7 novembre 2021

De Anne Hidalgo à Anne de Bretagne

23 octobre 2021

Hidalgo comme Johanna : La novlangue en pire

 Le Canard enchaîné* de cette semaine rapporte les propos d'Anne Hidalgo dans le Figaro (16/10) sur Paris. Un magnifique exemple de déconstruction du vocabulaire qui est hélas souvent en oeuvre dans notre bonne cité nantaise et même jusqu'à Vertou ( l'ile à manger pour l'aire de pique-nique du parc de la Sèvre...).

*Nous recevrons son ancien rédacteur en chef Louis-Marie Horeau le 19 novembre dans le cadre de l'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes.



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15 juillet 2021

Le Banian aux millions ne fait pas l'unanimité - Revue de presse


Il y a beaucoup à dire sur cette nouvelle étape du projet, présentée vendredi dernier par J. Rolland.
  • Le projet “artistique” lui-même a bien évolué. L’Arbre est devenu un Banian des tropiques en raison du grand nombre d’étais nécessaires pour soutenir et sécuriser la structure et ses 1 000 tonnes métalliques auxquels s’ajouteront 135 tonnes de terre pour végétaliser tout cela. Il faut rendre hommage aux communicants qui, pour les dossiers de presse,  sortent des illustrations où l’on ne voit que du vert ! Quelle  tromperie ! De là à dire comme certains laudateurs non désintéressés, que ce sera la Tour Eiffel de Nantes ...
  • Sur les aspects financiers, le projet est toujours aussi opaque. Comment arrive-t-on à 52,4 millions hors taxes ? les 35 millions l’étaient-ils (HT) ? Comme l’indique le collectif La commune de Chantenay (cf. extrait presse) “ En cinq ans, ce projet, bien que non voté, ni même discuté dans son principe, non financé dans sa globalité, n’a cessé d’avancer et de se construire dans la plus grande opacité, millions d’euros publics après millions d’euros publics, insidieusement votés par  fragment pour des “études” par le conseil métropolitain”. Le chiffre de 70 millions d’euros révélé il y a quelques mois par La Lettre à Lulu, d’après une étude confidentielle aux mains de la municipalité nantaise, est-il plus inexacte que celui avancé aujourd’hui ?
  • La répartition en trois tiers du financement laisse en toute hypothèse deux tiers à la charge du contribuable via son identifiant fiscal local, départemental, régional et national ( + l’Europe). Le peu d’appétence des partenaires privés pour le troisième tiers est bien montré (La présence de Vinci n’est pas étonnante après la part énorme que le constructeur vient d’obtenir dans le marché du futur CHU). Le contribuable complètera !
  • Ce qui est décourageant dans cette affaire c’est le système de décision de Nantes Métropole. Les décisions sont aux mains de la majorité nantaise qui tient ( presque) tous les maires de l’agglo par le financement de leurs projets locaux.  Seuls les minoritaires nantais sont nettement contre. Les Verts le sont aussi, mais iront-ils à la rupture pour l’Arbre ? Je ne le crois pas. Pour le moment ils réclament une consultation populaire. Participeront-ils à la manif prévue fin septembre par le collectif Chantenay ? (Cf. Extrait de Presse Océan du 15.07) Déjà J. Rolland argumente en disant que c’est peu de millions au regard de tout ceux engagés ou à engager pendant le mandat ...
Je note la forte opposition - solidement argumentée - du Collectif de la Commune de Chantenay ( CCC) et la pertinence des observations du blogueur Sven Jelure sur les tractations entre les Machines de l'ile et JR. L'opposition s'organise.




 

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4 octobre 2020

Nantes l'automne, un goût de bouchon

10 septembre 2020

Arbres Vertou : un piège pour Amailland ?

 L'aménagement de la Chaussée des moines qui suscite une levée de boucliers ( près de 5 000 signatures d'opposants à l'abattage des arbres) est un projet " pluriel" qui associe Nantes Métropole, le Département et la ville de Vertou. Naturellement le maire de Vertou est considéré comme l'interlocuteur pour ce projet et c'est lui qui se sent concerné par les critiques adressées à cette première phase des travaux. Ces critiques sont nombreuses et justifiées : abattage des arbres occulté dans la phase de concertation, absence de vue d'ensemble sur le projet, indigence des documents d'information du public, faiblesse des argumentaires, etc.
L'ampleur de la contestation devrait faire apparaître un front uni  des porteurs du projet. Pour le moment c'est silence radio à la Métropole et au Département. La 1ère adjointe écolo de Nantes a juste souligné incidemment sur Radio France Loire Océan ce matin tout l'intérêt que présentaient les arbres...
A quelques mois des élections régionales et départementales de 2021 pour lesquelles Rodolphe Amailland est un leader possible de la droite départementale on peut supposer que les socialistes Johanna Rolland et Philippe Grosvalet ne vont se précipiter pour aider leur partenaire vertavien. D'autant que jusqu'à maintenant ils passent très bien au travers des gouttes et que personnes ne leur parlent des arbres et des pétitions. Un vrai test !

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10 novembre 2019

Le Vernoscope

Proposition N° 1 : Implanter à Nantes un musée des technologies du futur et de la mer. Un tel projet serait concevable dans le droit fil du Musée Jules Verne et pourrait en constituer une extension. Conservant l’esprit du plus glorieux des Nantais, il projetterait son œuvre dans le XXIème siècle. Sans trop insister sur le patrimoine et la construction navale (Saint-Nazaire restant complémentaire), il pourrait avoir l’ambition d’être le Futuroscope de la mer, traitant du vaste domaine qui peut englober aussi bien l’énergie, les biotechnologies, etc. Démarche authentiquement « vernienne » qui aurait sa place dans le port et complèterait les réalisations plus ludiques de la Prairie-au-Duc.

C'est une proposition présentée en 2010 devant le Conseil de Développement de Nantes Métropole par Yves Lainé membre devenu par la suite président des Transbordés, association porteuse du projet  de Transbordeur du XXIè siècle. Ce projet qui portait déjà le nom de Vernoscope ( marque déposée à l'IPI) a été repris dans les propositions que nous avons présentées à l'occasion du Grand Débat sur la Loire. Comme les autres propositions : Jardin " estufia fria" ( Chaud Froid) dans la carrière Miséry , volière Audubon dans le même lieu, quai d'accostage des paquebots et bien sûr le Transbordeur (cf., http://www.lestransbordes.org/) elles n'avaient pas été retenues ni même vraiment discutées.

D'où la satisfaction de voir dans la presse cette semaine, Johanna Rolland proposer pour le prochain mandat de transformer le fameux bâtiment historique Cap 44 bleu et blanc, en bordure de la carrière Miséry, en " musée" qui engloberait le musée Jules Verne actuel et intégrerait des éléments très semblables à ceux que nous présentions en 2010. Tant mieux ! Les bonnes idées doivent être largement partagées. Il faudra passer aux actes en n'écartant pas ceux qui les ont semées.



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21 septembre 2019

Confiance médias en baisse - les élus nantais voyagent

§ - L'institut IPSOS a réalisé en septembre  un sondage sur la confiance des Français dans leurs institutions au sens large : gouvernement, entreprises, partis politiques, police, ...et les médias.
Le top 3 de la confiance va aux PME en premier 81 % ( 80 l'an dernier), devant les maires 70¨(68)et les grandes entreprises 40% (34). Le top 3 de la défiance va aux députés 25% ( 26 en 2018) suivis par les médias 23% contre 30% l'an dernier soit une forte baisse qui a peu suscité de commentaires dans la presse. Ils laissent la dernière place aux  partis politiques 10 (10).
§ - Médiacités Nantes s'est intéressé aux frais de voyages des élus nantais de la majorité au cours du mandat débuté en 2014 ; 5 ans de voyages, l'équivalent de 20 tours du monde et des dépenses en hausse. Cela ne concerne que les dépenses imputées au budget de la ville de Nantes et non les déplacements effectués au titre de la Métropole que l'on serait curieux de connaitre. En attendant il est relevé que pour aller à St Herblain 7 kms les frais sont remboursés ( Ticket Tan ou vélo ?) tout comme le Nantes Tokyo ( 20 000 kms). Les adjoints aux relations internationales ainsi qu'à la francophonie sont les plus gros consommateurs de kms et de carbone et Johanna Rolland - grosse consommatrice de voyages à Paris - la plus budgétivore avec quelques pointes qui ont retenu l'attention comme ces 3 nuits d'hotels facturées 1766 € ( mauvaise gestion des calendriers dit-on...).
On relève aussi le petit plaisir que s'offrent les élus communistes en septembre chaque année lors du week end de la fête de l'Huma, qui correspond judicieusement au calendrier d'un  "salon" destiné aux élus. Il doit laisser un peu de temps libre.

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27 février 2019

Pascal Bolo, Johanna Rolland : désaccord sur Yellopark ?

Pascal Bolo 1er adjoint à Nantes n'apprécie pas l'abandon  du projet de grand stade Yellopark de Waldemar Kita. Il l'a fait savoir dans la presse locale et annonce sur twitter un interview dans l"Equipe demain où " il persiste et signe " sur " une occasion manquée".
Cet abandon est le résultat de la décision de Johanna Rolland qui a pris prétexte de l'ouverture d'une enquête fiscale sur le président du FC Nantes, pour mettre fin aux engagements pris par Nantes Métropole pour la vente des terrains. Depuis le début, Johanna Rolland n'a cessé de rétrécir le projet : d'abord en récusant la tour prévue dans le projet immobilier, puis le projet immobilier lui même, puis en  refusant d'envisager la démolition de la Beaujoire , pour enfin tout renvoyer à la case départ. Il est clair qu'à gauche il y avait de fortes pressions pour aller dans ce sens et que le compagnonnage avec Waldermar Kita homme d'affaires "capitaliste" peu apprécié, était jugé par beaucoup trop risqué à un an des municipales.
Pascal Bolo semble vouloir faire entendre une musique légèrement différente. Peut être parce qu'il est sans doute l'un des seuls dans l'équipe municipale à mesurer l'impact populaire formidable du football, surtout à Nantes où ont été écrites quelques unes des plus belles pages du football français. Encore aujourd'hui faire venir près de 40 000 spectateurs un dimanche après-midi pour un Nantes Nimes, c'est quand même autre chose que les animations de la carrière Miséry ! Pascal Bolo n'est sans doute pas indifférent également à l'écho dans la presse mondiale de la disparition tragique du jeune 'Emiliano Sala il y a six semaines dans son vol de nuit au-dessus de la Manche. On peut aussi parler de Nantes en France et dans le monde sans l'aval des communicants omniprésents dans les sphères du pouvoirs.
J'ajouterai volontiers que Nantes devient la ville malchancheuse (abandon de NDDL) ou timorée ( ignorance du pont transbordeur et la Loire hier, rejet du nouveau stade aujourd'hui) futur CHU très contesté, etc. Bref, il y a trop de projets qui piétinent ou s'arrêtent pour que cela ne devienne pas un enjeu politique local.


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8 décembre 2017

Un grand mail sur la Loire ?

En suivant ce matin sur Télénantes, les débats du conseil communautaire, j'ai noté :
1- Sur les franchissements, Bertrand Affilé parle de " grand mail qui enjamberait la Loire" d'un "espace de franchissement". En réponse à une intervention de Julien Blainvel concernant le chiffre de 50 millions paru dans la presse, B.Affilé a, de fait, considéré que ce pourrait être l'ordre de grandeur du coût total, les études devant préciser les choses. Il a considéré que les piles actuelles d'Anne de Bretagne pourraient être utilisées, mais en se situant au niveau de la plate forme. Blainvel a aussi évoqué la nécessité de permettre la naviguation fluviale, ce qui n'a pas été repris parB. Affilé dans sa réponse. En d'autre termes, un pont " grand espace" pour le tramway, les autos, les vélos, mais pas pour les bateaux...Omission significative ?
Noté également l'enthousiasme de Johanna Rolland parlant in fine d'un projet "absolument passionnant, absolument majeur" !
Le premier projet structurant post Débat sur la Loire, est donc lancé.
2 - Dans l'après midi, le dossier du premier financement de l'Arbre aux Hérons a été expédié quasiment sans débat : l'heure de la digestion ?
Sur la démocratie locale : En mettant plusieurs dizaines de questions à l'ordre du jour, dont certaines essentielles - les franchissements, pt 6, ont été abordés à midi - on vise à réduire le plus possible les débats, et à épuiser les participants.
Télénantes fait le service minimum, mais c'est en direct, ce qui donne à voir la communication non verbale et les incidents...

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6 décembre 2017

Chéri j'ai rétréci la Loire...



" Chéri.e j'ai rétréci la Loire !" C'est le prochain titre de l'actualité des franchissements de la Loire, dont le premier acte va être posé vendredi 8 devant le conseil communautaire. Exit le pont Anne de Bretagne inesthétique et trop étroit. Place à une grande plateforme au niveau des berges qui elles-mêmes seront élargies. Bonjour les inondations !. La Loire rétrécie, voilà la solution. Sur quelle longueur ? sur quelle largeur ? Ce n'est pas dit, mais on semble vouloir y inclure la carrière Misery...
Une nouvelle fois - après le miroir d'eau rétrécie - on va chercher un modèle à Bordeaux, avec le pont Simone Veil dont les travaux viennent de débuter, pour un budget prévisionnel de 121 millions € (cf. Wikipédia). Et qui est un vrai barrage pour les bateaux. Prépare-t-on un bras de la Madeleine interdit aux voiliers et au Belem ? Cela y ressemble.
Les autres extraits de OF ( qui sort de sa torpeur) montrent que la contestation de la gouvernance des grands projets se fait de plus en plus entendre : "Johanna la cachottière" et des chantenaisiens insurgés contre " L'Arbre à pognons"...

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5 octobre 2017

De Rugy fait la leçon à Johanna Rolland

19 septembre 2017

La novlangue de Johanna R.

Le conseil de développement de Nantes Métro vient de publier une plaquette bienvenue sur " La Métropole : La nouvelle frontière démocratique" .Le constat est sans concession sur les nombreux domaines où Nantes est loin d'être exemplaire.
J'ai relevé cette extrait dans une des pages traitant de l'information des citoyens:
" C'est ainsi que dans la parole publique, le territoire devient forcément durable et apaisé, bienveillant, innovant, juste et solidaire, inclusif tout en étant mixte et polycentrique et surement...locavore. Il est aussi le lieu du vivre ensemble, des transitions en tous genres, des circuits courts, de la sobriété heureuse, des circulations douces et des courtes distances et fonctionne... en mode projet."
Le conseil revient sur bon nombre des propositions qu'il a émises pour la bonne efficacité du grand débat sur la Loire, et qui n'ont pas été concrétisées dans le sens souhaité, comme par exemple une assemblée délibérative tirée au sort, en même nombre que le conseil communautaire.
Dans le n° de Place Publique consacré à ce grand débat, j'avais fait part de mon appréciation sur le fameux triangle élus-services-citoyens, où les services sont rapidement dominants.

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20 avril 2017

Pétition

4 février 2016

Questions à Johanna Rolland

L'assemblée plénière du conseil de développement le 2 février a été l'occasion d'engager un débat avec  Johanna Rolland. La présidente de Nantes Métropole ne s'est pas dérobée, même si selon la formule " Elle avait d'autres engagements..." Bref, je n'ai pas repris intégralement la question qui suit car Yves Laîné président des Transbordés était intervenu avant moi, ne gardant que la dernière partie sur la Loire, le Grand débat et la démocratie. Nous ne pouvions passer à côté de cette - seule - rencontre intervenant, hélas, après les décisions.

Johanna Rolland devant le conseil de développement le 2 février

Les membres de cette assemblée connaissent mon engagement, avec d’autres, pour un pont transbordeur du XXI siècle avec une rue piétonne aérienne « un véritable  monument nantais ». Le Conseil de développement en a largement débattu. Ce projet de la société civile a bénéficié d’un soutien incontestable, non seulement dans la presse, mais à chaque fois qu’ il a été présenté en public. Dans le grand débat sur la Loire, c’est l’un des mots clés qui est revenu le plus souvent sur Internet.
En toute franchise, je dois vous dire que j’ai été profondément choqué par la manière dont l’hypothèse Transbordeur a été écartée par Nantes Métropole dans sa délibération du 15 décembre dernier. J’y étais. Une simple phrase pour dire «  qu’il a un impact limité au regard des besoins de franchissements… ». C’est court, non étayé, partiel, et en contradiction avec toutes les orientations nantaises de mobilité depuis de nombreuses années. C’est aussi en retrait par rapport aux propositions de la commission du débat, et le débat proprement dit (cf. Comité citoyen).
 Je ne veux pas me lancer dans des argumentaires techniques, ce n’est pas le moment, ni le lieu, et d’autres le font beaucoup mieux que moi.
Non, ce que je ne comprends pas, c’est comment vous avez pu placer ce Grand débat et la délibération du 15 décembre, sous le parrainage de Julien Gracq en parlant du « Port de notre imaginaire collectif » ? Avoir écrit que le Grand débat devait permettre, je cite, « de prendre des décisions stratégiques pour de grands projets d’avenir » ?  Que le Grand débat  devait marquer une vraie rupture avec le mode de gouvernance traditionnel.
Comme beaucoup j’ai mordu à l’hameçon, j’ai cru à une grande ambition, à de grands projets pour un mandat, et, au final, permettez-moi de reprendre la formule, «  Tout ça pour ça ! ».
Madame la présidente, comprenez-vous cette déception ? Ces interrogations ?
Est-ce inconcevable qu' un grand projet  ayant son origine dans la société civile, et non dans la technostructure, voit le jour à Nantes ?

 Johanna Roland ne s'est pas dérobée. Elle a voulu manifestement convaincre sur le fond des projets " un processus est en cours" et sur la méthode ou la gouvernance. En précisant que suite aux conclusions de la commission du débat, elle avait notamment organisé un séminaire de tous les services de Nantes métropole et au-delà, les organismes concernés, pour dégager les 30 propositions validées par le Conseil communautaire.
Ce souci de convaincre sur un ton courtois voire personnalisé par les racines vertaviennes ( quelqu'un m'a dit après " JMA aurait balayé tout ça en trois phrases !") m'a conforté dans l'idée que Nantes métropole a eu la main, et la dernière main, à tous les stades du Grand débat. Ce qui confirme tout à fait mon article paru dans le dernier n° de Place Publique Grand débat Loire, une co-production de Nantes métropole.
J'ajoute que plusieurs personnes m'ont dit avoir apprécié mon intervention.
Sinon dans les propos de JR en dehors de la novlangue agaçante ( " Vous vous en saisirez en liberté " " La ville des usages" " La métropole du commun"...), j'ai perçu que la culture resterait un axe majeur notamment dans l'espace public. Que les seuls grands chantiers serait la gare, le MIN, le CHU, et (?) NDDL. JR a conclu par un développement sur les transitions : est-ce à dire un mandat de transition ?

Pour moi reste une question : qui a vraiment le pouvoir à Nantes ? Le Grand débat sur la Loire était une belle opportunité de marquer le début de mandat par des choix de grande ampleur ( au-delà des navettes, des fêtes et des guinguettes...) et montrer que la nouvelle gouvernance avait un vrai contenu. 


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12 janvier 2016

La Loire et nous dans Place Publique

Le n° 55 de Place Publique qui revient sur le Grand débat de la Loire vient de sortir. J'ai apporté ma contribution critique sur la méthode adoptée - extrait à suivre.
On apprends dans la contribution de Paul Cloutour, responsable du Grand débat côté Nantes Métropole, que la directive de Johanna Rolland pour l'élargissement du thème, a eu comme conséquence de faire quasiment disparaître la problématique des franchissements de ce débat. Il aurait été honnête de le dire explicitement...
Intéressante contribution également de Franck Meynial journaliste à La Provence, sur l'historique et le cheminement du projet à Marseille, superbement illustrée

http://us9.campaign-archive2.com/?u=cbe290353b42de95cd5529cad&id=5aed0b1d7a&e=a2ad2aee3a

Extrait de ma contribution avec la conclusion :

http://polemiquevictor.blogspot.fr/2015/10/le-grand-debat-la-loire-et-nous-vu-de.html

...Je ne peux m’empêcher toutefois de penser que la Métropole a gardé la main dans toutes les phases des travaux, que l’équipe du projet n’était pas neutre,  qu’elle a soigneusement bordé toutes les étapes, et qu’à bien des égards, les préconisations avancées ne sont pas  susceptibles de proposer des alternatives fortes. Les élus, peuvent également se poser la question du résultat au regard de l’ampleur des moyens déployés (plus de 500 000 €).


     Pour élargir le champ, j’ajouterai une interrogation  sur les modalités de désignation des membres de la commission du débat. Il ne s’agit pas en l’occurrence de mettre en cause l’honnêteté, la sincérité et le souci du bien commun des personnes qui ont été sollicitées par les organisations politiques de Nantes métropole. En particulier, la  présidence de la commission attribuée au président du conseil de développement me paraît à tout point de vue incontestable, et a été reconnue comme telle, par tous. Mais la place prise par les organisations politiques dans la désignation des autres membres est-elle légitime ? Etre choisi comme membre de la commission du débat par un parti politique n’entraine-t-il pas un biais, conscient ou non, qui incite à favoriser les choix ou les orientations préconisés par cette organisation politique ?
Le poids politique est accentué par la désignation dans cette instance, de vice-présidents de Nantes métropole au nombre de trois, représentants de la majorité. Je n’ai pas d’éléments pour apprécier objectivement leurs contributions aux débats au sein de la commission. Je note  simplement que le rapport mentionne leur faible participation aux travaux de la commission, et qu’ils n’ont pas voulu être signataires du rapport final pour des raisons déontologiques évidentes.
Mais cette présence d’élus qui sont en quelque sorte les «  contrôleurs » ou pour le moins les rapporteurs de l’exécutif au sein de la commission du débat, n’est-elle pas en contradiction avec le souci de donner l’indépendance la plus large possible à cette instance de concertation ? N’est-elle pas une survivance du «  monde ancien » où le politique, fort de sa légitimité élective, voulait tout contrôler afin que son pouvoir soit le plus sécurisé possible ?

Dans le bilan qui devra être fait, à froid, après les décisions attendues, il restera, de mon point de vue, la nécessité d’instaurer  un vrai contrat de confiance avec tous les participants. Cela implique  une totale indépendance de la commission du débat sur le plan des moyens afin de ne pas être « à la remorque » de la métropole. Il reste donc des progrès à accomplir pour ajuster les outils d’un  débat ouvert et pluraliste, aux intentions affichées et voulues par l’exécutif. Dans l’immédiat, Il faudra aussi observer si le rendre compte et le suivi préconisés par la commission, seront effectivement mis en œuvre sans restriction.
Si l’on veut rechercher les améliorations possibles, les orientations proposées en avril 2014 par le Conseil de développement de Nantes métropole gardent leur pertinence. La question était clairement posée « Le pilotage du débat : pourquoi le confier obligatoirement à Nantes métropole ? » Et de préconiser, à la lumière de la Commission Nationale du Débat public (CNDP*) que la question «  du pilotage direct du débat par le maître d’ouvrage soit débattue dans le sens de l’autonomie de l’organisation ». De même en ce qui concerne la « commission locale du débat public autonome » la préoccupation de l’autonomie et la souplesse faisait partie des préoccupations majeures incluant la question de la présence des élus. Le souhait exprimé à cet égard, que Nantes métropole marque « son originalité et sa volonté de franchir une étape démocratique en proposant une commission vraiment autonome», n’a pas été, de mon point de vue, satisfait. Il faudra y revenir pour les prochains débats.
Il reste qu’au terme de ce grand débat, la marque de l’ouverture réelle à la société civile exprimée dans les intentions, serait qu’au terme des différentes étapes de propositions et décisions, soit retenu un projet fort, emblématique, largement soutenu, qui trouverait son origine dans la société civile, et non uniquement dans la technostructure métropolitaine. Mes engagements étant connus, Il est clair, qu’à mes yeux, c’est en matière de franchissements que cette décision est attendue. Un tel choix serait une véritable révolution dans le mode de gouvernance, parfaitement en phase avec les attentes du monde d’aujourd’hui. Une façon aussi pour Nantes d’innover et de reprendre l’initiative.



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24 décembre 2015

Choix de Loire, le syndrome Chenard

Sur les décisions, ou non décisions, du 15 décembre du Conseil communautaire de Nantes Métropole présidé par Johanna Rolland,  je pense que règne dans la gauche majoritaire à Nantes, le syndrome Chenard, du nom du maire socialiste, battu en 1983 par Michel Chauty. Il avait été largement reproché à Alain Chenard d'avoir vu - trop - grand pour Nantes ( Tramway, Stade de la Beaujoire, projet franchissement de la Loire par tunnel...) au détriment d'une politique plus proche des citoyens. Depuis, les annonces spectaculaires ont déserté le champ politique. Ce qui ne veut pas dire que rien n'est fait, mais il ne faut pas le claironner. Jean-Marc Ayrault a bien illustré cette stratégie. Dans cette optique le Grand débat aboutissant aux navettes, guinguettes, (et pâquerettes), ne marquera pas l'histoire locale...

Comme le dit un ami "Transbordé"

L'alchimie existe, c'est maintenant prouvé : Johanna Rolland a bien réussi à faire du plomb avec de l'or.

Un projet sans doute trop grand pour Nantes...


La "petite" nacelle de Bilbao

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16 décembre 2015

Nantes Métropole maltraite le pont Transbordeur

Le grand débat « la Loire et vous » trouvait son épilogue ce matin devant le conseil communautaire de Nantes métropole. On a beaucoup parlé des circulations vélos, des guinguettes, navibus, et tranports par barges. Fallait-il neuf mois de débat et 600 000 € de dépenses pour ces choix qui étaient déjà  largement dans les tuyaux.
Ce n’est qu’après 50 minutes de présentation et d’interventions  que le mot «  Pont Transbordeur » a été prononcé – il était manifestement attendu - par Blandine Krysmann, élue de l’opposition nantaise.  Elle a recadré les choses en rappelant qu’il y avait urgence à trouver des solutions de franchissements de la Loire vers l’ile de Nantes. Que l’élargissement du pont Anne de Bretagne dont le coût varie de 8 à 25 millions accentuera l’effet d’entonnoir et les bouchons sur le quai de la Fosse surtout si l’on y fait passer un tramway. 
A juste titre, elle a comparé le traitement par Johanna Rolland de l’Arbre aux hérons et du pont Transbordeur pour sa  dimension touristique, c'est-à-dire la rue aérienne. D’un côté une attention et des civilités marquées, de l’autre, une superbe ignorance, l’absence et le refus de tout contact. Pourtant la société civile, c’est nous…
C’est Bertrand Affilé maire de St Herblain qui a été chargé de répondre et de justifier la mise à l'écart du pont Transbordeur, la président de la Métropole  n’ajoutant pas un mot sur son attitude à notre égard.
En parlant « d’un coût de centaines de millions », ( Un lapsus ?) alors que les études menées situe le pont nacelle à 40 millions et la rue aérienne à 30 à 40 millions, soit un total pont Transbordeur autour de 80 millions €.
Autre raison «  Ne réponds pas au besoin de transport de véhicules et provoquerait des bouchons». Faut-il rappeler que Nantes métropole n’a jamais chiffré ses besoins, alors que nous avons toujours mis cartes sur table quant à la capacité du  PT.
A savoir, par heure et par sens : piétons  4 000, deux roues  1 000, voiture 240, Busway ou tramway 20. L’élargissement du pont Anne de Bretagne fera-t-il mieux ?
A titre de fleurs et couronnes, Bertrand Affilé a ajouté «  Si les porteurs du pont Transbordeur trouvent de quoi le financer, qu’ils le fassent ! ».
Une nouvelle étape pour les franchissements est renvoyée «  aux générations futures » ! Les emprises sont préservées…
Les trente propositions retenues par la Métropole ont été adoptées «  à une très grande majorité » par le conseil communautaire, seules les élus minoritaires nantais se sont abstenus.
Deux observations personnelles pour finir.
Johanna Rolland a débuté la présentation de la délibération en citant Julien Gracq parlant de Nantes et la Loire «  Port  de notre imaginaire collectif »*. Je cherche vainement le grand souffle d’imagination dans ce terne débat.
Quelques jours après les élections régionales et le choc qu’elles ont provoqué, j’ ai le sentiment d’avoir vécu en direct le grand décalage entre l’opinion et ses élus. Tout est verrouillé, entre soi, et anesthésié par la forme. « Méforme d’une ville » pour reprendre le titre d’un blogueur nantais.

*Citation de Julien Gracq
« Le pont transbordeur de Nantes était aussi inséparable de l'image du port que l'est la tour Eiffel de la perspective du Champ-de-Mars : il la cadrait parfaitement. Encore maintenant, ses jambages de colosse de Rhodes continuent, au fond de mon oeil, à réunir en pointillé le quai de la Fosse aux chantiers de l'île Beaulieu... » Julien Gracq dans La Forme d'une ville (1985).
16 décembre 2015

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15 décembre 2015

Nantes Métropole maltraite le pont Transbordeur

Le grand débat « la Loire et vous » trouvait son épilogue ce matin devant le conseil communautaire de Nantes métropole. On a beaucoup parlé des circulations vélos, des guinguettes, navibus, et tranports par barges. Fallait-il neuf mois de débat et 600 000 € de dépenses pour ces choix qui étaient déjà  largement dans les tuyaux.
Ce n’est qu’après 50 minutes de présentation et d’interventions  que le mot «  Pont Transbordeur » a été prononcé – il était manifestement attendu - par Blandine Krysmann, élue de l’opposition nantaise.  Elle a recadré les choses en rappelant qu’il y avait urgence à trouver des solutions de franchissements de la Loire vers l’ile de Nantes. Que l’élargissement du pont Anne de Bretagne dont le coût varie de 8 à 25 millions accentuera l’effet d’entonnoir et les bouchons sur le quai de la Fosse surtout si l’on y fait passer un tramway. 
A juste titre, elle a comparé le traitement par Johanna Rolland de l’Arbre aux hérons et du pont Transbordeur pour sa  dimension touristique, c'est-à-dire la rue aérienne. D’un côté une attention et des civilités marquées, de l’autre, une superbe ignorance, l’absence et le refus de tout contact. Pourtant la société civile, c’est nous…

C’est Bertrand Affilé maire de St Herblain qui a été chargé de répondre et de justifier la mise à l'écart du pont Transbordeur, la président de la Métropole  n’ajoutant pas un mot sur son attitude à notre égard.
En parlant « d’un coût de centaines de millions », ( Un lapsus ?) alors que les études menées situe le pont nacelle à 40 millions et la rue aérienne à 30 à 40 millions, soit un total pont Transbordeur autour de 80 millions €.
Autre raison «  Ne réponds pas au besoin de transport de véhicules et provoquerait des bouchons». Faut-il rappeler que Nantes métropole n’a jamais chiffré ses besoins, alors que nous avons toujours mis cartes sur table quant à la capacité du  PT.
A savoir, par heure et par sens : piétons  4 000, deux roues  1 000, voiture 240, Busway ou tramway 20. L’élargissement du pont Anne de Bretagne fera-t-il mieux ?
A titre de fleurs et couronnes, Bertrand Affilé a ajouté «  Si les porteurs du pont Transbordeur trouvent de quoi le financer, qu’ils le fassent ! ».
Une nouvelle étape pour les franchissements est renvoyée «  aux générations futures » ! Les emprises sont préservées…
Les trente propositions retenues par la Métropole ont été adoptées «  à une très grande majorité » par le conseil communautaire, seules les élus minoritaires nantais se sont abstenus.

Deux observations personnelles pour finir.
Johanna Rolland a débuté la présentation de la délibération en citant Julien Gracq parlant de Nantes et la Loire «  Port  de notre imaginaire collectif »*. Je cherche vainement le grand souffle d’imagination dans ce terne débat.
Quelques jours après les élections régionales et le choc qu’elles ont provoqué, j’ ai le sentiment d’avoir vécu en direct le grand décalage entre l’opinion et ses élus. Tout est verrouillé, entre soi, et anesthésié par la forme. « Méforme d’une ville » pour reprendre le titre d’un blogueur nantais.

*Citation de Julien Gracq
« Le pont transbordeur de Nantes était aussi inséparable de l'image du port que l'est la tour Eiffel de la perspective du Champ-de-Mars : il la cadrait parfaitement. Encore maintenant, ses jambages de colosse de Rhodes continuent, au fond de mon oeil, à réunir en pointillé le quai de la Fosse aux chantiers de l'île Beaulieu... » Julien Gracq dans La Forme d'une ville (1985).



15 décembre 2015



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14 décembre 2015

Transbordeur, florilège de déclarations



Après la réponse humiliante de Johanna Rolland au projet de pont Transbordeur ( je préfère garder l'espoir avec le OUI ),, j'ai repris quelques citations locales :
" Le pont Transbordeur ? une forme de magie mécanique de la ville" Jean Blaise
Dans la plaquette de présentation du Grand Débat La Loire et nous: 
" Nous avons besoin de leur créativité [des citoyens] et de leurs idées" "Nous pourrons prendre des décisions stratégiques pour de grands projets d'avenir..." Johanna Rolland
"L'hypothèse d'un pont Transbordeur n'est pas écartée ( notons la formulation !), Je crois à sa dimension touristique. Il faut voir la question en terme de déplacement"  JR 3 mars 2014

Jean-Marc Ayrault dans PO le 28 septmebre2012

"C'est tout à fait séduisant" disait JMA. Il est vrai que lui, avait reçu Pol Poirier, à la différence de Johanna Rolland.
Notons que JMA considérait qu'à l'automne 2012, le président de Nantes métropole aurait tous les éléments pour décider les franchissements : 3 ans déjà ! Et on parle de nouvelles études...



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9 décembre 2015

Transbordeur, un niet humiliant


La messe est dite pour Nantes métropole et Johanna Rolland. PO de ce 9 décembre nous en informe, les guinguettes, les fêtes, les loisirs nautiques, oui, le pont Transbordeur, NON.
Ce n'est pas vraiment une surprise. Depuis 7 ans que ce projet existe et s'affine, les élus de Nantes Métro ne s'y sont jamais intéressés. Johanna Rolland a toujours refusé de recevoir Pol Poirier l'architecte et Michel Virlogeux l'ingénieur ( père du viaduc de Millau), ne répondant jamais aux demandes. Pas un euro n'a été versé par l'agglo à Pol Poirier et sa société durement sollicitée, alors que l'on a dépensé plus de 500 000 € pour le grand débat, sans compter les multiples études pour contrecarrer le projet qui ont coûté des milliers d'euros. 
Le fantastique écho rencontré par le pont Transbordeur dans l'opinion, l'affluence considérable à toutes les réunions, l'intérêt marqué par le Conseil de développement, l'adhésion forte du comité citoyen du grand débat : pas un mot, pas la moindre reconnaissance à l'égard d'un vrai projet citoyen nantais : " Circulez, il n'y a rien à voir " !

On ne fait pas boire un cheval qui n'a pas soif" me disait mon premier prof d'économie...A partir de là, rien ne se fait. Surtout  pour rester dans les citations : 
" Je ne veux pas que l'on me dédaigne" dit André Malraux dans l'Espoir. Voilà ! comme militant de l'association des Transbordés, je me sens aujourd'hui dédaigné, méprisé, ostracisé, par un pouvoir qui ne peut admettre ce qui ne vient pas de ses rangs. 
Nous continuerons à nous battre pour ce projet, ce monument qui aura une renommée mondiale, "monument monde" comme l'on dit aujourd'hui, Nantes n'a pas vocation à rester sur une liste d'attente, à regarder Bordeaux et d'autres, nous distancer. Nous avons déjà manqué le rendez-vous de l'Euro 2016 de football, que nous suivrons à distance, dans six mois. Sans rêves et projets qui nous dépassent,  comment peut-on vouloir exercer le pouvoir ?



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