Du sable dans la Machine de l'Ile
Libellés : Arbre aux hérons, Machines de l'Ile
Les médias, l'actualité sous toutes ses formes et quelques haikus.
Médiacités par son édition de Lille attire l'attention sur la situation d'échec du dragon de Calais, création des Machines de l'ile. Une préfiguration de ce qui nous attend si Nantes Métropole valide l'Arbre aux Hérons futur gouffre financier.
Libellés : Arbres aux hérons, Dragon de Calais, Machines de l'Ile, Nantes Métropole
Libellés : Arbre aux hérons, Collectif Chantenay ( CCC), Jean-Luc Bourgoin, Johanna Rolland, Le Banian, Machines de l'Ile, Sven Jelure
Que ce soit sur son blog " La méforme d'une ville" ou sur Nantes Plus, Sven Jelure donnent toujours des infos documentées sur la vie municipale nantaise, comme cette chronique
Approche-t-on d’un moment décisif dans le dossier de l’Arbre aux Hérons, qui remonte quand même à 2007 ? Deux nouvelles péripéties pourraient faire office de feu orange plutôt que de feu vert…
Voici plus de trois ans et demi, le conseil métropolitain a confié à Nantes Métropole Aménagement des études destinées à « finaliser la faisabilité de l’Arbre aux Hérons ». Puis, pour finaliser la finalisation, le 4 octobre 2019, il a voté encore 1,5 million d’euros H.T. de « complément d’études », dont le résultat devait être « restitué » en juin dernier.
Par la même occasion, il avait décidé d’octroyer 2 880 000 euros HT de rab’ à la Compagnie La Machine (ou au groupement Pierre Orefice – François Delarozière – La Machine : le P.V. du conseil métropolitain n’est pas clair sur ce point) afin de construire un Héron « pour réaliser des tests de vols ».
Coup sur coup, Nantes Métropole vient de publier encore deux avis de marchés publics portant l’un sur un « marché de contrôle technique pour la construction d’un grand héron », l’autre sur une « mission d’assistance et d’expertise juridique pour l’opération Arbre aux Hérons ». Le premier n’est pas chiffré, le second pourrait s’élever à 80 000 euros H.T. – soit plusieurs centaines d’heures d’avocat.
La multiplication des études a un petit côté « ceinture et bretelles ». Nantes Métropole dispose de ses propres juristes. Le recours préventif et massif à des avocats donne à penser qu’elle ne se sent pas trop à l’aise face à ce dossier où, en arguant de la propriété intellectuelle, elle a multiplié les exceptions aux règles de la commande publique.
Héron solitaire
Cependant, le marché de contrôle technique entrouvre aussi une porte de sortie. Les rallonges du 4 octobre 2019 étaient explicitement imputées au poste budgétaire « Arbre aux Hérons – Études ». Le contrôle technique ne se limite plus aux études. L’appel d’offres porte sur une « attraction destinée à accueillir 15 à 20 passagers ». Il spécifie que la mission englobera un « contrôle technique initial des matériels neufs ».
Cette opération prévue par l’arrêté du 12 mars 2009 sur la sécurité des manèges doit être effectuée « lors de la première mise en service et avant l’ouverture au public des matériels ». C’est-à-dire que Nantes Métropole se ménage la possibilité de mettre en service ce héron solitaire comme une attraction à part entière – en principe à l’été 2021.Quid de l’Arbre ensuite ? Eh bien, on verra…
Sven Jelure
P.S. Au même moment, Le Voyage à Nantes, lui aussi familier du tango entre commande publique et propriété intellectuelle, recrute un juriste chargé de veiller à la régularité de ses achats. Les grands esprits se rencontrent.
Libellés : Arbres aux hérons, Machines de l'Ile, Nantes Métropole, Nantes plus, Sven Jelure
Libellés : Arbre aux hérons, Arbres aux Pigeons, Delarozière, Machines de l'Ile, Oréfice, Ouest-France
Libellés : Arbre aux hérons, David Martineau, Jean Blaise, Le Banian, Machines de l'Ile, Oréfice, Sven Jelure
Libellés : 10 ans, Arbre aux hérons, Carrière Miséry, Machines de l'Ile, Ouest France
Libellés : Arbre aux hérons, budget, Machines de l'Ile, Presse Ocean