C'est la panique fiscale en ce moment, avec la suspension - pour longtemps - de l'écotaxe. Je m'étais déjà interrogé sur ce portique tout neuf, impressionnant, sur le périphérique au niveau de St Sébastien. Comme symbole des fourches caudines, de l'octroi ou du péage, on ne peut faire mieux. Bref, c'est bien mal engagé et surtout c'est un étage supplémentaire dans un édifice fiscal chancelant.
Alors qu'en arrivant au pouvoir en mai 2012, François Hollande avait une bonne opportunité de résoudre une grande partie de ses soucis budgétaires. La TVA devait passer de 19,6 à 21,2% au 1er octobre 2012 avec +2 pts de CSG, un "cadeau" de Sarkosy. Il suffisait de réduire d'1/2 point ce nouveau taux et d'accuser "l'héritage" ! A l'automne 2012 tout serait passé, certes avec un peu de tiraillement, mais par rapport au pataquès actuel ! Et surtout seraient en place des impôts et taxes qui rapportent de fortes ressources, et non les recettes de poche des rustines fiscales actuelles. Cela aurait aussi donné une bonne marge pour réfléchir à une réforme fiscale largement promise.

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