9 janvier 2019

Jean-Marie CHARON invité de l'Observatoire des médias


Jean-Marie CHARON, sociologue spécialiste des médias, invité de l’Observatoire des médias de l’université permanente de Nantes le 11 janvier 2019 sur le thème Les mutations des médias d’information

Jean-Marie CHARON  est  sociologue, spécialisé dans l'étude des médias et du journalisme. Il est ingénieur d'études au CNRS, rattaché au Centre d'étude des mouvements sociaux (EHESS) et  enseignant à l’IEP de Rennes. Il est l’auteur de plus de vingt ouvrages et vient de publier chez UPPR Rédactions en inventions.


Dans son dernier essai Rédactions en inventions, essai sur les mutations des médias d’information ( UPPR Edit 2018) Jean-Marie Charon montre que dans ce paysage de l’information « en complet bouleversement » depuis deux décennies, les rédactions sont forcées de se réinventer dans un climat d’« incertitude ». Il leur faut s’adapter, anticiper, innover, redéfinir la relation avec le lecteur, sans négliger pour autant leur ligne éditoriale ni l’exigence accrue de qualité et de fiabilité.
Jean-Marie Charon  constate que l’information de flux, consistant à produire rapidement des nouvelles sans analyse ni perspective, n’a plus d’avenir, si ce n’est pour des médias bénéficiant déjà d’une audience massive. Pour les autres, un défi s’impose : monétiser auprès des publics une information « qui se démarquera, se distinguera de celle, redondante, partout disponible ».
Le sociologue constate que les rédactions « ont du mal à définir et expliciter les critères » d’une information à valeur ajoutée, seule susceptible de déclencher l’acte d’achat, mais qui suppose de « renforcer les organisations nécessaires à sa production ».
Pour s’adapter au numérique, beaucoup de rédactions anglo-saxonnes ont effacé la barrière entre le papier et le Web pour faire travailler d’un côté des « producteurs » qui vont chercher l’information, et de l’autre, des « éditeurs », qui la mettent en forme en fonction des supports (numérique et papier). Une telle évolution peut nécessiter, selon le chercheur, « des phases intermédiaires » : des « expérimentations » dans ces laboratoires que sont devenues les rédactions.

Vendredi 11 janvier  2019 Amphi 9 Fac de médecine De 14 h 30 à 16 h
Accès 8 € pour les personnes non abonnées à l’Observatoire des médias de l’université permanente
Présentation : Patrice Saint André

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9 janvier 2018

Philippe Bilger à l'OMUP Nantes




Observatoire des médias de l’université permanente

Jeudi 11 janvier – Philippe BILGER - Affaires, médias,  justice : la transparence à tout prix ?  
 

  Magistrat honoraire,  Philippe Bilger a été plus de vingt ans avocat général à la Cour d’Assises de Paris. Président et animateur de l’Institut de la parole, il intervient dans plusieurs médias audiovisuels (notamment Sud Radio «La voix de Bilger » et LCI). Auteur de très nombreux ouvrages, il a  publié en 2017 La parole rien qu’elle aux éditions du Cerf, 2017 et Moi, Emmanuel Macron je me dis que…. Philippe Bilger tient le blog Justice au singulier et un compte Twitter.
Observateur et commentateur au quotidien de l’actualité politique et judiciaire, Philippe Bilger a été l’invité de l’Observatoire des médias en 2009/2010. Il avait traité le thème Médias et justice, la judiciarisation de la pensée, un danger pour la démocratie

La conférence débat portera sur le thème :

Affaires, médias, justice : la transparence à tout prix ?

 Amphi 8 faculté de médecine 1 rue Bias – jeudi 11 janvier de 14 h 30 à 16 h
8 € pour les personnes non inscrites à l’Observatoire des médias

Présentation : Jean-Claude Charrier

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21 mars 2017

Grand débat, la frustation des commentateurs

Enfin nous avons pu avoir un contact direct avec les principaux candidats à la présidentielle, sans être obligé d'assister à un meeting et sans la pression d'intervieweurs plus intéressés par leurs questions que par les réponses des candidats. L'attente était là quand on constate que près de 10 millions de téléspectateurs étaient encore présents passé minuit, après trois heures de débats et un démarrage plutôt laborieux.
Je crois que chaque candidat a conforté son image : Hamon militant, Fillon montant en puissance, Macron rassembleur, Marine le Pen dans l'attente du second tour, Mélenchon tribun guerrilléros ménageant ses effets. Les deux journalistes Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray n'ont pas cherché à briller, leurs questions étaient courtes et précises, et même s'il y a eu des moments confus, l'ensemble a été cohérent, bien mené et riche en informations, à la fois sur les personnalités et sur leur projets.
Macron en position centrale par le fruit du hasard a bien illustré son profil " et droite et gauche" trouvant intéressant certaines propositions de ses concurrents ( souvent à sa droite avec Fillon).
Fillon a été efficace vis à vis du programme de Marine Le Pen qualifié de "sérial killer du pouvoir d'achat avec la sortie de l'euro et le retour du franc".
Marine Le Pen a essayé de placer des extraits de ses discours de meetings sans trop se soucier de la cohérence d'ensemble.
Hamon et Mélenchon ont beaucoup de points communs dans le contenu mais la forme est tellement aux antipodes qu'on comprend bien le désistement impossible l'un pour l'autre. Pour l'anecdote j'ai noté au premier rang derrière Benoît Hamon, Julia Caget (et son mari Thomas  Piketty), qui nous avais impressionnés l'an dernier à l'Observatoire des médias quand elle était venue nous parler du financement des médias. Comme disait une célèbre chroniqueuse " Attendez-vous à voir ..."
Bref une soirée instructive sans être assommé par des commentateurs plus ou moins bien inspirés.

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3 janvier 2017

Jour de rentrée, nouvelle année 2017

Pour tous

Parc de Maulévrier 13 novembre 2016 

Pour les attentifs au monde de l'information et des médias *

Pour ceux qui croient en l'avenir de leur ville et aux ponts qui relient les hommes *

* Deux tableaux de la Galerie des Glaces quai de Versailles à Nantes ( date ?)

 


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30 mai 2014

Bruxelles, Marine Le Pen et les médias

La  responsabilité des grands médias audiovisuels n'est pas pour rien dans l'abaissement de la démocratie et dimanche dernier, dans le succès de Marine Le Pen et du Front Nantional.
Je reprend un extrait de la chronique de Bruno Frappat dans La Croix du 31 mai :
"Il y a ce constant bombardement médiatique sur les travers de "Bruxelles", entretenu à la fois par la gauche et la droite. Cela s'est payé, dimanche.
Ne dissimulons pas la responsabilité de la plupart des médias, dont les dominants, cherchant partout la petite bête; incapables de pédagogie parce que cela barbe les rédactions; gourmands devant les pépins et agitant chaque matin leurs sarcasmes antibruxellois ou désignant constamment, comme des procureurs autoproclamés, les avanies et les malfaisances de la "classe politique" en négligeant le fait que les journalistes sont de cette classe là."
Dans Le Monde aussi, mercredi 28 mai 2014, un texte de Philippe Riutort , professeur de sciences sociales au lycée Henri IV ( et coauteur avec Pierre Leroux notre invité du 28 mars, de "La politique sur un plateau"). Il s'intitule "Renoncer au journalisme de sondage pour combattre Marine Le Pen" et comme le dit une phrase du texte " Un dossier minutieusement préparé peut parfois suffire. Anne-Sophie Lapix a mis en contradiction la présidente du FN à deux reprises".

Il suffit pour les grands médias de faire vraiment leur métier, d'informer honnêtement sans chercher em permanence à surfer sur les humeurs du temps et l'écume des évènements.

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29 octobre 2013

Rocard et les médias : assassinat de civilisation en cours


Passionnante prestation de Michel Rocard à Audencia dans le cadre des conférences ISEGORIA devant un amphi de 4 à 500 étudiants captivés. Le thème était « La gauche à l’épreuve du pouvoir, des épines et des roses » une magistrale et plutôt pessimiste fresque historique, que notre Michel de 83 ans, a déroulé avec une grande maîtrise pendant plus d’une heure.
A l’occasion des questions, des propos sans concession sur le monde médiatique qui participe de son point de vue à un déclin de la démocratie : « Nous nous amusons à en crever ! » « Un assassinat de civilisation est en cours ». Il met en cause, l’ironie et dérision généralisées, sans qu’à aucun moment le respect des institutions puisse être entendu : « Autrefois le bouffon du roi - qui avait une totale liberté de parodie – n’était jamais admis dans la cathédrale, lors du couronnement du roi ». Ce temps de respect n’existe plus, et à bien des égards, comme le souligne Jacques Pilhan « Le système est totalitaire ». Avec toutefois la possibilité qu’Internet brise cette uniformité.

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1 septembre 2008

La pauvreté recule dans le monde, sauf en Afrique : 5 lignes dans Ouest-France !

Entre 1981 et 2005 la proportion de pauvres dans la population mondiale – moins de 1.25 dollar par jour - a diminué de moitié, passant de 52 % à 26 % soit une amélioration pour un demi milliard des habitants de la planète. Les progrès les plus spectaculaires ont été enregistrés dans l’Asie de l’Est et particulièrement en Chine où le taux de pauvreté est passé en un quart de siècle de 84 % à 16 % de la population : 600 millions de personnes y sont sorties de la très grande misère. En revanche, seule l’Afrique subsaharienne est restée depuis vingt cinq ans en dehors de cette évolution positive avec un taux constant de 50 % de très pauvres, ce qui, avec la démographie, a fait passer leur nombre de 202 millions en 1981 à 384 millions en 2005.

Ces chiffres et beaucoup d’autres passionnants et très éclairants sur l’évolution du monde et des différents continents ont été publiés par la Banque mondiale le 26 août à partir d’études régulières menées dans tous les pays. Ouest-France du 27 août a consacré un entrefilet de cinq lignes à ce rapport qui remet pourtant en cause des affirmations fréquentes des médias sur l’augmentation inexorable de la pauvreté dans le monde. Pas davantage d’échos à ma connaissance dans les grands médias audiovisuels, où l’on refait volontiers le monde. Seules quelques grands quotidiens nationaux y ont consacré des commentaires détaillés. Mais les nouvelles – relativement - positives n’ont pas la côte dans le monde de l’information. Tant il est vrai « Qu’un arbre qu’on abat fait plus de bruit que mille arbres qui poussent » : rappeler de temps en temps qu’il y a des milliers d’arbres qui poussent en silence ne serait pourtant pas inutile …

Publié dans Ouest-France le 5 septembre 2008 (sans la référence aux 5 lignes de OF dans le titre et sans la citation in fine ...)

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25 août 2008

Pendant les JO les trains sont arrivés à l'heure !


On sent comme une frustration dans certains commentaires de presse à l'issue des JO de Pékin : pas de vrai couac, pas d'incident notable, une machine bien préparée a bien fonctionné - avec le sourire et l'amabilité en plus - de quoi démentir l'adage journalistique selon lequel seuls les trains qui n'arrivent pas à l'heure, constitue une information intéressante. Alors on parle de JO dans une main de fer, ce qui n'est sans doute pas faux, mais cette main a su se rendre presque invisible.

A contrario, s'il y avait eu des incidents sérieux, il est clair que l'on aurait parlé que de cela, occultant tout le reste.

Les Chinois ont gagné leurs JO, et je pense que cela aura des effets positifs, contrairement à ce qu'écrit Jean-Luc Domenach dans le point de vue de Ouest-France de ce matin.

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