14 février 2014

Nicolas Demorand ne lit pas la presse papier


 En novembre 2012 nous avons reçu à l'Observatoire des médias de Nantes (OMUP), Nicolas Demorand qui nous avait fait part de son " Optimisme radical" quant à l'avenir de la presse. Il nous avait également confié qu'il ne lisait plus la presse papier depuis 6 ans " Je ne vais plus au kiosque à journaux, mais je n'ai jamais autant lu la presse". Les lecteurs de Libé font-ils la même chose ? Ce qui expliquerait la situation actuelle...
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29 novembre 2012

Nicolas Demorand l'optimisme de volonté

Nicolas Demorand : Avenir de la presse, je veux faire preuve d’un optimisme radical

C’est par cette formule résolument paradoxale, bien dans le style du journal Libération, qu’il dirige depuis mars 2011, que Nicolas Demorand a ouvert la conférence débat de l’Observatoire des médias sur l’avenir de la presse, mercredi 28 novembre 2012 au CCO.
Au-delà de toutes les raisons bien connues de s’inquiéter pour l’avenir de la presse, et l’absence de modèle alternatif stable, il puise cet optimisme de volonté, dans l’exemple du New York Times ( NYT) qui est sans doute le quotidien papier qui réussit le mieux, la synthèse entre la relation verticale – écriture, fabrication, distribution au client – du modèle papier, et l’horizontalité des nouveaux médias qui fonctionnent en réseau et porte en permanence un flux d’information. Cette information numérique ne peut-être totalement gratuite. Différents modèles évoluent dans ce sens : les Echos viennent, par exemple d’opter pour le paiement au compteur.
Dans son diagnostic, Nicolas Demorand met l’accent sur la place du client : reprenant une formule de Bernard Guetta à propos des relations entre les journaux et leurs lecteurs « Nous sommes passés du resto à carte unique à la brasserie ouverte 24h/24 ». Alors quel journal faut-il faire ?
« Il y a une coupure générationnelle dans le rapport à l’information, qui ne tient pas à la technologie. Les jeunes n’ont pas nos attentes et notre demande à l’égard de l’information. L’analyse est complexe et parfois paradoxale. Une campagne d’abonnement papier gratuit pour les moins de 25 ans avant les Présidentielles – « Si c’est la première fois, vaut mieux vaut être informé ! » - a eu un grand succès, mais c’est ponctuel » Ce sont les comportements qui changent. Il faut s’adapter à ce nouveau public. Nicolas Demorand confie qu’il ne lis plus la presse papier depuis 6 ans, « Je ne vais pas au kiosque à journaux, mais je n’ai jamais autant lu la presse ». Dans le cas de Libération, dont le lectorat est vieillissant à la fois pour le papier et internet, Il constate trois évolutions :
- La baisse des ventes en kiosque
- Des abonnements en augmentation
- Le développement des activités hors médias : évènementiel, journées spéciales, master class, live (comme notre conférence !)

La réactivité est une valeur essentielle du journalisme d’aujourd’hui
et la diffusion exponentielle des supports (la tablette diffusée 10 000 fois plus vite que le mobile) entraine le métier de la presse dans une grande mutation. Cette mutation concerne également les rapports avec l’Etat « Les aides publiques à la presse sont massives » ce qui n’est pas illogique en raison de la fonction civique et démocratique de la presse. Les discussions avec Apple ou la demande de faire payer Google pour l’accès aux contenus des quotidiens, montrent que c’est jour par jour que se construit la presse de demain : « on se bat, je ne suis pas un esthète ! »
Avec passion, car Nicolas Demorand le dit à tous les jeunes et moins jeunes attirés par les médias et l’information « Il n’a jamais été aussi facile de faire ! »

On serait tenté de conclure en citant le philosophe Alain « Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté ».


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28 novembre 2012

L’automne est gris pour la presse en Europe | La-Croix.com

L’automne est gris pour la presse en Europe | La-Croix.com

Ce dossier de La Croix tombe à pic pour notre conférence sur l'avenir de la presse avec Nicolas Demorand : Complet, international,relvant le positif et le négatif, c'est un travail de référence.

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Nicolas Demorand invité de l'OMUP







Grande première pour l'Observatoire des médias de l'université permanente qui recevait mercredi 28 novembre au CCO, Nicolas Demorand président et directeur de Libération. Le thème de son intervention percutante

et argumentée : La presse a-t-elle un avenir ? question à laquelle il a apporté une réponse " D'un optimisme radical"
Des commentaires ultérieurs, mais grace au direct live de Walter Bonomo et OpenTV Nantes, la conférence peut-être vue sur :
https://new.livestream.com/accounts/460542/events/1701200

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25 novembre 2012

Nicolat Demorand invité de L'OMUP mercredi 28 novembre

Nicolas Demorand directeur de Libération invité de l’Observatoire des médias de l’université permanente, mercredi 28 novembre à 14 h 30 au CCO : La presse a-t-elle un avenir ?



Nicolas DEMORAND est journaliste, président et directeur du quotidien Libération depuis mars 2011, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et agrégé de lettres modernes. Après avoir débuté dans l’enseignement, il a notamment animé les tranches matinales de France Culture de 2002 à 2006 et de France Inter de 2006 à 2010, ainsi que des émissions d’information sur i Agé de 41 ans, il bénéficie d’une riche expérience dans tous les médias et est particulièrement bien placé pour aborder le thème La presse a-t-elle un avenir ? proposé par l’Observatoire des médias de l’université permanente ( OMUP).
La conférence débat aura lieu le mercredi 28 novembre de 14 h 30 à 16 h au CCO place Bretagne à Nantes.
Entrée 8 € pour les non abonnés de l’Observatoire des médias et du CCO (dans la limite des places disponibles).

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1 novembre 2012

L'Observatoire des dans Ouest-France

Ouest-France Nantes a publié hier 31 octobre un article sur les dix ans de l'Observatoire des médias de l'université permanente ( OMUP) et diffusé également notre programme de conférences débats 2012-2013 :


François de Closets et Nicolas Demorand occupent une bonne place, mais la cousine de François Hollande - Hélène Pilichowski,qui ne fait pas dans la révérence - vient ensuite avec un sujet pleinement d'actualité.

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14 septembre 2012

Des questions à Nicolas Demorand

Nous allons recevoir à l'Observatoire des médias Nicolas Demorand directeur et président de Libération le mercredi 28 novembre. L'occasion de lui poser des questions sur certaines unes récentes du journal, qui si l'on en croit L'Express, coûte cher au groupe.

http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/conflit-arnault-liberation-perte-de-500-000-euros-de-pub-pour-le-quotidien_1159229.html

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15 novembre 2011

Mélenchon salut l'Artiste


La grande salle du théatre lors d'un autre débat l'après-mdi


Mercredi 9 novembre aux Assises du journalisme à Poitiers, Jean-Luc Mélenchon est interviewé en public par Nicolas Demorand, habile journaliste : un grand numéro de fauve politique – et de duettistes - dans la meilleur tradition française. On reconnait bien là un chouchou de Mitterrand à l’époque où il fallait terrasser « l’usurpateur » Rocard !
Extraits :
Pourquoi les journalistes disent-ils tous la même chose ? A cette question posée par Hervé Brusini dans son dernier livre – nous le recevons à l’Observatoire des médias de Nantes, vendredi 18 novembre – JL Mélenchon donne une explication économico-marxiste : beaucoup de journalistes sont précaires, il faut aller vite, traiter quatre sujets dans la même journée. Bref « il faut vivre » et les conditions matérielles nuisent à la qualité de la presse. S’y ajoute bien entendu un conformisme idéologique dans ce que Mélenchon appelle « Le monde globalitaire »…
JL Mélenchon reconnaît avoir un rapport passionné avec la presse qu’il consomme à haute dose. « Non pas pour savoir quelles sont les nouvelles du monde, mais pour savoir ce que disent les médias ». Il n’ignore pas les journaux de gauche mais avoue apprécier les pages internationales du Figaro, et lire également soit La Tribune, soit Les Echos.
Il classe les journalistes interviewers en deux catégories : « Les boxeurs » qui cherchent essentiellement à désarçonner l’interviewer, et les "accoucheurs" qui sont davantage soucieux de mieux connaître l’interlocuteur. Je pense volontiers que Jean-Michel Apatie doit être dans la première catégorie et Yves Calvi dans la seconde.
Il avoue aussi sa passion pour l’écriture « écrire dans l’émotion ! » qui s’exprime sur son blog auquel il consacre 2 h à 2h 30 par jour, avec une production de l’ordre de 30 000 signes. C’est pour lui un plaisir – je le comprends volontiers – mais aussi un moyen très efficace de clarifier ses idées et de les mémoriser. Le bonheur d’écrire !
Nous sommes partis avant la fin quand le propos concernait davantage la politique que les médias. Mais quel plaisir d’écouter un très bon professionnel de la parole, surtout quand on ne partage pas ses idées …

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