13 février 2020

Arbre aux Hérons : Oréfice balise


La com' des Machines est en action. Il importe de baliser avant les élections municipales. Sous le titre "Faut-il scier l'Arbre aux hérons" ? Ouest France du 12 février consacre une pleine page au dossier. Et des infos : le budget qui serait fin 2019 à 41 millions ( rappelons que la dernière " Lettre à Lulu" fait état d'une étude confidentielle qui chiffre à 70 millions le projet : Deux Arbres pour le prix d'un !"). La photo de Delarosière est bien loin des esquisses primitives : c'est un gros tas de 1500 tonnes de ferraille sur du béton qui ornera la carrière Miséry. Autre indication : le test prochain, au sol, d'un héron de 45 t et 16 m d'envergure qui pourra emmener 18 personnes.Il y aura deux hérons au sommet, soit une capacité maximale de 36 personnes. Il faudra sans doute faire payer très cher le voyage pour que l'Arbre soit rentable...
Autre info : le chantage au départ de Pierre Oréfice si la nouvelle municipalité ne validait pas le projet.
Enfin la position des candidats : 1 oui - 2 oui mais - 2 oui ou non - 3 non.

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3 mars 2014

Pont Transbordeur, presse comparée : un vrai début à Nantes


 Double page sur le Pont Transbordeur aujourd'hui d'Eric Cabanas, avec une photo d'appel en première page et des échos intéressants de Marseille, en concurrence avec Nantes sur ce projet.
Dans Ouest-France le transbordeur est également abordé dans un patchwork de thèmes liés à la campagne municipale ( C'est fou ce qu'on attends d'un futur maire"). Ce qui m'a incité à envoyer un petit mot à la rédactrice en chef :

Je mesure bien l'ironie du titre de l'article de ce jour, mais trouve quelque peu désagréable d'y voir le projet de pont transbordeur dans le pêle-mèle au côté des réductions fiscales pour les hoteliers et la demande de supports pour bicyclettes ( et que dire de l'absence de bancs publics sur les grandes places ?).
C'est mieux d'en parler, bien sûr, et la photo heureusement dresse une autre hiérarchie. Tout n'est pas du même niveau. Le pont transbordeur relève d'une grande ambition pour la Métropole, il est aussi signé Michel Virlogeux ingénieur du viaduc de Millau. Ce projet a rassemblé plus de 300 personnes au CCO en novembre 2012, et la lecture de l'appel d'offres que vient de lancer Nantes Métropole ( extrait joint ) reprend quelques unes de ses caractéristiques - que j'ai mises en gras - et en montre partiellement l'enjeu. C'est un progrès mais quelle lenteur à Nantes ! Comme le fait votre confrère Presse-Océan aujourd'hui, Il serait bon de regarder ce qui se passe à Marseille...

Bien cordialement,
 Message qui a entraîné cette réponse :

L’idée était bien de recenser ces demandes de nature très hétéroclite, certaines très sérieuses, d’autres de pur principe, certaines de longue haleine et assez coûteuses, d’autres très simples à contenter.
Nous reviendrons très prochainement sur le franchissement de la Loire, comptez sur Philippe Gambert…

Bien cordialement

Une suite attendue avec grand intérêt.

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20 février 2014

L’argent des médias par Jean-Clément Texier

Jean Clément Texier, un des meilleur expert du financement des médias était l'invité de l'Observatoire des médias - OMUP - le 7 février 







Pour Jean-Clément Texier la crise de la presse est réelle. Aux Etats-Unis les entreprises de presse ont perdu de 80 à 90 % de leur valeur «  La presse n’est plus en solde, elle est en liquidation ! ».
Le salut viendra-t-il du numérique ? Certains peuvent le penser, mais le modèle économique est différent. La valeur de la publicité est 10 fois moindre sur Internet. Les capacités d’investissement ne sont pas suffisantes. En Suisse un groupe comme Rungier avec plus de 1 milliard de chiffre d’affaires est plus important que le 1er groupe français. Le Temps quotidien à Genève, dégage 8% de rendement. La presse française de son côté est largement subventionnée : Le Monde par exemple, bénéficie de 40 millions d’euros d’aide. «  Il y a de l’acharnement thérapeutique dans le presse française ». Médiapart est en positif, car il ne payait pas  la TVA au taux légal : ce taux pour les purs players – également subventionnés -  vient d’être aligné sur celui de la presse écrite, et l’Etat va sans doute passer l’éponge sur les dettes fiscales de Médiapart et Arrêt sur images.
Les solutions possibles sont dans l’évolution des contenus : « Un rédacteur en chef doit devenir un directeur d’usine à contenu »
1 – Avec l’info en continue, il est inéluctable que le papier recule.
2 – Une adaptabilité plus grande est nécessaire, des quotidiens peuvent évoluer vers le week-end ; une presse chère peut trouver sa place.
3 – La demande se parcellise. Les jeunes par exemple, recherchent des services à la carte. Il y a aussi une demande de qualité, de confiance, aux producteurs de contenu qui respectent les critères déontologiques.
Cela étant ce serait une erreur de considérer que l’écrit n’a plus d’avenir. La presse écrite représente un C.A. de 10 milliards, le livre 6 milliards, soit au total un C.A. équivalent à celui de la production audiovisuelle. Mais «  Google pourrait racheter tous nos médias ».
Nous sommes à la veille d’une conversion fondamentale, mais la France est confrontée à deux difficultés.
-        les « papivores » qui ont fait la réputation de la presse française (Hersant, Jean-Marie Messier, Lagardère, et surtout le « Citizen khan » français, Jean Prouvost), ne sont plus là ou se sont retirés du secteur. Des erreurs stratégiques sont commises comme la vente du Bon Coin par Ouest-France, alors que ce site connaît une progression énorme sur Internet (2e site consulté après facebook !).
-        La formation des journalistes français  est «  trop intellectuelle » et leur culture économique insuffisante. Le journaliste français ne se considère pas comme membre d’une entreprise.
-        Les journaux, les news magazines (L’Express, Nouvel Obs, Le Point…) qui à l’origine et pendant longtemps étaient des acteurs sociaux ( cf. Guerre d’Algérie, réformes sociétales) sont à cours de projet. Ils sont dans le conformisme du discours ambiant.
Fort d’une vision globale de la presse, Jean-Clément Texier, croit en son avenir, mais regrette qu’en France «  La pépinière des entrepreneurs de demain sur le créneau de la presse, reste aux abonnés absents ».

Un point de vue intéressant de J.-Cl. Texier :
http://www.marsactu.fr/economie/allez-y-surtout-quand-on-vous-dit-que-le-secteur-est-condamne-33036.html



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10 octobre 2013

Légèreté fiscale

En matière fiscale, tous les spécialistes s'accordent sur quelques principes établis et vérifiés depuis longtemps :
" Trop d'impôts tuent l'impôt" c'est à dire qu'à partir d'un certain niveau de prélèvement, les contribuables développent des stratégies - légales ou non - qui entraînent des rendements décroissants et une fuite de la matière imposable.
" Il vaut mieux un impôt ou une taxe à taux faible, qui touche beaucoup de monde, qu'un impôt ou une taxe à taux élevé qui touche un nombre très limité de contributeurs" Cela peut mettre à mal les grandes idées redistributrices en matières de revenus, mais la fonction première de l'impôt est de fournir des ressources.Les autres objectifs ne peuvent venir qu'ensuite.
" Les bons impôts sont les impôts vieux" C'est un constat d'expérience, qui ne favorise peut-être pas l'imagination fiscale, mais qui facilite grandement l'établissement des budgets. Il faut du temps pour qu'une nouvelle taxe ou contribution s'installe dans le paysage.Il suffit de se rappeler dans quelles conditions Michel Rocard a fait voter en 1990 la CSG ( qui rapporte aujourd'hui plus que l'impôt sur le revenu) pour mesurer combien les bricolages des dernières années sont voués à l'échec et alimentent le sentiment de ras-le-bol fiscal.
Les illustrations sont nombreuses dans la presse dans cette période.
Ouest France 1/10/13 " Sa taxe foncière grimpe de ...912%" en passant de 490 € à 4 007 €. Les élus locaux ayant voté ces changements de tarifs sans vérifier vraiment les incidences, se rétractent et parlent d'"une erreur d'appréciation" !
Ouest-France 7/10/13 " 15 millions de Français ont téléphoné ou se sont rendus aux impôts pour faire part de leur mécontentement ou de leurs interrogations" Evidemment s'ils avaient pris pour argent comptant les discours ministériels qui promettaient que seuls 10 % des contribuables les plus riches seraient concernés par les hausses...Sauf que le contribuable lambda est le fournisseur de ressources de l'Etat, de la commune, de la communauté de communes, du département, de la région , du budget social, pour ne citer que les plus universelles. A chacun de ces échelons, les prescripteurs disent toujours " Je n'ai augmenté que de ..." mais tout cela se cumule, jusqu'à faire de la France l'un des deux ou trois pays au monde où le % des prélèvements obligatoires est le plus élevé.
Personnellement je suis convaincu que nous avons atteint un seuil, qu'il est urgent d'essayer de faire aussi bien , voir mieux, avec des ressources contenus, tant il est vrai que les contraintes sont un puissant levier pour l'imagination et la recherche de solutions efficaces. Par ailleurs, je fais partie des contribuables qui paient volontiers leurs impôts et qui aimeraient bien que de temps en temps les élus, qui vivent souvent bien grâce à nous et sans toujours être assujettis aux mêmes règles, expriment un peu de gratitude pour ce qu'on leur permet de réaliser. Ca fait partie des conditions pour l'acceptation de l'impôt.

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30 mars 2013

Inégalités sociales : départ à la retraite

L'impératif d'égalité est brandit à chaque instant en France pour justifier la prise en compte de minorités. Il est pourtant des inégalités lourdes dans la vie de millions de gens, dont on ne parle pas ou peu. Ainsi l'âge effectif de départ à la retraite. Le dernier rapport du Comité d'Orientation des Retraites ( COR) - Ouest-France  - donne des informations précises à ce sujet.
L'âge moyen de départ à la retraite des salariés du privé s'est établi à 61,9 ans en 2011
Pour les salariés de la SNCF : 55,1 ans
Pour la RATP : 54,4 ans
Fonction publique d'Etat : 57,1 ans en 2010
Fonction publique territoriale : 58,4 ans en 2010.
Le COR précise que ces inégalités vont perdurer. N'est-ce pas un problème ?

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13 mars 2013

Pont sur la Loire : la pire hypothèse


Selon les indications rapportées dans Ouest-France le 1er mars 2013 sous la plume de Philippe Gambert, Nantes Métropole envisagerait de désenclaver l’extrême ouest de l’ile de Nantes par un pont bas fixe, localisé au niveau des anneaux de Buren. Ce pont,  tout en fermant le bras de la Madeleine à la navigation, serait essentiellement dédié à la circulation automobile. Pour tous ceux qui croient en la vocation portuaire et  maritime de Nantes, c’est un véritable coup de massue, auquel on a peine à croire !

S’il est une chose qui paraissait bien établie en ce qui concerne le franchissement du bras de la Madeleine, c’est bien le rejet d’un pont bas entre l’ile de Nantes et le Bas-Chantenay. Aussi bien les urbanistes de l’ile, Alexandre Chemetoff et Marcel Smets, que les responsables politiques, Jean-Marc Ayrault en premier, ont clairement affirmé, qu’un pont bas, aspirateur à voitures et destructeur du seul espace de contact entre le cœur de ville et le port, était fermement exclu des hypothèses de Nantes Métropole. Le choix du Navibus, la construction du quai pour le Belem, la barge flottante - même si elle est contestée par certains – tout cela consolidait bien le potentiel d’un espace portuaire et maritime où, pour reprendre la formule de la dernière plaquette «  Nantes, aujourd’hui et demain » pouvait s’exprimer «  L’originalité du territoire : l’audace, l’imagination, la créativité ».

Sur ces critères, le projet de Pont Transbordeur du XXIè siècle, s’est progressivement imposé dans le débat public. Comme un franchissement polyvalent et maritime qui tout en laissant circuler les bateaux, peut accueillir, voitures, cyclos, piétons, Busway ou tramway : il est validé pour cela. Comme fantastique belvédère urbain, avec la rue aérienne à 60 mètres au-dessus du fleuve. Le succès du Nid au sommet de la tour Bretagne montre clairement l’attractivité d’un tel lieu, pour apprécier «  La forme d’une ville ». Comme signature de Nantes, vitrine technologique, touristique  et culturelle du savoir faire nantais. Le Monument qui manque à Nantes.

Alors on objecte, selon l’article, son coût «  beaucoup trop cher » (entre 80 et 100 millions d’euros). C’est oublier que cette somme est le total du franchissement proprement dit – la fonction pont – qui, de 40 à 60 millions, est en fait moins cher qu’un pont fixe avec tous les déménagements qu’il entraînera, et beaucoup plus polyvalent. Et l’ouvrage touristique, de 0 à 40 millions d’euros, selon la capacité de la rue aérienne. Cette partie de l’ouvrage, dont le financement peut-être ouvert, générera des retombées économiques substantielles et plusieurs centaines d’emplois directs ou indirects. Le retour sur investissement peut se faire sur 15 ou 20 ans.

L’autre objection rapportée, concerne l’inconvénient de «  ne pas s’accorder à la cadence de la circulation et d’entraîner une rupture des flux ». Là aussi ouvrons le débat : La nacelle a la même vitesse qu’un tramway et les mêmes temps de chargement et déchargement des passagers avec 6000 passagers/heure. S’il s’agit  de véhicules, la chaussée centrale de la nacelle, selon sa taille, peut accueillir de 200 à 500 véhicules /heure par sens. La nacelle au niveau du quai, absorbe les véhicules beaucoup plus vite qu’un bac, dès que le feu passe au vert.

source NPPi - P.Poirier
Le choix est donc entre un pont bas comme on peut en construire n’importe où sur la Loire fluviale - équivalent à un « comblement » de triste mémoire  d’une partie du bras de la Madeleine - et un Pont Transbordeur nouvelle génération, réalisable dans les 5 ans, répondant de façon souple et évolutive aux besoins de l’ile de Nantes tout en garantissant l’ouverture maritime et symbolique de la Loire. Que le débat s’engage enfin !

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6 février 2013

Philippe Toulemonde n°2 de Ouest-France devant l'OMUP

Philippe Toulemonde n° 2 de'Ouest-France était l'invité de l'Observatoire des médias de L'UP de Nantes, sur le thème Ouest-France : menaces et opportunités dans un monde chahuté. Extraits
LES MENACES :
-        Une stagnation de la diffusion, dans un marché français qui baisse globalement, aussi bien pour la presse quotidienne nationale (PQN) que pour la presse quotidienne régionale (PQR) ou la presse magazine
-        Faible possibilité d’augmenter le prix de vente du quotidien
-        Une augmentation continue des charges fixes
-        Une baisse des recettes publicitaires (le CA de OF provient à 32 % de la publicité)
Ce dernier point est surtout apparu depuis la crise économique, avec notamment une perte de 41 M€ de recettes publicitaires pour le groupe OF. Cette baisse est d’autant plus sensible pour OF que le marché des annonceurs est essentiellement local avec des budgets réduits.
 
LES OPPORTUNITES :
-        Elargir la diffusion de l’information au-delà des frontières géographiques historiques
-    nrichir l’information par le son et l’image
-        Développer l’interaction avec les citoyens (Infolocale)
-        Réduire les coûts grâce au site internet (400 000 visiteurs/jour, dont la moitié en dehors de l’Ouest de la France)

LA STRATEGIE
-        Poursuivre les efforts sur le quotidien OF par une plus grande proximité locale
-        Développer les audiences digitales
-        Augmenter les recettes publicitaires autour de la MARQUE Ouest-France, 1er quotidien français (guides, numéros spéciaux, suppléments ….)
-        Mutualiser les initiatives du Groupe
-        Développer les partenariats (par ex. portage des quotidiens nationaux par les porteurs OF)

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24 janvier 2013

Philippe Toulemonde n° 2 de Ouest-France à l'Observatoire des médias

C'est notre invité du 25 janvier à l'OMUP ( Observatoire des médias de l'université permanente). Présentation dans Ouest-France de ce matin 24 janvier.


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21 décembre 2012

Illuminations de Nantes tristounettes


Vue nocturne du sommet de la tour Bretagne.

A propos d'un billet paru dans Ouest-France, ,j'ai adressé au journal, cette proposition :

Illuminations : une cascade de lumière sur la tour Bretagne ?


Yves Aumont a raison de souligner dans son billet de ce jour, que les guirlandes nantaises ne sont pas vraiment brillantes. Ce n’est certes pas le couvre-feu, mais il y a un côté « service minimum » qui n’est pas enthousiasmant. Sans remettre en cause le plan lumière, osons deux suggestions pour donner à notre agglomération à Noël 2013 ou 2014, une troisième dimension dans l’illumination de la ville. C’est possible en utilisant pleinement nos deux grands édifices verticaux visibles de toute l’agglomération : la tour Bretagne et le relais télé de la Louée.
La tour Bretagne – 144 mètres - pourrait être revêtue d’une cascade de lumière qui lui enlèverait pendant quelque temps, son aspect austère et contesté dans le paysage urbain. Quant à l’antenne de la Louée à Haute-Goulaine haute de 155 mètres, avec ses longs et amples câbles de tous côtés, pourquoi ne pas les garnir de guirlandes scintillantes ou non, et la transformer ainsi en éphémère et immense sapin de Noël de Nantes Métropole ?
Publié dans le forum Ouest-France Nantes le 26 décembre 2012

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1 novembre 2012

L'Observatoire des dans Ouest-France

Ouest-France Nantes a publié hier 31 octobre un article sur les dix ans de l'Observatoire des médias de l'université permanente ( OMUP) et diffusé également notre programme de conférences débats 2012-2013 :


François de Closets et Nicolas Demorand occupent une bonne place, mais la cousine de François Hollande - Hélène Pilichowski,qui ne fait pas dans la révérence - vient ensuite avec un sujet pleinement d'actualité.

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31 octobre 2012

JMA, la faute de la presse nantaise

Jean-Marc Ayrault est une nouvelle fois dans l'oeil du cyclone médiatique, cette fois-ci en raison de ses propos sur les 35 h dans Le Parisien. Ce baptême du feu qui risque de l'épuiser n'aurait pas cette ampleur si dans son pré carré nantais, la presse locale n'avait pas depuis des années, été davantage dans la complaisance, voire parfois la connivence, plutôt que dans l'appréciation objective. Sans doute la longévité au pouvoir, les pressions diverses, et l'espace géographique limité, contraignent fortement les journalistes qui veulent continuer à avoir accès aux sources. Je note aussi que dans la presse écrite, Presse Océan met un point d'honneur à ne pas passer sous silence, certaines informations qui peuvent déplaire dans les instances de décisions, alors que dans le même temps, Ouest France, sur les sujets sensibles les "péchés" par omission, sont plus fréquents. Globalement JMA a, à Nantes - comme les autres pouvoirs politiques - une presse confortable qui lui convient tout à fait. Alors évidemment la lessiveuse parisienne, qui a bien fonctionné pour Sarkozy, constitue un drôle de changement pour l'ex premier nantais.

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23 octobre 2012

OGM : Séralini meilleur communicant que scientifique

Hier, le Haut Conseil des biotechnologies ( HCB) et l'Agence de sécurité sanitaire française ( Anses) ont réfuté les conclusions de l'étude menée par Gilles-Eric Séralini sur la nocivité du maïs transgénique NK 603, estimant ses conclusions" insuffisamment soutenues".
Je me souviens très bien de l'extraordinaire campagne médiatique - avec tumeurs cancéreuses de rats en gros plans - qui avait accompagné la sortie de cette étude. Tous les journaux en avaient fait leur Une, et le journal de France 2 en faisait son ouverture et traitait - favorablement à l'étude - cette question, pendant au moins 10 minutes. J'ai regardé, hier soir, dans ce même JT, la place consacrée à l'information scientifique du HCB et de l'Ansee : exactement 18 secondes en fin de journal, sans image, à 20.30 ...
(A contrario, Ouest-France en fait un titre de 1ère page)
Voilà un très bel exemple des dérives des grands médias, que l'on devrait étudier dans toutes les écoles de journalisme.

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21 avril 2012

Argent public: ça voyage !

Ouest-France, bon relai des collectivités locales, nous apprend dans son édition du 19 avril, qu'une délégation de 18 personnes conduite par le président de région Jacques Auxiette, se rendra au " sommet de la terre " à Rio du 19 au 22 juin prochain. Bien entendu dans cette délégation il y aura " cinq lycéens et apprentis engagés dans des actions éco-responsables dans leurs établissements". Et sans doute un journaliste de Ouest-France - qui paiera son voyage ? - pour produire quelques papiers montrant tout l'intérêt de ces voyages, à nos frais, et à la justification douteuse. Cela intervient quelques jours après plusieurs papiers d'Yves Aumont dans Ouest-France Nantes ( 14/15 et 20 avril) en direct du Mexique ( OF a payé le voyage ?)ou est arrivé la "Solidaire du chocolat" course à la voile de Nantes St Nazaire à Yucatan au Mexique. Course qui n'a vu la participation de 11 bateaux...Apparemment la caravane était plus importante que la course, car ainsi que l'indique l'article, à l'initiative du Conseil Général cette fois, " 18 collégiens de St Brévin et 10 stagiaires en insertion ont fait le voyage. Plus qu'un séjour au Mexique, une manière solidaire de passer le cap". Dans cette aventure tout est solidaire : les jeunes reporters sont solidaires, la course est solidaire, bien entendu, et certainement toutes la délégation d'accompagnants, solidaires à nos frais, pour un projet qui paraît relever davantage du voyage d'agrément que d'une nécessité pédagogique forte. Mais comme la presse est là pour " faire passer la pilule" ce ne peut être que des vieux grincheux de mon espèce qui critiquent tous ces voyages lointains au nom du sauvetage de la terre et de la solidarité internationale. Chaque collectivité territoriale ayant désormais son service - voire plus - des relations internationales. Quel est le bilan carbone et le bilan financier de tous ces voyages ? Peut être qu'avec Open Data on aura accès à ces informations ( Rêvons !)

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11 décembre 2011

Alain Rémond - Verbatim de sa conférence


Verbatim des conférences et rencontres avec Alain Rémond le 2 décembre 2011 dans le cadre de l'OMUP


L’enfance, la vocation, les débuts, le cinéma et la télévision :
« Quand j’étais enfant, je voulais être gendarme ou pape »
« Je suis né dans une famille de grands lecteurs »
« J’ai été élevé au lait de Ouest-France »
« J’ai gardé ma boussole par mes origines » »
« Ma vocation de prêtre a été ma première expérience de liberté : a-t-on le droit de dire non, quand on ne cesse de vous dire que vous avez la vocation, c'est-à-dire que vous êtes appelé ? J’ai choisi la liberté»
Début dans la critiques de films : “ j’étais dingue de cinéma” “ C’est un petit milieu, qui vit au rythme de trois films par jour, qui se parle et où se dégage souvent une opinion dominante”
« Dans mes premières chroniques « Mon Œil » dans Télérama en 1981, j’avais deux maîtres : François Mauriac, Maurice Clavel. J’ai vite compris que l’imitation était une impasse »
« Je ne pense plus rien de la télé !»

L’éthique, le journalisme, les médias
« La liberté, c’est écrire des choses qui vont déplaire à vos amis »
« Je n’avais jamais pensé au journalisme et j’ai pourtant une vie dans les médias et l’écriture qui me donne pleinement satisfaction »
Conseils à des jeunes qui veulent s’orienter vers le journalisme :
- Aimer écrire
-Acquérir la meilleure culture générale possible: Histoire, Sciences…
-être curieux, et s’intéresser aux autres
-bouger beaucoup”

“ En matière de medias, la technique induit le contenu”
« La dérision devient une religion »
L’éthique journalistique :
S’inspirer du New York Times “ Publier toute les nouvelles qui sont dignes d’être imprimées” et de leur système de shakers c’est à dire de contrôleurs de toutes les informations publiées. Avoir conscience de sa responsabilité morale à l’image de La Croix “ refuser le sensationnel et l’intrusion dans la vie privée “

L’écriture, la chronique de Marianne et le billet quotidien dans La Croix
« Chroniqueur : le meilleur métier de la presse »
« Dans la chronique, je découvre ce que je vais dire en écrivant »
« Le plaisir de la chronique : je peux parler de tout comme à la télé »
« Ecrire c’est ce qui permet de comprendre ce que l’on veut dire »
« On sort différent de l’écriture d’un livre »
« J’ai la même liberté en écrivant dans Marianne et dans La Croix : je me sens parfaitement sur mes deux jambes »
La chronique de Marianne c’est 5 500 signes – cette longueur je l’ai totalement intégrée dans mon inconscient – à produire pour le mercredi soir 19 h. Le billet de La Croix c’est 1095 signes quotidiens pour l’échéance de 13 h”
“ Il y a un côté physique dans l’écriture que je pratique toujours à la main, reliée directement avec le cerveau!”
L’inspiration : « Le matin, pendant que le thé infuse, les infos diffusent » Pour les billets de nombreux lecteurs m’adressent des notices, des modes d’emploi, des courriers des administrations, banques, assurances, etc…
« J’ai beaucoup écrit sur les cintres »

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