22 janvier 2021

Dialogue citoyen - Démocratie à la nantaise

18 janvier 2018

NDDL, lâcheté, cynisme, mépris


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Mercredi 17 janvier 2018 : Enfin une décision pour NDDL . La décision est le seul point positif. La solution retenue est la pire : l'abandon du projet. Le terme abandon en lui-même à une charge péjorative. A juste titre, car au cas particulier, nous avons de la part du pouvoir politique à la fois, la lâcheté, le cynisme, et le mépris.
Lâcheté du président de la république qui fait tout pour ne pas apparaître dans cette décision qui contredit ses engagements explicites et la volonté de rupture avec les pratiques de ses prédécesseurs pourtant mise en oeuvre jusqu'à maintenant. Il faudra bien qu'il s'explique. Pourquoi cède-t-il à un chantage à la violence ?
Cynisme et mensonges du gouvernement et du premier ministre qui le dernier week end encore, est venu rencontrer les élus locaux et leur assurer que la décision n'était pas prise. Alors que depuis six mois tout a été mis en place, en particulier avec la commission dite de conciliation majoritairement favorable à l'abandon, pour renforcer le camp des opposants.
Mépris. Mépris à l'égard des 268 977 habitants de Loire Atlantique qui en  juin 2016 ont répondu oui à la question du transfert de l'aéroport Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes à une majorité de 55,17 % des voix. La participation de 51 % des électeurs était supérieure à celle des dernières législatives. Il n'est pas inutile de rappeler ces chiffres qui illustrent l'exercice concret de la démocratie et qui règle notre mode de gouvernance. Hollande et Macron ont dit que cette consultation serait respectée. Et si la réponse à la consultation avait été Non ? Nous, donneur de leçons de démocratie au monde entier,  nous nous embourbons dans le premier conflit de terrain où l'autorité de l'Etat devait s'exprimer. C'est notre Brexit à l'envers. Mépris aussi à l'égard de toutes les collectivités et la quasi totalité des élus, qui ont porté ce projet. Faut-il être Catalans ou Corses pour se faire respecter et avoir le droit de décider des équipements structurants de sa région ? Pas un mot non plus à l'égard de tous ceux, fonctionnaires, entreprises, magistrats et autres, qui en conscience dans le respect de la loi, ont exercé leur responsabilité pendant des années pour mettre en oeuvre ce projet.
Il y a pour le pouvoir "en même temps" le déshonneur et la défaite.

Je salue néanmoins  sportivement, les amis, proches, et militants qui ont démocratiquement et pacifiquement lutté contre ce projet. Au boulot !


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27 juin 2014

Toubon, et l'honnêteté de l'info

Une pétition reprise par de nombreux journaux dont Presse Océan (25/06) a été lancée par des élus socialistes pour s'opposer à la proposition de François Hollande de désigner JacquesToubon pour succéder à Dominique Baudis comme Défenseur des droits. Il lui est reproché d'avoir notamment été contre l'abolition de la peine de mort en 1981. Ce qui n'est pas exact, sauf à jouer sur les mots. Je reprends à ce sujet un article publié sur le site du Nouvel Obs Le plus (B.-R.Petit)

Toubon figure bien au rang des abolitionnistes 

Le procès en incapacité à devenir Défenseur des droits qui est fait à Jacques Toubon, depuis qu'il a été annoncé que François Hollande songeait à lui pour cette fonction, repose en grande partie sur ce péché originel : "En 1981, Toubon n'a pas voté l'abolition de la peine de mort".

Mais voilà, on le dit et le répète, cette information est fausse. Depuis quelques heures, du reste, l'auteur de ces lignes s'interrogeait, car il avait le souvenir que Jacques Toubon figurait au rang des abolitionnistes du RPR et de l'UDF. Il fallait donc vérifier.

Il y eut deux votes le 18 septembre 1981. Le premier, numéro 59, portant sur l'essentiel et libellé ainsi : "La peine de mort est abolie". Ils furent 16 députés RPR à le voter : "MM. Emmanuel Aubert, Barnier, Pierre Bas, Bergelin, Chirac, François Fillon, Gascher, Mme Florence d'Harcourt, MM. Marette, Narquin, Noir, Camille Petit, Pinte, de Préaumont, Séguin, Toubon".

Et il y eut un second vote, sur l'ensemble de la loi, portant numéro 60, et que Jacques Toubon n'a pas voté, estimant que l'abolition de la peine de mort sans institution d'une peine lourde et dissuasive rendait le dispositif incertain (le JO de l'époque en atteste).


Intervention de Jacques Toubon expliquant sa position sur la peine de mort (JO de 1981).

"Barnier, Pierre Bas, Bergelin, Chirac, François Fillon, Gascher, Mme Florence d'Harcourt, MM. Narquin, Noir, Pinte, Séguin" furent les onze qui votèrent l’abolition et l’ensemble du projet de loi. Mais les députés Aubert, Marette, de Préumont, Petit furent avec Toubon ceux qui votèrent l'essentiel, l'abolition, mais pas l'ensemble du projet.



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16 novembre 2008

Congrès PS : Sans François c'est la pagaille !

Il a tellement été reproché à François Hollande de vouloir des synthèses à tout prix, qu''on ne va pas tarder à le réévaluer dans l'opinion, quand on constate la grande confusion du congrès du PS. L'habileté de François Hollande - que l'on reverra bientôt - a été de masquer quelques évidences : le PS est avant tout une machine électorale qui tient grace à ses succès aux élections locales (20 régions sur 22, la moitié des départements, la plupart des grandes villes ). Aussi longtemps que cette assise perdurera les responsables socialistes ne casseront pas ce formidable outil. Et ne seront pas obsédé par le pouvoir nationale où il y a tellement de coups à prendre et de dégats colatéraux lors des élections intermédiaires. De ce point de vue je pense que beaucoup de leaders bien assis sur leur pouvoir local ne sont pas mécontents de laisser à Nicolas Sarkosy le sale boulot...C'est la meilleur assurance pour conserver leur siège.
Il faut également être lucide sur la composition militante du PS. Comme le dit Michel Rocard " 1/3 de conseillers municipaux, 1/3 qui aspire à devenir élus municipaux, et 1/3 de passage qui viennent pour voir et qui ne restent pas". Il faut également voir la composition sociologique : forte domination du secteur public, notamment des agents des collectivités locales, moyenne d'age élevée, autant d'éléments qui ne stimulent pas l'innovation et l'ouverture.
Enfin sur la doctrine, le programme, la réécriture modernisée de la déclaration de principe intervenue cette année, n'a guère résisté à la crise financière. Les vieux réflexes marxisants sont ressortis, et la condamnation de l'économie libérale, sans appel. Tony Blair avait renové le Labour en 1995 en disant qu'il fallait passer d'une doctrine du "plus d'impôts, plus de dépenses " au " plus d'économies, plus d'investissements", grace à quoi les travaillistes, ont gagné trois élections nationales de suite. En France, celui qui à gauche tient ce discours, est vite écarté.

Curiosité médiatique du jour:

Au journal de 20 h de TF1, l'ouverture se fait sur la réunion du G20 et le congrès du PS, alors que sur France 2 l'ouverture se fait sur des faits divers,et le congrès du PS ne vient qu'après, à 20.07. Etonnant non ?

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