1 mars 2020

Municipales : lettre à un ami nantais

Un ami m'a fait part de ses appréciations sur certaines propositions faites aux électeurs nantais par Laurence Garnier. Je lui ai transmis ces commentaires.

"Evidemment les Nantais vous avez des programmes électoraux qui ressemblent à quelque chose ! Nous les banlieusards nous regardons les trains passer...en jetant un oeil sur nos programmes locaux faméliques.C’est quand même de la faute aux élus qui préfèrent un statu-quo décisionnel confortable à un débat démocratique élargi. Après cela on fera des commentaires consternés sur le taux d’abstention !
Ayant versé ma bile, deux mots à propos du programme de Laurence Garnier.
- Le pont pour “débouchonner la circulation ne peut être vendu que comme un pont bas qu’on ose pas désigner comme tel, car anti écolo et anti vocation maritime de Nantes. Une bonne question à suggérer aux journalistes et dans les débats avec la candidate.
- Sur l’Arbre “ de la Liberté”, LG recherche un compromis impossible entre ses responsabilités de vice-présidente de la Région qui s’est engagée à apporter un financement au projet des Machines et le peu d’attrait dudit Arbre chez les Nantais (au sens métropolitain !).
- Quant au projet de Cité des Sciences et de la Mer, il me semble que Johanna Rolland  propose quelque chose du même ordre. Très bien. Nous avons bien bien fait de déposer l’appellation Vernoscope . Les électeurs pourront relire nos propositions (Transbordes.org).

Cela étant je trouve que les commentateurs sont très critiques vis-à-vis de VO (Valérie Oppelt): sa campagne  “n’imprime pas”, “patine” “ marque le pas” etc. J’ai pas les éléments pour juger précisément mais il parait évident que faire de l’anti-Macron est bien dans l’air du temps et ça fait plaisir à JR."

Libellés : , , , , ,

30 mars 2014

Municipales : l'explosion des votes nuls dans les petites communes

Des taux de bulletins blancs ou nuls atteignant 45 % des votes dans des petites communes de Loire Atlantique comme Bouvron (45,26 %) ou Belligné ( 45,31%) ' c'est comme le titre Presse Océan samedi 29 mars " L'explosion des votes  nuls et blancs" dans les communes de 1 000 à 3 000 habitants où l'on a imposé, pour la 1ère fois le vote pour une liste bloquée sans panachage possible. On a voulu présenter comme un progrès, cette politisation de la vie municipale accompagnée de l'obligation d'avoir une parité absolue homme/femme. Là où il y avait un lien direct entre les candidats et les électeurs, on a réduit cet espace démocratique au nom de principes "absolus", sans tenir de l'attachement qu'avaient ces populations à leur système électoral qui donnait une forte légitimité aux élus.
" Pour la première fois, il n'y avait qu'une seule liste à Bouvron" témoigne le maire sortant PS. Dimanche il a été réélu avec 641 voix ...et 530 bulletins nuls. 481 de plus qu'en 2008. " Probablement une expression de colère" convient l'élu, cité par Presse Océan.
Dans le département de Loire Atlantique c'est au moins dix communes qui ont des taux de votes blancs ou nuls supérieurs à 30 %. Au plan départemental, c'est 6%  des électeurs qui ont voté dans ce sens.
C'est une nouvelle étape dans le fossé qui se creuse entre les élus et les électeurs. J'ai déjà souligné le caractère " hors sol" des votes pour les conseillers communautaires https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=17731311#editor/target=post;postID=6254663721897444598;onPublishedMenu=allposts;onClosedMenu=allposts;postNum=4;src=postname. L'année 2015 risque d'être pire avec les élections cantonales appelées désormais départementales, où l'on a divisé par deux le nombre des cantons ruraux- dans une logique uniquement démographique' au bénéfice des villes,  sans tenir compte des territoires -  pour faire élire les couples " chabada bada" un homme, une femme, véritable OVNI dans l'expression démocratique. Il est à craindre que le rejet de ce cadre imposé par la loi de mai 2013 ne soit massif dans toutes les zones rurales sacrifiées. 2015 sera sans doute pire que 2014...

Libellés : , , , , , ,

11 mars 2014

Johanna Rolland boude Télénantes ?

Débat vivant et bien mené sur Télénantes entre les têtes de liste nantaises aux municipales : une absence étonnante : celle de Johanna Rolland remplacé par son n° 2 Pascal Bolo ( qui a bien fait l'affaire). L'excuse invoquée - une réunion à Malakoff - semble bien mince, et pour le moins vexante pour Télénantes, PresseOcéan et Fidélité, organisateurs du débat. Des médias trop indépendants ?

http://www.telenantes.com/Actualite/Pas-de-blabla/2014/03/Pas-de-blabla-le-debat-des-candidats-nantais?err_c=er_expiration

A noter que le premier sujet abordé concerne les franchissements de la Loire et notamment le Transbordeur : on y dit des choses intéressantes.
J'ai mis sur le site de Télénantes, ce commentaire :

Débat vivant et bien mené, bien rythmé malgré le grand nombre de participants. Des problèmes de son parfois : mauvaise tenue des micros ?
Un grand "blanc" radiophonique à propos de l'élection communautaire associée aux municipales : typiquement une élection "hors sol" qui ne parle à personne, malgré les enjeux considérables. Cela dure depuis 12 ans et participe grandement au désintérêt des citoyens pour la politique.


Libellés : , , , , , , ,

31 décembre 2013

2014 Ayrault, Retière, le renouvellement politique

Le changement de génération a débuté dans le personnel politique nantais. C'est le Sud Loire et particulièrement Rezé qui a montré le chemin avec les primaires du PS pour les municipales. C'est d'abord l'échec de Thierry Violland (ex)directeur de l'AURAN, agence d'études de l'agglomération nantaise, et ancien attaché parlementaire de Jean-Marc Ayrault, qui, après sa démission de l'Agence, briguait la tête de liste à Rezé où Gilles Retière passe la main. Echec cuisant puisqu'il n'est arrivé qu'en 3e position dans les votes des militants et qu'il ne figure pas sur la liste du vainqueur Gérard Allard. Il avait pourtant le soutien de tout "l'establishment" PS canal historique à savoir Jacques Floch, Gilles Retière et de manière non officielle, de Jean-Marc Ayrault qui le voyait certainement en maire de Rezé, et peut être en président de Nantes Métropole. Si le lancement de Johanna Rolland a été mené de main de maître à Nantes, l'échec au Sur Loire est patent.
Autre exemple avec les déconvenues de Gilles Retière qui pensait bien pouvoir continuer à jouer un rôle au niveau de la Métropole, qu'il préside depuis le départ de JMA. Mais son "futur successeur" à la mairie de Rezé a refusé de le prendre sur  sa liste, voulant garder les coudées franches dans son futur mandat. Il y a quelque chose de pathétique dans la façon dont Gilles Retière s'est répandu dans les médias locaux pour dire combien son expérience et ses qualités allaient manquer à la Métropole. En vain. Pour certains il y a le mandat de trop. Dans son cas, c'est sans doute la longévité politique locale depuis les années 70, qui est "sanctionnée" par des quadras ou des quinquas qui attendent depuis si longtemps.
A l'inverse, les candidatures des jeunes femmes Johanna Rolland et Laurence Garnier à la mairie de Nantes en inquiète plus d'un : " On va en prendre pour 30 ans ?"

Libellés : , , , , , , , ,