3 septembre 2014

Des sociaux libéraux au PS déjà en 2005

Mais nous étions peu nombreux. La motion sociale-libérale qui était conduite par Jean-Marie Bockel au Congrès du Mans en 2005, avait fait 0,65 % des voix. Je me souviens d'avoir essuyé des sifflets en soutenant cette motion " blairiste" en Assemblée Générale départementale. Beaucoup de ceux qui l'avait fait, ont par la suite quitté le PS et en premier lieu JM.Bockel. Mais on peut relire avec intérêt ce texte qui détonnait par rapport à la motion tiédasse majoritaire ( Hollande). Je suis sûr qu'on y retrouverait les éléments de discours de Manuel Valls. Dix ans après...
Au moins Valls a le mérite de la constance dans ses idées. Il n'avait pas voté cette motion ( ce qui aurait été un suicide politique) mais son engagement dans cette optique a toujours été très clair. Très "parler vrai" à l'image de son maître Michel Rocard. Si le PS lui laisse un peu les coudées franches, je pense qu'il peut réussir ( à condition de ne pas se laisser entraîner par les bobo-libertaires). Les Français ont besoin d'une personnalité comme lui.
La période me fait penser à 89/92 quand Rocard était premier ministre avec Mitterrand président, nettement moins populaire que son chef de gouvernement, et qui n'avait eu de cesse de lui rendre la vie impossible. Ce peut être une tentation pour Hollande s'il faisait une croix sur 2017. Mais je crois qu'il est idéologiquement proche de Valls, et qu'il a absolument besoin du "remorqueur" Valls pour avoir une chance de remonter - un peu  - la pente.

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9 avril 2014

Manuel Valls mouton noir du PS

Il faut à Manuel Valls le culot d'un immigré fière d'être Français - comme aimait à le proclamer Mimoun ! - pour s'affirmer à la fois, patriote et ouvertement partisan de l'économie libérale, dans un PS où les options sociales libérales sont à l'opposé de la culture dominante. Il suffit de voir les scores des motions dans cette optique dans les congrès( 2005), où quelques courageux - ou kamikazes - dont j'ai fait partie, ont essayé de faire évoluer les choses dans ce sens. Résultat : en dehors des sifflements lors des débats, autour de 1% dans les votes, ce qui notamment amené des gens comme Jean-Marie Bockel a changer de bord et se retrouver ministre de Sarkozy et maintenant sénateur UDI...Manuel Valls a pris le risque de se situer à la droite du PS et de s'y tenir mordicus. Sa participation aux primaires de la présidentielle 2012 a montré le peu d'appétence des militants ou sympathisants pour cette ligne : 6 % des votes au national et des départements comme la Loire Atlantique où aucun militant n'avait voulu être son représentant...N'empêche qu'à cette occasion, il s'est inscrit dans le paysage politique national avec une image forte.
Le réalisme et le parler vrai progressent petit à petit, et aujourd'hui il est  supposé être le sauveur du quinquennat Hollande. " La ligne est droite, mais la pente est rude ! " comme aurait dit Raffarin.
Une chose me trouble chez Manuel Valls. Comme le rapporte Le Canard Enchaîné du 2 avril il ne posséderait en dehors d'un appartement à Evry, que 1481 € de liquidités et placement, ce qui est surprenant. J'espère qu'il ne va pas récolter des casseroles dans ce domaine. La pauvreté n'est pas forcément vertu !

Enfin pour coller à l'actualité, je trouve plutôt positif, la nomination de Jean-Pierre Jouyet comme secrétaire général de l'Elysée et André Vallini à la réforme territoriale. Il aurait fait un excellent Garde des Sceaux à la place de Christiane Taubira. La façon dont il avait coprésidé la commission Outreau est restée dans les mémoires.

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17 novembre 2012

Hollande, les arrière-pensées

La dernière conférence de presse de François Hollande me fait penser à une citation du général de Gaulle qui disait : " Il faut parfois se mettre en accord avec ses arrière-pensées."
Car quoi que l'on dise, c'est bien, comme l'indique Le billet d'Arnaud Parmentier dans Le Monde, un virage social libéral qu'a choisi le président, en faisant prévaloir une économie de l'offre, alors que la gauche traditionnelle opte plutôt - sous la pression de l'extrème gauche - pour une économie de la demande. Comme le disait Tony Blair et qui a bien fonctionné en Grande Bretagne : passer du " Plus d'impôts pour plus de redistribution" à " Plus d'économies pour plus d'investissement"
Je m'en réjouis et pense aux quelques adhérents du PS qui dans la préparation du congrès du Mans en 2005, soutenaient avec Jean-Marie Bockel, une motion sociale libérale. Je me souviens même avoir joué les kamikazes à la Cité des congrès de Nantes, en défendant, en présence de Vincent Peillon et Jean-Marc Ayrault, cette motion en AG départementale. Et récolté pas mal de sifflets ! Notre score avaient été sans appel 0,7 % au niveau national. Désespérant ! Certains, dont J.M.Bockel, en avaient tiré les leçons en regardant du côté de la droite et de Sarkozy. Mais d'autres comme Manuel Valls ( je ne sais pas s'il accepte le qualificatif ) ont maintenu à gauche, ce choix du réalisme, comme l'avait fait Rocard en d'autres temps. Une fois de plus comme en 1983, les faits - toujours têtus - leur donnent raison.

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24 mai 2007

L'adieu de Tony Blair

J'ai manqué l'interview de Tony Blair par Arlette Chabot , à l'occasion de son prochain départ. Le chroniqueur TV de La Croix, Pierre Marie Le Priol, en dit le plus grand bien, et j'avoue être très souvent d'accord avec l'un et avec l'autre.
Défendre le blairisme en France n'est pas aisé, surtout à gauche : les quelques kamikazes qui ont défendu la motion "blairiste" de J.M.Bockel à l'occasion d'un récent congrès du PS en savent quelque chose : le premier qui dit la vérité, comme dit la chanson, doit être exécuté...
Rappelons quand même quelques idées simples qui ont guidé Tony Blair pendant ces dix ans avec succès.
" mettre en oeuvre ses convictions, sans préjuger de l'avis des autres ou de la sanction de l'histoire"
"Prendre les décisions qui vous paraissent bonnes et vous y tenir" même si elle sont difficiles. Sans nier la césure politique entre la droite et la gauche, il lui oppose " ce qui est bon ou mauvais pour le peuple".
Un grand pays doit être ouvert sur le monde qui change vite. Or "si vous n'effectuez pas de réformes, vous restez derrière!". Par exemple " si le marché du travail rest trop rigide, et génère du chomage, ou est la justice sociale ?".
Un dessin récent du Monde montrait une carte à jouer, avec d'un côté Chirac, la mine triste disant " j'ai tout échoué, sauf l'Irak" et de l'autre côté Blair, plutôt souriant " j'ai tout réussi, sauf l'Irak". Encore que, l'histoire jugera : si les américains s'étaient comportés à Bagdad, comme les britanniques se sont comportés à Faloudja, les choses auraient sans doute évolué différemment. Mais on ne réécrit pas l'histoire...

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