14 mars 2020

Monnières leçon de démocratie

A Monnières, près de Nantes, une leçon de démocratie participative

 PAR ANTONY TORZEC (MEDIACITÉS)
Dans le vignoble nantais, il existe une commune dont les méthodes ont largement de quoi inspirer. Bienvenue à Monnières, 2 200 habitants, pionnière d’une autre façon de faire de la politique locale.
La démocratie participative, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui la mettent en pratique. Benoît Couteau entre dans cette dernière catégorie. Maire de Monnières, dans le vignoble nantais, depuis 2014, ce consultant en RSE (responsabilité sociétale et environnementale) a fait de sa commune un laboratoire. « J’ai voulu mettre en œuvre mes engagements en matière de RSE au sein de la municipalité. Nous étions dans des fonctionnements trop “verticalisés”. Si vous voulez mettre l’organisation municipale au service de l’humain, de l’environnement et de l’économie, vous devez nécessairement remettre à plat la notion de gouvernance et donc d’abord la démocratie représentative »,

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6 février 2020

Municipales : Vous n'êtes pas concerné !

" Habitant de la Métropole nantaise où se décide presque tous les choix de ma vie quotidienne, je suis spectateur de la campagne électorale nanto-nantaise qui seule aborde ces choix. Un électeur sur deux de la métropole qui n'habite pas Nantes est dans ce cas. C'est une aberration démocratique. Quels élus proposent de faire évoluer le système pour que tous les électeurs de la Métropole votent au niveau de la métropole ?

C'est une des questions que j'ai posée à Médiacités Nantes qui sollicite volontiers ses lecteurs. Je crains de connaître la réponse, tant notre système électoral local est biaisé puisque des centaines de milliers d'électeurs ne peuvent s'exprimer sur les questions essentielles de leur vie quotidienne. Vous n'êtes citoyen que dans le cadre étroit de votre commune où il faut surtout valoriser les maires.. Qui n'a plus beaucoup de compétence. Qui n'a pas entendu de nombreuse fois " Ah mais c'est de la compétence de la Métropole ?"

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1 février 2020

Proust et les embouteillages nantais

Bidule_carre_512pxProust, le temps perdu et les embouteillages nantais

140 heures. Soit cinq jours et vingt heures. Soit le temps de lire l’intégralité d’À la recherche du temps perdu. Ou de regarder 124 épisodes de Games of Thrones… Voilà, entre autres comparaisons, à combien le fabricant de GPS Tom Tom estime le temps moyen perdu chaque année dans les bouchons par les automobilistes nantais. Un chiffre que la société évalue grâce aux données de ses utilisateurs et à partir duquel il dresse depuis quelques années un palmarès mondial des villes les plus embouteillées. A ce petit jeu, c’est Bangalore qui arrive en tête au niveau international et – sans surprise – Paris à l’échelle française. Et Nantes, dans tout ça ? Elle se classe au 165e rang mondial et 10e hexagonal.
Extrait du dernier numéro de Médiacités Nantes

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3 avril 2019

Médiacités Nantes et Benjamin Peyrel à l'OMUP


Compte rendu de la conférence débat de Benjamin PEYREL  le 29 mars 2019 :
Médiacités Nantes, l’investigation locale sur Internet


Benjamin Peyrel et Jean-Claude Charrier – amphi Kernéis 29 mars 2019

«  Renouer avec l’enquête et apporter du pluralisme »

Benjamin Peyrel  est l’un des journalistes de l’Express qui, en 2016 à l’arrivée de Patrick Drahi à la tête de l’hebdomadaire, a  pris la décision de faire jouer la clause de conscience. Avec six autres de ses confrères, ils ont  mis en  commun leurs indemnités de licenciement pour lancer Médiacités, hebdomadaire exclusivement sur Internet – pure player - et sur abonnement. D’abord implanté à Lille, puis à Lyon et Toulouse, il s’est installé à Nantes en septembre 2017.
«  Un contexte de perte de confiance, de superficialité, de connivence et d’autocensure» sont quelques unes des raisons qui ont justifié ce départ de l’Express. Parallèlement «  Nous avions une envie de réinventer, d’être des journalistes utiles, de renouer avec l’enquête et l’investigation, de répondre à une exigence démocratique au regard de la décentralisation et des métropoles ». D’où l’objectif de s’implanter dans les 10 plus grandes villes. Benjamin Peyrel met en avant le besoin « d’apporter du pluralisme » dans un contexte où les communicants ont pris une place dominante : au nombre de 50 000 aujourd’hui en France pour 35 000 journalistes. Médiacités se définie volontiers comme un contre pouvoir.
Concernant Nantes quatrième site d’implantation, Benjamin Peyrel note un certain essoufflement de la presse traditionnelle écrite qui à des niveaux divers perd régulièrement des lecteurs. Depuis un an et demi trente journalistes ont signé une enquête pour Médiacités et dix ont une collaboration très régulière. Une enquête comme celle sur les «  Start up nantaise, ton univers impitoyable » peut être étalée sur trois semaines et représente plusieurs mois de travail avec un très grand nombre d’entretiens. Tous les domaines peuvent être abordés : de « L’échec très discret du tram train Nantes Chateaubriant » au «  Machines de l’ile, ingénieuse mécanique à transformer l’argent public » en passant par « NDDL le risque d’un réaménagement vite fait, mal fait » ou « Nouveau stade : 4 questions et un enterrement » ou «  Nantes et le vélo : ce qui grippe dans le pédalier » mais aussi «  La carte exclusive des sols pollués de Nantes et de Loire Atlantique » «  Derrière le muguet, les petites mains du maraîchage nantais »  ou «  « Les dessous de la grève du périscolaire à Nantes », et bien d’autres dans tous les domaines, nantais, départementaux ou régionaux. Depuis cette année une rubrique «  Solutions » est apparue, pour l’info positive.
Une plate forme est à la disposition des lanceurs d’alerte et 150 signalements ont été effectués dans les 4 villes d’implantation. Par ailleurs pour répondre au souci d’animation de la vie démocratique, des débats et rencontres sont organisés ou sont en préparation à Lille, Lyon et Nantes.
Le modèle économique de Médiacités est celui de Médiapart  (qui a une participation de 5% dans le capital). Pour avoir accès aux enquêtes complètes, il faut payer 6,9 € par mois ou 59 € à l’année.
L’objectif fixé est d’abonner environ 2 000 lecteurs par ville. Avec actuellement 2 500 abonnés au total, l’objectif est ambitieux, mais le journal est jeune et l’implantation demande  du temps. Pour Benjamin Peyrel qui a répondu avec précision et disponibilité aux nombreuses questions des participants,  il y a un public pour une information de qualité  et «  L’investigation sans concession » qui est le slogan  retenu par Médiacités.
Jean-Claude Charrier

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15 février 2019

Démocratie "Canada Dry"


Abonné à Médiacités Nantes je partage l'avis de Benjamin Peyrel co-fondateur de Médiacités concernant la démocratie participative locale

Démocratie "Canada Dry"
Bonjour,
Cette semaine, alors que la France s’est lancée dans un « Grand débat national » suite à la crise des gilets jaunes, Mediacités s’est intéressé à la manière dont se pratique la démocratie participative au niveau local. A Nantes, en l’occurrence, ville souvent citée en exemple sur le sujet. Qu’en ressort-il ? Que « ces procédures donnent le change plus qu’elles ne changent la donne », comme le notait la politiste Cécile Blatrix, en 2007. La formule reste d’actualité tant elle pointe avec acuité les limites du dialogue tel qu’on le pratique dans notre pays depuis plusieurs décennies. De "conseils de quartiers" en "ateliers citoyens", de "consultations" en - petits ou grands - "débats", dans l’immense majorité des cas la montagne consultative accouche d’une souris politique.

Pourquoi ? Entre autres multiples raisons, parce que les citoyens sont le plus souvent appelés à dialoguer selon des procédures soigneusement balisées, sur des sujets sans risques ou, en tout cas, jamais susceptibles de remettre en cause le fond des politiques menées. Et ce quelle que soit la couleur politique de la collectivité. En caricaturant à peine, on leur laisse le soin de choisir le nom de la piscine ou la couleur d’un mur, tandis qu’élus et techniciens continuent de définir la politique sportive ou celle en faveur des quartiers.

En demandant, par exemple, aux Français dans quel type de dépenses publiques ils préfèrent tailler (l’Education, l’Environnement, la Défense, etc), sans leur permettre d’exprimer au préalable ce qu’ils pensent de cette politique d’austérité, le volet numérique du Grand débat national ne déroge pas à cette règle. Et participe, à l’échelle nationale, au développement de cette « médiocratie » participative que décrit dans nos colonnes Guy Lorant, ancien directeur de la communication de la ville de Nantes.

Notre pays, nos régions, nos villes méritent mieux que cette démocratie « Canada Dry », qui en a la couleur et l’odeur, mais dissimule très mal son arrière-goût amer de communication. Nous méritons mieux. D’autant que les pistes et propositions pour une véritable participation, un dialogue utile, constructif et efficace, existent. Vous en trouverez de nombreux exemples au fil des pages de notre dossier « Soigner la démocratie ». Bonne lecture et bon week-end.
 
 – Benjamin Peyrel, Journaliste, co-fondateur de Mediacités

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16 novembre 2018

Médiacités Nantes : Nantes Chateaubriant le fiasco

L'hebdo d'enquêtes et d'investigation Médiacités Nantes apporte cette semaine des éclairages et informations sur plusieurs sujets sensibles.
J'en extrais ce passage à propos de la ligne TER Nantes Chateaubriant


   "Un peu plus d'un an après notre enquête sur l'échec de la ligne reliant Nantes au Castelbriantais, le trafic voyageur n'a qu'à peine progressé. Sa transformation semble d'autant plus inéluctable qu'au nord l'amélioration de la liaison Nantes-Rennes presse et qu'au Sud, un tram va venir le concurrencer.
        la fréquentation demeure inquiétante : seulement 1977 voyages quotidiens, en moyenne, en 2017. Loin, très loin de l’objectif de 11 200 voyages fixé par la Région Pays-de-la-Loire lors de la réouverture de la ligne, il y a quatre ans et demi. Un peu plus d’an après notre première enquête, la santé du tram-train nantais demeure donc très préoccupante. 
 ...
   Vu la facture réglée par la Région pour sa construction (124 millions d’euros, pour un coût total de 268 millions ), la ligne mérite bien cela. D’autant que les interrogations qui planent sur son avenir se font de plus en plus pressantes. "   

Etre au bout de 4 années de fonctionnement à 18 % des objectifs, ça ressemble fort à un fiasco. L'hypothèse d'en faire un maillon d'une nouvelle ligne Nantes Rennes est plausible, mais il faudra encore ajouter plusieurs dizaines de millions d'euros.
A suivre   

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4 novembre 2018

Nantes: la sauce BOLO

La politique nantaise a la sauce Bolo: c'est le titre de l'excellente enquête d'Antony Torzec dans la dernière parution de Médiacités Nantes. Le début de cet article ci-dessous.


 Cumul des fonctions, des leviers de pouvoir et des saillies mordantes sur les réseaux sociaux... A 56 ans, Pascal Bolo, premier adjoint, vice-président de la métropole, conseiller départemental et président d'une myriade d'institutions est devenu l'homme clé de l'agglomération. Portrait d'un pilier des systèmes Ayrault et Rolland.

Adjoint au maire de Nantes chargé des finances, de l’évaluation des politiques publiques, du développement économique et de l’emploi ; vice-président de Nantes Métropole chargé des finances, de l’évaluation des politiques publiques, de l’emploi, du sport de haut niveau et des équipements sportifs d’intérêt communautaire ; conseiller départemental ; président de la Semitan (la société de transport public nantaise), du MIN (Marché d’Intérêt National de Nantes), de la Maison de l’Emploi, de la Mission Locale, de l’école de la 2ème chance, de l’association Trans-Cité (association nationale réunissant élus et techniciens du transport public), du CEEP France (le Centre Européen des Employeurs et entreprises fournissant des services Publics) ; membre des conseils d’administration ou d’orientation de NGE (SEM nantaise), de Nantes Métropole Développement (l’agence accompagnant les implantations d’entreprises), de la Samoa, de l’Auran (agence d’urbanisme), de l’Agence France Locale (un établissement de crédit spécialisé dans les prêts aux collectivités territoriales, installé à Lyon), de l’agence départementale de prévention spécialisée, etc, etc, etc.
Il est comme ça Pascal Bolo. A n’en juger que par les quelques lignes ci-dessus, l’homme aime les responsabilités, les leviers d’influence, le pouvoir. Et si cette litanie de titres est loin d’être exhaustive, elle en dit déjà suffisamment long sur l’emprise du personnage sur la vie publique nantaise. A 56 ans, dont près de 30 passés dans la politique, il est devenu « l’incontournable », un rouage central de la mécanique métropolitaine, un cumulard local omniprésent. Et il l’assume : « Je suis un bon ou un mauvais exemple, selon le point de vue d’où l’on se place, de cumul de fonctions et de mandats. Mais ces fonctions sont issues des délégations qui m’ont été données dans le cadre de mon mandat municipal et – accessoirement – départemental, justifie-t-il. Mais ce n’est pas un gâteau à se répartir. C’est d’abord du travail et des responsabilités. » Tellement de responsabilités qu’il avoue, goguenard, « je risque même d’en oublier certaines ». Bien vu ! Une semaine après notre entretien, ce SMS tombe : « Je vous avais dit que j’allais en oublier ! Trésorier de l’Auran ! Damned ! », suivi d’un émoticône « clin d’œil ». 
...     

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2 mars 2018

Vélo nantais, une petite reine bien dotée

Nous - Nantes Métropole - avons consacré 40 millions d'euros pour les déplacements en vélo de 2010 à 2014. Pour la période 2015/2020 ce sont 50 millions qui ont été votés pour renforcer et développer cette action. Soit près de 100 millions en 10 ans. Pourtant les résultats sont modestes. La part modale du vélo qui représentait 2% en 2002, n'a augmenté que d'un point depuis 15 ans pour se situer à 3% (en 1980 c'était 6 % avec les ouvriers et étudiants...). Malgré la modestie des résultats au regard des moyens qui y sont consacrés, les nouvelles ambitions sont spectaculaires : 12 % de déplacements en vélo en 2030 ! La difficulté est  d'inscrire cette ambition sur le terrain. Quand on regarde les villes qui ont une politique vélo efficace, on constate, par exemple à Strasbourg où la part du vélo est de 16 %, que le système de location de vélo à l'année est beaucoup plus performant que la location ponctuelle type Bicloo et Vélib. Il y a 6 000 locations à l'année à Strasbourg alors que Nantes n'est qu'à 500. C'est dit-on l'une des priorités du nouveau plan, acceptons-en l'augure, mais il y a du travail.
Chiffres extraits   d'une enquête récente très documentée de Médiacités Nantes
La politique pour le développement du vélo est une politique d'incitation où l'on ne répond pas en priorité à un besoin, mais on veut le susciter. Il faut alors avoir en tête la métaphore de l'économiste américain Samuelson " Il est plus facile d'empêcher de boire un cheval qui a soif, que de faire boire un cheval qui n'a pas soif !". Un exemple, " près de chez moi" où sur la voie dite de l'hameçon, sur un tronçon de 1,1 kms reliant 3 rond-points, qui porte le nom de l'ancien maire Luc Dejoie, on a construit en 2017 une piste cyclable de chaque côté. Coût de l'opération : près de 500 000 €. J'y passe tous les jours, la fréquentation des vélos est quasiment nulle. Le cheval n'a pas soif ! Un autre exemple de proximité avec la création d'un itinéraire cyclable de Nantes vers Clisson : le requalibrage de chemins dans les vignes coûte parfois très cher. Pour combien d'usagers ? En même temps, le département se déclare dépourvu quand il s'agit d'améliorer la qualité de certains itinéraires routiers mortifères comme la route Nantes Pornic, délaissée depuis des décennies...

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5 octobre 2017

De Rugy fait la leçon à Johanna Rolland

13 septembre 2017

Lancement de Mediacités Nantes

Lancement ce soir au Médiacampus, du premier numéro  de Mediacités Nantes, l' hebdomadaire d investigations sur Nantes.
Deux enquêtes signée l' une, d' Antony Torzec, sur The Bridge et l' autre, de Florence Pagneux sur les jeunes migrants  accueillis dans des familles Nantaises.
Beaucoup de monde dans une ambiance sympa.Bon vent !

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