9 janvier 2018

Philippe Bilger à l'OMUP Nantes




Observatoire des médias de l’université permanente

Jeudi 11 janvier – Philippe BILGER - Affaires, médias,  justice : la transparence à tout prix ?  
 

  Magistrat honoraire,  Philippe Bilger a été plus de vingt ans avocat général à la Cour d’Assises de Paris. Président et animateur de l’Institut de la parole, il intervient dans plusieurs médias audiovisuels (notamment Sud Radio «La voix de Bilger » et LCI). Auteur de très nombreux ouvrages, il a  publié en 2017 La parole rien qu’elle aux éditions du Cerf, 2017 et Moi, Emmanuel Macron je me dis que…. Philippe Bilger tient le blog Justice au singulier et un compte Twitter.
Observateur et commentateur au quotidien de l’actualité politique et judiciaire, Philippe Bilger a été l’invité de l’Observatoire des médias en 2009/2010. Il avait traité le thème Médias et justice, la judiciarisation de la pensée, un danger pour la démocratie

La conférence débat portera sur le thème :

Affaires, médias, justice : la transparence à tout prix ?

 Amphi 8 faculté de médecine 1 rue Bias – jeudi 11 janvier de 14 h 30 à 16 h
8 € pour les personnes non inscrites à l’Observatoire des médias

Présentation : Jean-Claude Charrier

Libellés : , , , , ,

12 septembre 2017

Anne Nivat, Christophe Barbier, Brice Teinturier...

Anne Nivat, Christophe Barbier, Aude Lacelin, Brice Teinturier, sont quelques uns des invités de l'Observatoire des médias 2017/2018 de l'université permanente de Nantes.
Voici le programme que j'ai préparé avec les amis de l'équipe d'animation.


Anne NIVAT

Jean-Claude Charrier et l’équipe d’animation
Objectif :  Organisé autour de conférences-débats et animé par des acteurs ou des spécialistes des médias, l’Observatoire des médias s’adresse à un large public désireux de mieux connaître la société de l’information et d’en débattre.
 10 novembre – Anne NIVAT - Le grand reportage, aussi en France.                                   Docteur en Sciences Politiques Anne Nivat est reporter de guerre indépendante et écrivaine. Elle a été pendant 10 ans correspondante en Russie. Anne Nivat a réalisé de nombreux reportages dans les pays en conflits : Tchétchénie, Afghanistan, Irak… Elle est l’auteure d’une dizaine de livres, dont Chienne de guerre, prix Albert Londres en 2000. Anne Nivat a publié en 2017 Dans quelle France on vit (Fayard) un récit d’immersion dans six villes de tailles moyennes.
24 novembre – Mahir GUVEN (en remplacement d’Eric FOTTORINO indisponible)                   Le 1, une nouvelle presse écrite qui marche.                                                                        Directeur exécutif au journal « Le 1 » auquel il participe depuis sa création en avril 2014. Cet hebdomadaire totalement nouveau par sa présentation et sa ligne éditoriale a été fondé par Eric Fottorino avec Laurent Greilsamer et Natalie Thiriez. Mahir Guven est né en 1986 à Nantes, où il a vécu jusqu’à vingt ans. Après ses études et plusieurs années au sein d’un grand cabinet de conseil aux entreprises, il rejoint Eric Fottorino pour lancer le 1. En mars 2017, la même équipe s’allie à François Busnel et créée le magazine America. Mahir Guven publie en octobre 2017 son premier roman Grand frère.
1er décembre – Aude LANCELIN – La presse française : un monde libre ?
Journaliste française. Elle a été directrice adjointe de la rédaction de l’Obs de 2014 à 2016, et de la rédaction de Marianne de 2011 à 2014. Elle est notamment la coauteure des Philosophes et l’amour (Plon). De son licenciement de l’Obs elle a tiré un essai décapant Le monde libre prix Renaudot de l’essai 2016.
15 décembre – Michel URVOY-  L’avenir inquiétant du journalisme politique.          Journaliste, éditorialiste politique à Ouest France depuis 2007, il est directeur des services parisiens du journal depuis 2009 et secrétaire général de la rédaction d’Ouest France depuis 2012. Il est par ailleurs secrétaire de l’Association des Journalistes Parlementaires.

12 janvier – Philippe BILGER - Affaires, médias,  justice : la transparence à tout prix ?                    Magistrat honoraire, président de l’Institut de la parole, Philippe Bilger a été plus de vingt ans avocat général à la Cour d’Assises de Paris. Auteur de très nombreux ouvrages, il vient de publier La parole rien qu’elle aux éditions du Cerf, 2017. Philippe Bilger tient le blog Justice au singulier et un compte Twitter.
26 janvier –  Brice TEINTURIER -   Regards sur l’opinion française.                                                    Diplômé de Sciences-po, titulaire d’un DEA d’études politiques et d’un DEA de philosophie, Brice TEINTURIER  est Directeur Général Délégué France IPSOS. Expert reconnu des évolutions de l’opinion, tant dans  la sphère politique et électorale que sociétale, il intervient régulièrement dans les médias audiovisuels. Il a publié en 2017  Rien à faire, rien à foutre aux éditions Robert Laffont, prix du livre politique 2017.
9 février – Invité à préciser
16 mars - Patrick MAHEParis Match, soixante ans de scoops, soixante ans d’Histoire. Journaliste et écrivain français, il a été rédacteur en chef de Paris Match et directeur de la rédaction de Télé 7 jours. Il a créé le salon du livre en Bretagne, et est directeur de collection aux éditions du Cherche Midi. Patrick Mahé a publié un grand nombre de livres et essais, parmi lesquels, Les dossiers secrets de Paris Match (2009) Ed. Robert Laffont, Les archives de la télévision (2014) et Les héros du photojournalisme (2014) aux Éditions du Chêne.
23 mars – Daniel CORNU* - L’éthique et la déontologie du journalisme au temps de l’internet.                                                                                                                                           Daniel Cornu est médiateur du groupe de presse Suisse Tamedia. Il a été journaliste pendant trente ans et rédacteur en chef de La Tribune de Genève de 1982 à 1992 et son médiateur pendant huit ans et demi. Il a enseigné l’éthique de l’information dans plusieurs universités suisses. Daniel Cornu est notamment l’auteur de Journaliste et vérité (Labor et Fides, 1994/2009), Les médias ont-ils trop de pouvoir ? Editions du seuil, 2010, et Tous connectés ! Labor et Fides 2013.
6 avril : Christophe BARBIER –  La fonction d’éditorialiste dans le journalisme d’aujourd’hui. Editorialiste à l’hebdomadaire L’Express, Christophe Barbier «  le journaliste à l’écharpe rouge » a suivi une formation à l'ENS et est  diplômé d'un Master Spécialisé en Médias. Il a travaillé pour Le Point, puis Europe 1 avant de devenir directeur du service politique de L'Express en 1996, puis directeur de la rédaction en 2006. Il a dirigé temporairement l’hebdomadaire et mène parallèlement une carrière de comédien et metteur en scène de théâtre. Christophe Barbier intervient régulièrement dans de nombreux médias audiovisuels notamment l’émission C dans l’air sur France 5 et sur BFM TV comme éditorialiste.
Autre invité ayant donné son  accord : Serge TISSERONApprivoiser les écrans.             Psychiatre et psychanalyste, docteur en psychologie Serge Tisseron, a écrit de nombreux essais et ouvrages collectifs, et contributions qui portent principalement sur nos relations aux objets technologiques. Il a été co-rédacteur de l’avis de l’Académie des sciences  L’enfant et les écrans . Il a récemment publié  3-6-9-12, apprivoiser les écrans et grandir  ères Toulouse 2013 et  Le jour ou mon robot m’aimera, vers l’empathie artificielle  Albin Michel 2015.
*Daniel CORNU participera le lendemain dans le cadre des Rencontres de Sophie au Lieu Unique, a un débat avec Edwy Plenel sur le thème ‘Journalisme et vérité’ présenté par T. Guidet.



Libellés : , , , , , , , , , ,

3 février 2014

Bilger et l'ABCD de l'égalité : non au redressement de la nature humaine


Extrait d'une chronique de Philippe Bilger  - ce jour - sur le site du magazine Causeur


Les enfants et les enseignants embarqués dans la déconstruction

"Cela s’aggrave avec la théorie du genre et, même si les démentis des ministres sont sincères, il y a une aspiration de ceux qui nous gouvernent à faire de l’école et de l’enseignement tout autre chose que ce qu’ils devraient être. Apprendre, lire, écrire, calculer, s’imprégner de notre Histoire de France, se former à la passion des grands auteurs et de la littérature, apprivoiser les langues étrangères, autant d’objectifs et d’ambitions qui, pour être d’une heureuse banalité, sont aujourd’hui peu ou prou relégués au profit d’une éducation même plus civique mais bouleversante, destinée à constituer les établissements pour des lieux d’expérimentation et d’indifférenciation des sexes.
Dans 600 écoles de dix académies, si on n’apprend pas aux garçons à devenir des filles, les nouveauxhttp://cdncache-a.akamaihd.net/items/it/img/arrow-10x10.png ABCD de l’éducation, de la grande section de maternelle au CM2, s’assignent pour but de lutter contre les stéréotypes filles-garçons. “Nous voulons tout de même qu’il y ait égalité entre les hommes et les femmes au sein de la société, dans le choix d’un métier”, a déclaré Vincent Peillon (Le Parisien).

Soit, mais si une telle ambition est légitime, incombe-t-il à l’école de superposer sans cesse à ses missions fondamentales de plus en plus négligées des prises de conscience et des ateliers vecteurs d’une bouillie éthique et sociale difficilement assimilable ? L’enseignement est-il voué à diffuser une certaine conception de la morale qui se résume peu ou prou à un féminisme même plus raisonnable ? Serait-il absurde de laisser aux parents, aux familles, aux vies amoureuses et à l’influence aussi bien forte que subtile des hommes et des femmes dans leurs relations quotidiennes, la charge, l’honneur de se faire progresser, d’avancer en lucidité, en égalité ? La vie privée du président serait sacrée mais les intrusions dans notre sphère d’existence tolérables ? [...] Pourquoi s’immisce-t-il dans ce qui nous regarde au premier chef ?
...""""""
Commentaires personnels :
Les performances de notre système éducatif ne sont pas bonnes, nous avons régressé dans la démocratisation de l'enseignement, les comparaisons internationales nous sont défavorables, au moins 20 % des enfants qui entrent en 6e ne savent pas lire, écrire et compter correctement. N'est-ce pas notre priorité absolue ? 
Bénéficiaire de l'ascenseur sociale dans les années 50/60, j'ai parfois une grande colère face à ce gâchis qui condamne tant d'enfants de classes défavorisées.

Libellés : , , , , ,

21 novembre 2013

Finkielkraut interviewé par Philippe Bilger

Les nouvelles technologies permettent l'émergence de choses médiatiquement rares, comme cette interview vidéo sur le site créé par Philippe Bilger qui va à la rencontre d'Alain Finkielkraut. Une conversation qui honore l'esprit de finesse et la culture.
http://www.causeur.fr/bilger-finkielkraut-38-minutes-de-bonheur,25027#

Libellés : ,

20 octobre 2013

La vie d'Adèle : un long fleuve trouble - Bilger

Je reprend à suivre, un extrait de la critique de Philippe Bilger sur son blog " La justice au singulier" Ah si tous les journalistes avaient so talent !

Et un Kechiche absurdement adulé.
Le film, paraît-il, a obtenu la Palme d'or à Cannes en toute dernière extrémité parce que, malgré la présidence de Spielberg, je suis persuadé que le plus grand festival mondial se serait senti déshonoré s'il n'avait pas donné une prime à cette audace, une sorte de mélodrame lesbien à coeur et à ciel ouvert.
Mais les dithyrambes des médias, les quotidiens extasiés, Le Monde lui consacrant l'éditorial de première page et une critique où le ravissement le disputait à la ferveur - ce n'était plus un film mais le Saint-Sacrement -, Libération empli d'aise parce qu'au moins Kechiche ne lésinait pas sur le réalisme sexuel, une multitude de compliments, d'éloges, sauf, évidemment, de la part de l'impeccable Jean-Christophe Buisson qui, tout en appréciant le film, l'estimait longuet et osait discuter la durée des scènes torrides (France Inter) !
Je suis persuadé qu'il était hors de question, pour quelque critique que ce soit, de se faire passer pour un conservateur même éclairé en portant sur cette Vie d'Adèle et son réalisateur un regard à la fois admiratif, ironique et lucide. Il fallait que tout fût exceptionnel puisque la provocation était au rendez-vous. Pourtant, comme Kechiche aurait mérité d'entendre des objections qui n'auraient pas flatté son contentement de soi mais sans doute rendu exceptionnelle sa prochaine oeuvre !
La vie d'Adèle : un long fleuve trouble.
Philippe Bilger

Libellés : , , , ,

30 mars 2013

Frédéric Taddéi, Patrick Cohen, Daniel Schneidermann, qui censure ?



Dans le Huffingtonpost d'Anne Sinclair, Philippe Bilger intervient  à propos de la controverse entre les 3 journalistes sur le fait d'inviter ou non sur le service public - en l'occurrence France Inter - sans discriminations ou interdits.
http://www.huffingtonpost.fr/philippe-bilger/debat-taddei-cohen_b_2930388.html

Je connais ces trois personnalités et je les apprécie pour les avoir pratiquées dans leur exercice professionnel. Je n'ai jamais eu à pâtir, en aucune façon, de l'une d'elles. Aussi, pour écarter d'emblée tout soupçon de connivence et donc d'inévitable fadeur, je souligne que mon parti est pris et que je me range - cela n'étonnera personne pour qui me connaît - dans le camp du service public plutôt que dans celui du service de soi. Sous la bannière de Taddéï de préférence à celle de Cohen.

Il convient cependant de rendre grâce à Patrick Cohen qui, au lieu de se livrer à une censure sournoise, comme certains, et de la nier avec des protestations d'innocence civique, a explicitement admis que sur France Inter, une liste noire existait et qu'au moins cinq personnalités n'y seraient jamais invitées parce qu'on n'avait pas envie de les entendre : Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral, Marc-Edouard Nabe et Mathieu Kassovitz. En approfondissant cette hostilité analysée par Schneidermann, il apparaît que pour quatre d'entre elles au moins, elle est liée "aux choses désagréables qu'elles ont dites sur les Juifs, Israël ou le sionisme" et donc au fait qu'elles auraient contrevenu "à un dogme" (JDD.fr).

Ce n'est pas faire injure à Patrick Cohen que de souligner que l'atmosphère de liberté maîtrisée à laquelle il aspire ne lui est pas propre et que sur cette radio des journalistes n'ayant pas son talent - en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent - s'inscrivent dans cette même mouvance d'éthique décrétée.

En réplique, la position de Frédéric Taddéï est infiniment limpide et cohérente. Je peux la résumer ainsi : "Le service public ne m'appartient pas, mes sympathies ou antipathies ne doivent pas entrer en ligne de compte. Je m'interdis toute liste noire et de censurer sur le service public à partir du moment où on respecte la loi".
Taddéï, pour dissiper les inquiétudes morales de Patrick Cohen, faisait un constat décisif qui à mon sens l'a constitué comme le vainqueur de ce dialogue musclé. Au cours des 657 émissions de "Ce soir (ou jamais !)", pas une seule fois l'animateur n'a été obligé d'intervenir pour faire taire quelqu'un.

Cet affrontement intellectuel est vieux comme le journalisme et ne cesse pas aujourd'hui d'engendrer des effets contrastés.

Le journaliste s'efface parce que, auxiliaire du service public, il a pour mission et pour honneur de mettre en oeuvre un pluralisme qui, même discutable éthiquement, n'a pas vocation à être brimé dès lors qu'aucune foudre judiciaire ne l'a atteint. C'est la conception de Taddéï à laquelle Cohen objecte que le journaliste se doit aussi d'être un citoyen engagé et que tout ne peut pas être soutenu par n'importe qui sur le service public. La conscience de Cohen accomplit et accomplira le tri au nom d'une subjectivité elle-même lourde de préjugés. Pour résumer, profondément Cohen est un juge quand Taddéï se veut seulement - et c'est beaucoup - un journaliste, un éveilleur. Taddéï exclut quand la loi l'a ordonné, Cohen quand il l'a décidé. L'un est un serviteur, l'autre un maître.

Je ne sais pas si la démarche de Cohen relève de la "faute professionnelle" comme le lui impute Schneidermann mais en tout cas d'une vision professionnelle impérieuse, guère modeste dans son expression. Il y a, derrière elle, le risque de l'hypertrophie du personnage qui informe, la tentation du justicier qui pointe. Ils sont d'autant plus à craindre qu'on a pu constater, de sa part comme de celle d'autres dans l'audiovisuel, que la contrainte d'avoir à inviter et à questionner des politiques qui ne plaisent pas s'accompagne généralement d'une partialité et d'une rudesse réservées seulement à quelques-uns.

Libellés : , , , ,

13 octobre 2012

10 ans de l'Observatoire des médias

A l'occasion de rencontres de presse pour le 10è anniversaire de l'Observatoire de médias de l'université permanente de Nantes, j'ai rédigé une rapide présentation de nos travaux.

L’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes a 10 ans – 2002-2012


But : La place croissante des médias dans la vie publique et privée, les interrogations sur la qualité de l’information, les bouleversements économiques de ce secteur, la révolution du tout numérique, sont autant de thèmes qui nécessitent un travail de décryptage conduit par les animateurs de l’Observatoire des Médias dans le cadre des formations de l’université permanente de Nantes.
Responsables : Jean Amyot d’Inville (2002-2006) Jean-Claude Charrier (2006-2012)
entourés d’une équipe de passionnés
Modalités : organiser de huit à dix conférences débats chaque année entre novembre et avril, avec des professionnels, des acteurs, des observateurs, analystes et sociologues des médias sous toutes les formes. Une place importante est consacrée à la presse, écrite, radio, télé et internet, mais aussi aux évolution qualitatives, à l’économie du monde des médias et leur influence sur la société.
L’organisation des programmes :
1 – Des têtes d’affiches, connues de tous, et qui – en principe – ont des choses à dire. Exemples : Jean-François Khan, Michèle Cotta, François Régis Hutin, Claude Allègre, Jean-Noël Jeanneney, Laurent Joffrin, Edwy Plenel, Arlette Chabot, et cette année, François de Closets, Nicolas Demorand
2 – Des professionnels en activité ou non, et reconnus pour leur expertise dans des domaines très larges. Exemples : Bernard Poulet « La crise de la presse quotidienne en France » ; Roland Cayrol « La revanche de l’opinion » ; Philippe Bilger « Médias et justice , la judiciarisation de la pensée » ; David Abiker « Ces vidéos qui font chauffer la Toile », Bernard Lecomte « Pourquoi le pape a mauvaise presse » ; Anne Nivat « Grand reporter, l’éloge de la lenteur », Alain Rémond « L’écriture journalistique » ; Nadine Toussaint-Desmoulins « L’économie des médias » ; Vincent Colonna « L’art des séries télé » ; Gilles Sallé « prestataire TV, la vie derrière les caméras » ….et cette année, Vincent Hugeux « Les médias et l’Afrique », Marc Gombeaud « la santé et les médias »
3 – Des observateurs, analystes, sociologues, qui aident au décryptage des médias. Exemples : Denis Muzet « La mal info » ; Serge Tisseron « Faut-il avoir peur des jeux vidéo » ; Claude Allard « Aider les enfants dans le choix de la télé » ; Noël Copin « Toute vérité est-elle bonne à dire » ; Michela Marzano « Le manque de confiance dans les médias » ; Jean-Marie Charon « Les emballements médiatiques »…
4 – Une conférence commune avec le Club de la presse Nantes Atlantique, portant sur les médias locaux
Le lieu : Plateau forum du CCO
Le public : de 150 à 200 personnes inscrites au cycle des conférences, des abonnés du CCO, auxquelles s’ajoutent des étudiants en communication et/ou journalisme, ainsi que le public intéressé.
Quelques chiffres : 118 invités dont 18 femmes, animant 94 conférences débats ( 36 de 2003 à 2006 – 58 de 2006 à 2012)
Une enquête annuelle sur l’appréciation des auditeurs et l’édition d’une brochure comportant des présentations, des comptes rendus, et une revue de presse. Une présentation et des informations mises à jour sur le site www.up.univ-nantes.fr
Hit parade des auditeurs (questionnaire de fin d’année)
2006/2007 : Stéphane Paoli Information et communication
2007/2008 : Jean-Marie Colombani Au fil du Monde
2007/2009 : Audrey Pulvar Spécificité des journaux de France 3
2009/2010 : Philippe Bilger Médias et justice, judiciarisation de la pensée ?
2010/2011 : Jérôme Bouvier Le dialogue avec les auditeurs du service public
2011/2012 : Anne Nivat Grand reporter : éloge de la lenteur




10 octobre 2012- Jean-Claude Charrier

Libellés : , , , , , , ,

11 janvier 2011

Ne vous indignez pas !

Pour résister au matraquage et analyser lucidement un phénomème médiatique
>href="http://www.philippebilger.com/blog/2011/01/ne-vous-indignez-pas-.html#comments">

Libellés : ,

28 mars 2010

Zemmour/Guillon et Bilger

Extrait d'un article de Brice Couturier à propos des polémiques très sélectives concernant Eric Zemmour ( qui sera au printemps du Livre à Montaigu le 9 avril ) et Stéphane Guillon sur France Inter pour sa chronique sur Eric Besson. Notre invité du mois de décembre Philippe Bilger apparait comme une victime colatérale de la " chasse" au Zemmour !
Zemmour/Guillon: Orwell reviens, ils sont devenus fous

Par Brice Couturier...

A quoi reconnaît-on une société totalitaire, d’après Orwell ? A sa novlangue. Au fait qu’un interdit social pèse sur le simple constat de réalités que chacun a sous les yeux. A ce que des institutions spécialisées font la chasse aux “mots interdits” et punissent ceux qui les profèrent. A ce qu’il devient prohibé de prononcer de simples évidences, dans le but de créer, chez les sujets, l’accoutumance à des phénomènes de double-conscience : je sais que c’est mauve, mais c’est vert qu’il faut dire. Il faut n’avoir jamais acheté de drogue de sa vie pour ignorer encore que la grande majorité des dealers de drogue sont noirs et maghrébins. Comme les marchands de charbon, autrefois, étaient auvergnats. Comme les Corses dominaient le milieu dans les années 1940-1960.

Pour avoir relevé ce fait, que beaucoup de non-consommateurs peuvent, eux aussi, constater de la fenêtre de leur immeuble, Eric Zemmour, dont je ne partage pas toutes les idées, risque son job de chroniqueur au Figaro. On rêve. L’un des rares à relever l’incongruité de cette situation, l’avocat général de la Cour d’Appel de Paris, Philippe Bilger écrit sur son blog : “je propose à un citoyen de bonne foi de venir assister aux audiences correctionnelles et parfois criminelles à Paris et il ne pourra que constater la validité de ce fait. […] Tous les Noirs ou les Arabes ne sont pas des trafiquants, mais beaucoup de ceux-ci sont Noirs et Arabes.” Mais le paradoxe de la situation que nous traversons veut que, la même semaine, un autre humoriste, bizarrement classé à gauche, lui, dérape de manière autrement plus grave en accusant Eric Besson d’être un sous-marin du Front National, infiltré d’abord au PS, puis à l’UMP.
Et voilà que les mêmes bonnes âmes qui accablent Zemmour, courent au secours de Guillon. Parfaite illustration de ce que Raymond Aron appelait un double standard moral. Voyons pourquoi.
.....
Stéphane Guillon s’en prend au “physique antipathique” de Besson, à “ses yeux de fouine, son menton fuyant, un vrai profil à la Iago, idéal pour trahir.” Ayant travaillé sur ce sujet pour une très ancienne maîtrise, je peux assurer que la polémique de gauche, par tradition, ne recourt jamais à ce genre de stylistique. Elle peut être très violente dans le combat d’idées, menacer de mort l’adversaire, mais jamais, par principe, elle ne s’en prend à son apparence physique. Et je trouve dramatique qu’un tel tabou soit tombé.

Il est plus facile de s’indigner à bon compte que de s’informer. Bimi, disais-je, bien intentionné, mal informé. Accuser Eric Besson d’être un sous-marin du FN et un raciste est d’une grande injustice et manifeste une absence complète d’information. Il suffirait à Stéphane Guillon d’avoir, par exemple, pris la peine de lire le livre de réglement de comptes de Sylvie Brunel, l’ex-épouse de Besson, pour savoir à quoi s’en tenir à ce sujet.

Citations : “Nous vivons dans une ville connue pour son importante population d’origine maghrébine, ce qui lui a valu longtemps d’avoir d’avoir mauvaise réputation - Comment avez-vous pu choisir de de vous installer à Donzère ? C’est le Bronx ! nous a-t-on dit lorsque nous y avons acheté notre maison en 1989.” “Les immigrés avaient été parqués dans une cité HLM assez glauque, baptisée de façon suggestive “l’Enclos”. Eric [Besson, devenu maire] a mis un point d’honneur à le réhabiliter, refaire la crèche, créer des espaces verts et un terrain de sport tellement beau que pas un jeune n’a osé le dégrader depuis. ” “Mon Mari [Eric Besson] est considéré comme celui qui a réconcilié les communautés et pacifié la ville. Personne n’oublie qu’il est né à Marrakech et qu’il a vécu dix-huit ans au Maroc. Peu savent, en revanche, que sa grand-mère maternelle ne parlait pas français.” (Manuel de Guérilla à l’usage des femmes, p. 144, 145) A Donzère, Eric Beson a attaqué politiquement un FN qui y réalisait des scores extravagants. Et il a obtenu, lui, des résultats en ce domaine que les billets d’humoristes quotidiens sont bien incapables de produire. Quand ils n’ont pas l’effet inverse à celui qui est recherché : l’exaspération d’une population - qui ne vit pas dans les beaux quartiers, mais peut-être dans ceux où l’on vend de la drogue aux enfants - envers les humoristes matinaux ignorant les fins de mois difficiles.

L’humoriste de droite Eric Zemmour est attaqué de toutes parts pour avoir osé dire à un micro ce que tout le monde sait pour vrai et que confirme l’une des personnalités les mieux informées dans le domaine. Ceux qui s’en scandalisent devraient plutôt travailler à expliquer un phénomène qui a des causes objectives dans la réalité sociale de nos quartiers : lorsque l’accès à l’emploi est rendu impossible, il ne reste que le “bizness”. La même semaine, l’on court au secours de l’humoriste de gauche Stéphane Guillon, menacé d’une éventuelle réprimande, pour avoir lancé une accusation mensongère à un autre micro. Double standard moral. Aron parlait aussi, à propos de Sartre, d’un “moralisme à sens unique” (Polémiques, 1955), qui fait qu’on se scandalise ou s’émerveille des mêmes actes, selon qu’ils sont commis par l’adversaire ou par l’allié politiques. Et dans l’Opium des intellectuels, il explique le “double jeu de la rigueur et de l’indulgence” auquel parvient l’intellectuel aveuglé par l’esprit partisan. Qu’on en soit encore là dans ce pays 20 ans après la fin de la guerre froide est affligeant.


Brice Couturier

Libellés : , , , , ,