24 septembre 2012

Hervè Ghesquière : des oeillères ?

Hervé Ghesquière qui, avec Stéphane Taponier, a été enlevé pendant 547 jours - 547 jours est le titre de son livre - dans des circonstances qui à l'époque avaient suscité des interrogations voire des polémiques. Hervé Ghesquière règle des comptes dans ce livre, avec notamment les militaires encadrant la presse sur place. un lieutenant-colonel traité de " lâche" a déposé une plainte pour diffamation. Le journaliste de France télévision bénéficie bien entendu d'un large soutien de ses collègues.
Le Monde du 22 septembre donne la parole aux militaires qui étaient sur place :
" Pendant ces 547 jours,dès qu'un indice laissait penser que la vie des otages pouvait être mise en cause, les opérations ont été stoppées. A chaque fois les insurgés ont reconstitué leurs forces et ont posé des engins explosifs improvisés. Les soldats ont contribué à la sécurité de la Kapisa et à la libération des otages. A aucun moment Hervé Guesquière ne fait état de ce rôle. Pendant ces 547 jours, 27 militaires sont morts."

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28 août 2012

Revue de presse

Sur Le Monde.fr

Un lundi afghan sanglant sous terreur talibane

Lundi, l'aube fut macabre et empreinte de barbarie près de la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan. Les corps de dix-sept "fêtards", dont deux "danseuses", y ont été retrouvés décapités dans une maison près de Musa Qala, zone où le départ des troupes américaines est l'un des plus importants (The Vancouver Sun). Punis pour avoir participé à une fête mixte. Ce massacre rappelle les sombres jours du pays sous domination des islamistes ultraconservateurs, qui prohibaient musique et danse, jusqu'à leur expulsion, en 2001.




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2 avril 2012

Anne Nivat devant l'OMUP





Anne Nivat "je prétends à la légitimité du terrain"


Anne Nivat grand reporter indépendante invitée de L’Observatoire des médias vendredi 2 mars 2012, sur le thème « Grand reporter : quels risques pour quelle information ou l’éloge de la lenteur »


C’est avec beaucoup de dynamisme et de passion qu’Anne Nivat, présentée et interviewée sur le plateau par Madie Magimel et Jean-Claude Salmon, est intervenue devant l’Observatoire des médias.
Interrogée sur son itinéraire, Anne Nivat, a rappelé les principales étapes de sa carrière de journaliste. Elle a débuté à Prague à Radio Liberté pendant la guerre froide. Elle s’est installée en 1998 à Moscou comme correspondante d’Ouest-France, La Croix et les Echos. « Les Russes en ont marre qu’on leur donne des leçons de démocratie » dira-t-elle en réponse à une question. Elle a couvert dès l’origine la guerre en Tchétchénie. Puis en 2003 la guerre en Irak puis l’Afghanistan, objet de ses deux derniers livres qui relatent son immersion au milieu des populations civiles.
Dans cette pratique unique du reportage, Anne Nivat mesure la complexité des situations, l’insécurité de la vie quotidienne et la difficulté des forces de la coalition en Afghanistan (40 pays) à tenir les objectifs qui leur sont assignés, en évitant des risques pour les populations afghanes. Ayant été à la fois intégrée – embarquée – comme journaliste dans une unité canadienne, puis dans un deuxième temps « anonyme » dans la population dans la région de Kandahar où les talibans sont nombreux, elle en tire plusieurs leçons.
D’abord sur le plan pratique « En situation de guerre, le plus difficile c’est de bouger, de pouvoir se déplacer ». Prendre la tenue des femmes afghanes c’est le faire intégralement en particulier avec les chaussures. Sur un plan général « L’absence de protection est la meilleure des protections : j’étais plus en sécurité dans les familles afghanes que dans la colonne militaire canadienne ». Les évènements récents comme ceux de Syrie montrent qu’être identifié comme journaliste, c’est aujourd’hui prendre des risques. « La vie est plus pratique au quotidien du côté militaire, dans une base comme celle à proximité de Kandahar où vivent 35 000 personnes, directement approvisionnées par un pont aérien depuis Dubaï ».
De ces nombreux séjours sur des terrains difficiles, Anne Nivat justifie sa démarche journalistique : « Je prétends à la légitimité du terrain. Je ne suis pas objective mais mon souci c’est d’être honnête, de faire des reportages, de faire le récit de tout ce que je vois, et qui apportent une valeur ajoutée dans le domaine de l’information. Je n’ai pas de réponses à tout ».Anne Nivat conclue sur le fait que cette façon de pratiquer le journalisme peut être mise en œuvre « au bas de chez soi ! ».

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3 mars 2012

Anne Nivat grand reporter indépendante






L'invitée de l'Observatoire des médias le 2 mars Anne Nivat, grand reporter de guerre indépendante, écrivaine, qui s'immerge dans les populations des pays de conflits pour mieux les connaître. Elle a maintenu son voyage à Nantes en dépit d'une expulsion de Russie, et après un nouveau visa, un départ dès samedi matin pour Moscow afin de couvrir les élections présidentielles russes.
Le communiqué + les photos du 2 mars avant les commentaires à suivre. Disons tout de suite qu'Anne Nivat a subjugé son auditoire par son tempérament, son honnêteté intellectuelle, et la qualité des informations rapportées.

Le communiqué :
L’Observatoire des médias de l’Université permanente de Nantes reçoit Anne Nivat, Prix Albert-Londres, grand reporter, reporter de guerre et écrivaine.

« Quels risques pour quelle info ou l’éloge de la lenteur » tel est le sujet de la prochaine conférence organisée par l’Observatoire des médias de l’Université permanente de Nantes, vendredi 2 mars de 14h30 à 16h au CCO, place Bretagne à Nantes.
L’invitée, Anne Nivat née en 1969, docteur en Sciences Politiques, grand reporter, s’est spécialisée depuis dix ans dans les zones sensibles (Tchétchénie, Irak, Afghanistan… ). Elle revendique le « droit à la lenteur » et rend compte des conflits en s’immergeant dans la population locale pour mieux témoigner de la complexité des situations des pays en crise.
Dans son dernier ouvrage publié en 2011, Les brouillards de la guerre, Dernière mission en Afghanistan Editions Fayard, à travers le double quotidien des forces armées et de la population, elle montre combien la réalité ambiguë du terrain efface parfois les efforts militaires et humanitaires des Occidentaux confrontés à un ennemi invisible.

En 2000, elle a obtenu le prix Albert Londres pour son premier livre Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie, écrit après un séjour clandestin en Tchétchénie. En 2004, elle obtient le prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot pour Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak récit de plusieurs mois passés dans ces deux pays.
Elle a également publié Algérienne en collaboration avec Louisette Ighilahriz, Islamistes : comment ils nous voient, La Maison haute : des Russes d'aujourd'hui, Bagdad zone rouge.

Elle a été correspondante pour des titres de presse française tels que Libération, Ouest France, Le Soir, Le Point, la radio RMC… mais collabore également avec des journaux anglo-saxons : l’International Herald Tribune, le New York Times ou encore le Washington Post. Elle contribue à la revue de reportages Feuilletons et participe à l’émission AgÔra sur France Ô.
Elle vient de se faire expulser de Russie où, à la veille des élections présidentielles, elle enquêtait auprès de la population civile.
Elle est la fille de Georges Nivat, historien, et l'épouse du journaliste Jean-Jacques Bourdin

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19 juillet 2011

Afghanistan : décapitations en série

Pourquoi sommes -nous en Afghanistan ? l'actualité récente donne des éléments de réponse. Le 6 juillet sept des vingt-huit démineurs afghans membres d'une ONG afghane qui vise à éviter que les enfants afghans perdent leurs jambes sur des mines anti-personnel, ont été lachement exécutés. Pour cet engagement humanitaire ces sept démineurs ont eu la gorge tranchée. On ignore, mais l'on redoute le sort des vingt-et-un autres.
Les talibans n'ont pas changé. Avant 2001 au pouvoir à Kaboul, ils obligeaient la population à venir assister dans le stade de la ville, aux exécutions des condamnés : égorgements, pendaisons, lapidations, balles à bout portant : les méthodes les plus brutales et les plus odieuses étaient données en spectacle pour maintenir " dans le droit chemin" les populations. Bien peu d'images à l'époque de ces procédés moyenageux. Ceux qui en prenaient risquaient leur vie. Il a fallu l'attentat mortel contre le commandant Massoud et les attentats revendiqués du 11 septembre 2001 pour que l'on découvre les objectifs de ces " fous de Dieu" en guerre contre tous ceux qui ne partagent pas leur fanatisme.
Quitter précipitamment l'Afghanistan c'est offrir aux talibans la possibilité d'accroître facilement leurs zones d'influence et remettre en cause un long et difficile retour vers des pratiques démocratiques et un développement humain ( écoles, santé , équipements) indispensables. Cette mission il faut la mener à son terme : l'armée française y contribue et en paye le prix dans l'honneur.

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11 mai 2010

Liès Hebbadj : des comptes à rendre au fisc

Bon travail journalistique de Presse-Océan ( 11 mai ) sous le titre : Voile au volant, contre enquête. Dressant " Le vrai visage de Liès Hebbadj" il souligne qu'avec au moins trois compagnes et douze enfants, il est pour le moins polygame " au sens moral" ce qui n'est pas juridiquement sanctionnable. La situation au regard des prestations sociales est sans doute sur le même plan, avec un total mensuel d'allocations "d'environ 5000 €", les allocations versées aux concubines étant retirées en liquides le lendemain du versement. L'enquête montrerait qu'il aurait été perçu de la sorte un montant " estimé à 150 000€ ", mais la procédure " pourrait s'avérer creuse".
Une chose m'étonne dans cette affaire : que font les impôts ? car l'Administration fiscale a les moyens juridiques d'enquêter sur les moyens d'existence de n'importe quel contribuable et de taxer les revenus occultes, en partant notamment des dépenses effectuées. Comment Liès Hebbadj a-t-il financé ses nombreux voyages au Pakistan, Syrie, et Afghanistan ? comment finance-t-il son train de vie qui paraît confortable ? Comment ont été financés ses fonds de commerce ? Autant de domaine où l'intéressé devrait avoir à s'expliquer devant le fisc, et être pour le moins taxé, voire sanctionné sur le plan pénal. Ce serait la réponse minimale devant un cynisme affiché.

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