6 novembre 2024

Raphaëlle Bacqué invitée de l'Observatoire des médias le 8 novembre - Université permanente de Nantes


 

 

Les médias sont-ils – encore - le 4è pouvoir ? par Raphaëlle BACQUE  grand reporter  au Monde, conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes, le vendredi  8 novembre 2024


 Raphaëlle BACQUE, Journaliste et essayiste, est grand reporter au Monde et présidente de la société des rédacteurs, spécialisée dans les grandes enquêtes, portraits et biographies. Elle a participé au lancement de Marianne après avoir débuté à l’AFP et au Parisien. Elle  arrive en 1998 au service politique du Monde et acquiert progressivement le statut de portraitiste star du journal. « Raphaëlle avait un grand intérêt pour les tactiques et les conquêtes de pouvoir » se souvient son collègue Patrick Jarreau dans La revue des médias (mai 2022). De grands portraits, seule ou en collaboration avec Ariane Chemin, établissent vite la réputation et le talent de Raphaëlle Bacqué. Ces portraits se prolongent souvent par des best-sellers (La femme fatale (sur Ségolène Royan en 2007), l’enfer de Matignon, les Strauss-Kahn, Richie, Kaiser Karl …) ou des documents télévisuels. En 2024, Raphaëlle Bacqué a publié Une affaire très française, Depardieu, l’enquête, Editions Albin Michel.

Présentation : Patrice Saint André

Vendredi 8 novembre 2024  de 14 h 30 à 16 h  Amphi Kerneïs 1,rue Bias à Nantes

8 € pour les personnes non abonnées au cycle des conférences de l’Observatoire des médias (033300) ou à l’Atelier des médias (033301).

 


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24 mai 2024

Vertou appartient aussi au Vignoble

 


J'ai fait paraître dans l'Hebdo Sèvre et Maine du 9 mai 2024 le texte joint à propos du départ de Vertou de la structure culturelle d'art et d'histoire regroupant les communes du Vignoble. Vertou étant la seule commune appartenant en même temps à Nantes Métropole.

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13 janvier 2022

Modération et censure sur le Web - Romain BADOUARD à l'Observatoire des médias

 Observatoire des médias – 17 décembre 2021

Compte rendu de la conférence débat de Romain Badouard

Modération et censure sur le Web

Présentation : Patrice Saint André

photo JC2

Internet né aux Etats Unis a été conçu comme un outil de la liberté d’expression. La liberté d’expression est centrale dans la culture américaine à travers notamment le 1er amendement de la constitution qui précise que l’Etat doit être extérieur au libre marché des idées.  C’est un modèle politique différent de la culture française où très tôt le législateur a voulu réguler la liberté d’expression en particulier par  la loi de 1881 sur la liberté de la presse et ses compléments ultérieurs qui ont notamment introduit les notions  de discrimination, d’injure ou  de  diffamation.  Le nouveau contexte créé par Internet est apparu en 1996 en France lors de l’interdiction du livre du médecin de François Mitterrand. Le livre a été repris via un cyber café de Besançon par des sites accessibles  à l’étranger permettant  ainsi de contourner l’interdiction.

L’apparition et le développement des réseaux sociaux et les excès qu’ils provoquent n’ont fait qu’accentuer la demande de régulation du Web particulièrement au regard des incitations à la haine et au harcèlement. Mais qui est responsable d’un propos sur Internet, le « plombier »  ou hébergeur qui fournit les réseaux et le support, ou l’éditeur, auteur du message ? Les réseaux sociaux ont bouleversé les choses sur le plan juridique et le « filtrage » par les plates formes s’est progressivement accru.

La recentralisation du Web s’est notamment manifestée par la censure imposée à Donald Trump lors de l’invasion du Capitole le jour de la prestation de serment de Jo Biden,  ou  l’invisibilisation  de certains réseaux féministes ou, la disparition, pour les Chinois, des massacres de la place Tien’ Anmen. Les publicateurs élaborent des standards de publication qui, dans un premier temps, ont imposé la pudibonderie américaine à toute la toile. Les règles ont évolué progressivement en fonction des pays et des cultures locales.

Concrètement les plates formes interviennent :

-          Par les signalements des internautes, qui suscitent la réaction de « censeurs » souvent installés dans les pays du Sud. Leur mission est de décider « en 2 secondes » ce qui doit être publié ou non. Les risques de manipulation ou de signalement abusifs sont évidents. La matière est d’un volume considérable (Youtube, c’est 500 heures de vidéos à la minute…).

-          Utilisation de l’intelligence artificielle. S’avère efficace pour détecter des images (nudité). La détection à partir des mots est plus incertaine, le sens pouvant être très différent selon le contexte et selon les codes utilisés par des minorités (cf.88 pour les pro-nazis). Par ailleurs, l’intelligence artificielle ne connait pas l’ironie…

-          Les plates formes peuvent aussi «  invisibiliser » ou dégrader considérablement les contenus ou les émetteurs « nocifs ».

Quel rôle pour  les Etats ? L’intervention se concrétise sous plusieurs formes.

-          Les menaces d’amende comme dans la loi Avia du 24 juin 2020. Des interventions en principe rapides  (24 ou 48 h) et des sanctions lourdes, jusqu’à 4% du chiffre d’affaires . La loi a été largement réformée par le Conseil Constitutionnel.

-          La recherche de la transparence sur les modalités de contrôle, en d’autres termes lutter contre l’opacité stratégique.

-          Au plan européen, la mise en place du Digital Service Act qui vise à développer des audits indépendants. Tout ce qui est interdit dans l'espace public sera aussi interdit dans l’espace online. 

Enfin, l’intervention de la justice reste encore à inventer, ainsi que la gouvernance démocratique des contenus où les internautes doivent trouver leur place.



Jean-Claude Charrier-
Décembre 2021

Le livre de Romain Badouard Les nouvelles lois du Web ; Modération et censure – Seuil La République des idées 2020

        L'intégralité de la conférence sur la Web télé de l'université de Nantes

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9 janvier 2020

Myriam Revault d'Allonnes invitée de l'OMUP


Myriam REVAULT D’ALLONNES invitée de l’Observatoire des médias de l’université permanente le vendredi 10 janvier 2020 à 14 h  30. Elle interviendra sur le thème : La vérité en sursis : un danger pour les démocraties ?
Myriam REVAULT D’ALLONNES est une philosophe française, professeur émérite des universités à l’Ecole pratique des hautes études. Elle est également chercheuse associée au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Elle a enseigné à l’Ecole doctorante de Sciences Po Paris et a dirigé de 2006 à 2013 la collection de philosophie pour enfants « Chouette ! Penser » aux éditions Gallimard-jeunesse.

Spécialiste d’Hannah Arendt et de Paul Ricoeur, Myriam Revault d’Allonnes a consacré ses ouvrages à la crise de la vie démocratique, avec notamment  « Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie » (2010) et « Le Miroir et la Scène » (2016). Elle a publié fin 2018 « La faiblesse du vrai » aux éditions du Seuil.
Partant de la notion de « post-vérité » désignée comme mot de l’année par le dictionnaire d’Oxford et qui a suscité beaucoup de commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fakes news, elle constate que le phénomène a peu suscité de réflexion de fond. Les fakes news existent mais il ne suffit pas de leur opposer des faits vérifiés. Le débat démocratique ne se nourrit pas seulement des faits vérifiables, mais aussi de fictions. Le métier de journaliste consiste aussi à rendre compte des imaginaires politiques où les faits prennent un sens. Un PIB ne dit rien du type de société que nous voulons. Mais toutes les fictions ne se valent pas. Elles peuvent conduire à l’émancipation ou mettre en scène la servitude. L’irruption de la « post-vérité » met en question la possibilité même d’un monde commun.
Vendredi 10 janvier 2020  41 Bd de la Prairie aux Ducs - Nantes  De 14 h 30 à 16 h
Accès 8 € pour les personnes non abonnées à l’Observatoire des médias de l’université permanente (033300) et à l’Atelier des médias (033301), dans la limite des places disponibles.
Présentation : Patrice Saint André, Jean-Claude Charrier

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8 octobre 2019

75 ans de Presse Océan

A l'occasion des 75 ans du journal, Presse Océan a publié un cahier spécial pour marquer cet anniversaire. J'ai été interviewé par Dominique Bloyet, sur ma fidélité au journal papier et l'avenir de la presse régionale.

Petite précision : Je parle bien de l'Hebdo Sèvre et Maine et non du Courrier de ...

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1 février 2019

NDDL et la presse nantaise à l'OMUP

C'est notre rendez-vous de vendredi prochain


Retour sur Notre-Dame-des-Landes et les médias, un an après, conférence débat de l’Observatoire des médias de l’université permanente, le 8 février 2019, avec la participation de journalistes nantais.

Un après la décision gouvernementale d’abandonner le projet de transfert de l’aéroport Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes, l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes, propose de débattre avec des journalistes nantais qui ont suivi pendant des années ce dossier.
 Il s’agira d’examiner comment les médias locaux ont travaillé sur ce projet sensible, les rapports entretenus avec les différentes parties prenantes, les éventuelles difficultés d’informer, le poids de l’opinion, les actions de lobbying, les pressions éventuelles, et comment depuis un an, malgré les difficultés qui subsistent,  le dossier s’est dénoué.
Participeront à ce débat :
-         Dominique BLOYET rédacteur en chef adjoint de Presse Océan
-         Christophe JAUNET Journaliste à Ouest France Nantes, en charge de ce dossier,
-         Florence PAGNEUX correspondante régionale du quotidien La Croix.
Conférence débat vendredi 8 février 2019 de 14 h 30 à 16 h Amphi 400 Fac de pharmacie 9 rue Bias à Nantes
Accès 8 € pour les personnes non abonnées au cycle des conférences de l’Observatoire des médias.
Présentation : Patrice Saint André

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12 décembre 2018

L'Afrique un continent qui change



Je remercie Patrice Saint André pour son compte rendu de la conférence de Stephen Smith

Université Permanente – Observatoire des Médias
Afrique et Europe, défis démographiques,
enjeux politiques et économiques
Stephen Smith, professeur d'études africaines à l'Université Duke (USA)

Présentation de la conférence : Jean-Claude Charrier
(7 décembre 2018, amphi 8 de Faculté de médecine)

Stephen Smith, de père américain et de mère allemande, acquiert la culture française par la suite. Des études à Berlin, à la Sorbonne, une année sabbatique en Afrique, Stephen Smith travaille pour Radio France Internationale, puis comme correspondant à Libération et au journal Le Monde. Il est actuellement responsable des études africaines à l'Université Duke en Caroline du Nord aux Etats-Unis. En introduction de la conférence, Jean-Claude Charrier remercie le conférencier et son épouse, Géraldine Smith, journaliste et auteure d'un ouvrage Vu en Amérique, bientôt en France (Stock, octobre 2018) également Rue Jean-Pierre Timbaud (Stock 2016).



 Stephen Smith et Jean-Claude Charrier 

D'emblée, Stephen Smith dresse son constat : « Nous sommes passés à côté de l'Afrique et l'immigration est un défi majeur – et non une menace – pour l'Europe ». En 1930, l'Afrique comptait 150 millions d'habitants. Aujourd'hui, c'est 1,3 milliard d'Africains et, à l'horizon 2050, 2,5 milliards. 40 % de la population en Afrique a moins de 15 ans, deux fois plus qu'en France. Tous les 18 ans, la moitié de la population se renouvelle, générant un « horizon politique bas ». « La structure d'âge de la population est une donnée majeure pour expliquer le paysage humain de l'Afrique ». Ainsi, le conférencier précise que l'absence de démocratie n'a rien de culturelle, mais s'explique, entre autres, par le fait que 50 % de la population ne participe pas aux élections. « Un continent qui vit sur le principe de séniorité où la masse des jeunes n'a pas droit au chapitre ».
 
Dans ce contexte, l'immigration des jeunes Africains est vécue comme une « aventure ». On quitte la campagne pour échapper aux anciens. On immigre pour ne pas passer à côté de la modernité. L'immigration est alors vécue comme un rêve et ne s'explique pas seulement pour des raisons économiques. Sur 10 migrants, 7 immigrent au sein du continent Africain et chaque année, environ 200 000 africains arrivent en Europe. L'immigration vers l'Europe est accessible à la classe moyenne, identifiée, en Afrique, comme ayant un revenu entre 5 et 20 $ par jour. Pour immigrer en Europe, il faut entre 2000 et 3000 €. Plus grandira la classe moyenne en Afrique, plus sera grand le nombre de migrants voulant rejoindre l'Europe.

« Pourquoi l'Europe ? », s'interroge Stephen Smith. Plusieurs explications : la proximité géographique, la post-colonialité et l'existence de diasporas africaines en Europe qui facilitent l'arrivée de nouveaux migrants. « Moins une communauté est intégrée et plus elle joue le rôle d'aspirateur pour l'immigration ». Le conférencier rappelle aussi l'importance de la protection sociale en France. Stephen Smith conclut son intervention comme un aveu : « Si j'étais Africain aujourd'hui, je viendrais en Europe avec ma famille... »

La ruée vers l'Europe n'est pas un terme excessif, ni une expression pour faire peur. « L'Afrique est un continent qui change, il faut négocier avec l'Afrique. Les frontières ne doivent être ni tout à fait ouvertes, ni tout à fait fermées. La sécurisation des frontières fera partie de la solution, mais il faudra attendre au moins une génération pour passer le cap de la transition démographique en Afrique ».

Stephen Smith a publié de nombreux ouvrages et notamment Voyage en postcolonie et la ruée vers l'Europe en février 2018 (Prix du livre géopolitique 2018)

Patrice Saint-André – 8-12-2018

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5 novembre 2015

Homonymie, il y a plusieurs Jean-Claude Charrier

Non, je ne suis pas inscrit en 3è position sur la liste de Christophe Clergeau ( que j'ai bien connu il y a plusieurs décennies lorsqu'il était jeune rocardien plein de talents).
Plusieurs personnes m'ont interpellé ces derniers jours à ce sujet, ayant vu dans la presse locale un Jean-Claude Charrier, entrepreneur, plus jeune que moi d'au moins 15 ans, en très bonne position sur la liste PS aux élections régionales. Ayant été élu local à Vertou pendant 12 ans (83-95) et même candidat aux législatives de 1988, la confusion peut se comprendre.
Je ne doute pas que cet homonyme soit tout à fait honorable et il est plutôt positif qu'un non fonctionnaire s'engage et soit aussi bien placé dans la liste. Je lui souhaite bonne chance.
Personnellement je n'ai plus d'engagement politique militant. Mes engagements sont autres et passionnants.

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24 novembre 2014

Remy Rieffel expert des médias à l'Observatoire

L'Observatoire des médias de l'université permanente de Nantes recevait vendredi 21 novembre, Remy Rieffel, sociologue des médias, professeur à Paris II Panthéon Assas, ancien directeur de l'Institut Français de Presse, et directeur d'un laboratoire de recherche sur les médias.
Il intervenait à propos de son dernier livre " Révolution numérique, révolution culturelle ?". Editions Gallimard folio actuel.
Une conférence magistrale, pleine d'enseignements et d'appréciations équilibrées, qui permet d'y voir plus clair dans le foisonnement numérique qui révolutionne notre temps.

L'interview que j'ai réalisée avant la conférence avec Walter Bonomo

http://www.tvreze.fr/Remy-Rieffel-le-disours-ambiant-sur-la-revolution-numerique-est-reducteur_a2253.html



Photos JC Charrier - JC Bouteiller

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