17 avril 2011

Jérôme Bouvier et les médias





Vendredi 15 avril Jérôme Bouvier était l'invité de l'OUM - Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes, que j'anime - pour parler de sa mission de médiateur de Radio France, de l'animation des assises internationales du journalisme, qu'il a créé, et du journalisme en général et à la radio en particulier. Exposé bien structuré d'une vingtaine de minutes( son fil conducteur tenait sur une carte de visite !) passionnant, concret, qui a permis de nombreux échanges avec la salle, qui selon Jérôme Bouvier était bien représentative des cauditeurs de Radio France.
Illustrations

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3 avril 2011

Claude Sérillon : le nantais invité de l'OUM





1er avril ensoleillé à Nantes pour accueillir Claude Sérillon, invité de l'Observatoire universitaire des médias de l'université permanente. Conférence débat très ouverte, interactive, sur le rôle la responsabilité des journalistes et particulièrement des journalistes télé. Je reviendrais sur la conférence, mais je voulais d'emblée - on en a beaucoup parlé vendredi dernier - revenir sur le très beau texte, lucide, sans faux fuyants, publié par Claude Sérillon dans Le Monde en mai 1993 quelques jours après le suicide de Pierre Bérégovoy.
Extraits

JE ne suis pas innocent. Je suis journaliste depuis suffisamment de temps pour ne pas méconnaître la responsabilité collective.
Prenons au pied des lettres l'avertissement. Par une curieuse coïncidence, depuis peu d'années, des magistrats et des journalistes semblent se réunir pour animer l'actualité et se placer en redoutables arbitres de ce qui est bien, de ce qui est mal, de ce qu'il convient de dénoncer et de ce qu'il faut absolument penser. Travaillant en duettistes parfois, ils alimentent tout autant leurs dossiers d'instruction que leurs colonnes ou leurs minutes de comptes rendus radiotélévisés. Tous les deux également le font, du moins officiellement pour le service du public : les juges siègent au nom du peuple français, les journalistes sont là, rappellent-ils, pour contenter le droit naturel du public d'être informé. Tous les deux (mais surtout et de façon indiscutable les magistrats) n'ont rien ou presque rien à craindre. Quelle sanction, en effet, pour des journalistes qui, passant leur temps à s'auto-informer, provoquent, même involontairement, des drames, quelle sanction pour un juge qui se trompe, qui persiste dans l'erreur et laisse ainsi des femmes et des hommes en prison, mourir, parfois. Pour ces derniers, l'appréciation se fera en interne et, pour les premiers, la chimère d'un Conseil de l'ordre présente plus de dangers que d'intérêt.
Il est bien instructif de lire l'ouvrage réalisé sous la férule de Pierre Bourdieu relatant la misère du monde et donnant la parole à des Français, des gens simples des " gens de peu ". La machine médiatique (assurément plus celle de l'audiovisuel mais sans qu'il soit juste de dédouanner les quotidiens ou magazines de presse écrite quels qu'ils soient) ne s'en préoccupe guère puisqu'ils ne font pas partie du cercle. Les journalistes sont essentiellement voyeurs de leur monde, de celui qu'ils lisent sur d'autres supports, de celui qui leur est transmis par des satellites par d'autres journalistes. Il en résulte un vertigineux enchaînement interrompu quelquefois par une catastrophe, des flots de sang ou encore, au hasard, un cri humain perdu ! A l'intérieur de ce cercle, les hommes politiques, les activistes militants, les femmes et les hommes de pouvoir, prisonniers volontaires du spectacle public, puisqu'il n'y a apparemment pas d'autres moyens de faire savoir ce que l'on croit. Et comme leurs paroles ou leurs actes ne suffisent plus à faire monter l'audience, ils sont désormais désarmés face à des coalitions perverses d'hommes de presse et d'hommes de loi. Les obligations du marché alliées aux obsessions de l'indépendance. Mais de quelle indépendance s'agit-il ? En tout cas, pas celle de l'esprit ni celle de la connaissance. On craint qu'il ne soit question que de la protection de son corps professionnel ou de la rentabilité de son produit journalistique.
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Petit à petit (au bénéfice du doute), les journalistes se sont pris au jeu de l'exercice du contrôle des pouvoirs et se désignent avec une belle et redoutable assurance comme les pesons d'une balance où les hommes jugés n'ont d'autres ressources que le silence s'ils veulent au minimum survivre, au risque d'être définitivement pressentis délinquants voire criminels. On objectera non sans raison que la vie publique est dure, que les petits malins grouillent dans tous les camps, qu'il est nécessaire que la presse soit un contre-pouvoir. Mais au nom de quelle morale commerciale ou culturelle en est-on arrivé à jeter en pâture " aux chiens ", comme le dit le président de la République, mais plus généralement à l'opinion publique (cette catin, selon l'expression de Me Moro Giafferi, " qui n'a pas sa place dans une enceinte de justice "), qui n'en demande à vrai dire pas tant. Si nous avions un peu plus souvent la pertinence de la modestie, du respect d'un secret d'instruction (et se retrouvent là juges et journalistes complices du débordement), je gage que des tourments personnels comme ceux du jeune maire Yves Laurent (maire PS de Saint-Sébastien-sur-Loire), dont le nom fut cité dans l'affaire Trajer par plusieurs journaux et qui se donna la mort en septembre 91) et du vieux militant Pierre Bérégovoy auraient connu une autre fin.
C'est à chacun d'entre nous, porteur d'une carte de presse et, pardon d'y revenir pour ceux et celles qui y voient un outrage à la justice, aux magistrats d'y songer. Il ne suffira pas de hausser les épaules ou pis encore de dresser un partage entre les uns plus coupables que les autres pour quitter ces marécages. A proportion du nombre de personnes qui nous lisent ou nous regardent, les exigences sont terribles. Peut-être avons-nous cru que rendre compte d'une information pouvait aisément flirter avec un système fondé sur des photocopies, des on-dit, des rapports dérobés. Je ne crois pas que nous ayons pour fonction de séparer le bon grain de l'ivraie. Notre emploi n'est pas au-dessus des autres. Il ne saurait y avoir des journalistes (des juges) et puis le reste du peuple auquel on montre, comme à la foire, ses élus. Juger, c'est déjà ne pas comprendre, m'en souvient-il. Et si nous reprenions tout simplement un travail d'explication, sans chercher à plaire ou à déplaire, à faire ou à défaire, à détruire ou à donner des conseils, en respectant une hiérarchie d'information ? C'est-à-dire en éclairant des événements qui n'ont pas tous la même importance mais qui, mis les uns àcôté des autres, donnent aux citoyens toutes les capacités, pour eux et pour eux seulement, d'apprécier la vie des hommes, petits ou grands, qui leur ressemblent.
SERILLON CLAUDE
+ Photos de Claude Sérillon à Nantes

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17 février 2011

Michela Marzano invitée de l'OUMédias




Vendredi 4 février nous recevions Michela Marzano. Présentation de la conférence et échos photos et vidéos
« Le manque de confiance dans les médias » par Michela Marzano, philosophe, invitée de l’Observatoire universitaire des médias de Nantes le vendredi 11 février au CCO
Dans un essai magistral paru en octobre 2010 Le contrat de défiance aux Editions Grasset, Michela Marzano, philosophe, professeur des universités (Paris-Descartes), montre que sans la confiance entre les individus, c’est toute notre société qui s’écroule. Les médias ne sont pas à l’écart de cette crise de confiance. Chaque année la grande enquête Sofres/ La Croix sur les médias montre que face à un besoin élevé d’information des citoyens à l’égard des grand supports de presse et des journalistes, les cotes de confiance sont loin d’être satisfaisantes dans tous les domaines. Ainsi plus de 60 % de Français considèrent que les journalistes ne sont pas indépendants des partis et du pouvoir politique ou du pouvoir économique, et 49 % des téléspectateurs mettent en doute la crédibilité de l’information télévisée.
C’est sur ce thème du manque de confiance dans les médias que l’Observatoire universitaire des médias de l’université permanente de Nantes, a invité Michela Marzano pour animer sa prochaine conférence débat.
Docteur en philosophie, éditorialiste à La Repubblica, Michela Marzano a rédigé de nombreux ouvrages où elle analyse la fragilité de la condition humaine. Parmi ses derniers ouvrages : Je consens, donc je suis…Ethique de l’autonomie (PUF 2006) Dictionnaire du corps ( PUF 2007), Extension du domaine de la manipulation ( Grasset 2008), Visages de la peur ( PUF 2009) et Le contrat de défiance ( Grasset 2010).
Lien avec le compte rendu paru dans Citizen Nantes d'Yves Monteil

http://www.citizen-nantes.com/article-le-manque-de-confiance-dans-les-medias-avec-michela-marzano-67396458.html

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25 janvier 2011

Erik Israelewicz de l'OUM au Monde ?

Erik Israelewicz est désormais seul en lice pour devenir directeur du Monde. Il a été le seul candidat retenu par le trio BNP ( Bergé, Niel, Pégasse )nouveaux actionnaire du Monde. Sa candidature doit être entérinée par le conseil de surveillance et la Société Des Rédacteurs ( SDR) le 10 février par 60 % des votants. Ces derniers râlent car ils auraient voulu choisir entre plusieurs nominés ! mais BNP à priori s'en soucient guère...Si Erik Israelewicz n'était pas ratifié, ce sera la crise. Affaire à suivre.
Ce qui est cocasse dans cette affaire c'est que la procédure de désignation est tout à fait similaire à celle utilisée désormais pour désigner les présidents des chaines publiques de radio et de télévision ( désignation par le président de la République et vote de confirmation par le parlement ).
C'est un journaliste de grande classe, ayant un sens élevé de son métier que nous avions reçu le 21 février 2010 Retour sur son passage.

Erik Israelewicz à l'OUM

L'Observatoire universitaire des médias - OUM - de Nantes a reçu le 12 février Erik Israelewicz, directeur des rédactions de La Tribune, sur le thème de l'information économique et sociale. Intéressant compte rendu sur le site www.citiZen-nantes par Yves Monteil
http://www.citizen-nantes.com/article-retour-sur-la-venue-eric-izraelewicz-45045411.html

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14 janvier 2011

Hubert Coudurier invité de l'OUMédias





Directeur de la rédaction du Télégramme, le journal breton qui dément la crise de la presse écrite en faisant des bénéfices et en augmentant son tirage, Hubert Coudurier était cet après-midi, l'invité de l'Observatoire universitaire des médias de Nantes.
Sans nier les difficultés de la presse écrite, il a montré que la crise n'était pas inéluctable si l'on se fixait des objectifs de qualité de l'information( meilleur quotidien 2009), de diversification des supports ( Tébéo Télé Bretagne Ouest +journal des entreprises + RégionsJob etc )et des activités ( organisation de courses à la voile, agence de com, etc).
Verbatim :
Pourquoi la crise de la presse ? Elle est mal faite. Beaucoup d'élitisme et de langue de bois. Trop idéologique à Paris, trop conformiste en province.
En France on est beaucoup plus facilement polémiste, qu'enquêteur.
Il faut avoir la confiance des lecteurs.
Il n'y a pas d'impertinence locale à Nantes.
Nous sommes une petite entreprise de 2000 personnes qui a bien fructifiée.
Le contenu gratuit sur Internet, c'est aberrant ! Nous avons 4 millions de visiteurs uniques par mois sur notre site.
Avec la télé ce qui compte c'est l'exclusivité.
Les médias participent à la sinistrose française.
A propos de PPDA : aujourd'hui PPDA est une marque. Il a bien négocié son retrait de la télé.
A propos du Monde : Il y avait un bon repreneur avec Perdriel, Le Monde a préféré le trio BNP ( Bergé, Niel, Pégasse ) les " costs killers" sont entrés en action !

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15 avril 2010

Roger Chinaud : la vérité des faits


Hymne à la recherche de la vérité dans la presse; hostilité à l'information marchandise et émotionnelle, réhabilitation de l'engagement politique, critique d'Internet " ogre à rumeurs" : autant de thèmes développés avec passion par Roger Chinaud ancien bras droit de Giscard d'Estaing, et intervenant de la conférence " Médias et politique, qu'en pensent les politiques ? ( à propos de son dernier livre: De Giscard à Sarkosy, dans les coulisses de la Ve - l'Archipel )
Compte-rendu très fidèle de Cyrielle Gendron de CitiZen- Nantes
http://www.citizen-nantes.com/article-medias-et-politique-qu-en-pensent-les-politiques-avec-roger-chinaud-48564957.html

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7 mars 2010

René Pétillon, un après-midi sympa



Imperméable au modernisme, le Canard enchaîné, ses dessinateurs et ses journalistes - les mieux payés de la presse écrite dit-on - montrent que la presse papier n'est pas forcément condamnée.
Une conférence débat dans la simplicité, la sincérité et la bonne humeur, avec René Pétillon dessinateur au Canard et auteur de BD d'actualité qui connaissent un grand succès.
Très bon compte rendu et interview vidéo sur www.citiZen-nantes.com
http://www.citizen-nantes.com/article-le-canard-enchaine-et-le-dessin-de-presse-avec-rene-petillon-46286932.html

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5 février 2010

Bernard Benhamou, invité de L' OUM





Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet, était l'invité de l'Observatoire universitaire des medias, le 29 janvier sur le thème " L'Internet mobile, nouvel outil pour faciliter la vie quotidienne. Photos + verbatim à suivre
http://www.atelierdesmedias.org/Conference-de-l-Observatoire-des-medias-29-01-2010_a113.html

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